• Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 12)

    Avant 1789, deux forces sont en présence : la noblesse, alliée au clergé, et la bourgeoisie, alliée au tiers-état. Lors de la réunion des états généraux, le 5 mai 1789, la bourgeoisie obtient, pour les députés, l’application du principe « un homme, une voix ». Lénine a déclaré : « Prenez la grande Révolution française. Ce n’est pas sans raison qu’on la qualifie de « grande ». Pour la classe qu’elle a servie, la bourgeoisie, elle a fait tant que tout le XIX° siècle, ce siècle qui a donné la civilisation et la culture à toute l’humanité, s’est écoulé sous le signe de la Révolution française. Dans tous les coins du monde, ce siècle n’a fait que mettre en œuvre, réaliser par parties, parachever ce qu’avaient créé les grands révolutionnaires de la bourgeoisie française dont ils servaient les intérêts sans avoir conscience, sous le couvert de phrases sur la liberté, l’égalité et la fraternité. » (Lénine « Deux Discours au 1° Congrès de l’enseignement secondaire de Russie »)

     

    Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 12)

     

    FEODALISME ET CAPITALISME

     

    I)                 Eléments de contexte : La propriété privée bourgeoise contre l’égalité réelle.

     

    A)   Les limites de la révolution française : préserver la propriété privée bourgeoise :

     

    Avant 1789, deux forces sont en présence : la noblesse, alliée au clergé, et la bourgeoisie, alliée au tiers-état. Lors de la réunion des états généraux, le 5 mai 1789, la bourgeoisie obtient, pour les députés, l’application du principe « un homme, une voix ». Lénine a déclaré : « Prenez la grande Révolution française. Ce n’est pas sans raison qu’on la qualifie de « grande ». Pour la classe qu’elle a servie, la bourgeoisie, elle a fait tant que tout le XIX° siècle, ce siècle qui a donné la civilisation et la culture à toute l’humanité, s’est écoulé sous le signe de la Révolution française. Dans tous les coins du monde, ce siècle n’a fait que mettre en œuvre, réaliser par parties, parachever ce qu’avaient créé les grands révolutionnaires de la bourgeoisie française dont ils servaient les intérêts sans avoir conscience, sous le couvert de phrases sur la liberté, l’égalité et la fraternité. » (Lénine « Deux Discours au 1° Congrès de l’enseignement secondaire de Russie »).

    Le 4 août 1789, l’Assemblée abolit les privilèges et les droits féodaux. Les terres ne sont par contre pas redistribuées. Il faut pouvoir les racheter, ce qui est une manière de privilégier la couche supérieure de la bourgeoisie, et de ménager les grands propriétaires terriens féodaux. Même les révolutionnaires bourgeois les plus à gauche, et les mieux disposés à l’égard du peuple, n’ont jamais osé mettre en avant des revendications, comme l’expropriation sans indemnité. L’Instruction de l’Assemblée constituante du 15 juin 1791 précise : « Ni la nation française, ni ses représentants, n’ont eu la pensée d’enfreindre par là les droits sacrés et inviolables de la propriété. Aussi, en même temps qu’elle a reconnu avec le plus grand éclat qu’un homme n’avait pu devenir propriétaire d’un autre homme, et qu’en conséquence, les droits que l’un s’était arrogé sur la personne de l’autre n’avaient jamais pu devenir une propriété pour le premier, l’Assemblée nationale a maintenu, de la manière la plus précise, tous les droits et devoirs utiles auxquels des concessions de fonds avaient donné l’être, et elle a seulement promis de les racheter. »

    Après la prise de la Bastille, la 14 juillet 1789, est instituée une monarchie constitutionnelle. Le Serment, lors de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars, indique : « Nous, députés des détachements des différentes gardes nationales rassemblées sous les murs de Lyon, pénétrés de l’importance de la mission sacrée qui nous a été confiée par nos commettants, Jurons sur l’autel de la patrie, et en présence de l’Etre suprême, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi, d’exécuter les décrets de l’Assemblée nationale, sanctionnés ou acceptés par le roi. Nous jurons d’être inviolablement attachés à ce grand principe de la liberté individuelle, de protéger les propriétés particulières et les propriétés déclarées nationales, d’assurer la perception de tous les impôts ordonnés pour le maintien de la force publique, d’entretenir la libre circulation des subsistances dans toute l’étendue du royaume, de maintenir, partout où nous serons appelés, l'ordre et l’harmonie, sans lesquels les sociétés se détruisent au lieu de se perpétuer. »

