• Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 2)

    La franc-maçonnerie travaille sur quelque chose qui n’est pas matériel : on ne le perçoit avec aucun sens, cela n’est ni audible, ni visible, ni tangible de quelque autre manière. C’est quelque chose que l’on ne peut pas acheter. Et pourtant, c’est ce qui est le plus sage, le plus fort et le plus beau : c’est ce qui relie tous les êtres vivants entre eux. Peu importe comment on l’appelle. Cela n’a ni forme, ni nom. Cela est en-dehors ou au-delà des mots : cela ne se trouve dans aucun livre. On ne peut que le vivre et le pratiquer. Cela n’est pas le corps. Cela n’est pas matériel. Le Soi est la réalité qui est derrière la forme. Le monde existe, mais sa réalité n’est pas visible.

     

    Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 2)

     

    Ce sont les juges qui prononcent des sentences. Prononcer une sentence c’est conclure définitivement une affaire, une conclusion n’est qu’un point final, une solution que l’on a adoptée, parmi tant d’autres, après avoir longtemps réfléchi et hésité. « En mon âme et conscience » n’est que l’aveu d’une intime conviction qui ne repose sur aucune preuve.

    Mais le terme « que vous INSPIRE cette sentence » me redonne une liberté, dont, je vous l’avoue, je ne vais pas hésiter à en disposer.

    Cette sentence est prononcée à notre égard, membre du 32° grade. Elle s’oppose non seulement à ceux qui sont en-dehors du Temple, les profanes, mais aussi à une partie de nous-mêmes (je veux dire par là, non seulement une partie des francs-maçons, mais même une partie de chacun de nous, qui est restée en quelque sorte profane, c’est-à-dire étrangère au Temple) : les « mauvais compagnons », initié, par erreur, sont parmi nous. Alors, comme on disait lors de la Résistance en 1940-1945 : « Obéir, c’est trahir, désobéir, c’est servir ».

     

    J’attire l’attention sur le sens que l’on peut donner à la sentence :

    • Dans le premier cas, si « la vérité du monde est éternelle », dans la mesure où, l’initié, comme le non initié sont nés au monde dans les larmes et les pleurs, pour l’initié, après avoir vécu dans la joie et le contentement, il quitte le monde dans la joie, puisque la porte de l’éternité s’est ouverte à lui. Par contre, dans le second cas, « la vérité du monde est temporelle », le non-initié, après avoir vécu dans la peur, il quitte le monde dans la peur et les larmes.
    • Dans le premier cas, si « la vérité du mondes est éternelle », l’initié ne s’identifie pas au corps, car le corps est né et donc va mourir. Il s’identifie au Soi éternel et immuable. Il n’est pas atteint par la maladie, la vieillesse et la mort, car il n’est attaché ni au plaisir, ni à la souffrance. Par contre, dans le second cas, « la vérité du monde est temporelle », le non-initié s’identifie à son corps : à la fois, il souffre, est malade, vieillit, et meurt. Tout est vu à partir de l’ego.

    La sentence fait sens donc. Mais, et ce à quoi je m’engage, il ne s’agit pas de poser l’affirmation, de l’éternité en a priori, sans que ce ne soit une vérité qui puisse être expérimentée par tout un chacun. Cela ne doit pas seulement être une fiction que l’on accepte pour mieux vivre, pour vivre dans la joie : dans ce cas, les tenants de l’éternité seraient des imbéciles heureux, c’est-à-dire à la fois béats, mais tout à faits imbéciles, à l’image des « salauds » de Jean Paul Sartre, qui posent l’hypothèse frelatée de Dieu, sans rien démontrer, mais parce que c’est une idée consolante qui aide à vivre et à surmonter le scandale, à la fois absurde et inévitable, de la mort. Cela serait trompé sur la marchandise. Cela donne un autre sens à la mort et donc à la vie. Dans ce cas, zéro (O) représente le monde, et le nombre entier « Un » (1° représente Dieu. Sans « Un », le « Zéro » n’a pas de valeur. C’est-à-dire que sans « Dieu » », le monde « O » n’a pas de signification. La seule et unique réalité, c’est « Dieu ». Eternité ou temporalité, selon le cas, est une autre relation avec la maladie, la vieillesse et la mort. Prenons l’exemple de la mort d’un frère : Si l’on identifie le frère à son corps, le frère disparaît effectivement. Mais si ce n’est pas le cas, le frère est parti, tout en étant toujours là, car au-delà de l’espace et du temps. Seul son corps, qui n’est pas lui, est atteint par la naissance, mais aussi par la maladie, la vieillesse et la mort.

