• Le pain et le vin (Partie 2)

    On peut donc dire les choses suivantes :

    • Les matériaux que puisent la franc-maçonnerie dans les diverses cultures servent à mettre en valeur son idéal propre ;
    • A chaque âge, la franc-maçonnerie intègre de nouveaux matériaux, mais en leur donnant une orientation propre, et en les mettant au service de son propre idéal.

     

    Le pain et le vin (Partie 2)

     

    D’autres sources, plus contemporaines sont venues se surajouter, comme les droits de l’homme et du citoyen, les acquis politiques, économique et sociaux, etc.

    Si l’on accepte que l’un des objectifs de la franc-maçonnerie est de se connaître soi-même pour mieux agir dans la société, on ne peut faire l’impasse des divers acquis scientifiques, que ce soit les sciences physiques, ou les sciences humaines, comme la psychologie et la sociologie.

    Enfin, dans la mesure où la franc-maçonnerie aspire à l’universalité, elle s’est forcément ouverte à d’autres traditions, comme le Confucius, le Taoïsme, le Bouddhisme, l’Indouisme, l’Islam, etc. ON peut dire, en paraphrasant Montaigne, que rien de ce qui est humain n’est étranger à la franc-maçonnerie, dans la mesure ou ce rien est progressif, c’est-à-dire conduit à aller vers plus de fraternité. La franc-maçonnerie doit encore poursuivre sa mue pour donner un caractère moins occidental et plus universel à son idéal.

    On peut donc dire les choses suivantes :

    • Les matériaux que puisent la franc-maçonnerie dans les diverses cultures servent à mettre en valeur son idéal propre ;
    • A chaque âge, la franc-maçonnerie intègre de nouveaux matériaux, mais en leur donnant une orientation propre, et en les mettant au service de son propre idéal.

    Si l’on compare les différences entre la Cène chrétienne et la Cène telle que mise en œuvre par la franc-maçonnerie, on constate les éléments suivants :

    • La notion d’Egalité : Pour l’Eglise catholique, seul un prêtre, dûment ordonné et initié, peut donner le sacrement de l’eucharistie : les disciples reçoivent ce don. Pour la franc-maçonnerie, chaque frère est à tour de rôle « initié » et disciple : à la fois, il donne et reçoit.
    • La notion de dogme : Pour l’Eglise catholique, il faut faire mémoire et commémorer le sacrifice du Fils de Dieu. Il y a transsubstantiation. Ce sont des mystères de l’ordre de la foi et de la croyance et non de la raison.
    • La notion de symbole : Pour la franc-maçonnerie, tout est symbole et repose sur la raison, même si cela va plus loin que la raison. Le pain et le vin sont à la fois des produits de la Nature, auxquels vient se surajouter le travail humain (transformation du raisin et du blé).

    Parfois, au XVIII° siècle, le rituel du 18° degré a été présenté comme une sorte de messe noire, une messe à l’envers qui grime le sacrement de l’eucharistie. Le REAA, ou le rite chrétien mis en œuvre par Willermoz seraient un ersatz de religion, une sorte de culte de la Raison ou de l’Etre Suprême. Il faut ajouter : la croix, les différences références à la Bible, etc.

     

    Deuxième partie : Oui à la Cène

    A la fois, le christianisme est né de ce qui existait avant, puisant des matériaux dans diverses cultures d’orient et d’occident, et aussi, le christianisme présente un aspect universaliste : Divers chemins mènent au sommet de la montagne. « Il y a divers apparentements dans la maison de mon père ».

    « Nous sommes tous des Christs »

    Il faut démystifier la vie de Jésus. Par exemple, les « morts » et les « ressuscités » représentent les profanes et les initiés.

    Les rites tant du baptême que de l’eucharistie, sacrement qui réactualise le dernier repas et le sacrifice du Christ, ne sont pas exclusivement chrétiens, mais on, les rencontre notamment en Inde et en Egypte. Le sacrifice du pain et du vain est connu de nombreuses civilisations (La Grèce, avec Dionysos). Autre exemple, la Genèse, dont la source est la Mésopotamie : Abraham reçoit la visite du mystérieux Melchisédech, roi de Salem, qui, pour bénir celui-ci, apporta du pain et du vin.

    La transsubstantiation, ou la transformation réelle du pain et du vin en corps et en sang du Christ, est un concept récent, créé au concile de Latran IV, en 1215, pour s’opposer à la conception des gnostiques (Albigeois), conception reprise plus tard par les protestants, qui nient la présence réelle du Christ dans l’hostie.

    Cette transformation peut être interprétée de façon symbolique : l’homme a la possibilité de transformer sa matière grossière, en matière spirituelle. Pour un maçon, la signification, c’est de passer de l’équerre au compas.

    Kabbale juive. Dans la Règle de la Communauté des esséniens, il est fait référence à la cène (Chapitre V, versets 4 et 5) : « Et ensuite, quand ils disposeront la table pour manger ou (prépareront) le vin pour boire, le prêtre étendra en premier sa main pour qu’on prononce la bénédiction sur les prémices du pain et du vin ».

    Il convient de défendre nos valeurs, dont l’égalité la fraternité, et le rituel de la chaîne d’union aux trois premiers degrés, ainsi que le rituel de la Cène au XVIII° degré, qui transcende la chaîne d’union à un  niveau encore plus élevé, sont les signes et les symboles de ces valeurs.

    L’égalité : Faut-il construire des murs ou édifier des ponts ? Voir l’exemple du 4° degré et du 14° degré

    La fraternité selon les fondamentalistes :

    Il faut souligner, d’un certain point de vue, une convergence entre la démarche des fondamentalistes et la manière de concevoir parfois la démarche maçonnique.

     

     

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