• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO UN -- AOUT 2017 (Partie 4)

     

    « La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l’intervention constante de l’Etat ; elle s’en sert pour « régler » le salaire, c’est-à-dire pour le déprimer au niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. » « Le Capital, Livre I Chapitre XXVIII). Il en est de même de la bourgeoisie finissante au XXI° siècle : elle s’appuie sur l’Etat pour organiser la précarité des travailleurs, avec l’aide des syndicalistes jaunes.

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO UN -- AOUT 2017 (Partie 4)

     

    Il est nécessaire de faire juger par un tribunal populaire les hommes politiques, et en premier lieu, les présidents de la république, dont Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Incontestablement, il faut porter à leur actif : les morts de SDF, d’ouvriers par accident du travail, la misère généralisée, etc., en un mot, l’ensemble des préjudices subits par le peuple, en raison de leurs actions en faveur du 1 % de la bourgeoisie super riche. Et sans aucun doute, le châtiment à leur encontre sera de les porter en haut des bois, et de passer leur tête par la lucarne !

     

    Considérez la loi « travail » prônée, et bientôt adoptée par les « Républicains » bourgeois : elle vise à mettre à disposition de la classe capitaliste, sous prétexte de combattre le chômage de masse, l’ensemble de la classe ouvrière, mais de façon précarisée ! Là, encore, il s’agit d’appliquer le principe prôné par le grand écrivain Lu Xun, à savoir, ne pas avoir de fair-play à l’égard de ces crapules, et à ne pas hésiter à frapper le « chien » qui se noie ! Pensez aux traîtres à la classe ouvrière que sont les enfants d’ouvriers, qui ont rejoint, par intérêt personnel, les rangs du parti fasciste !

    Pour la plupart, ces nouveaux députés sont (où ont été eux-mêmes) des salariés. Par exemple la grand-mère du président de la république était institutrice. Il se peut que ses petits-enfants retournent dans la production ou le service. Il en est de même des députés. C’est dire que ce sont quelque part des idiots utiles du capitalisme, qui ne rendent de service, par leurs activités au profit de la bourgeoisie la plus riche, ni à eux-mêmes, ni à leurs descendants !

     

    Il s’agit bien de restaurer la dignité humaine. En effet, si le travailleur est actuellement dans les chaînes, il en est de même de la bourgeoise. A la différence près que les chaînes de la bourgeoisie sont dorées, donc en or, alors que celles de l’ouvrier sont de l’acier pur ! C’est sans doute paradoxal d’affirmer que Madame Liliane Betancourt porte de belles chaînes dorées. Mais à y regarder de plus près, cela est bien vrai :

    Donc, en se libérant de ses chaînes, l’ouvrier, comme l’a montré scientifiquement Karl Marx, libère l’ensemble de la société et rend à chacun la dignité !

    La question n’est pas tant d’aménager le statut de salarié, en augmentant, de bien peu, les miettes distribuées ; mais d’aller vers la suppression de l’esclavage salarié, notamment en restaurant la démocratie populaire dans les quartiers, mais aussi en introduisant la démocratie et les droits de l’homme dans l’entreprise, en brisant le pouvoir autocratique du patronat. Au lieu de cela les Républicains bourgeois en marche renforcent le pouvoir de la bourgeoisie !

    « Révolution » déclare Emmanuel Macron, Rendons aux mots leur valeur réelle ! La Révolution, c’est forcément donner le pouvoir politique à une classe en le prenant à une autre classe. Aussi il s’agit soit d’une révolution réactionnaire, qui aménage au mieux le pouvoir de la bourgeoisie (de façon fasciste, comme la Révolution nationale de Philippe Pétain et Pierre Laval) ou bien d’une révolution progressiste et prolétarienne, comme la Commune de Paris de 1871. A lire son ouvrage, Emmanuel Macron est indubitablement un valet au service de la grande bourgeoisie. Ce n’est sûrement pas mon président !

    Emmanuel Macron déclare vouloir faire la « Révolution », comme nombre de ses affidés, dont ceux qui ont trahi le parti pseudo socialiste. Or la révolution est un mouvement qui vient du bas, du peuple donc, et qui ne se décrète pas par en haut, par une élite bureaucratique. De même, en 1789, des aristocrates éclairés ont participé au mouvement révolutionnaire du tiers état, en ayant à l’esprit la transformation de l’ancien régime, de monarchie absolue en monarchie constitutionnelle. Ces premiers apprentis sorciers furent emportés les premiers par le mouvement authentiquement révolutionnaire, qui voulait, non pas aménager l’ancien régime, mais le détruire de fond en comble, pour le remplacer par une république bourgeoise. Par parallélisme des formes, il en va de même aujourd’hui : les macronistes lancent un mouvement qui les dépasse : les masses populaires ne veulent pas, ni réformer, ni moderniser, ni aménager, le système ancien, la république bourgeoise, mais le bouleverser de fond en comble (« renverser la boule »), c’est-à-dire le remplacer par un système nouveau, populaire, démocratique et socialiste. C’est pourquoi les macronistes, s’ils se mettent en travers du chemin, avec des mesures en faveurs des bourgeois privilégies, comme la « loi travail », vont être emportés par le mouvement comme des fétus de paille !

    « La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l’intervention constante de l’Etat ; elle s’en sert pour « régler » le salaire, c’est-à-dire pour le déprimer au niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. » « Le Capital, Livre I Chapitre XXVIII). Il en est de même de la bourgeoisie finissante au XXI° siècle : elle s’appuie sur l’Etat pour organiser la précarité des travailleurs, avec l’aide des syndicalistes jaunes.

     

    Il y a toujours eu une différence essentielle entre la propriété privée fondée sur le travail personnel, et la propriété privée fondée sur le travail d’autrui. Plus précisément sur le travail non payé aux travailleurs et accaparé par le s capitalistes. Le château d’Yves Gattaz en est le prototype : sa fortune considérable repose sur le travail exploité d’autrui. Est-ce un hasard si Emmanuel Macron et En Marche est au service de ces parons là ? Au lieu de consacrer la plus-value à l’investissement et à la création d’emplois (pour participer au moins un peu à la création du million d’emploi que ce monsieur avait honteusement promis – alors que la classe bourgeoise a touché 40 milliards d’euros de CICE à cet effet) Yves Gattaz a préféré extraire cette plus-value, travail escroqué et non payé, et l’affecter à des dépenses somptuaires ! Si la justice populaire s’appliquait, voilà un crime qui serait sévèrement puni ! 

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