• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO CINQ -- DECEMBRE 2017 (Partie 2)

    Conclusion : sans doute, certains pays se débrouillent mieux, comme la Suisse et le Canada pour gérer l’immigration. Mais qu’est-ce qui empêchent le gouvernement français de prendre les bonnes mesures, pour être à la fois juste et attractif ? D’accord pour faire venir une main d’œuvre, mais alors sachons la recevoir de façon digne, et non pas la parquer dans des conditions scandaleuses (voir le camp de Blida, à Metz) !

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO CINQ -- DECEMBRE 2017 (Partie 2)

     

    Prenons segment par segment les métiers occupés par les étrangers : on fait venir des médecins roumains (payés quatre cents euros dans leur pays, formés par leur pays) mais sans s’interroger si l’on ne crée pas de déserts médicaux en Roumanie. Dans les divers hôpitaux publics se trouvent du personnel étranger de toutes catégories (aides soignants, infirmières espagnols,…) mais aussi du personnel hautement qualifié (médecins anesthésistes, cardiologues,…), originaires d’Afrique, du Liban,… sans s’interroger si ce personnel ne serait pas utile dans leur pays d’origine. Même l’Eglise catholique fait venir des prêtres d’origine africaine, dans les villages de nos campagnes, en raison d’une crise des vocations !

    La ville de Londres a élu un maire d’origine pakistanaise et musulman. Prenez l’exemple des villes de Roubaix et Tourcoing, dans le Nord, habitées par une majorité de personnes, soit naturalisées, soit étrangères (plus de 100 nationalités représentées, hors Union européenne, non compris les flamands, polonais, italiens,…), population venue initialement pour travailler dans les mines, la sidérurgie, puis le textile. C’est une population éduquée, parfois avec un doctorat. Pourtant aujourd’hui le taux de chômage est de près de 40 %. Depuis la seconde guerre mondiale, étaient maire de ces villes seulement des français de souche. Le premier maire d’origine étrangère, pour ces deux villes, est Gérald Moussa Darmanin (un grand-père juif maltais, l’autre harki, ayant combattu pour la France pendant la seconde guerre mondiale, tirailleur algérien et médaillé militaire). Je pourrai vous parler longuement de la difficulté d’embaucher des agents et des cadres (personne forcément françaises, diplômées, puisque prétendant à des postes de la fonction publique) dans les municipalités

    Par le passé, encore dans les années 1970, la France allait chercher du personnel qualifié par milliers, pour travailler dans la sidérurgie lorraine, au Maroc et en Algérie. Alors que la sidérurgie allait éteindre ses feux au cours des dix années suivantes. Ce personnel était non seulement qualifié, mais subissait aussi une visite médicale pour s’assurer de leur bonne santé (de façon à préserver les comptes de la sécurité sociale). Les autorités françaises ne se sont pas beaucoup préoccupées de savoir si ces bras seraient utiles à leur pays d’origine, soit pour développer une industrie propre, soit pour développer l’agriculture. Ils se sont « servis » et ont puisé dans la réserve.

    Conclusion : sans doute, certains pays se débrouillent mieux, comme la Suisse et le Canada pour gérer l’immigration. Mais qu’est-ce qui empêchent le gouvernement français de prendre les bonnes mesures, pour être à la fois juste et attractif ? D’accord pour faire venir une main d’œuvre, mais alors sachons la recevoir de façon digne, et non pas la parquer dans des conditions scandaleuses (voir le camp de Blida, à Metz) !

    Avec lucidité, il n’y a que deux solutions possibles aux questions que vous posez : l’incitation, et la persuasion, (le marketing) que vous semblez privilégier, et la contrainte, la directive par la loi, la carotte et le bâton.

    La carotte : donner de meilleurs salaires et de meilleures conditions de vie et de travail, persuader les personnes concernées de rester en France, par « patriotisme »… Etant donné le monde dans lequel nous vivons, je ne crois pas du tout à l’efficacité de ces solutions.

    Le bâton : Par exemple, chiffrer ce qu’a coûté à la société la formation d’un spécialiste, puis l’obliger, soit de servir son pays, dans le cadre de sa spécialité, pendant un nombre d’années correspondant à ce coût, avec un salaire conséquent, en plus, bien sûr, ou bien, avant son départ pour l’étranger, le contraindre, par une reconnaissance de dette, à rembourser ce coût. Je ne crois pas les autorités gouvernementales libérales motivées pour ce genre de solution. Je rappelle qu’il est voté, presque chaque année, une nouvelle loi relative à l’immigration, qui a un contenu idéologique et d’annonces, mais une efficacité nulle. Qu’est-ce qui empêche d’utiliser les solutions du Canada et de la Suisse. La « fuite des cerveaux » (dont certains prix Nobel) est un problème récurrent bien ancien !

     

     

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