• LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 32)

     

    J’en ai connu de ces garçons et de ces femmes, qui flottaient sur la liberté comme des débris sur un lac. Un petit lac. Pas même la mer ou l’océan ; Si jamais ils grimpent haut dans les hauts grades, ils connaîtront un bonheur sans pareil. On les récompense pour rien. On les élève sans avoir vu qu’ils ne sont rien. En loge, tout n’est-il pas symbolique ? Et de fait, ils atteignent parfois un niveau très inattendu de connaissance floue. Le risque est alors qu’ils prennent leur élévation au sérieux et qu’ils se mettent à réfuter la grande tradition maçonnique du progrès humain par le développement des connaissances en lui opposant la trop fameuse connaissance spirituelle. C’est elle qu’ils vivent. Pas cette imbécillité humaine qu’est le savoir. Ces bons frères sont nos pauvres en esprit, nos petits imposteurs. Pareils à de vieux Roméo, qui n’ont jamais vu leur Juliette autrement que sous une forme laiteuse dans un rayon de lune, ils retrouvent tous les quinze jours sous un certain balcon pour prendre et reprendre avec sincérité leur posture d’amoureux d’une humanité qui n’existe pas.

     

    LE MINOTAURE BOUFFI (Partie 32)

     

    J’en ai connu de ces garçons et de ces femmes, qui flottaient sur la liberté comme des débris sur un lac. Un petit lac. Pas même la mer ou l’océan ; Si jamais ils grimpent haut dans les hauts grades, ils connaîtront un bonheur sans pareil. On les récompense pour rien. On les élève sans avoir vu qu’ils ne sont rien. En loge, tout n’est-il pas symbolique ? Et de fait, ils atteignent parfois un niveau très inattendu de connaissance floue. Le risque est alors qu’ils prennent leur élévation au sérieux et qu’ils se mettent à réfuter la grande tradition maçonnique du progrès humain par le développement des connaissances en lui opposant la trop fameuse connaissance spirituelle. C’est elle qu’ils vivent. Pas cette imbécillité humaine qu’est le savoir. Ces bons frères sont nos pauvres en esprit, nos petits imposteurs. Pareils à de vieux Roméo, qui n’ont jamais vu leur Juliette autrement que sous une forme laiteuse dans un rayon de lune, ils retrouvent tous les quinze jours sous un certain balcon pour prendre et reprendre avec sincérité leur posture d’amoureux d’une humanité qui n’existe pas.

    Comment ne pas rapprocher ces petites impostures, parfaitement inoffensives, des grandes impostures spirituelles, si elles sont reçues comme articles de foi et non comme des symboles ? J’évoque là le dogme de l’Immaculée Conception proclamé par l’Eglise catholique au XIX° siècle, si riche sous le regard d’un psychanalyste et si pauvre lorsqu’il est donné comme un fait auquel il faut croire. La franc-maçonnerie n’est pas exempte d’un dogme comparable. Il existe dans l’esprit de nombreux maçons une franc-maçonnerie immaculée tout à fait indépendante des individus qui la composent à un instant donné. Peu importent par conséquent à leurs yeux «émerveillés les affairistes ou les maçons insuffisants. Peuvent-ils compter face à cette immatérielle tradition ésotérique qui nous arrive de l’arche de Noé ? La réalité maçonnique n’a, selon eux, aucune consistance, puisque la tradition ne s’incarne pas matériellement par le sang et le sperme, mais passe à travers les maçons comme jésus a traversé le ventre d’une femme, elle-même conçue sans péché.

    Voilà un bel exemple de l’idéalisme ordinaire. Il est plus répandu que l’ensemble des franc-maçonnes et des francs-maçons ne le croient, même s’il demeure souvent dans une sorte d’arrière-fond de la pensée maçonnique. Il s’apparente à bien d’autres idéalismes qui ne sont pas sans effet dynamiques dans l’action. Le plus bel exemple récent a été cette « certaine idée de la France » qu’avait le général de Gaulle et qui, selon lui, l’a poussé à faire ce qu’il a fait tout au cours de sa vie. Cette idée n’avait pu lui être mise en tête qu’après une lecture très sélective et très irréaliste des livres d’histoire. Elle ne correspondait pas à grand-chose dans la France de 1940. La défaite était bien une défaite. Il n’y avait positivement et raisonnablement plus rien à faire. Or, c’est dans une posture de futur vainqueur, la plus belle imposture de l’histoire de France contemporaine, que de gaulle a su retourner la situation.

