• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 6) PREMIER CAHIER DE DOLEANCE QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

    Ainsi, partout où il y a une décision importante à prendre, une mesure politique, économique, sociale, culturelle, il y a la marque de la bourgeoisie.

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 6)

     

    PREMIER CAHIER DE DOLEANCE

     

    QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

     

    Il devient évident que seule la remise de tous les pouvoirs au Peuple, et à lui seul (pouvoirs économique, politique et culturel) peut clôturer une telle époque d’obscurantisme, et de retour à la barbarie.

    Jusqu’à ce résultat (la révolution et l’instauration d’un système nouveau, socialiste, où seuls le Peuple présente des candidats aux élections, candidats ayant un mandat impératif, candidats qui ne sont pas plus rémunérés qu’un ouvrier, mandats qui font l’objet d’un bilan périodique et réel, candidats qui peuvent être démis de leurs fonction par le Peuple), la participation du Peuple aux élections bourgeoises n’a pour objet que de compter les forces populaires, et ceci sous la direction d’un parti communiste authentique.

    Regardez de près, ce que signifie véritablement aujourd’hui, la participation du Peuple, à la vie politique, que ce soit au niveau national, ou local ; de la cité. Cette participation se caractérise par :

    n      Seuls font de la politique, réellement, les « représentants » soi-disant « élus » du Peuple. Les autres citoyens sont passifs. « Ce sont des veaux » disait un grand représentant de la bourgeoisie, de Gaulle.

    n      Pour les autres membres de la société, c’est de la politique « spectacle » : ils se contentent de regarder les débats politiques et de société, concernant leur vie quotidienne, à la télévision (média aux mains de la classe dirigeante, et donc manipulée à souhait), et participent, en tant que spectateurs, à des meetings, etc. Mais ils ne gèrent rien, et participent encore moins à la gestion des entreprises.

    En conséquence, les hommes politiques (souvent démagogues, qui ne font jamais ce qu’ils disent – une politique au service du Peuple et du Peuple seul – et font ce qu’ils se gardent bien de dire – une politique au service de la bourgeoisie et de la bourgeoisie seule), deviennent, pour le Peuple, tout à fait inaudibles et incompréhensibles, de même que tous les journalistes qui officient dans les médias « officiels », qui ne sont que les porte-paroles des idéologues bourgeois.

    Si l’on ajoute à cela la contradiction objective entre une infrastructure économique, de plus en plus socialisée, et une politique, en superstructure, qui demeure bourgeoise et individualisée, il en résulte des hommes politiques bourgeois de plus en plus impuissants. Ils ont beau parler, mettre en œuvre les meilleurs cabinets de communication, pour tenter de valoriser des mesures inadaptées, multiplier les audits, plus rien ne percute. Dans la réalité, qui échappe aux hommes politiques, coupés du peuple, enfermés dans la ouate bourgeoise, tout va à vau-l’eau, et se détraque immanquablement. Et ainsi, la contradiction entre l’infrastructure, déjà socialiste et collectiviste, et la superstructure, que l’on cherche de force à maintenir capitaliste (maintenue à toute force, avec entêtement, dans un état arriéré), s’approfondit démesurément. C’est comme empêcher l’accouchement à toute force d’un monde nouveau, vouloir faire entrer de force dans le ventre de l’ancienne société, le monde destiné à naître.

    La seule façon de résoudre cette contradiction, c’est la révolution prolétarienne, c’est-à-dire que le Peuple s’empare avec force et violence, de sa souveraineté – car seul légitime, avec ou sans élections – et gère lui-même l’ensemble de la société, entreprise, cités et nation. Seules les valeurs populaires sont à même de répondre aux nouveaux impératifs de gestion.

    Et que l’on ne s’y trompe pas : il en est de même au niveau des villes, grandes et petites, des cités et des quartiers.

     

    CHAPITRE DEUX : DANS L’ORDRE POLITIQUE ET DANS L’ORDRE ECONOMIQUE, LE PEUPLE N’EST RIEN.

     

    Depuis qu’elle a pris la société en main, après des luttes acharnées à la fois contre la noblesse féodale et aussi contre les velléités d’émancipation populaire, la classe bourgeoise, même si elle se garde bien d’en parler publiquement, n’a jamais perdu de vue les richesses économiques qui résultent de sa domination sans exclusive et sans partage, sur les moyens de production. De bric et de broc, au cours de ces luttes, elle a mis en place divers appareils de domination, qui forment l’Etat bourgeois, la république bourgeoise – dont il y a eu, en France, cinq républiques, certains rêvant de l’instauration d’une sixième république, capable de résoudre les principales contradictions –et la « démocratie » bourgeoise. Ces appareils de domination sont multiples : bien évidemment, l’armée et la police, les diverses administrations, les juges, mais aussi l’éducation, les médias, la religion sous divers aspects, la politique extérieure, les partis politiques, les syndicats corporatistes, etc.

    Ainsi, partout où il y a une décision importante à prendre, une mesure politique, économique, sociale, culturelle, il y a la marque de la bourgeoisie.

     

     

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