• Le secret maçonnique (Partie 101)

    Révolution de 1789 :

    Comment expliquer la quasi disparition des loges maçonniques au cours de la révolution ? Si la franc-maçonnerie a été une école pour répandre les Lumières, l’esprit de liberté et d’égalité, la laïcité, par contre dès le départ de la révolution, la réalité des faits l’emporte dur les symboles. Ainsi, pour couper court à toutes les spéculations entretenues sur ses intentions, Philippe d’Orléans fit publier cette lettre importante dans le Journal de Paris du 22 février 1793 : « Dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m’étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d’égalité, comme je m’étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J’ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. Au mois de décembre dernier, le secrétaire du Grand Orient s’étant adressé à la personne qui remplissait auprès de moi les fonctions de secrétaire du Grand Maître, pour me faire parvenir une demande relative aux travaux de cette société, je répondis à celui-ci, sous la date du 5 janvier : « Comme je ne connais pas la manière dont le Grand Orient est composé, et que, d’ailleurs, je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement, je ne veux me mêler en rien du Grand Orient ni des assemblées de francs-maçons ». Un « froid glacial » accueillit cette déclaration puis on procéda à la dégradation maçonnique du citoyen « Egalité » en le faisant démissionnaire et on le dépouilla de son titre de Grand Maître.

     

    Le secret maçonnique (Partie 101)

     

    ANNEXE 2

    La trahison.

    La trahison est le fait d'abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d'un groupe, d'une personne et/ou de principes. Il y a différents degrés dans la trahison, le point commun est de briser une loyauté.

    La trahison peut donc être positive ou négative.

    1. La trahison positive : C’est une trahison « noble », qui va dans le sens de l’histoire, trahison progressive. Par exemple, pour un franc-maçon, d’origine bourgeoise, c’est trahir ses intérêts de classe, pour rester fidèle aux valeurs de la franc-maçonnerie : c’est le cas des révolutionnaires bourgeois de 1789-1794, qui ont pris parti pour le peuple et les sans-culottes. C’est le cas également des Communards de 1871, et des résistants de 12940-1945.
    2. La trahison négative : C’est une trahison honteuse, rétrograde, allant à l’encontre du sens de l’histoire. Par exemple, c’est le cas des francs-maçons privilégiés, qui ont trahi l’idéal maçonnique (l’universalisme), pour rester fidèles et loyaux aux intérêts égoïstes de leur classe d’origine. Par exemple, c’est le cas des émigrés de 1789-1794. C’est le cas également des Versaillais en 1871, et des collaborateurs entre 1940 et 1945.

    Révolution de 1789 :

    Comment expliquer la quasi disparition des loges maçonniques au cours de la révolution ? Si la franc-maçonnerie a été une école pour répandre les Lumières, l’esprit de liberté et d’égalité, la laïcité, par contre dès le départ de la révolution, la réalité des faits l’emporte dur les symboles. Ainsi, pour couper court à toutes les spéculations entretenues sur ses intentions, Philippe d’Orléans fit publier cette lettre importante dans le Journal de Paris du 22 février 1793 : « Dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m’étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d’égalité, comme je m’étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J’ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. Au mois de décembre dernier, le secrétaire du Grand Orient s’étant adressé à la personne qui remplissait auprès de moi les fonctions de secrétaire du Grand Maître, pour me faire parvenir une demande relative aux travaux de cette société, je répondis à celui-ci, sous la date du 5 janvier : « Comme je ne connais pas la manière dont le Grand Orient est composé, et que, d’ailleurs, je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement, je ne veux me mêler en rien du Grand Orient ni des assemblées de francs-maçons ». Un « froid glacial » accueillit cette déclaration puis on procéda à la dégradation maçonnique du citoyen « Egalité » en le faisant démissionnaire et on le dépouilla de son titre de Grand Maître.

