• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 4) PREMIER CAHIER DE DOLEANCE QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

    Du côté de la classe bourgeoise, il y a une classe politique corrompue, qui ne dit jamais la vérité, mais qui déguise celle-ci de mille apprêts, afin de tromper son monde. Il faut, très vite, interdire à cette classe politique corrompue, l’accès aux fonctions publiques et aux mandats électifs, comme cela a été fait, lors de la grande révolution bourgeoise de 1789, en interdisant aux députés de la première assemblée nationale de se représenter au scrutin de la seconde assemblée. Comment peut-on laisser à une classe politique, qui comprend de nombreux corrompus, jamais vraiment condamnés par la justice bourgeoise (comme DSK, Pasqua, Balkany, etc.), et qui, dans son ensemble, a failli dans ses diverses misions, la possibilité de se présenter ou se représenter à des mandats qui lui servent à s’enrichir individuellement et qu’elle ne met jamais au service du Peuple ?

     

     

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO SEPT – 17 NOVEMBRE 2018 (Partie 4)

     

    PREMIER CAHIER DE DOLEANCE

     

    QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ?

     

    Seconde question : Pourquoi la métamorphose (résolution de la contradiction Travail-Capital, ou infrastructure-superstructure) ou : De RIEN, le Peuple devient TOUT, et de TOUT, la classe bourgeoise est réduite à RIEN, ne s’est-elle pas produite ?

    Les causes sont

    Du point de vue des causes subjectives, on peut en pointer au moins trois :

    n      Un parti pseudo-communiste (le Parti « communiste » français), qui, à partir de 1953, n’a jamais rien fait pour placer le Peuple en situation d’accéder à tous les pouvoirs, de 1954 à nos jours. Chaque fois qu’un mouvement social a pris de l’importance, le P »C »F et la CGT étaient là pour aider à éteindre l’incendie (1968, etc.). Il faut bien étudier le passé, pour éviter la répétition de celui-ci, et préparer l’avenir. Le passé du P »C »F doit être connu, pour ne pas le reproduire. Pourquoi la classe ouvrière se détourne-t-elle de ce parti, et rejoint même parfois le fascisme (comme c’est le cas dans le Nord-Pas-de-Calais) ? C’est un petit-fils d’un mineur communiste, militant exemplaire qui a combattu contre le fascisme, qui est devenu maire de Hénin-Beaumont, et bras droit de Marine Le Pen, et un cadre important de l’ancien P »C »F du Pas-de-Calais, qui est de venu un député du Front National, aujourd’hui Rassemblement National ! Que de reniements, et ce ne sont pas les seuls !

    Il convient également de bien étudier l’histoire de l’URSS, devenue la Russie des oligarques, après le coup d’Etat de Khrouchtchev, à la mort de Staline, ainsi que l’histoire de la Chine populaire, devenus une superpuissance fasciste, à la mort de Mao Tsé-toung en 1976 et le coup d’Etat de Deng Xiaoping.

    n      Des syndicats ouvriers et des travailleurs, largement intégrés dans le système bourgeois, acquis depuis toujours, majoritairement, aux théories de l’anarcho-syndicalisme, et qui refusent obstinément de poser les vraies questions politiques et économiques du prolétariat et des travailleurs, qui valent seules une lutte de classe intransigeante : la question du pouvoir dans l’entreprise. Les diverses affaires de corruption qui émaillent les actualités nationales, quant aux mœurs dépravées réelles des dirigeants de ces divers syndicats dits représentatifs, confirment ce diagnostic, s’il en était besoin. Les exemples ne manquent pas : depuis la trahison de la « tsarine » de la CFDT, jusqu’aux divers scandales de vols financiers, ou de fichiers mafieux, à la CGT ou à FO … etc.

    n      Des « élus », qui parfois, se disent ou se veulent révolutionnaires, comme ceux de la « France Insoumise » aujourd’hui, mais qui demeurent dans la logique du système capitaliste. Ce sont sans doute ces « élus »-là qu’il faudra, très vite, de suite, en fonction de la marche du mouvement révolutionnaire, mettre de côté, afin que la révolution prolétarienne puisse aller le plus loin possible (jusqu’au bout) de sa logique.

