• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 5) PREMIER CAHIER DE DOLEANCE QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

    En un mot, la « démocratie » dite « participative », qui se concrétise par des élections à tous les niveaux (dans les entreprises, dans les syndicats, etc., mais surtout dans les divers niveaux administratifs, depuis l’Etat, avec les élections présidentielles, et parlementaires, etc. jusqu’au niveau de la plus petite commune) ne vise pas à donner TOUT le pouvoir au Peuple (ou à l’expression de la majorité des votants de celui-ci, lors des élections) mais à prendre TOUT le pouvoir au Peuple,et à le transférer et le maintenir au service d’une petite caste, la grande bourgeoisie des monopoles et des finances. Malgré toutes les manœuvres frauduleuses, il est important que lors des élections bourgeoises, un jury populaire fiable, témoin et juge de la régularité des élections, soit présent dans chaque bureau de vote !

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 5)

     

    PREMIER CAHIER DE DOLEANCE

     

    QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

     

    Que signifie la notion de « représentation », notamment dans le cade de la « démocratie » dite représentative, en régime bourgeois ?

    On ne peut que constater que la gestion des entreprises est le domaine réservé du patronat, donc de la classe bourgeoise (surtout grande, mais aussi moyenne et petite bourgeoisie), qui, pour mieux encadrer les travailleurs et les ouvriers, a su mettre en place toute une couche de syndicalistes « jaunes », collaborateurs de classe, soumis aux diktats du patronat.

    Il n’y a de cesse que les petits aménagements et arrangements obtenus par les luttes ouvrières, pour participer à la gestion des entreprises, ne soient repris et remis en cause par le patronat. Il n’est que de considérer le peu de succès qu’a obtenu le concept gaulliste de « participation » des travailleurs aux fruits de la croissance dans les entreprises, notamment auprès de la catégorie des grands patrons. Alors que la richesse s’est amplement développée, depuis 1945, il y a, aujourd’hui, en France, de plus en plus de travailleurs pauvres, certains étant obligés de vivre dans leur voiture, ou dans la rue ! Paradoxalement, le Peuple, créateur de toutes les richesses sociales, est tenu à l’écart de la jouissance de ces richesses.

    En dehors du secteur privé de l’industrie, il en est de même dans les entreprises du secteur public : Quelle est la participation des enseignants à la gestion de l’école, du lycée, de l’université ? Quelle est la participation des agents de santé à la gestion des hôpitaux ? Quelle est la participation des policiers à la gestion de la sécurité, ou des militaires à la gestion de leur corporation ? Ceci malgré la participation, à de nombreuses reprises, d’ »élus » se prétendant « socialistes », héritiers de Jaurès et Blum : la définition de base du socialisme, c’est bien la création de comité de gestion dans tous les secteurs, non ?

    Qu’appelle-t-on « faire de la politique », ainsi que « participer à la vie citoyenne », dans le monde d’aujourd’hui, en France ? Pour le Peuple, cela est réduit à la portion congrue, et même à rien, avec la complicité, active et passive, de tous les « élus » de la république bourgeoise, de la base (maires) au sommet de l’Etat bourgeois (président et parlementaires). Les représentants de la bourgeoise, soi-disant représentants également le Peuple, font bien de la politique, et sont même « propriétaires » de tous les mandats où on fait de la politique, en tant que classe sociale, mais la politique qu’ils font n’est qu’au service de la bourgeoisie et contre le Peuple.

    Et dans les faits – ce qui est vécu par le Peuple, et non ce qui est faussement théorisé par les idéologues de la bourgeoise – le Peuple se contente d’être spectateur et non acteur de cette « politique ».

    En un mot, la « démocratie » dite « participative », qui se concrétise par des élections à tous les niveaux (dans les entreprises, dans les syndicats, etc., mais surtout dans les divers niveaux administratifs, depuis l’Etat, avec les élections présidentielles, et parlementaires, etc. jusqu’au niveau de la plus petite commune) ne vise pas à donner TOUT le pouvoir au Peuple (ou à l’expression de la majorité des votants de celui-ci, lors des élections) mais à prendre TOUT le pouvoir au Peuple,et à le transférer et le maintenir au service d’une petite caste, la grande bourgeoisie des monopoles et des finances. Malgré toutes les manœuvres frauduleuses, il est important que lors des élections bourgeoises, un jury populaire fiable, témoin et juge de la régularité des élections, soit présent dans chaque bureau de vote !

