• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 3)

    Ce qui ressort d’une analyse politique de la situation concrète ce sont les éléments suivants :

    • En France, le régime politique est un capitalisme monopoliste d’Etat, à savoir une fusion des intérêts des grands monopoles et de l’appareil d’Etat. Il en résulte que la classe politique est forcément au service de cette classe sociale, à savoir le capital financier et la grande bourgeoisie, les « hyper-riches ».
    • Le système de la république parlementaire est devenu un paravent : même la fraction fasciste de la bourgeoisie peut utiliser les élections soit disant démocratiques pour se hisser au pouvoir et s’y maintenir.
    • Les grands monopoles luttent au niveau international (guerres injustes de rapines, etc.) et cela peut déboucher à tout moment sur l’éclatement d’une troisième guerre mondiale impérialiste, de partage du monde.
    • L’objectif d’un futur Parti communiste est de lutter vigoureusement pour l’autonomie prolétarienne, contre tous les opportunismes.
    • Le régime parlementaire et républicain bourgeois n’est pas le dernier mot de l’évolution de la démocratie, et il n’est pas interdit de penser que la vie, dans le cadre du développement de la révolution prolétarienne, fera surgir une forme nouvelle de démocratie populaire, comme cela a été le cas lors des trois révolutions en Russie, avec les soviets (1905, et mars et octobre 2017).

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 3)

     

    I)                 Les tâches des communistes aujourd’hui.

     

    L’analyse par le marxisme-léninisme-maoïsme est un moyen permettant d’avoir une vue rationnelle et objective de la réalité tant internationale que nationale d’aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que Lénine a, grâce à cet élément, emporté la victoire de la révolution d’octobre 1917 en Russie, ainsi que Mao Zedong a pu mener à bien la révolution prolétarienne en Chine.

    Cette science s’oppose à toutes les pseudo analyses que nous servent aujourd’hui de nombreux commentateurs et journalistes, commentaires qui se rapprochent plus de ce que l’on pouvait lire autrefois dans « Jour de France », journal de l’oligarque Marcel Dassault. En effet qu’avons-nous à faire de tout ce que peuvent dire ou faire, en tant que personnes, le président de la république, Emmanuel Macron ou son épouse ? Ce qui importe, ce sont les rapports de forces qui s’expriment tant au niveau international qu’au niveau national, c’est de connaître la situation réelle, de savoir d’où nous sommes partis et où nous allons.

    Ce qui intéresse, c’est au service de qui Emmanuel Macron mène sa politique. Il en est de même de la majorité des Républicains En Marche. On nous présente d’une part une députée, de la minorité visible noir, qui, pour régler un différent avec un chauffeur de taxi, a cruellement mordu celui-ci, et d’autre part, un député d’origine maghrébine qui, pour régler un différent idéologique avec un militant socialiste, l’a lourdement agressé à coup de casque de mobylette. Ce sont là des histoires de torche-cul, qui relève des faits divers, et au mieux de la morale. Ce qui importe, c’est d’analyser les intérêts de quelle classe sociale servent les députés de La République En Marche.

    Ce qui ressort d’une analyse politique de la situation concrète ce sont les éléments suivants :

    • En France, le régime politique est un capitalisme monopoliste d’Etat, à savoir une fusion des intérêts des grands monopoles et de l’appareil d’Etat. Il en résulte que la classe politique est forcément au service de cette classe sociale, à savoir le capital financier et la grande bourgeoisie, les « hyper-riches ».
    • Le système de la république parlementaire est devenu un paravent : même la fraction fasciste de la bourgeoisie peut utiliser les élections soit disant démocratiques pour se hisser au pouvoir et s’y maintenir.
    • Les grands monopoles luttent au niveau international (guerres injustes de rapines, etc.) et cela peut déboucher à tout moment sur l’éclatement d’une troisième guerre mondiale impérialiste, de partage du monde.
    • L’objectif d’un futur Parti communiste est de lutter vigoureusement pour l’autonomie prolétarienne, contre tous les opportunismes.
    • Le régime parlementaire et républicain bourgeois n’est pas le dernier mot de l’évolution de la démocratie, et il n’est pas interdit de penser que la vie, dans le cadre du développement de la révolution prolétarienne, fera surgir une forme nouvelle de démocratie populaire, comme cela a été le cas lors des trois révolutions en Russie, avec les soviets (1905, et mars et octobre 2017).