    Du côté de la classe bourgeoise, il y a une classe politique corrompue, qui ne dit jamais la vérité, mais qui déguise celle-ci de mille apprêts, afin de tromper son monde. Il faut, très vite, interdire à cette classe politique corrompue, l’accès aux fonctions publiques et aux mandats électifs, comme cela a été fait, lors de la grande révolution bourgeoise de 1789, en interdisant aux députés de la première assemblée nationale de se représenter au scrutin de la seconde assemblée. Comment peut-on laisser à une classe politique, qui comprend de nombreux corrompus, jamais vraiment condamnés par la justice bourgeoise (comme DSK, Pasqua, Balkany, etc.), et qui, dans son ensemble, a failli dans ses diverses misions, la possibilité de se présenter ou se représenter à des mandats qui lui servent à s’enrichir individuellement et qu’elle ne met jamais au service du Peuple ?

     

    ANNEXE :

    Les révisionnistes modernes ont, notamment, attaqué la notion de la juste violence que le Peuple oppose à la violence injuste exercée par la bourgeoisie sur le Peuple. Les révisionnistes modernes sont des partisans de la paix, et du pacifisme, bêlant, mais comme l’a déclaré l’ Abbé Pierre, dans les années 1950 : « Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vide et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, et une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix, qu’est-ce que je dois crier à ceux-là ? Les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c’est vous ! ».

    Pour plus de développement sur la violence révolutionnaire, voir la brochure « La dictature du prolétariat » sur le Blog de Pierre Quader, dont voici un extrait :

    « 

    1)                  LA REVOLUTION VIOLENTE

     

    « La nécessité d’inculquer systématiquement aux masses cette idée – et précisément celle-là – de la révolution violente est à la base de toute la doctrine de Marx et Engels. » (201)

    L’Etat, cet appareil bureaucratique, économique, policier, militaire, ne peut pas être transféré tel quel, sans changement d’une classe dominante à une autre classe dominante. Il est nécessaire de le briser pour en construire un autre, approprié à de nouvelles fonctions. Le prolétariat ne saurait prendre le pouvoir en détournant l’Etat bourgeois de son cours normal : il doit le casser pour se doter lui-même de l’outil politique dont il a besoin, adapté à ses propres besoins.

    « Qu’est-ce en effet que la révolution du point de vue marxiste ? C’est la démolition par la violence d’une superstructure politique surannée dont la non-correspondance aux nouveaux rapports de production a, à un certain moment, amené la faillite. » (202)

    D’une façon ou d’une autre, le prolétariat organisé en parti, devra arracher les privilèges de la bourgeoisie : la lutte des deux classes est une guerre civile larvée qui peut devenir une guerre civile ouverte. Le prolétariat oppose à l’Etat bourgeois, violence réactionnaire organisée à l’égard du peuple, la violence révolutionnaire organisée de son parti. La violence ne s’exerce pas essentiellement contre des « individus » particuliers et indifférenciés. C’est une violence de classe qui s’exerce à l’égard d’une classe, non d’individus particuliers. La lutte de classe n’a rien à voir avec la « lutte pour la vie », notion confuse qu’ont avancé de pseudo savants tel Malthus. La violence n’est pas au-dessus des classes ; lorsqu’elle s’exerce contre la bourgeoisie, il s’agit de la violence révolutionnaire, lorsqu’elle s’exerce contre le prolétariat et les travailleurs en général, il s’agit de la violence réactionnaire.

