• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- FEVRIER 2018 (Partie 1)

    Première partie : Quelle politique extérieure ? 

    Les représentants de la classe bourgeoise se sont toujours réservés la direction des affaires étrangères de la France. Le peuple, depuis toujours, a été tenu à l’écart de toutes les décisions prises quant à la politique extérieure. D’ailleurs, ce qui distingue cette politique, c’est le secret. Du point de vue des principes, il y a une opposition catégorique entre ce qui anime la classe bourgeoise et ce qui anime la classe ouvrière. La classe bourgeoise conduit la politique intérieure en fonction de ses intérêts économiques et financiers. Il en résulte l’exploitation des pays en voie de développement, le colonialisme et le néocolonialisme. Cette exploitation a permis de dégager des ressources financières permettant à la fois de soutenir dans les pays exploités une bourgeoisie compradore, et en métropole, une couche de la classe ouvrière, l’aristocratie ouvrière, afin de maintenir les conditions du système capitaliste. Il en est résulté de nombreuses guerres impérialistes injustes menées par la France (dont l’Indochine et l’Algérie, hier, puis la Libye et Kadhafi, enfin l’Afghanistan, la Syrie et le Mali aujourd’hui). Ainsi, on peut dire que la classe ouvrière a toujours mobilisé le peuple, pour envoyer les membres de celui-ci dans les divers conflits : « Vos guerres, nos morts ». Ce sont des guerres injustes menées dans les intérêts de la classe bourgeoise, pour défendre et étendre les profits des capitalistes, ceci au détriment des victimes issues du peuple. Comme l’a déclaré Anatole France « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » (1922).

    Par contre, la classe ouvrière est animée par des valeurs internationalistes et humanistes, à la fois pacifiques, et de soutien des divers mouvements de libération nationale.

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SIX -- FEVRIER 2018 (Partie 1)

     

    Il est certain que la lutte pour le pouvoir et la dictature du prolétariat n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui. Il faut regarder la réalité en face telle qu’elle est. Les conditions subjectives ne sont pas réunies : le prolétariat ne dispose ni d’un parti communiste, avant-garde dans sa lutte de classe, capable d’élaborer un front uni de toutes les classes qui ont intérêt à un changement de société, à savoir la destruction du capitalisme et l’instauration du socialisme, ni d’un bras armé, une armée rouge, pour l’insurrection armée. Par contre, les conditions objectives sont largement réunies pour mettre à l’ordre du jour la révolution prolétarienne : depuis de nombreuses années, le capitalisme a atteint la forme pourrissante de l’impérialisme et du capitalisme monopoliste d’Etat, fusionnant l’Etat bourgeois et l’économie capitaliste.

    Dans la phase actuelle, il s’agit de remettre au cœur de la société, la lutte de classe. Toutes les valeurs de la classe ouvrière ont été dévoyées par le révisionnisme et le trotskisme, ainsi par la social-démocratie réformiste. C’est pourquoi, ce qui domine aujourd’hui, c’est un déblayage du terrain de tous les obstacles qui s’opposent à la prise de conscience de la mission historique du prolétariat : mener la lutte, en commençant par créer un parti communiste et des syndicats capables de mener la lutte classe contre classe.

    Voilà plus de soixante-dix ans que la bourgeoisie a su mener une politique de collaboration de classe avec la participation ardente des révisionnistes et des « jaunes » dans les syndicats. Toute une gamme de représentants de l’aristocratie ouvrière a su museler le prolétariat et le peuple, et à l’heure actuelle, ce verrou est en train de sauter à grande vitesse :

    -         Les partis traditionnels apparaissent tous comme les défenseurs des intérêts de la bourgeoisie, et sont pour ainsi dire, « démonétisés » ;

    -         Les syndicats n’ont quasi plus aucune voix au chapitre et livre leur dernier « chant de sirène », dans une dernière tentative, pour les plus traîtres aux intérêts de la classe ouvrière, en signant des deux mains tous les textes qui conduisent à précariser tous les travailleurs, depuis les cadres jusqu’aux smicards et jeunes ;

    -         ET SURTOUT, le macronisme triomphant met à bas l’édifice laborieusement construit auparavant qui avait conduit au « silence des agneaux » : l’aristocratie ouvrière est elle-même réduite à rien (200 000 pseudo délégués des travailleurs obligés de retourner à la production, suppression des privilèges accordés à la catégorie supérieure de la classe ouvrière, pour transformer celle-ci en allié de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière…), atteinte au pouvoir d’achat de toutes les catégories (retraités, agriculteurs, classe moyenne, etc.), remise en cause de la représentativité des homes politiques, dont les élus nationaux et locaux, en un mot, mise en œuvre de la mondialisation à outrance.