    Anne Charles Sigismond Duc de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) : Pair et « premier baron chrétien ». Maréchal de camp (1780). Député du Bas Poitou, représentant la noblesse en 1789. A réclamé l’abolition de la noblesse. A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Membre d’une Loge de Laval. Emigre dès septembre 1789. Dignitaire maçonnique, il fut affilié à la loge « Saint Jean de Montmorency-Luxembourg » de 1762 à 1789 et, à partir de 1773, à celle de « Saint Jean » de Chartres. De 1773 à 1789, il fut administrateur général du Grand Orient de France.

    Marie Joseph Paul Roch Yves Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette (1757-1834) : Promoteur du drapeau tricolore. Franc-maçon. Membre de la Vente suprême de Carbonari. Initié à la loge « La Candeur » Paris, le 25 décembre 1775. Reçu en 1777/1778 à la loge militaire « Union Américaine ». Affilié à la loge « Saint Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient se Paris,  le 4 juin 1782 (jusqu’en 1784). Il est vénérable, en 1806, de la loge « Les Amis de la Vérité » à Rosay en Brie. Membre de la loge « Les Trois Jours ». 33°.

    Dans les Archives de la ville de Metz, il y a un document, « La société populaire des amis de la république une et indivisible », séance à limoges, du 14 juin 1793, qui dénonce les « hommes à deux faces », dont La Fayette : « Launai a fait tirer sur Paris, Lafayette a fait tirer sur Paris (…) Ah Citoyens, lorsque Marat demandait encore deux cens soixante-mille têtes pour former le piédestal de la statue de la liberté, vous tressaillîtes sans doute d’horreur, comme nous. Eh bien, suivez aujourd’hui les avis charitables des meneurs du fédéralisme, marchez sur Paris, et vous ajouterez un zéro au calcul de Marat, sans accomplir sa prédiction, puisque vous n’élèverez un trône qu’à la tyrannie ; marchez sur Paris, et Brunswick et Artois vont déclarer que vous avez bien mérité de tous les despotismes et de toutes les tyrannies à la fois ».

    Pourtant les représentants des loges de Metz et environs n’ont pas hésité à baptiser un Temple de Metz du nom du « traître » à la république que fut La Fayette.

    Louis Philippe Joseph duc d’Orléans, (1785-1793) : Prince de sang. Aurait demandé après Varennes, la déchéance du roi. Elu député de Paris à la Convention, il reçoit le nom d’Egalité en septembre. Il est arrêté par les Montagnards en avril 1793, pour servir d’otage à la république, après la trahison de son fils. En novembre, il est condamné à mort, pour « avoir aspiré à la royauté ». Franc-maçon. Duc de Chartres, grand maître de la franc-maçonnerie française à 39 ans. Il eut ses loges particulières, à commencer par celle du Palais-Royal, en activité depuis 1772. Sa Loge officielle était « Saint-Jean de Chartres », à l’orient de Mousseaux. A voté la mort du roi. Fut l’un des meneurs des 47 députés de la noblesse qui se rallièrent au Tiers-Etat en juin 1789. En 1790, il s’affilia au puissant club des Jacobins et prit le nom de Philippe Egalité. Il fit publier cette lettre dans le Journal de Paris le 22 février 1793 : « Dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m’étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d’égalité, comme je m’étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J’ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. (…) Je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblé secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement (…) ».

    La Commune de Paris de 1871 :

    François Saturnin Léonide Babaud-Laribière (1819-1873) : Avocat et journaliste à Limoges à partir de 1840. Prend part à la campagne des banquets. Commissaire de la République en Charente après la Révolution de février 1848. Membre de l’Assemblée constituante représentant la Charente (1848). Adversaire de l’Empire. Franc-maçon. Initié le 15 juillet 1838 à la loge « La Vraie Harmonie », orient de Poitiers. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient en 1868, il fut élu Grand-maître du Grand Orient de France de juin  1870 à 1871. Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de la Charente. Il est par la suite nommé préfet des Pyrénées Orientales (1872-1873). Il se montra discret au moment de la Commune de Paris, avant de condamner formellement les francs-maçons qui avaient « ès-qualités », pris parti pour l’insurrection. Il a adressé le 1° août 1871 une circulaire dans laquelle il réprouvait sans appel la Commune. La Maçonnerie, écrit-il, « est restée parfaitement étrangère à la criminelle sédition qui a ensanglanté l’Univers, en couvrant Paris de sang et de ruines…il n’y a aucune solidarité possible entre ses doctrines et celles de la Commune et… si quelques hommes indignes du nom de Maçons ont pu tenter de transformer notre bannière pacifique en drapeau de guerre civile, le Grand Orient les répudie comme ayant manqué à leurs devoirs les plus sacrés… ».

