• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- JANVIER 2018 Partie 6

     La fonction des parlementaires est fortement dégradée : ils représentent les intérêts des classes aisées et de ce que l’on appelle pudiquement la France qui réussit. Ils sont en divorce complet avec les habitants très majoritaires des campagnes et des banlieues. Mal élus, soumis aux diktats du pouvoir exécutif, drivés par les hauts fonctionnaires des ministères, nouveaux venus en politique, les parlementaires sont inaudibles. De plus, en limitant leurs mandats, en les cadrant un peu mieux au niveau de leurs ressources financières, et bientôt peut-être, en limitant leur nombre, les députés ne pèsent plus très lourds dans les diverses décisions publiques. Etant choisis par le président de la république et son entourage, par rapport aux habitants qu’ils sont censés représenter, ils ne subissent de la part de ceux-ci aucun contrôle.

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- JANVIER 2018 Partie 6

     

    Nota bene : Dans la Bible de Chouraqui, le terme hébreu, traditionnellement traduit par « heureux », est traduit par « en marche », tant dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien Testament. Cela donne par exemple pour les « Béatitudes »  (« En marche ! ») (Matthieu, chapitre 5, versets 3 à 12) :

    « En marche, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux !

    En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !

    En marche les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !

    En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés !

    En marche, les matriciels (qui dispenses la vie, miséricordieux) ! Oui, ils seront matriciés (ils obtiendront miséricorde) !

    En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohîms !

    En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohîms !

    En marche, les persécutés à cause de la justice ! Oui, le royaume des cieux est à eux !

    En marche, quand ils vous outragent et persécutent, en mentant vous accusant de tout crime, à cause de moi. »

    « En marche » traduit le terme hébreu de ashrei qui signifie « marcher droit sur la route qui mène vers Yahvé, élan sur une route sans obstacle ».

    Ainsi donc, volontairement ou non, -- mais il n’y a pas de hasard --, le mouvement et le parti du président Emmanuel Macron on choisit pour se désigner un terme biblique saturé de sens. En conséquence, les voilà mis au service des plus pauvres, des plus humbles et de la grande masse des travailleurs ! On ne peut qu’espérer que la réalité et l’avenir ne vont pas contredire de tels auspices ! Et que donc ce mouvement et ce parti soient, avec des mots hypocrites, en réalité au service des plus riches et des grands monopoles : gare au juste retour du karma !

    Comme ses prédécesseurs, le président Emmanuel Macron soit utiliser son pouvoir et les fonds publics pour utiliser la communication et diffuser dans les médias une image positive. Mais du point de vue pratique, quels sont les effets de ses actions jusqu’à ce jour ? Volontairement ou non, avec le concours des circonstances :

    -         La fonction de président de la république est fortement dégradée : il apparaît comme le chef de file des grands monopoles économiques, défendant les intérêts privés de la classe bourgeoise, à l’encontre des intérêts communs du peuple. L’image de « monarque républicain », aux côtés de la première favorite est pitoyable ! Cela rappelle la fin du règne de Louis XVI et de Marie Antoinette d’Autriche !

    -         La fonction des parlementaires est fortement dégradée : ils représentent les intérêts des classes aisées et de ce que l’on appelle pudiquement la France qui réussit. Ils sont en divorce complet avec les habitants très majoritaires des campagnes et des banlieues. Mal élus, soumis aux diktats du pouvoir exécutif, drivés par les hauts fonctionnaires des ministères, nouveaux venus en politique, les parlementaires sont inaudibles. De plus, en limitant leurs mandats, en les cadrant un peu mieux au niveau de leurs ressources financières, et bientôt peut-être, en limitant leur nombre, les députés ne pèsent plus très lourds dans les diverses décisions publiques. Etant choisis par le président de la république et son entourage, par rapport aux habitants qu’ils sont censés représenter, ils ne subissent de la part de ceux-ci aucun contrôle.

    -         La fonction d’élus est fortement dégradée : les territoires, laissés à l’abandon depuis des décennies, sont privés de toutes ressources : les élus locaux sont dénigrés par le dessus (pouvoir central) et par le dessous (les habitants). Suppression de recettes diverses (taxe d’habitation,…), leurs décisions comptent pour presque rien par rapport aux souhaits du pouvoir exécutif. Et ce n’est pas l’instauration d’une sixième république bourgeoise, prônée par le mouvement de la « France Insoumise » qui va changer la donne !

    -         Le président Emmanuel Macron a d’ores et déjà contribué à exacerber la contradiction principale antagonique entre la bourgeoisie et le prolétariat. En effet par la « loi travail », qui vise à précariser l’aristocratie ouvrière, il rejette au sein de la « plèbe » ceux qui auparavant soutenaient par intérêt la classe bourgeoise et constituaient une avancée de la bourgeoisie au sein de la classe bourgeoise : cadres des divers partis et syndicats,…. Jusqu’à ces dernières années dominait un modèle social, grâce aux ressources générées par le système économique lui-même, mais aussi par l’exploitation des pays dits en voie de développement. La crise économique actuelle, ainsi que les luttes des peuples des pays néo-coloniaux, ont tari ces ressources, et, avec Emmanuel Macron au gouvernement, la classe bourgeoise dominante met fin à ce système consensuel en attaquant les revenus des classes défavorisées et en accentuant l’exploitation capitaliste. Un facteur essentiel de cet ancien système est l’existence d’une catégorie nombreuses d’employés et d’ouvriers, qui disposaient de moyens d’existence améliorés (garantie de l’emploi, notamment pour les fonctionnaires et les ouvriers les plus qualifiés, etc.). C’est donc une nouvelle période révolutionnaire qui s’ouvre, avec des frontières plus marquées entre la classe bourgeoise et la classe ouvrière, ainsi qu’une aristocratie ouvrière, frappée de plein fouet, contrainte de rejoindre la grande masse du peuple.

    Depuis de nombreuses années, déjà, notamment depuis la mainmise du groupe Hersant sur les médias, le système de la presse et des médias mis en œuvre à l’issue de la seconde guerre mondiale, grâce notamment à la résistance, a été bouleversé : aujourd’hui, ce sont quelques groupes monopolistiques, que l’on peut compter sur les doigts d’une seule mains, qui ont mis la main sur la plupart (80 %) des moyens d’information, dont l’audio-visuel. C’est là un élément de diffusion de l’idéologie dominante, heureusement quelque peu limité par les nouveaux moyens d’information (Internet, Tweeter, etc.). C’est pourquoi le gouvernement d’Emmanuel Macron, sous prétexte de lutter contre les « fausses informations, aimerait légiférer à propos de ces derniers, pour en limiter la liberté d’expression.

    On peut légitimement se demander quelle est la légitimité des divers journalistes et commentateurs qui interviennent dans tous ces médias, avec la prétention de représenter le point de vue de la majorité de la population. Il y a aussi peu de légitimité qu’il y en a pou r la très grande majorité des hommes politiques qui estiment représenter le peuple !

     

     

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