    Pour être plus précis quant au sens de la sentence :

    • La sentence ouvre le chemin de la joie. Et la joie nous porte vers les autres, vers l’univers entier, dans un souhait de comme-union et d’amour ;
    • Par contre, la sentence contraire conduit à la peur, la pensée-racine de toutes les peurs étant la peur de la mort. Et comme on peut s’en rendre compte, les peurs, toutes les peurs, sont ce qui nous empêche d’être humains : elles nous renvoient à une condition de bêtes et d’animaux. Pourtant, sans la peur, point de progrès, point d’évolution : la peur est à l’origine de toutes les créations (habillement, logement, nourriture, agriculture, médecine,…).
    • Alors, avec d’un côté l’ouverture et l’expansion, et de l’autre côté, la fermeture et la contraction, avec d’un côté l’amour et de l’autre côté la haine, cela vaut bien la peine de faire le paris de l’éternité.

     

    La question qu’il a été demandé de traiter est la suivante : « Que vous inspire la sentence : « La vérité du monde est éternelle et vient de l’Eternité » ». Cette sentence figure dans la bouche de l’Illustre Commandeur, lors du rituel d’élévation au 32° degré.

    Une SENTENCE joue souvent un rôle pédagogique et mnémotechnique : elle est alors le résumé, le fossile d’un exposé, d’un récit ou d’un mythe qu’il est demandé de raviver. Après un long SILENCE, l’Illustre Commandeur ajoute : « Mes FF.°. ?., le 32° degré est le niveau où tout se concilie, où la véritable connaissance apporte l’apaisement, le recueillement, l’AMOUR. » Cette sentence peut donc être considérée comme le résumé de ce qui a été appris au cours des 32 degrés du rite écossais ancien et accepté.

    Chaque mot a son importance, et il est demandé qu’est-ce qu’INSPIRE cette sentence : « La vérité du monde est éternelle et vient de l’Eternité ». L’inspiration est le mouvement intérieur qui porte à faire, à suggérer quelque action, cette faculté se trouvant entre l’intuition et l’illumination. Aussi, tout en restant fondé et guidé par la RAISON et l’EXPÉRIENCE personnelle vécue, le terme d’inspiration permet d’aller bien au-delà du monde perçu.

    Comme pour les êtres vivant, le contraire de l’éternité est la mort, la sentence opposée serait : « La vérité du monde est la mort ».

    La franc-maçonnerie travaille sur quelque chose qui n’est pas matériel : on ne le perçoit avec aucun sens, cela n’est ni audible, ni visible, ni tangible de quelque autre manière. C’est quelque chose que l’on ne peut pas acheter. Et pourtant, c’est ce qui est le plus sage, le plus fort et le plus beau : c’est ce qui relie tous les êtres vivants entre eux. Peu importe comment on l’appelle. Cela n’a ni forme, ni nom. Cela est en-dehors ou au-delà des mots : cela ne se trouve dans aucun livre. On ne peut que le vivre et le pratiquer. Cela n’est pas le corps. Cela n’est pas matériel. Le Soi est la réalité qui est derrière la forme. Le monde existe, mais sa réalité n’est pas visible.

     

     

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