• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- FEVRIER 2018 (Partie 8)

    CORAN Sourate 1 Al fâtiha (Prologue ou ouverture, 7 versets) :

    1 Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

    2 Louange à Allah, Seigneur de l’univers,

    3 Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

    4 Maître du Jour de la rétribution.

    5 C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

    6 Guide-nous dans le droit chemin,

    7 le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,

    non pas de ceux qui ont encouru Ta colère,

    ni des égarés.

    (Amine).

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- FEVRIER 2018 (Partie 8)

     

    ANNEXE 3: Les Psaumes.

     

    I)                 Les racines du Notre Père dans le Psautier :

    Les références aux divers psaumes, dans la construction du Notre Père sont nombreuses.

    Par exemples :

    Psaume 89, versets 27 et 28 :

    27 : Et voici comment il s’adressera à moi :

    « Tu es mon Père, tu es mon Dieu,

    le rocher où je trouve mon salut ».

    28 : Bien plus, je ferai de lui mon fils aîné,

    le plus grand des rois de la terre.

    Psaume 103, versets 8 à 12.

    Psaume 25, verset 11 :

    A cause de ton nom, Yahvé,

    Pardonne mes torts, car ils sont grands.

    Psaume 19, verset 13 :

    Mais qui s’avise de ses faux pas ?

    Purifie-moi du mal caché.

    On peut en déduire que Jésus était un lecteur assidu des psaumes, tout comme d’autres documents, comme le livre apocryphe d’Hénoch.

    Voir le Cahiers Evangile n° 71, page 46, « Le Notre Père, psaume par excellence » :

    Versets 1, 2 et 21 : la sanctification du nom : « Je bénirai ton nom à tout jamais » ;

    Versets 11 et 13 : la venue du Règne : « Ton règne est un règne de tous les temps » ;

    Versets 15 et 16 : le don du pain quotidien : « Les yeux sur toi, ils espèrent tous, et tu leur donnes la nourriture en temps voulu ; tu ouvres ta main et tu rassasies tous les vivants que tu aimes » ;

    Verset 14 : le soutien dans la tentation : « Le Seigneur est l’appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent ».

     

    II)            Le Psaume 32 « Tu as enlevé ma faute » :

    C’est un psaume de pénitence, attribué à David. Dieu est désigné par le nom « Yahvé ».

    Ce psaume comprend deux parties, qui se répondent :

    • Versets 1-7 : la demande du pécheur ;
    • Versets 8-11 : la réponse de Dieu.

    L’idée générale est que l’aveu libère du péché, péché de toute façon connu de Dieu.

    Les versets 1 sont cités dans l’épître aux Romains, chapitre 4, verset 6 à 8, avec le commentaire suivant : « Exactement comme David proclame heureux l’homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres ». Il s’agit de deux « Béatitudes » (« Heureux »).

    Le pécheur rend grâce : verset 5 : « confesser », proclamer publiquement. Cela pose la question suivante : dans le judaïsme, comme dans l’islam, il n’y a pas de médiateur, d’intercesseur, entre l’homme et Dieu (le prêtre). Mais les péchés sont confessés directement à Dieu.

    La conception du péché est développée dans l’Exode, 34, versets 6 et 7 : « Je suis un Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté. Je manifeste ma bonté jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les désobéissances et les fautes ; mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, j’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième et la quatrième génération. »

     

    III)        Idées à creuser :

     

    a) On peut faire un parallèle entre le Notre Père et la première sourate du Coran.

    CORAN Sourate 1 Al fâtiha (Prologue ou ouverture, 7 versets) :

    1 Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

    2 Louange à Allah, Seigneur de l’univers,

    3 Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

    4 Maître du Jour de la rétribution.

    5 C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

    6 Guide-nous dans le droit chemin,

    7 le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,

    non pas de ceux qui ont encouru Ta colère,

    ni des égarés.

    (Amine).

    Comme les psaumes, cette prière réunit les deux pôles : la gloire de Dieu et le bonheur humain.

     

    b) Quelle est la fonction de la prière ? Quand faut-il prier ?

    Ainsi, Jésus, pourtant fils de Dieu, et donc omniscient, omnipotent, … prie souvent dans les évangiles, et il est lui-même soumis à la tentation.

    On peut en déduire que la prière ne sert pas seulement pour remercier, ou demande des bienfaits. L’homme, composé de trois éléments, doit nourrir ceux-ci : le corps (soma), nourriture physique, l’âme (psyché), nourriture que sont la contemplation de la nature, la conversation l’amitié, … et l’esprit (pneuma), nourri par la prière. C’est un besoin, y compris pour Jésus incarné en homme.

    Quant prier ? « Maintenant et à l’heure de notre mort ».

     

    c) Quelle lecture peut-on faire des psaumes ?

