• LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 9)

    Comme l’objectif du minotaure est de réussir à tout prix, quelle que soit la voie empruntée et les moyens utilisés, l’un de ces moyens est le mensonge. Alors que le Midas mythique transformait tout ce qu’il touchait en or, le minotaure bellovaque transforme tout ce qui passe dans son esprit en mensonge. L’une des raisons est également le caractère obséquieux et flatteur de son entourage. Personne n’ose lui présenter la réalité telle qu’elle est, souvent par calcul et pour protéger sa propre peau.

     

    LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 9)

     

    Le symbolisme du labyrinthe de la cathédrale de Chartres :

     

    Si vous entrez dans le labyrinthe et que vous suivez le chemin, vous vous retrouvez en train de vous déplacer en spirale : d’abord vous allez à gauche, puis vous revenez vers la droite, tout en vous rapprochant du centre, Les pèlerins qui suivent ce chemin se retrouvent engagés dans une danse, comme celle de Jésus décrite dans les Actes de Jean. Le but du labyrinthe, comme de toute pratique initiatique, est d’atteindre un état de conscience alternatif dans lequel l’esprit s’élève dans le monde des esprits et fait l’expérience de la mort, tout en restant en vie.

    A Chartres, Ariane intervenant pour sauver Thésée est Marie, qui donne naissance au dieu Soleil, et à travers Lui, nous pouvons donner naissance à notre être supérieur.

    Le labyrinthe de Chartres est donc une aide à la méditation et à l’accession à un état de conscience alternatif.

     

    *

    *  *

     

    ACTE 2

    MIDAS BONIMENTEUR

     

    Le sens de l’organisation est dévoyé par le culte du Minotaure.

    Dans ce cadre, se pose le dilemme suivant pour le directeur des services financiers :

    Soit plier devant le culte du minotaure, et ne rien dire ;

    Soit refuser, dire la vérité, et se retrouver au placard (« mort professionnelle »)

    Le directeur du service des finances choisit de remplir sa mission. Il dit la vérité, et se retrouve au placard.

     

    Comme l’objectif du minotaure est de réussir à tout prix, quelle que soit la voie empruntée et les moyens utilisés, l’un de ces moyens est le mensonge. Alors que le Midas mythique transformait tout ce qu’il touchait en or, le minotaure bellovaque transforme tout ce qui passe dans son esprit en mensonge. L’une des raisons est également le caractère obséquieux et flatteur de son entourage. Personne n’ose lui présenter la réalité telle qu’elle est, souvent par calcul et pour protéger sa propre peau.

    Ceci repose sur deux considérations :

    D’abord, le président utilise la collectivité territoriale, non pas pour servir le bien commun, mais pour réaliser ses propres ambitions : devenir un jour sénateur de l’Isare, se maintenir tant que possible en tant que président du conseil général, et satisfaire son goût du pouvoir.

    Ensuite, une fois que le président a développé une vision de la réalité, les éléments de la réalité doivent être, au niveau du mental et de la communication, tordus de telle sorte que ces éléments entrent dans son schéma de pensée. Et ce sont essentiellement Duhaut et Dubas qui se chargent de la manœuvre, afin de donner une interprétation des faits conforme à la vision présidentielle. Il en résulte que, de plus en plus, le président vit dans une bulle, le « château du minotaure », étrangère à la vie quotidienne des Isariennes et Isariens.

     

    Le Daubeur. D.O.B. ou daube ?

     

    Lors de la préparation du débat d’orientations budgétaires, pour préparer le budget primitif de l’exercice 2011 du conseil général de l’Isare, techniquement et financièrement, il est possible de présenter un document correspondant à la réalité conduisant à un budget pour l’exercice sincère et équilibré. Ainsi, les dépenses de fonctionnement augmentent de la même façon que les recettes de fonctionnement, avec une progression positive d’environ 3,5 %. Il en résulte une épargne brute (différence entre les recettes de fonctionnement et les dépenses de fonctionnement, encore satisfaisante, d’environ 70 millions d’euros, cette épargne brute permettant à la fois de couvrir le remboursement de la dette en capital et de financer les amortissements et une partie des dépenses d’investissement. Si l’on ajoute à ce montant de 70 millions d’euros, le montant de l’excédent de l’exercice 2010, soit environ 30 millions d’euros, le total de l’épargne brute serait de 100 millions d’euros.

    Au lieu de cela, le président a organisé un grand mensonge, avec divers objectifs : tromper sa propre majorité politique, tromper son opposition et tromper l’ensemble des citoyens. Il s’agit à la fois d’organiser le budget 2011 de  la collectivité territoriale, de façon à faire entrer le débat d’orientations budgétaires dans sa conception de la réalité, et aussi de se créer une marge de manœuvre permettant de façon favorable au minotaure de se présenter aux élections sénatoriales et aussi aux élections cantonales de 2012.