    La Résistance (1940-1945) :

    En effet, les instances dirigeantes, à leur habitude, font acte de soumission aux autorités en place, que ce soit le régime fasciste de Pétain, ou bien la république bourgeoise de de Gaulle.

    Arthur Groussier (1863-1957) : Ingénieur des arts et métiers. Secrétaire de la Fédération nationale des ouvriers métallurgistes (1890). Député de Paris (1893-1902) et (1906-1924). Rapporteur du projet de loi sur la codification des lois ouvrières. Vice-président de la Chambre (1917). . Syndicaliste. Franc-maçon. Initié le 25 mai 1885 à la loge « L’Emancipation », orient de paris. Compagnon le 22 février 1896. Maître le 4 novembre 1896. Il s’affilie, en 1898, à la Loge « Bienfaisance et Progrès », à Paris. Il en devient le vénérable et la préside presque sans interruption jusqu’en 1922. Elu au Conseil de l’Ordre du Grand Orient en 1907. Chapitre et Conseil philosophique « L’Avenir ». 33° (1925). Admis au Grand Collège des Rites (1926). Grand Maître d’honneur ad vitam (1945). Grand Commandeur du Collège des Rites (1949,1951). Président du Conseil de l’Ordre en 1925, 1926, 1927-1930, 1931-1934, 1936-1939 et 1944-1945. . Auteur d’un Mémoire sur l’histoire de la franc-maçonnerie.

    Le Grand Orient de France a baptisé l’un de ses Temples, rue Cadet du nom de Grousset. Voici la lettre d'Arthur Groussier, président du Conseil de l'Ordre, au maréchal Pétain, envoyée le  7 août 1940 :

    « Paris le 7 août 1940

    A M. le Maréchal Pétain, chef de l'Etat français

    Monsieur le Maréchal,

    Devant les malheurs de la patrie, tous les Français doivent consentir les plus grands sacrifices ; mais en est-il de plus douloureux que celui de détruire l'œuvre à laquelle on a donné le meilleur de sa pensée et de son cœur ? Si pénible que cela nous soit, nous croyons accomplir notre devoir présent en nous soumettant à la décision du gouvernement français concernant la Franc-maçonnerie du Grand Orient de France, tout en vous présentant, en raison des mensonges répandus sur cet Ordre philosophique, une déclaration aussi solennelle que respectueuse.

    Dans l'impossibilité absolue de réunir l'Assemblée ou le Conseil qui détiennent les pouvoirs statutaires en cette matière, mais nous appuyant sur la confiance qui nous a maintes fois été accordée et prenant l'entière responsabilité de notre charge, nous déclarons que le Grand Orient de France cesse son fonctionnement et que toutes les Loges qui en relèvent doivent immédiatement renoncer à poursuivre leurs travaux, si elles ne l'ont déjà fait.