     

    Que s’est-il passé en France durant la phase allant de 1973 à 1917 ?

    C’est un reflux du mouvement révolutionnaire. Grâce à l’exploitation effrénée des pays du tiers-monde, notamment en Afrique, la classe bourgeoise a pu corrompre toute une couche d’aristocratie ouvrière, qui ont dévoyé le mouvement ouvrier vers le réformisme et la collaboration de classe.

    Les partis politiques dit « de gauche » sont au service du groupe des parlementaires, et non l’inverse. En effet un véritable parti ouvrier est au service de la classe ouvrière, et le groupe parlementaire est au service du parti.

    Il faut rappeler en effet que les notions de « gauche » et de « droite » sont nées lors de la révolution française, bourgeoise, de 1789 à 1794 : il s’agit dans un premier temps de l’opposition entre la fraction des Girondins, qui représentent une partie de la classe bourgeoise, tournée vers un compromis avec la royauté, pour instaurer un régime semblable à celui de l’Angleterre (monarchie constitutionnelle), et la fraction des Montagnards, plus favorables à une lutte à outrance contre le féodalisme, qui voulait écarter toute monarchie, en s’alliant si possible avec le peuple. Gauche et droite sont donc bien deux fractions de la classe bourgeoisie, qui , en cette fin du XX° siècle et début du XXI° siècle, étaient d’accord pour se partager alternativement le pouvoir au niveau des communes, des départements, des régions et de l’appareil d’Etat.

    Si on raisonne en termes de classes sociales, il y a bien diverses fractions de la classe bourgeoise, dont une gauche et une droite, ainsi que des représentants de la classe bourgeoise au sein de la classe ouvrière, représentés par les révisionnistes et les opportunistes. Aujourd’hui, la représentation de la classe bourgeoise s’est simplifiée : d’un côté les « libéraux » ou « républicains de toutes sortes, et de l’autre côté les fascistes, chacune de ces fractions représentant les grands monopoles.

     

    Qu’en est-il de la réforme du code du travail ?

    Depuis le début des années 1970, le code du travail comporte deux parties bien distinctes :

    • D’une part, il y a toutes les lois et règlements qui protègent certaines catégories de travailleurs privilégiés ; ceux-ci ont grappillé quelques miettes supplémentaires, mais néanmoins substantielles (hauts salaires, prêts pour les maisons, bonne retraites, sécurité dans le travail, etc.). Ceux-ci ont cru pouvoir aménager le système capitaliste, le « réformer » à leur avantage.
    • D’autre part, il y a une sous-catégorie de travailleurs qui ont peu de droits : les chômeurs, les « jeunes », les travailleurs âgés, les précaires,…C’est ceux qui sont des riens, les sans-dents, (vivant en HLM dans les cités,…)

    Grâce à la complicité des partis dits « de gauche » et également des syndicalistes corrompus, il a été possible, en France, d’aménager l’armée de réserve massive, constituée par tous les exclus, dont les chômeurs et les précaires, ceci dans le cadre de l’Union Européenne.

    Que se passe-t-il avec Emmanuel Macron, en 2017 ?

    Pour maintenir les taux de profit et même les étendre, les grands monopoles alignes la catégorie des travailleurs « privilégiés » sur la seconde catégorie des travailleurs précaires. Il faut dire que tous les syndicats réactionnaires ont contribué à diviser les travauilleurs en deux catégories : ils se sont quasiment jamais battus pour défendre les intérêts notamment des chômeurs, et pour remonter le niveau de vie des plus précaires pour le porter au niveau de travailleurs privilégiés.

    En quelque sorte, le capitalisme monopoliste d’Etat, en raison des luttes des peuples des néo-colonies, contre les spoliations impérialistes, n’ont plus les moyens de maintenir un niveau de vie plus élevé de la catégorie des travailleurs privilégiés, et il met ceux-ci en concurrence avec les travailleurs « pauvres », ou précaires.