    En somme, c’est la bourgeoisie elle-même, non par choix, mais par obligation, afin de maintenir à niveau ses profits par rapport aux concurrents internationaux, qui est contrainte de pousser le peuple vers un appauvrissement généralisé et la paupérisation. Ce faisant, le macronisme contribue à remettre en selle la lutte des classes, dont prolétariat contre bourgeoisie.

    Cependant elle présente cette étape de remise à plat du capitalisme comme la fin du vieux monde, le monde du XX° siècle, et aussi la fin du « marxisme » : il s’agit bien de la fin d’un vieux monde, celui construit après guerre par la collusion entre bourgeoisie et révisionnistes, un monde qui avait déjà mis le marxisme-léninisme-maoïsme sous le boisseau ! Et donc la création d’un nouveau monde, celui de la mondialisation, de l’enrichissement à outrance de la bourgeoisie et de la paupérisation du peuple, et donc le monde de la remise à l’ordre du jour de la lutte de classe pour la révolution prolétarienne.

    Cependant, cette période est aussi à la fois, une tentative de la bourgeoisie de se renforcer et également de l’hypothèse, en cas d’échec du macronisme, d’un recours à la formule de dictature ouverte de la bourgeoisie elle-même, autre nom du fascisme. C’est donc dans l’urgence que la classe ouvrière doit se doter des outils dont elle a besoin : un parti communiste, un front populaire pour le pain, la liberté, la démocratie populaire et la paix, et une armée rouge.

    Au niveau international, la classe ouvrière doit retrouver les valeurs qui sont les siennes : l’internationalisme prolétarien, dans les conditions actuelles.

     

    INTENATIONALISME PROLETARIEN :

     

    Introduction :

    Avant de définir ce qu’est l’internationalisme prolétarien, il convient d’apporter des précisions concernant deux éléments relatifs aux conditions intérieures de la France d’aujourd’hui :

    • La conception des rapports entre l’entreprise et les travailleurs. L’idéologie dominante tend à associer les intérêts des entreprises, et surtout des grandes entreprises monopolistiques, avec les intérêts des travailleurs. L’argument avancé est que, si les entreprises fonctionnent bien (font un profit maximum), alors les intérêts des travailleurs sont également défendus. Ou bien : la bonne santé des entreprises est l’élément déterminant qui permet de donner du travail aux ouvriers et d’améliorer leur pouvoir d’achat. C’est là une négation de la lutte des classes, et une culture de la collaboration des classes auxquelles ont largement contribué les divers représentants des syndicats. La réalité est que, dans le système capitaliste, les intérêts entre les patrons des entreprises et les ouvriers sont antagoniques, et les revenus du capital et du travail s’opposent dans le cadre d’une guerre économique. Il en sera différemment dans le cadre d’un système socialiste, lorsque les moyens de production seront appropriés par les travailleurs. En régime capitaliste, l’ouvrier n’a aucun droit à la participation des entreprises : c’est ce que l’on peut appeler un esclave salarié.
    • La fonction des élus politiques dans le cadre de la république bourgeoise. Ces élus sont présentés comme les représentants des intérêts du peuple. Une fois élus, ils accaparent tout le pouvoir politique à leur profit, sans rendre de compte à leurs mandants. En particulier, les maires des communes, notable local, sont présentés comme proche des habitants, toujours à l’écoute des habitants et défendant les intérêts de ceux-ci. L’idéologie dominante présente la démocratie représentative comme le nec plus ultra de la démocratie. Mais en fait, une fois élu, la majorité des habitants ne sont plus considérés comme des citoyens participant à la gestion de la vie publique : ils deviennent alors une sorte des « incapables », assistés et dépendants, n’ayant plus aucun droit quant à la gestion de leur vie personnelle : ils sont complètement aliénés. Par contre les élus représentent les intérêts de la classe bourgeoise, dont ils sont les simples exécutants. Il y a donc une contradiction antagonique entre les élus et l’immense majorité du peuple. Les sénateurs et députés, élus nationaux, sont de bons gros bourgeois, dont l’archétype est Gérard Larcher, qui, cumulard, parmi ses nombreux mandats, est maire de 1983 à 2014, et sénateur de 1986 à aujourd’hui, ministre, etc. etc.

