• Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 11)

    La première république est la lutte de la bourgeoisie et du peuple contre la noblesse et le haut clergé. L’Empire est le sacrifice du peuple armé au-dehors et la domination de la bourgeoisie au-dedans. La Restauration est la tentative de restauration nobiliaire sous les Bourbons de la branche aînée. 1830 est le triomphe et le règne de la bourgeoisie.

     

    Le secret de la franc-maçonnerie (Partie 11)

     

    Quatrième partie : Le XXI° siècle.

    En ce début de XXI° siècle, fin d’un cycle, toutes les conditions sont réunies pour que la formation socialiste se substitue à la formation capitaliste, en France.

     

    Première partie : La révolution française de 1789-1794.

     

    Introduction :

     

    Selon Gabriel Sénac de Meilhan (1736-1803), auteur de « Des Principes et des causes de la Révolution en France », l’ancien régime est un « ordre de chose qui a longtemps duré ». Une même question hante tous ceux qui regrettent cet ordre ancien. Comment une tradition millénaire a-t-elle pu disparaître en quelques séances de l’assemblée nationale ? « Dans six mois, dix siècles de respect et d’amour ont été effacés de la mémoire des cœurs », écrit Sénac à l’abbé Sabatier de Castres en 1792, et il reprend dans « L’Emigré » : « Je ne puis concevoir comment dans un si court espace des souvenirs gravés par la main des temps, pendant douze siècles, ont été effacés ». La plupart des témoins effarés de cet effacement, cherchent une explication extérieure. Si le système était bon, sa disparition provient de causes externes. En 1789, l’abbé Barruel écrit : « Patriote véridique ou discours sur les vraies causes de la Révolution actuelle ». Le Comte Ferrand publie « Les Conspirateurs démasqués ». L’abbé Jobineau écrit : « La vraie conspiration dévoilée ». Selon ces différents auteurs, développant la thèse du complot, les auteurs de la révolution seraient : la franc-maçonnerie, les philosophes, les jésuites, les protestants, le duc d’Orléans, … Selon Sénac de Meilhan, à propos de la Fronde : « Les plus soudaines révolutions ont presque toujours des causes éloignées, et lorsqu’une légère circonstance amène un prompt renversement d’un Etat, c’est que tout était depuis longtemps préparé pour une révolution ». Montesquieu écrit dans « Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence » (1734) : « Si le hasard d’une bataille, c’est-à-dire, une cause particulière, a ruiné un Etat, il y avait une cause générale qui faisait que cet Etat devait périr par une bataille ».

     

    La première république est la lutte de la bourgeoisie et du peuple contre la noblesse et le haut clergé. L’Empire est le sacrifice du peuple armé au-dehors et la domination de la bourgeoisie au-dedans. La Restauration est la tentative de restauration nobiliaire sous les Bourbons de la branche aînée. 1830 est le triomphe et le règne de la bourgeoisie.

    La franc-maçonnerie se réclame des idéaux révolutionnaires de ‘liberté, égalité, fraternité », et il convient de mettre ces idéaux en relation avec le contexte. La révolution française comporte plusieurs phases, et les révolutionnaires eux-mêmes ont daté l’an I de la révolution, non en 1789, mais en 1792. Alors que pour certains, la révolution aurait dérapé en 1793, il apparaît plutôt que l’an II reste un exemple de révolution égalitaire et fraternelle. Tant que la révolution n’est pas terminée, la violence est légitime contre les opposants.

    La grande révolution fut une révolution bourgeoise et, dans ses résultats, elle ne pouvait être que bourgeoise. Sous l’angle de ses résultats objectifs, la révolution française n’avait pu être, étant donné les conditions objectives de l’époque, que bourgeoise. Mais la révolution bourgeoise sous-tendait un second mouvement, populaire, qui voulait aller plus loin. Friedrich Engels déclarait : « A côté de l’antagonisme de la féodalité et de la bourgeoisie, existait l’antagonisme universel des exploiteurs et des exploités, des riches paresseux et des pauvres laborieux. » Friedrich Engels a énoncé la loi suivante : « Tout parti bourgeois, un moment placé à la tête du mouvement, se voit déborder dans ce mouvement même par le parti plébéien ou prolétarien qu’il a derrière lui. » Karl Marx montra que le mouvement révolutionnaire en 1793 tenta, un moment, de dépasser les limites de la révolution bourgeoise.

    Les « bras nus », ancêtres du prolétariat, menèrent la révolution bourgeoise jusqu’à son terme. La peur qu’inspire à la bourgeoisie l’avant-garde populaire la fait renoncer à porter des coups trop rapides et trop brutaux à la contre-révolution. Elle hésite à chaque instant entre la solidarité qui l’unit au peuple contre l’aristocratie et celle qui unit l’ensemble des possédants contre les non-possédants. Cette pusillanimité la rend incapable d’accomplir jusqu’au bout les tâches historiques de la révolution bourgeoise.

    La révolution française est encore aujourd’hui un horizon français indépassable et indépassé, sauf pendant la courte mise en œuvres de la Commune de Paris de 1871.

     

     

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