    Chaque époque historique a sa propre lecture. En effet, le contexte varie. De plus il s’agit de traductions.

    Exemples : quels sens donner aux mots de conscience, de liberté, de prochain, d’enfer, d’individu, de personne, de communauté, de nation, de peuple, de prochain, de femme, de la nature, de la culture, etc. dix siècles avant notre ère, à l’époque de Jésus et aujourd’hui ?

    Egalement, les modalités de pratique de la religion ont changé : sacrifices (humains, d’animaux,…), divers rites et cérémonies, sacrements, rôle des prêtres, etc. Dans les psaumes, Dieu est imaginé comme un roi entouré de sa cour, dans un lieu précis (son Royaume), qui descend voir les hommes (le mont Sion, Sinaï, le sanctuaire, …). Ou bien Dieu est imaginé comme un berger, conduisant son troupeau (aspect et vision du monde d’une société pastorale).

    Avant notre ère, il s’agit de tributs pastorales, semi sédentaires, patriarcales. (Importance des rapines, razzias, butins. Justice : loi du talion. Le prochain, c’est le membre de la même tribu, les « autres » étant souvent des ennemis qu’il faut exterminer et réduire en esclavage. Absence d’un statut de la femme. ). Voir par exemple, dans les Cahiers Evangile n° 71, page 29, « Les psaumes, une prière masculine ? »Page 31, « Ces « ennemis » qui font problème », page 39, « Trop de violence ? ». Le fond culturel et social de la Bible est plus proche de celui du Coran (Cinq siècles les séparent), que de notre réalité culturelle et sociale (Vingt siècles nous séparent de Jésus, et quinze siècles de Mahomet).

     

    d) Universalisme et particulier :

    Importance de l’universalité de la spiritualité. Dieu est un, quel que soit le nom que l’on peut lui attribuer (Yahvé, Allah, etc.).

    Universalité de la « Règle d’or » : Matthieu, 7, 12 : « Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la loi et les Prophètes ».

    La religion est un phénomène temporel et humain.

    Ni Jésus, ni Mohamed n’ont voulu créer une religion nouvelle, mais souhaitaient un retour à la tradition originelle (Abraham).

     

    Annexe :

     

    El

     

    I

     

    « Frémissez, ne péchez plus », parle en ton cœur,

    Sur ta couche, fais silence. Tu as nourri

    Ton peuple d’un pain de larmes, larmes remplies

    A triple mesure. Ôte l’angoisse du cœur,

     

    Hors de mes tourments, tire-moi avec ardeur.

    Compte sur Yahvé ; habite la terre, agis

    Bien et vis tranquille. Moi, pécheur, j’ai dit

    « Rien jamais ne m’ébranle ! » dans mon bonheur.

     

    Yahvé, sur de fortes montagnes m’a fixé

    Ta faveur ; Tu Te caches, je suis bouleversé.

    Vers Toi, Yahvé, Amour, j’appelle, ô mon Dieu !

     

    Je demande pitié. Ecoute. Yahvé,

    Accorde pitié ! Sois mon secours, Yahvé !

    En une danse, pour moi, Tu as changé le deuil.

     

    II

     

    Tu dénoues mon sac et de joie Tu me ceignis.

    J’écoute. Que dit Dieu ? Toi ma lumière sainte,

    Mon salut, de qui aurais-je alors crainte ?

    Elle n’est pas jusqu’à la fin sa querelle subie

     

    Elle n’est pas toujours, sa rancune ennemie.

    Ma faute, je Te l’ai fait connaître maintes

    Fois. J’ai dit mon tort. Qu’est l’humaine étreinte

    Que Tu t’en souviennes, le fils d’Adam béni,

     

    Que Tu le veuilles visiter ? Juste Seigneur

    Que Tu es ! Droiture Tes jugements vengeurs.

    La crainte de Yahvé est pure, éternelle

     

    A jamais ; les jugements de Yahvé, le Roi,

    Sont vérité, équité. « Tranquille tiens-toi

    Et sache que Je Suis Celui Qui Est, Dieu, l’El ».

     

    Source : (Traduction : « Bible de Jérusalem »

    1 Ps IV, 5 page 59

    2 Ps LXXIX, 6 page 64

    3 Ps XXIV, 19 page 65

    4 Ps XXXVI, 3 page 78

    5 Ps XXIX 7 à 9 ; 11-12 page 103

    6 Ps LXXXIV, 9 page 120

    7 Ps XXVII, 1 page 136

    8 Ps CII, 9 page 158

    9 Ps XXXI, 5 page 164

    10 Ps VIII, 5 page 208

    11 Ps CXVIII, 137 page 257

    12 Ps XVIII, 10 page 257

    13 Ps XXXXVI, 11.

     

     

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