    Jean Luc Mélenchon et ses affidés prônent la réunion d’une assemblée nationale constituante et l’instauration d’une sixième république. Que faut-il penser de ces formules ? Il s’agit là, consciemment ou non, d’une façon d’éluder la question centrale du pouvoir, et en fin de compte de maintenir la bourgeoisie au pouvoir, en préservant l’Etat Bourgeois. En effet, qui va organiser les élections ? Quels seront les candidats ? Quel sera le pouvoir réel de cette assemblée nationale ? A toutes ces questions, les « Insoumis » se gardent bien de donner une réponse claire. Incontestablement, la réponse est : c’est le vieil Etat, l’Etat bourgeois, avec son armée, sa police, ses fonctionnaires, qui sera à la manœuvre pour organiser tout cela. Car la question préalable, c’est bien celle du pouvoir. Avant d’organiser quelques élections que ce soit, la classe ouvrière doit d’abord prendre tout le pouvoir, politique et économique, ceci de manière violente, en utilisant l’insurrection armée (le peuple en armes), afin de détruire l’ancien Etat de fond en comble. Dans le cas contraire, il s’agit bien de « crétinisme parlementaire » : c’est l’illusion que la bourgeoisie va, de façon pacifique, autoriser la classe ouvrière à mettre en œuvre la démocratie populaire !

    En conséquence, tenant compte de ces éléments, la politique internationale de la France est bien évidemment la politique de la seule classe bourgeoise.

    C’est dire qu’au nom de la France, les décisions prises quant à la politique internationale, ne défendent que les intérêts des grands monopoles. Comme le disait Anatole France, les soldats croient mourir pour la défense de la patrie, alors qu’ils ne sont tués que pour améliorer les profits des grands groupes économiques.

     

    Première partie : Quelle politique extérieure ?  

    Les représentants de la classe bourgeoise se sont toujours réservés la direction des affaires étrangères de la France. Le peuple, depuis toujours, a été tenu à l’écart de toutes les décisions prises quant à la politique extérieure. D’ailleurs, ce qui distingue cette politique, c’est le secret. Du point de vue des principes, il y a une opposition catégorique entre ce qui anime la classe bourgeoise et ce qui anime la classe ouvrière. La classe bourgeoise conduit la politique intérieure en fonction de ses intérêts économiques et financiers. Il en résulte l’exploitation des pays en voie de développement, le colonialisme et le néocolonialisme. Cette exploitation a permis de dégager des ressources financières permettant à la fois de soutenir dans les pays exploités une bourgeoisie compradore, et en métropole, une couche de la classe ouvrière, l’aristocratie ouvrière, afin de maintenir les conditions du système capitaliste. Il en est résulté de nombreuses guerres impérialistes injustes menées par la France (dont l’Indochine et l’Algérie, hier, puis la Libye et Kadhafi, enfin l’Afghanistan, la Syrie et le Mali aujourd’hui). Ainsi, on peut dire que la classe ouvrière a toujours mobilisé le peuple, pour envoyer les membres de celui-ci dans les divers conflits : « Vos guerres, nos morts ». Ce sont des guerres injustes menées dans les intérêts de la classe bourgeoise, pour défendre et étendre les profits des capitalistes, ceci au détriment des victimes issues du peuple. Comme l’a déclaré Anatole France « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » (1922).

    Par contre, la classe ouvrière est animée par des valeurs internationalistes et humanistes, à la fois pacifiques, et de soutien des divers mouvements de libération nationale.

     

     

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