    Sans doute, comme toutes les institutions humaines, la Franc-maçonnerie française a eu ses faiblesses, mais durant ses deux siècles d'existence, elle compte à son actif de belles pages d'histoire depuis les encyclopédistes jusqu'au maréchal Joffre, vainqueur de la Marne. Elle a brillé par sa grandeur morale, elle ne peut rougir ni de son idéal ni de ses principes. Elle succombe victime d'erreurs à son endroit et de mensonges, car dans son essence elle a le respect de la pensée libre, des convictions et des croyances sincères. Elle a toujours honoré le travail. Son but suprême est l'amélioration morale et matérielle des hommes dont elle voudrait poursuivre l'union par la fraternité. Elle a conscience, dans les événements douloureux que la France vient de traverser, de n'avoir failli ni à sa tradition, ni au devoir national. A de nombreuses reprises, elle a fait appel aux bons offices du président Roosevelt dans le but de maintenir la paix entre les peuples et c'est le cœur saignant qu'elle a vu se déchaîner l'effroyable conflit.

    Combien d'hommes politiques et autres a-t-on prétendu être Francs-maçons qui ne l'ont jamais été. Et comme l'on se trompe facilement en affirmant que le Grand Orient de France, dans les vingt dernières années, a été le maître du pouvoir ou son serviteur.

    Il n'a jamais non plus subi une direction étrangère, notamment celle de la Grande Loge d'Angleterre avec laquelle il n'a aucun rapport, ni officiel ni officieux depuis 1877. En sens contraire, il n'a jamais cherché à influencer aucune puissance maçonnique d'autre pays, qui ont toujours eu le haut souci de leur indépendance nationale.

    Si, actuellement, nous ne pouvons donner personnellement la preuve de nos affirmations, puisque nos archives ont été saisies au siège et à nos domiciles par les autorités d'occupation, il doit exister en France non occupée une documentation qui peut sans conteste en démontrer la véracité.

    On insinue que nous sommes aux ordres de la finance internationale. Les signataires de cette lettre qui figurent parmi les plus hauts dignitaires de l'Ordre maçonnique sont restés de situation modeste ; la simplicité et la dignité de leur vie, faciles à contrôler, leur permettent de dédaigner une si déshonorable imputation.

    La Banque de France est le seul établissement bancaire, avec les chèques postaux, où le Grand Orient de France possède un compte courant. Des titres, au reste bien modestes, sont des titres français : rentes sur l'Etat et Bons de la Défense nationale.

    Enfin, le principal grief qui est fait, c'est d'être une société secrète, ce qui est encore inexact au sens légal du mot. Le 3 janvier 1913, le Grand Orient de France devenait une association déclarée, ayant personnalité civile en déposant ses statuts et en renouvelant tous les ans, à la préfecture, le dépôt des noms de ses trente-trois administrateurs. Il suffit du reste de consulter l'annuaire universel Didot-Bottin-Tome Paris pour trouver aux "Professions" à la rubrique "Franc-maçonnerie" toutes les indications du Grand Orient de France avec les noms et professions des membres du Bureau.

    Le Grand Orient de France comptait parmi les forces spirituelles qui composaient notre nation. Sa fermeture suffira t'elle à apaiser certaines haines ? Puisse-t-elle au moins aider au rapprochement de tous les Français qui, avec des tempéraments différents, ont l'intention de travailler loyalement au redressement moral et à la prospérité de la France.

    Nous vous prions, Monsieur le Maréchal, de vouloir bien agréer l'assurance de notre profond respect... ».

    Lors du Convent du Grand Orient de 1945, Arthur Groussier revendique pleinement la paternité du texte. Il a tout fait pour qu'on ne poursuive pas les Francs-maçons. Il remarque que, pendant toute la durée de la guerre, aucun Franc-maçon ne lui a adressé de reproche pour cette lettre. Les frères moralistes ne sont pas non plus des modèles de la résistance à l'oppression.

    Il rajoute : "Mon sentiment était que pesait sur moi la responsabilité du sort des Maçons. Il ne fallait pas qu'un acte de moi pût servir à faire traiter les Maçons, puisqu'on en avait la liste, comme on a traité les Juifs. Les Maçons qui ont été poursuivis et maltraités l'ont été comme résistants, et non pas comme Maçons." 