    La première étape de la révolution est la victoire de la grande bourgeoisie. Les responsables des départements, districts, cantons, doivent faire partie des « citoyens actifs », c’est-à-dire les plus riches, qui déjà s’étaient arrogés le droit d’élire les chefs de la garde nationale lors de la naissance de celle-ci. Avec la loi électorale adoptée par la Constituante, le 4 décembre 1789, les citoyens actifs rassemblaient 4,3 millions de personnes sur une population totale de 24 millions de personnes. Les élections possédaient un second degré, 50 000 électeurs étant choisis pari les plus riches des citoyens actifs pour le vote des députés, des conseillers généraux et de district, et des juges.

     

    B)    Les rapports des classes sociales :

     

    Avoir une conception scientifique de l’histoire de cette période, c’est appliquer comme moteur général de l’évolution la lutte des classes. La révolution française a contribué à mettre en place une nouvelle formation sociale, le capitalisme, en détruisant radicalement la formation sociale précédente, le féodalisme.

    En même temps que la bourgeoisie, d’autres classes sociales avaient aussi l’intérêt de détruire l’ancien «état de choses, à savoir notamment la paysannerie et les « bras nus ». Si la bourgeoisie a des intérêts communs avec toutes ces classes appartenant au tiers-état, par contre, la bourgeoisie a ses intérêts propres, et donc elle s’est battue sur deux fronts, à la fois contre le féodalisme, mais aussi contre les représentants de ce qu’elle appelait « l’anarchie », ou les « partageux ».

    La révolution française est la mise à bas de l’ancien régime. La bourgeoisie et le peuple forment le tiers-état, et sont unis contre la noblesse et le haut clergé.

     

    C)    La paysannerie :

     

    Le jacobinisme est l’alliance de la bourgeoisie révolutionnaire et de la paysannerie. La révolution paysanne et populaire «était au cœur de la révolution bourgeoise et la poussait en avant. Deux lignes générales se partageaient les diverses luttes de la paysannerie (jacqueries pour l’abolition de la féodalité, luttes pour la terre, émeutes de subsistances, troubles forestiers ou à propos des droits collectifs traditionnels, paniques et peurs dégénérant en révoltes armées, telle la Grande peur de 1789).

    La première ligne générale consiste, pour le monde paysan, dans son ensemble, de se libérer de l’exploitation féodale.

    La seconde ligne générale, pour la paysannerie pauvre, paysans parcellaires et paysans sans terre, est de défendre leurs droits à l’existence, lié à tout le système de l’agriculture traditionnelle fondée sur les droits d’usage, face au progrès de l’agriculture capitaliste.

    Comment le gouvernement révolutionnaire pouvait-il concilier une politique égalitaire avec la défense des propriétaires contre la « loi agraire », qui veut équitablement partager la terre, avec la défense des employeurs contre les revendications des salariés agricoles Le temps vint où il fallut choisir : le choix ne faisait aucun doute. Fut choisie la bourgeoisie agraire. De là l’indifférence, puis la déception, parmi les sans-culottes des campagnes.

    La révolution fut loin d’avoir distribué aux paysans toute la terre qu’elle avait attribuée à la nation. La bourgeoisie en conserva une part considérable. Qui plus est, la bourgeoisie imposa sa conception de la propriété. La masse rurale n’était pas hostile à la propriété individuelle, mais elle la limitait étroitement par ses conceptions coutumières : les droits collectifs, vaine pâture et seconde herbe, glanage, droits d’usage dans les forêts et les communaux, équivalaient aux yeux de la petite paysannerie à une copropriété des fonds.

     

     

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