• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 5)

    Il est intéressant de reprendre à la lumière de cette analyse l’étude de ce qui s’est passé lors des cinquante dernières années : la lutte de mai 1968, puis peu à peu, la transformation de la petite-bourgeoisie, de réserve du mouvement révolutionnaire, en réserve du mouvement réactionnaire et bourgeois : les figures symptomatiques de cette métamorphose ont été,en particulier, Daniel Cohn-Bendit, qui est passé d’anarchiste » à un représentant distingué du libéralisme européen et macronien, ou bien les divers « penseurs » dits « nouveaux philosophes ». Il s’agit aujourd’hui, du fait d’une nouvelle avancée de l’impérialisme agonisant, et grâce à l’ »aide » bien involontaire, il est vrai, d’Emmanuel Macron, d’opérer une métamorphose inverse, et de transformer la petite-bourgeoisie, grugée par le capital financier, dépossédée, paupérisée, de réserve de la bourgeoisie, en réserve de la classe ouvrière, pour mener à bien la révolution prolétarienne !

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 5)

     

    La république bourgeoise, le mandat représentatif, les élections organisées dans le cadre de l’Etat bourgeois, ce ne sont pas là le nec plus ultra de la démocratie. La démocratie populaire peut innover et créer des formes plus développées de démocratie réelle (égalité et fraternité), comme les comités. De plus en plus courante, on entend la réflexion qu’en France, nous ne sommes plus en régime démocratique, mais la « démocratie est devenue un faux nez, une illusion, qui masque la dictature du capital financier.

    Les cortèges de manifestation, ce n’est plus, non plus, le nec plus ultra de la revendication et de la lutte contre le système capitaliste. Sans doute, la nouvelle période qui s’ouvre, avec « l’ère Emmanuel Macron » va mettre au premier plan des formes de luttes de classes beaucoup plus efficientes !

    Le développement du capitalisme monopoliste d’Etat de la France conduit actuellement à une aggravation des contradictions au sein du pays : le code du travail comportait, depuis les années 1970, la consécration de l’établissement de deux catégories au sein de la classe ouvrière : d’une part les travailleurs « privilégiés », d’autre part les travailleurs « pauvres » et précaires. Cette rupture était organisée par la bourgeoisie au pouvoir avec la complicité de la couche corrompue de l’aristocratie ouvrière (qui occupaient les postes au niveau des partis révisionnistes et réformistes, au niveau des directions syndicales, au niveau des municipalités et des divers organismes publics, gérant notamment le « stock » de la réserve industrielle du chômage), et grâce aux fonds escroqués auprès des divers pays semi-coloniaux et semi-féodaux, ainsi que de l’exploitation capitaliste des travailleurs actifs. L’évolution de l’impérialisme français, afin de maintenir et de développer le taux de profit, devant l’arrêt de la manne provenant des pays dominés, ne peut plus maintenir ce « statut quo ». C’est-à-dire, au lieu d’élever le niveau des travailleurs pauvres au niveau des travailleurs privilégiés, ce qui serait possible si les partis politiques se disant « populaires » et des syndicats de lutte menaient véritablement les mouvements de classe, la classe bourgeoise, sous la contrainte également des impératifs des autres pays capitalistes européens, avec lesquels elle s’est alliée, dans le cadre de l’Union Européenne (les fameux 3 %, qui harmonisent l’exploitation capitaliste dans tous les pays européens), met fins aux divers privilèges de cette aristocratie ouvrière. Ce faisant, elle scie la branche sur laquelle elle était jusqu’à présent assise, et elle donne de nouveau force et vigueur au déclanchement d’une nouvelle période révolutionnaire, elle remet en vigueur la lutte ouverte des classe. Ceci par le renvoi des ouvriers « embourgeoisés dans l’enfer de leur classe d’origine.

    Il est certain que les travailleurs pauvres, qui, depuis longtemps déjà, ont été relégués aux marges de la société capitaliste, dans une pauvreté organisée, ne vont pas aller manifester pour défendre des privilèges auxquels les syndicalistes réactionnaires n’ont jamais cherché à les faire participer ! En cela, Emmanuel Macron confirme la rupture avec le passé : par son arrogance, sa défense de la classe dominante et aisée, il contribue à réunifier la classe ouvrière, et très rapidement celle-ci va sans doute rejeter de ses rangs les ouvriers corrompus, véritables représentants de la classe bourgeoise en son sein, et donner naissance à un nouveau et véritable parti communiste et à des syndicats, non pas de collaboration de classes, mais de luttes des classes ! Pour maintenir leurs privilèges, la tranche supérieure de la classe ouvrière, dont l’aristocratie ouvrière, ne peut compter sur la mobilisation de la totalité de la classe ouvrière : en effet, l’immense masse de la classe ouvrière a été tenue à l’écart de cette redistribution des miettes des surprofits réalisés par l’impérialisme français.

    De plus les méthodes de luttes proposées sont devenues inadaptées : luttes soit disant parlementaires, par le trotskiste lambertiste Jean-Luc Mélenchon, organisation de manifestations promenades par des syndicats inféodés à la classe bourgeoise…

    Par contre, la classe ouvrière dans son ensemble, travailleurs « privilégiés » d’avant Macron, et nouveaux travailleurs précaires, unis aux travailleurs pauvres d’avant et d’après Macron, unis, par leurs luttes peuvent obtenir des « privilèges » et bien plus : le pouvoir d’un Etat socialiste. Pour cela le passage obligé est la construction d’un véritable Parti communiste, avec de nouvelles méthodes de combat de classe, ainsi que la réorganisation de nouveaux syndicats de lutte de classes.

     

    Il est intéressant de reprendre à la lumière de cette analyse l’étude de ce qui s’est passé lors des cinquante dernières années : la lutte de mai 1968, puis peu à peu, la transformation de la petite-bourgeoisie, de réserve du mouvement révolutionnaire, en réserve du mouvement réactionnaire et bourgeois : les figures symptomatiques de cette métamorphose ont été,en particulier, Daniel Cohn-Bendit, qui est passé d’anarchiste » à un représentant distingué du libéralisme européen et macronien, ou bien les divers « penseurs » dits « nouveaux philosophes ». Il s’agit aujourd’hui, du fait d’une nouvelle avancée de l’impérialisme agonisant, et grâce à l’ »aide » bien involontaire, il est vrai, d’Emmanuel Macron, d’opérer une métamorphose inverse, et de transformer la petite-bourgeoisie, grugée par le capital financier, dépossédée, paupérisée, de réserve de la bourgeoisie, en réserve de la classe ouvrière, pour mener à bien la révolution prolétarienne !

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