    Ainsi, l’An 2017, est l'an « zéro », et la traduction politique d’une nouvelle ère économique : En somme Emmanuel Macron, c’est comme Jésus-Christ, il y a l’ère d’avant et l’ère d’après. Il y aura bien un avant Macron et un après Macron. Et ceci à divers niveaux. Emmanuel Macron joue un rôle « révolutionnaire », en paupérisant la catégorie supérieure des travailleurs, jusqu’alors privilégié : il relance de façon aiguisée la lutte de classes entre exploiteurs et exploités.

    En supprimant tous les privilèges de cette couche « petite-bourgeoise », ou « embourgeoisée », les grands monopoles, représentés par Les Républicains En Marche ont asséché le terreau sur lequel s’épanouissaient les partis classiques, les élus locaux, les patrons des syndicats : il a simplifié la représentation politique de la bourgeoisie, et créé un appel d’ai pour que se développe enfin un véritable parti communiste, avant-garde de la classe ouvrière.

    Les syndicalistes réactionnaires perdent leur « clientèle », et il est certain que les syndicalistes les plus conscients vont retrouver leur conscience de classe prolétarienne, car ils vont être rabaissés au niveau de la catégorie la plus précaire des ouvriers.

    Il est certain que dans les divers cortèges de protestation contre le nouveau code du travail, on ne trouve pas : les travailleurs précaires, les chômeurs, les habitants des cités, etc.  Car tous ceux-là ont été lis dans des situations difficiles, et de toute façon l’ancien code du travail, remis en cause, ne les concernait nullement : en somme, pour eux s’applique depuis toujours, au moins depuis les années 1970, années d’aménagement du chômage de masse, le code du travail mis en œuvre pour l’ensemble de la classe ouvrière aujourd’hui.

    Les syndicalistes réactionnaires ont trahi la classe ouvrière, en servant l’intérêt des capitalistes en organisant, d’une part les privilèges pour une petite catégorie de travailleurs, et la précarité (chômage et bas niveau de vie) pour la masse des travailleurs « pauvres ». Tous les accords conclus par ces syndicalistes réactionnaires avec les capitalistes, visaient à faire payer la crise aux classes populaires. C‘est pourquoi on peut escompter, dans les prochains mois, un dégagisme de tous ces syndicalistes corrompus, dont certains, cherchent à s’accrocher, de façon très conservatrice, à leurs avantages passés, en défendant l’ « ancien » code du travail. Il s’agit d’une évolution inéluctable, qui conduit à la chute de l’aristocratie ouvrière, ramenée, faute de moyens, et afin d’accroître les profits des grands monopoles, au niveau des catégories les plus précaires et les plus pauvres de la classe ouvrière.

    La république bourgeoise, le mandat représentatif, les élections organisées dans le cadre de l’Etat bourgeois, ce ne sont pas là le nec plus ultra de la démocratie. La démocratie populaire peut innover et créer des formes plus développées de démocratie réelle (égalité et fraternité), comme les comités. De plus en plus courante, on entend la réflexion qu’en France, nous ne sommes plus en régime démocratique, mais la « démocratie est devenue un faux nez, une illusion, qui masque la dictature du capital financier.

    Les cortèges de manifestation, ce n’est plus, non plus, le nec plus ultra de la revendication et de la lutte contre le système capitaliste. Sans doute, la nouvelle période qui s’ouvre, avec « l’ère Emmanuel Macron » va mettre au premier plan des formes de luttes de classes beaucoup plus efficientes !