    Voici l’adresse au Général de Gaulle du 18 octobre 1944, signée conjointement par les frères du Grand Orient de France et du Rite Ecossais :

    « Le Conseil de l’Ordre maçonnique en France, réuni pour réveiller ses Loges, adresse au général Charles de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République française, l’expression de sa profonde admiration pour son attitude courageuse et son action persévérante qui, au milieu des pires difficultés, ont permis à la France de recouvrer son idéal de liberté et ranimé en elle le sens de l’honneur, sa foi démocratique et sa confiance en la grandeur de sa destiné.

    Les adeptes de la Franc-Maçonnerie française le remercient vivement ainsi que son gouvernement, d’avoir abrogé les lois du pouvoir illégal de Vichy et de leur permettre ainsi de travailler à nouveau dans le calme de leurs temples au perfectionnement moral et matériel des hommes, sous l’inspiration de leur belle devise qui est celle de la République : Liberté, Egalité, Fraternité.

    Partisans de l’union de tous les bons Français qui n’ont pactisé ni avec l’ennemi de l’extérieur, ni avec les traîtres de l’intérieur, les Francs-Maçons français dignes de ce nom, confiants en lui, aideront de toutes leurs forces le gouvernement qu’il préside à rénover toute les activités spirituelles, politiques et économiques de la France, pour élever les cœurs, redresser les mœurs, rétablir la prospérité du pays, donner au travail la place qui doit lui appartenir dans une société vraiment solidaire, assurer à tous les Français des deux sexes de tous les âges, par leur participation selon leurs forces et leurs talents, à la production commune et au développement de l’économie sociale, une vie de libre dignité à l’abri du besoin et préparer toutes mesures et toute entente pour rapprocher les peuples et assurer la paix du monde … ».

    Lors de la séance du mardi 18 septembre 1945 le frère Pagni de « La Parfaite Union » de Marseille déclare : « … Dès que le général de Gaulle a pris le pouvoir, la Franc-Maçonnerie a fait acte de soumission (Mouvements divers). Ainsi dès qu’un chef de gouvernement est placé à la tête du pays, la Franc-Maçonnerie fait un acte immédiat de dévouement, un acte immédiat de soumission… ». Le frère Pagni demande que la lettre au général de Gaulle soit disjointe de l’approbation du rapport moral : « … Nous sommes quelques-uns à contester au Conseil de l’Ordre le droit de nous engager sans vous avoir consulté. Ne serait-ce que pour cette raison de principe, je demande la disjonction de la lettre au général de Gaulle. ».

    Paul Jacques Marius Rives (1895-1967) : Professeur de philosophie. Directeur politique de Germinal. Ancien député socialiste. Député de l’Allier (1932-1942). Franc-maçon. Membre du Grand Orient de France. Membre de la loge « Les Amitiés Internationales ». Un de ses plus éminents collaborateurs se nomme Robert Jospin, père de Lionel Jospin. Il fut un proche de la LICA. Il a voté en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il s’engage fermement dans la voie de la collaboration, participant à plusieurs organes de presse collaborationnistes et rejoignant le Rassemblement national populaire, tout en continuant de se revendiquer du socialisme. Il codirige après 1940 le journal L’Effort, de Lyon, (1941-1944) avec Charles Spinasse. Membre du RNP, il insiste, en 1942, sur la nécessité d’une victoire de l’Allemagne. Il est exclu de la SFIO en 1945. Il participe à la création du parti socialiste démocratique, structure regroupant les socialistes SFIO épurés.

    Emile Roche (1893-1990) : Fils d’épicier. Secrétaire en 1929, puis vice-président du parti radical dans les années 30. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amitiés Internationales ». Résolument anticommuniste. Hostile au Front populaire. Sous l’Occupation, Roche fréquente les milieux du RNP de Marcel Déat, sans en être membre. En 1950, il interviendra en faveur d’Otto Abetz, dont il fut et restera l’ami. Après guerre, il est président administratif du parti radical (1951-1954) et présent au Grand Orient de France. Il est président du Conseil économique et social de 1954 à 1974.

     

     

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