    Montesquieu l’avait déjà dit : Le Peuple (mineur incapable), incapable de gouverner par lui-même, est dessaisi de toutes ses prérogatives de souveraineté, par les élections. Pour ce faire, il suffit, soit de désigner des candidats membres de la classe dirigeante, soit des candidats inféodés à cette classe dirigeante.

    La révolution de 1789 n’a fait que transférer le pouvoir des nobles et du haut clergé, très minoritaires dans la société féodale, à la « pointe » ou à l’avant-garde du Tiers-état, à savoir la nouvelle classe bourgeoise, déjà titulaire de tous le pouvoir économique, mais également minoritaire dans la nouvelle classe capitaliste, qui perdure jusqu’à ce jour.

    Rousseau a également analysé cela dans son ouvrage, le « Contrat social ». selon lui, la souveraineté populaire ne saurait se déléguer à quiconque : elle n’appartient qu’au peuple, qui peut s’en saisir à tout moment, pour l’exercer lui-même directement, en démettant les représentants, ou délégués, qui ont failli, et trahi la volonté populaire.

    La légitimité et la souveraineté appartiennent au Peuple, et au Peuple seul, y compris entre deux échéances électorales. Quand la classe dirigeante bafoue les engagements qu’elle a pris lors d’élections, le Peuple n’a jamais hésité à se manifester, par le passé, sur la scène de l’Histoire (1789-1792, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, etc.).

    Si l’on étudie l’Histoire, le constat est :

    n      Dans certains cas, une classe dominante est remplacée par une autre classe dominante. Ainsi, en 1789, l’aristocratie, qui a fait son temps, est remplacée par la bourgeoisie, plus moderne.

    n      Dans d’autres cas, les classes populaires parviennent à s’emparer du pouvoir, et à gérer les affaires en lieu et place de la bourgeoisie, devenue égoïste et incapable. C’est le cas de la Commune de Paris, en 1871 ; ou bien la dictature du prolétariat en URSS, de 1917 à 1953. ou encore, la dictature du prolétariat en Chine populaire de 1949 à 1976.

    Ainsi, depuis les années 1980, la bourgeoisie française, minoritaire dans le pays, est devenue incapable de gérer les bien communs : la nourriture est empoisonnée, et source de maladies, du fait des pesticides, glysophates, etc. ; l’eau et l’air sont pollués ; elle présente une incapacité à donner un véritable travail, convenablement rémunéré, à plus de cinq millions de personnes ; elle est la cause d’une dette abyssale et irrationnelle ; les violences urbaines, la sécurité et le terrorisme ne sont pas maîtrisés ; les logements indignes sont nombreux, ainsi que les SDF ; des guerres impériales sont menées en Afrique et en Asie, générant de nombreux mouvements migratoires ; la justice bourgeoise, non équitable pour le Peuple, multiple les déviations de toutes sortes : évasions fiscales, disparues de l’Yonne, affaires non résolues (Boulin, de Broglie, etc.) ; blocage des institutions, et favoritisme, comme l’affaire Benalla ; démocratie dite représentative de plus en plus obsolète ; etc.

    Selon Rousseau, (et il prend l’exemple le plus avancé de son temps, au niveau politique, l’Angleterre du XVIII° siècle), un peuple est « libre » pendant la durée des élections : il choisit alors son maître, entre diverses solutions présentées par la classe dominante. Une fois que le Peuple a choisi, et donné une majorité à une fraction de la classe dirigeant du moment, il retourne à l’esclavage, et remet les chaînes d’esclaves.

    C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui : le Peuple est sommé de choisir entre diverses fractions rivales de représentants de la classe bourgeoise, sur un panel qui va de l’extrême droite à l’extrême gauche. Une fois choisi la caste qui va gérer les affaires communes des capitaliste, le Peuple n’a plus aucune voix au chapitre : il retourne dans le néant de sa vie politique (néant complété par le néant au niveau économique et culturel).

    Bien évidemment, d’une élection à l’autre, la caste dirigeante, véritable comité de gestion des affaires et des intérêts de la classe bourgeoise (ayant obtenu, par les élections, le « blanc-seing » populaire), prétend gérer les affaires au nom de l’intérêt général de toute la société. Mais jamais, ou très rarement, elle ne fait un bilan de son activité réelle, au service toujours des plus riches et des grands privilégiés. Jamais aucun élu n’est démis de ses fonctions pour avoir parjuré les bonnes intentions présentées, lors de la campagne électorale, aux suffrages des électeurs.

     

     

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