    Le révisionnisme moderne, soit se déclare hostile au « culte de la violence », et prêt à « rechercher les solutions par la voie normale et constructive de la négociation », soit se donne des apparences dures, s’empare des justes mots d’ordre de la classe ouvrière, ressentis par la base, et les vide de leur contenu de classe prolétarien, en y mettant le contenu bourgeois du révisionnisme, allant parfois même jusqu’à ne pas nécessairement respecter la légalité bourgeoise (grève avec occupation). Mais les révisionnistes modernes ne peuvent ni encourager, ni soutenir un mouvement révolutionnaire des masses (comme mai 1968). Peu importe les différentes formes que revêtent les « luttes » des révisionnistes, leur contenu est le même : ils veulent être de meilleurs défenseurs du capitalisme que les capitalistes eux-mêmes. En fait, ils prêchent la « paix sociale » et la « collaboration de classe ». Pour les révisionnistes, la guerre entre le camp socialiste et le camp impérialiste n’est plus inévitable ; la rivalité est uniquement une compétition économique et il peut y avoir « coexistence pacifique ». Ils déclarent ceci, alors que Lénine a démontré que l’essence de l’impérialisme est « la rivalité de plusieurs grandes puissances tendant à l’hégémonie », que par sa nature agressive et oppressive, l’impérialisme est fauteur de guerre, que le seul moyen de débarrasser la surface du globe de la guerre, c’est de faire la « guerre à la guerre », c’est-à-dire de détruire l’impérialisme, de répondre par une guerre juste à une guerre injuste, par une guerre révolutionnaire à une guerre d’oppression impérialiste. De plus, les révisionnistes soutiennent que le « passage pacifique » est possible dans de nombreux pays capitalistes, notamment la France : « Aujourd’hui, disent-ils, les conditions ont changé », « nous ne sommes plus en 1917 ». Les révisionnistes, pour apporter de l’eau à leur moulin, s’appuient sur le fait que Marx a pensé, en 1870, à la possibilité d’une révolution « pacifique » en Angleterre et en Amérique. Lénine a expliqué dans La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky les raisons de cette position : à savoir l’absence du militarisme et de la bureaucratie dans ces pays en 1870. De nos jours, aucun pays capitaliste ne connaît cette situation, et de mémoire d’hommes on n’a jamais vu une classe dominante mettre aux mains du peuple les moyens de production sans qu’on les lui ait arraché de force par la violence révolutionnaire.

    Le prolétariat révolutionnaire n’exclut pas a priori une voie différente de passage du capitalisme au socialisme, mais il démontre par l’expérience que le passage pacifique, vu les conditions actuelles, est impossible. Aussi vouloir exclure du plan théorique et pratique tout recours à la violence révolutionnaire c’est se livrer pieds et poings liés à la dictature de la bourgeoisie. Au temps de Marx et Engels – du capitalisme libéral – la règle de la violence révolutionnaire comptait encore, à la rigueur, quelques rares exceptions. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis n’avaient mis en place qu’un appareil de bureaucratie relativement faible. Leur prospérité économique, leur histoire politique, le rôle particulier joué par la marine dans la défense du territoire anglais et par les milices dans la défense du territoire des U.S.A., limitaient étroitement le développement du militarisme. Il était encore possible d’imaginer qu’une bourgeoisie anglo-saxonne se laisse surprendre par le prolétariat et que l’Etat lui échappe sans guerre civile. Au contraire, sur le continent européen, la nécessité pour la classe dominante de s’organiser contre la concurrence d’un capitalisme britannique plus ancien et la persistance de certaines institutions héritées de l’ancien régime avaient rendu nécessaire l’existence d’un pouvoir politique fort, efficace, et centralisé. Mais le passage du capitalisme libéral au capitalisme des trusts, puis au capitalisme moderne, où l’Etat joue un rôle économique considérable, a entraîné la généralisation de la bureaucratisation à travers les pays anglo-saxons comme à travers les autres pays industrialisés. En outre l’armée permanente s’est massivement développée au cours des expéditions coloniales et des guerres impérialistes mondiales. La marine ne suffit plus à personne et les milices de type « américain blanc » non plus.

    L’idée même que cette énorme machine de répression et d’exploitation, sans laquelle le système capitaliste ne peut pas fonctionner un seul jour, tombe par surprise entre les mains du prolétariat, est absurde. L’appareil d’Etat est désormais plus qu’une simple excroissance de la société, plus qu’un ensemble d’institutions qui se placent au-dessus des hommes vivants. Il est toujours cela, et il est, de plus en plus, inséparable de chacune des activités patronales.

    « La révolution prolétarienne est impossible sans la destruction violente de la machine d’Etat bourgeoise et son remplacement par une nouvelle qui, selon Engels, « n’est plus un Etat au sens propre du mot ». » (203) »

     

     

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