• Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 7)

    C’est dire que les intérêts de classe de chaque franc-maçon, ou de la franc-maçonnerie dans son ensemble, sont toujours entrés en contradiction avec les valeurs assumées. Cela est patent notamment lors de la Commune de Paris de 1871. Alors, à chaque fois, chaque franc-maçon est placé devant un choix : soit défendre ses intérêts de classe, ceux des nantis et des privilégiés, intérêts égoïstes et particuliers, ou se mettre au service des plus pauvres, des exploités, de la veuve et de l’orphelin : les valeurs universelles des droits des humains. Le chois est donc, hier, comme aujourd’hui, et demain : soit trahir nos intérêts de classe, soit trahir notre idéal maçonnique. Soit l’ego, le temporel, soit le Soi et l’éternel.

     

     

    Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 7)

     

    D’où parles-tu mon frère ? Qui es-tu ? Es-tu la corde ou le serpent. La pierre brute ou la pierre cubique. Faire comme si…

     

    J’ajoute le point suivant.

    Depuis notre entrée en franc-maçonnerie, nous savons tous l’importance de se connaître soi-même. Il est important aussi de se connaître en tant que franc-maçon : D’où vient la franc-maçonnerie ? Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Où va la franc-maçonnerie ? Pour ma part, la réponse est la suivante :

    Depuis le début du XVIII° siècle, les francs-maçons ont toujours fait partie de la classe la plus privilégiée : les nantis, aristocrates hier, grands et petits bourgeois aujourd’hui.

    Mais aussi, les francs-maçons ont toujours portés des valeurs de progrès, de progressivité, en tout cas des valeurs qui visent à l’universalité : à savoir, la vérité, la fraternité universelle, l’amour universel, etc.

    C’est dire que les intérêts de classe de chaque franc-maçon, ou de la franc-maçonnerie dans son ensemble, sont toujours entrés en contradiction avec les valeurs assumées. Cela est patent notamment lors de la Commune de Paris de 1871. Alors, à chaque fois, chaque franc-maçon est placé devant un choix : soit défendre ses intérêts de classe, ceux des nantis et des privilégiés, intérêts égoïstes et particuliers, ou se mettre au service des plus pauvres, des exploités, de la veuve et de l’orphelin : les valeurs universelles des droits des humains. Le chois est donc, hier, comme aujourd’hui, et demain : soit trahir nos intérêts de classe, soit trahir notre idéal maçonnique. Soit l’ego, le temporel, soit le Soi et l’éternel.

     

    Le monde et la vérité du monde

    Ce dessin comprend deux parties :

    n      Le monde plongé dans la temporalité : c’est le cercle et la croix ;

    n      Et la vérité du monde, qui est éternelle : c’est le fond sur lequel repose le cercle et la croix.

    L’ego, le « petit je », c’est le point au centre du cercle. Le cercle représente le monde, c’est-à-dire tout ce qui existe pour moi. On peut dire que chacun de vous fait, en ce moment, partie de mon cercle d’objets tangibles. Tout comme moi-même je fais partie de votre cercle. A noter que ce cercle comprend le monde matériel, mais aussi toutes les autres « réalités », dont le monde des idées.

    La ligne horizontale représente la temporalité, avec le passé, le point du présent et l’avenir. L’ego s’est manifesté lors du premier souffle, la naissance, et disparaîtra avec le dernier souffle, la mort. L’axe vertical est l’axe du monde, avec l’enfer, le purgatoire et le paradis, qui sont des états de conscience. C’est aussi un arbre de vie, avec les racines, le tronc et les branches. En franc-maçonnerie, il correspond à VITRIOL. Le monde a trois niveaux : le monde d’en haut, le monde ici-bas et le monde d’en bas, le céleste, le terrestre et l’infernal. L’axe vertical est la porte qui s’ouvre lors de l’initiation.

    Il y a deux façons d’appréhender (de « voir ») le monde :

    n      A partir de l’ego (le centre du cercle) ;

    n      A partir du fond sur lequel repose l’ego, à partir du Soi, éternel et infini.

    Ainsi, tout n’est qu’une question d’IDENTIFICATION :

    n      Soit je m’identifie à l’ego ;

    n      Soit je m’identifie au Soi, au « Je suis ».

    Et pour passer de l’un à l’autre, de l’ego au Soi, du « petit je » au « Je suis ce que je suis », cela demande de travail et de l’effort, travail accompli tant en loge, qu’individuellement. Le résultat est un changement de regard, en suivant la bonne voie, celle de la corde et de l’expansion de la conscience ?

    On ne peut pas transformer les objets du monde en Soi. On n’est pas en mesure de faire cela. Il n’est pas possible de colorer la nature et tous les objets qu’elle contient avec la même couleur. Mais si on met des lunettes d’une certaine couleur, alors tout semble avoir cette couleur. On peut changer sa vue de façon à ce que tout soit teinté de la « couleur unique » : le Soi.

    Voici cinq allégories qui illustrent ce passage d’un niveau de conscience à l’autre, de l’ego au Soi.

    a)     L’objet d’argile qui s’identifie avec la forme de l’objet. L’objet d’argile qui s’identifie avec son fond d’argile.

    Imaginer un objet forgé dans une masse d’argile. Par l’illusion, l’éducation, ou l’erreur, cet objet s’identifie à sa forme : « Je suis un vase, le plus beau des vases », ajoute même cet objet quelque peu arrogant. « Je n’ai rien à voir avec tous ces autres objets ». L’individu qui est dans la Réalité, lui, se perçoit en tant que masse d’argile, qui a reçu provisoirement, transitoirement, et temporairement, une forme, mais qui est appelé à terme à retourner à l’argile primordiale. Cet individu, sage et éclairé, s’identifie donc avec l’argile, ayant temporairement une forme de vase, mais nullement séparé du tout.

    « Je suis celui qui suis. Je suis ce que je suis. Je suis. ». REAA, Rituel 14° grade Grand Elu de la Voûte sacrée.

    La forme est transitoire. Un jour, l’argile du vase rejoint l’argile globale.

    b)    L’identification avec la vague de l’océan. L’identification avec l’eau de l’océan. La poupée de sel.

    Imaginez que le vent, ainsi que l’action de la Lune, lèvent à la surface de l’Océan une vague, qui a la prétention d’être quelque chose en elle-même, un être autonome, différent et même au-dessus de l’Océan ! Le temps qui passe va vite ramener cette vague à sa juste réalité, et lui démontrer que, si elle s’est séparée de l’Océan pour un temps déterminé, bientôt, elle va disparaître en tant que vague et fusionner de nouveau avec l’Océan primordial. La vague vient de l’Océan, et elle est destinée à y retourner. C’est aussi l’image de la poupée de sel, qui souhaite connaître l’Océan : pour ce faire, elle pénètre dans l’Océan, et elle y disparaît, dissoute dans l’immense masse d’eau. Cela signifie que, pour connaître notre Réalité, l’obstacle principal c’est nous-même, plus précisément le « petit je », l’ego. Il faut donc se libérer de cet obstacle. Cette libération s’effectue de toute façon par la mort physique. Mais la méthode maçonnique nous permet une libération anticipée ; elle fait de nous des « libérés vivants », c’est-à-dire des individus ayant pris connaissance, à travers l’initiation et la mort symbolique, de notre Moi profond, tout en maintenant suffisamment d’ego pour continuer de faire notre travail au milieu de nos frères et sœurs humains.

    Les vagues, l’écume, et les bulles d’air sur l’océan s’évanouissent et disparaissent, mais l’océan, lui, ne disparaît pas.

     

     

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