    Le développement du capitalisme monopoliste d’Etat de la France conduit actuellement à une aggravation des contradictions au sein du pays : le code du travail comportait, depuis les années 1970, la consécration de l’établissement de deux catégories au sein de la classe ouvrière : d’une part les travailleurs « privilégiés », d’autre part les travailleurs « pauvres » et précaires. Cette rupture était organisée par la bourgeoisie au pouvoir avec la complicité de la couche corrompue de l’aristocratie ouvrière (qui occupaient les postes au niveau des partis révisionnistes et réformistes, au niveau des directions syndicales, au niveau des municipalités et des divers organismes publics, gérant notamment le « stock » de la réserve industrielle du chômage), et grâce aux fonds escroqués auprès des divers pays semi-coloniaux et semi-féodaux, ainsi que de l’exploitation capitaliste des travailleurs actifs. L’évolution de l’impérialisme français, afin de maintenir et de développer le taux de profit, devant l’arrêt de la manne provenant des pays dominés, ne peut plus maintenir ce « statut quo ». C’est-à-dire, au lieu d’élever le niveau des travailleurs pauvres au niveau des travailleurs privilégiés, ce qui serait possible si les partis politiques se disant « populaires » et des syndicats de lutte menaient véritablement les mouvements de classe, la classe bourgeoise, sous la contrainte également des impératifs des autres pays capitalistes européens, avec lesquels elle s’est alliée, dans le cadre de l’Union Européenne (les fameux 3 %, qui harmonisent l’exploitation capitaliste dans tous les pays européens), met fins aux divers privilèges de cette aristocratie ouvrière. Ce faisant, elle scie la branche sur laquelle elle était jusqu’à présent assise, et elle donne de nouveau force et vigueur au déclanchement d’une nouvelle période révolutionnaire, elle remet en vigueur la lutte ouverte des classe. Ceci par le renvoi des ouvriers « embourgeoisés dans l’enfer de leur classe d’origine.

    Il est certain que les travailleurs pauvres, qui, depuis longtemps déjà, ont été relégués aux marges de la société capitaliste, dans une pauvreté organisée, ne vont pas aller manifester pour défendre des privilèges auxquels les syndicalistes réactionnaires n’ont jamais cherché à les faire participer ! En cela, Emmanuel Macron confirme la rupture avec le passé : par son arrogance, sa défense de la classe dominante et aisée, il contribue à réunifier la classe ouvrière, et très rapidement celle-ci va sans doute rejeter de ses rangs les ouvriers corrompus, véritables représentants de la classe bourgeoise en son sein, et donner naissance à un nouveau et véritable parti communiste et à des syndicats, non pas de collaboration de classes, mais de luttes des classes ! Pour maintenir leurs privilèges, la tranche supérieure de la classe ouvrière, dont l’aristocratie ouvrière, ne peut compter sur la mobilisation de la totalité de la classe ouvrière : en effet, l’immense masse de la classe ouvrière a été tenue à l’écart de cette redistribution des miettes des surprofits réalisés par l’impérialisme français.

    De plus les méthodes de luttes proposées sont devenues inadaptées : luttes soit disant parlementaires, par le trotskiste lambertiste Jean-Luc Mélenchon, organisation de manifestations promenades par des syndicats inféodés à la classe bourgeoise…

    Par contre, la classe ouvrière dans son ensemble, travailleurs « privilégiés » d’avant Macron, et nouveaux travailleurs précaires, unis aux travailleurs pauvres d’avant et d’après Macron, unis, par leurs luttes peuvent obtenir des « privilèges » et bien plus : le pouvoir d’un Etat socialiste. Pour cela le passage obligé est la construction d’un véritable Parti communiste, avec de nouvelles méthodes de combat de classe, ainsi que la réorganisation de nouveaux syndicats de lutte de classes.

     

    Il est intéressant de reprendre à la lumière de cette analyse l’étude de ce qui s’est passé lors des cinquante dernières années : la lutte de mai 1968, puis peu à peu, la transformation de la petite-bourgeoisie, de réserve du mouvement révolutionnaire, en réserve du mouvement réactionnaire et bourgeois : les figures symptomatiques de cette métamorphose ont été,en particulier, Daniel Cohn-Bendit, qui est passé d’anarchiste » à un représentant distingué du libéralisme européen et macronien, ou bien les divers « penseurs » dits « nouveaux philosophes ». Il s’agit aujourd’hui, du fait d’une nouvelle avancée de l’impérialisme agonisant, et grâce à l’ »aide » bien involontaire, il est vrai, d’Emmanuel Macron, d’opérer une métamorphose inverse, et de transformer la petite-bourgeoisie, grugée par le capital financier, dépossédée, paupérisée, de réserve de la bourgeoisie, en réserve de la classe ouvrière, pour mener à bien la révolution prolétarienne !

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