    Ainsi, afin de faire la démonstration que le président a toujours raison malgré les faits et contre la réalité, il diminue artificiellement les recettes de fonctionnement de 10 millions d’euros, ceci afin de prouver que l’effet ciseau (diminution plus rapide des recettes de fonctionnement que des dépenses de fonctionnement)  exerce ses effets néfastes dès 2011. De plus il diminue de façon tout à fait artificielle les dépenses de fonctionnement de près de 34 millions d’euros, s’agissant surtout de dépenses obligatoires d’aides sociales. Il diminue la plupart des subventions de fonctionnement de 25 % des montants demandés, se réservant une cagnotte qu’il pourra révéler en fin d’exercice, lors de la décision modificative prévue fin septembre ou octobre 2011, apparaissant alors comme le sauveur.

    Mais par ailleurs, il maintient, malgré les nouvelles conditions économiques et financières, un montant de près de 180 millions de crédits de paiement, en dépenses d’investissement, dépenses d’équipement brut et subventions d’investissement versées à des tiers !

    A plusieurs reprises, le directeur du service des finances a insisté sur le respect de la distinction des deux étapes budgétaires ; d’abord le débat d’orientation budgétaire, ensuite le vote du budget primitif. Le lundi 11 janvier 2011, le Président a été très clair sur la distinction de ces deux étapes et l’antériorité logique du débat d’orientation budgétaire. Or il semble que le budget soit évoqué lors des commissions du mois de janvier. C’est mettre la charrue avant les bœufs, cela crée de la confusion par rapport à l’opposition ; et surtout il en résulte un risque juridique d’annulation du budget primitif 2011. Il est essentiel, après examen par les services juridiques, que l’ordre logique et réglementaire soit rétabli : d’abord, le débat d’orientation budgétaire, en assemblée départemental, animé par le Président, dont c’est la prérogative, ensuite examen, en fonction des orientations retenues lors de ce débat, des propositions budgétaires à inscrire au budget primitif 2011 : donc il convient de prévoir les réunions des commissions budgétaires en février prochain, après débat d’orientation budgétaire !

    La crainte du président-minotaure est si grande, ainsi que la volonté de lui faire plaisir, que Duhaut ne dit pas tout, mais cache tout ce qui peut déplaire et annonce tout ce qui peut faire plaisir. C’est là sa forme d’intelligence et son désir de survivre ! Ainsi, il n’annonce pas au président les conditions dans lesquelles il a volontairement créé une impasse de 34 millions d’euros dans le budget 2011.

     

    Gestion du personnel départemental : être un vassal ou la valise

     

    La même politique du mensonge est mise en œuvre en ce qui concerne la gestion du personnel. Ce management est basé sur la volonté de puissance, sans tenir aucun compte de la légalité républicaine. Heureusement, elle repose aussi sur des erreurs dues à de l’incompétence manifeste. Ainsi, le minotaure est tellement imbu de son bon droit, qu’il méprise toute légalité républicaine, promptement foulée aux pieds.

    Le nombre de mises aux placards s’accélère, au fur et à mesure de la prise de conscience du caractère infernal et bestial du président : en 2010, ce fut le cas de nombreux directeurs, dont la directrice de la culture et le directeur du service informatique ; mais antérieurement, sont passés par là le directeur précédent des ressources humaines, ainsi que le directeur précédent du service des finances Jean Marcial Legoût.  Ce dernier a été pris en sandwich entre Duhaut et Dumilieu, passant beaucoup de temps à pleurer, avant d’organiser sa mutation auprès du précédent directeur général des services, Duvin, muté comme directeur général des services d’un conseil général voisin de l’Isare. Le départ de Jean Marcial Legoût a été précipité lorsqu’il a refusé, par déontologie personnelle, à faire prendre en charge par le service de la comptabilité le billet d’avion de l’épouse du président !

    S’y ajoutent les départs, notamment des encadrants du pôle Solidarité, que ce soit la directrice générale adjointe, ou les divers directeurs !

    C’est ainsi que Duhaut organise les départs : en octobre 2010, il s’est adressé au Cabinet Licht pour rechercher un remplaçant au directeur des finances, ceci en catimini, avec la complicité de Barthélemy Commun. En même temps, il a organisé le remplacement de Barthélemy Commun en recherchant un nouveau directeur des ressources humaines, auprès du cabinet Progress, sans que ce cadre n’en sache rien, en passant par le directeur du service des finances pour mettre en paiement  le contrat de recrutement.

     

    *

    *   *

     

    C’est ainsi qu’est organisé le départ du directeur général adjoint en charge du service des finances, Jean Paul Thé.

     

    Jean Paul Thé                                                             Le 12 janvier 20101

     

    Lettre recommandée avec accusé de réception.

     

                                                   Monsieur le Président

    du Conseil Général de l’Isare

                                                               (sous-couvert de la voie hiérarchique)

     

    OBJET : Fin de fonctions dans l’emploi fonctionnel.

