• Le secret maçonnique (Partie 39)

    En luttant contre la franc-maçonnerie, en tant que celle-ci porte un projet universaliste, le fascisme, et en particulier le gouvernement de Vichy, ne s’est pas trompé d’adversaire. Même si les positions molles de nombreux francs-maçons, à titre individuel, ou en tant qu’obédiences, laissent à désirer.

    Le secret maçonnique (Partie 39) 

     

    Troisième partie : La Résistance (1940-1945).

     

    Introduction :

     

    En luttant contre la franc-maçonnerie, en tant que celle-ci porte un projet universaliste, le fascisme, et en particulier le gouvernement de Vichy, ne s’est pas trompé d’adversaire. Même si les positions molles de nombreux francs-maçons, à titre individuel, ou en tant qu’obédiences, laissent à désirer.

     

    Un des facteurs clés qui permet de départager les personnes et les forces politiques en 1940, c’est le vote ou non des pouvoirs spéciaux au maréchal Pétain. C’est un marqueur essentiel pour cette époque. Comme enseignement pour l’avenir, il ne faut pas oublier que Pétain a été mis en place par une chambre majoritairement « de gauche » : pseudo-socialisme, ou socialisme bourgeois et fascisme peuvent, dans certaines conditions historiques, être des frères jumeaux.

     

    S’il est banal d’affirmer que la résistance est un mouvement d’opposition, par tous les moyens, y compris la violence armée, à la fois sociale et nationale, contre les nazis allemands et leurs alliés fascistes français, il n’est pas si courant que cela d’en tirer toutes les conséquences historiques.

    De fait, au moins individuellement, la franc-maçonnerie se place plutôt dans le camp des opposants au fascisme. Ne serait-ce que parce que les fascistes caractérisent la franc-maçonnerie et son idéal « républicain », comme l’un de ses principaux ennemis.

    Par contre, si on y ajoute la dimension sociale, le problème se corse : en effet, il faut tracer une ligne de démarcation entre d’une part, celui qui s’oppose par tout moyen à l’occupation étrangère (par une guerre de libération nationale), ainsi qu’aux valeurs véhiculées et défendues par les alliés intérieurs du fascisme – les vichystes --, ceci en vue d’abouti à un régime nouveau, en rupture avec le capitalisme (en ayant recours à la guerre populaire et à l’insurrection sociale), c’est-à-dire au socialisme, et d’autre part, celui qui s’oppose à ces deux ennemis, le fascisme étranger et le fascisme français, mais pour restaurer le système capitaliste et impérialiste français (après une insurrection nationale).

    Ces deux personnes se rencontrent sur un objectif tactique, la lutte contre l’occupation étrangère, et la mainmise sur le pouvoir interne par une fraction fasciste de la bourgeoisie française, puis, dans une seconde étape, il y a rupture de ce front commun, car les objectifs à plus long terme, ou stratégiques, diffèrent. Du premier côté, est visée la destruction, dans une seconde étape, de l’Etat bourgeois, pour le remplacer par un Etat prolétarien et socialiste : c’est le remplacement de la domination de la classe bourgeoise par la domination de la classe ouvrière alliée au peuple. Du second côté, il y a substitution, d’un Etat républicain bourgeois à un Etat fasciste, et donc remplacement de la domination d’une fraction fasciste de la classe bourgeoise, par la domination d’une fraction républicaine de la classe bourgeoise.

    Au cours de la première étape, étape d’alliance entre le prolétariat avec une fraction plus « démocratique » (démocratique au sens formel bourgeois) , de la bourgeoisie française, le parti du prolétariat, son avant-garde, ne doit pas oublier, ni négliger, la préparation de la seconde étape, et donc rassembler des forces, y compris militaires, tout en ayant une ligne politique juste, afin de mener la seconde étape à son terme.

    C’est sur ce point qu’apparaît une difficulté, représentée par une ligne révisionniste des principaux dirigeants du Parti Communiste Français, qui ont sciemment mis les masses populaires sous la conduite de la fraction dite « démocratique » de la bourgeoisie, représentée par de Gaulle. Ces dirigeants (Maurice Thorez, Jacques Duclos), soi-disant communistes, ont donc trahi les intérêts stratégiques de la classe ouvrière, ne voulant pas, ou ne sachant pas préserver son autonomie politique et idéologique en tant que classe sociale.

    La franc-maçonnerie, mouvement d’essence bourgeoise et petite-bourgeoise, n’a donc pas pu aller plus loin que les forces sociales les plus progressistes de la société, et elle s’est rangée docilement dans un mouvement mené par la bourgeoisie classique : de la seconde guerre mondiale est donc sortie une république classique bourgeoise, la IV° république, dont le programme le plus avancé était celui du Conseil National de la Résistance. Ce programme résulte Ce programme résulte à la fois de la domination de la fraction républicaine de la bourgeoisie et de la position de collaboration de classes des dirigeants du Parti Communiste Français. Ceci, parce que le Parti Communiste Français n’a pas su dispose d’un programme léniniste, révolutionnaire, mais avait pris l’habitude de raisonner sur la base du parlementarisme bourgeois et du légalisme, depuis le Front Populaire. Déjà, à cette époque, son objectif n’était plus la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration de la dictature du prolétariat.

    Résultat de cette situation : au lieu d’une lutte pour préserver l’autonomie de la classe ouvrière, on assiste à une collusion entre gaullisme et « communisme » : le programme léniniste et révolutionnaire du Parti Communiste Français est mis au rancart, affirmé en paroles, et nié dans les faits et la pratique, et il s’y substitue une « union nationale » sous l’étendard de la bourgeoisie et de de Gaulle, qui vise uniquement à libérer le territoire national de l’ennemi allemand et de ses alliés vichystes. Pour arriver à cette fin, la bourgeoisie utilise les forces populaires, tout en empêchant celles-ci d’entamer une deuxième étape, la libération de la société du capitalisme, et de la substitution à celui-ci du socialisme.

    De leur côté, les dirigeants opportunistes du Parti Communiste Français prônent « Un seul Etat, une seule armée », bien évidemment l’Etat bourgeois restauré et renouvelé, et l’armée bourgeoise. Sont passés à la trappe, les intérêts stratégiques de la classe ouvrière : la guerre populaire menée à son terme, jusqu’à la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration d’un Etat Socialiste de type nouveau. Est donc réinstallé en 1944-1945, un Etat de type ancien.

     

     

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