    Je me dois donc d’intégrer dans ma vision de la nouvelle réalité maçonnique la multiplication des adeptes de ce dogme de l’Immaculée Conception maçonnique…

    Et s’il n’y avait qu’un lieu sacré, le théâtre, où l’imposture serait impossible ? Là, au moins, tout passe par le masque, mais chacun en est averti. »

     

    Jean VERDUN

    La nouvelle réalité maçonnique

    Page 79

     

    Quels sont les enseignements à tirer de toute cette affaire ?

    S’il est légitime et indiscutable que le président du Conseil Général peut tout à fait procéder à la décharge de fonction d’un directeur général adjoint lorsqu’il y a perte de confiance, par contre, il est tout à fait inadmissible et illégal d’effectuer une mise au placard, e masquant cyniquement cette mise au placard sous forme d’une mutation dans l’intérêt du service.

    Cela pose le problème de la désignation de Jules Minotaure en tant que président du Conseil Général : ceci alors que les militants socialistes connaissent depuis longtemps son comportement inhumain, qu’il a déjà eu l’occasion de mettre en œuvre tant au titre de la fonction de maire que de président d’une communauté de communes.

    C’est la confirmation que la social-démocratie est le frère jumeau du fascisme.

    Aucun soutien n’est à attendre du pseudo humanisme.

    La vie quotidienne de Jean Paul Thé est celle de quelqu’un mis au placard, privé de toute dignité, et ceci au vu et au su de tous les témoins.

     

                                        Bello, vendredi 13 août 2011

                                                        Les Veilleurs.

     

    ANNEXE :

     

    L'ex-directeur des finances gagne son procès contre le département

    >Île-de-France & Oise > Oise > Beauvais|04 mars 2013

     

    « Ce jugement me soulage, surtout pour une question de dignité. » La justice vient de lui donner raison. Jean-Bernard Ritt a remporté le bras de fer juridique qui l'opposait au conseil général de l'Oise. Directeur des services financiers de la collectivité, l'homme avait été visé par une mutation interne qu'il estimait injuste. D'où une procédure lancée devant le tribunal administratif d'Amiens. Au cœur du litige, selon lui : des billets d'avion utilisés par le président du conseil général, Yves Rome (PS), et son épouse pour se rendre en voyage officiel à Zahlé, au Liban, en octobre 2009.

    Jean-Bernard Ritt en est convaincu : ce sont ces fameux billets qui sont à l'origine de sa soudaine disgrâce. Il affirme en effet avoir refusé, par déontologie, de faire prendre en charge par le service de la comptabilité le billet d'avion de l'épouse du président. Selon lui, ce refus l'aurait mené tout droit dans un placard doré du conseil général de l'Oise. De garant des finances du département, l'homme est devenu, du jour au lendemain, directeur général adjoint en charge de… la prospective. Un poste sans consistance dont les fonctions ne figurent même pas dans l'organigramme du conseil général.

    Le billet d'avion de l'épouse d'Yves Rome

    « Je suis devenu quelqu'un d'indésirable », regrette l'intéressé, persuadé dans cette affaire d'avoir été victime d'une « sanction déguisée. » A dire vrai, le tribunal administratif d'Amiens se garde bien d'assimiler la mutation interne de Jean-Bernard Ritt à une sanction. Toutefois, les juges estiment que cette mutation est entachée d'illégalité et doit être annulée. Ils considèrent que Jean-Bernard Ritt n'a jamais été informé des motifs de cette mutation. « Je n'ai pas été prévenu oralement ou par écrit », confirme l'intéressé. De son côté, le conseil général a pris acte de la décision du tribunal et annonce qu'il ne fera pas appel. A l'hôtel du département, on relève toutefois que « le tribunal s'est uniquement prononcé sur la forme et non sur le fond ». L'entourage d'Yves Rome note également que « M. Ritt est débouté de ses demandes d'indemnisation ». Les juges considèrent que la collectivité lui a offert un nouvel emploi qui, certes, « amoindrissait ses responsabilités antérieures » mais correspondait « à son grade ». De toute façon, Jean-Bernard Ritt a depuis longtemps quitté l'Oise pour migrer un peu plus au nord, vers le conseil général du Pas-de-Calais.

     

     

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