     

                           A votre demande, Monsieur Yanick DUHAUT, Directeur Général des Services du Conseil Général de l’Isare m’a signifié oralement la fin de fonctions dans l’emploi fonctionnel à l’initiative de la collectivité.

    Cette fin de fonction est encadrée par une procédure particulière, dans le cadre de la légalité républicaine. Je suis dans l’attente de la mise en œuvre de cette procédure.

    Je vous pris d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments très distingués,

     

                                                               Jean Paul Thé

     

    Copie : CNFPT

                Service du personnel (pour mon dossier)

     

    *

    *   *

     

    Réunion du jeudi 14 janvier 2011.

    8 heures 30

    Présents :

    M. Yanick Duhaut Directeur général des services du conseil général de l’Isare

    M. Barthélemy Commun Directeur du Personnel

    M. Jean Paul Thé Chef du Pôle Gestion Financière et Audit

    Lieu : Bureau du Directeur général des services.

    Les conditions de mon recrutement : j’ai postulé pour l’emploi de directeur général adjoint du Conseil général de l’Isare en décembre 2010. Ayant été reçu successivement par Yuri Clamour, du cabinet Profess, puis Yanick Duhaut, directeur général des services, et enfin le président en début d’année 2010, il y eut ensuite un temps très long, jusqu’en mai 2010, où il n’y avait plus aucun signe de la part de l’employeur. Pendant ce temps, le Conseil général tentait de recruter un autre candidat, qui a décliné l’offre, ne voulant plus donner suite à sa candidature. Ce candidat était un ami de l’ancien directeur de finances, Jean Marcial Legoût. Il convient de préciser que Jean Marcial Legoût est parti, plutôt mis dehors, que par une mutation volontairement choisie.

    La façon d’organiser ma mise à l’écart a la forme d’une mise au placard qui n’ose pas dire son nom. Placard signifie mise à l’écart : c’est bien sûr à moi de le démontrer. La façon de demander de m’en aller, cela confine au harcèlement moral. Il m’appartient bien évidemment d’en établir les faits.

    La décision de fin de détachement sur l’emploi fonctionnel doit être motivée par le président du conseil général. Elle est obligatoirement précédée :

    D’un entretien préalable de l’autorité territorial avec le fonctionnaire. Je dois être avisé de la mesure envisagée à mon encontre et je dois être mis à même de présenter mes observations.

    D’une information de l’assemblée délibérante.

    Et d’une information de Centre National de la Fonction Publique Territoriale, afin que le CNFPT puisse m’accompagner plus efficacement dans mon reclassement.

    Il ne peut être mis à la fin de fonction qu’après un délai de six mois suivant ma nomination dans l’emploi. Or, je ne suis présent de septembre 2010 à janvier 2011, que depuis cinq mois. La fin de fonction ne peut intervenir au cours de ces six mois. La fin des fonctions est précédée d’un entretien. Il vous incombe de veiller à ce qu’il n’existe aucun risque d’ambiguïté quant à l’objet de l’entretien auquel je suis convoqué, notamment afin que je puisse prendre mes dispositions afin de me faire assister. Il est recommandé d’envoyer la convocation en recommandé avec accusé de réception ou de remettre celle-ci en main propre à moi-même, avec signature d’un reçu de remise.

    Concernant Madame Cathel Quilaime, compagne d’Hugo Dubas, directeur du Cabinet, un jour d’octobre 2010, le directeur général des services m’a affirmé fortement : « Si l’un des deux doit partir, c’est vous qui devez partir ». Cathel Quilaime a d’ailleurs confessé elle-même, en début d’année 2011, à un agent du service des finances, tout à fait lucide de la valeur ajoutée qu’elle apporte : « Si je n’étais pas la compagne du directeur de cabinet, cela fait longtemps que j’aurais été mis à la porte ». Par son incompétence, en moins de six mois, elle a réussi à faire partir les trois agents, contrôleurs de gestion ou auditeurs, pourtant reconnus comme compétents, de son service, l’un pour muter sur un poste d’un autre service du conseil général, et les deux autres pour donner leur démission !

    Je suis donc en attente :

    De la notification officielle selon la réglementation établie de la fin de mon détachement ;

    D’une réunion dûment convoquée dans les règles de l’art  avec un représentant de l’autorité départementale, me donnant mes nouvelles missions et les conditions permettant de remplir celles-ci. Avec la possibilité de faire mes observations.

    A voir :

    La date de fin de fonctions

    Mes nouvelles missions (lettre de mission)

    Le bureau qui me sera affecté

    Le secrétariat mis à ma disposition

    Mes attributions : téléphone, informatique, presse quotidienne, participation au comité de direction ou non, intitulé du poste,

    Le billet d’avion de l’épouse du président est un alibi, qui confirme l’adage : « Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage »

     

     

    « LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 8) LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 10) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :