• Le Minotaure Bouffi (Partie 26)

    La création d’un égrégore, le labyrinthe du minotaure, a conduit à s’enfermer dans une bulle qui s’autoalimente. Sur cette réalité fantasmagorique, en total déphasage de la réalité quotidienne des isariens, a été édifiée une tour de Babel : c’est en particulier l’organigramme des services départementaux et la succession des budgets des exercices 2010 et 2011. Cette édification orgueilleuse, lorsqu’elle va rencontrer la réalité quotidienne, sera abattue par l’éclair. C’est alors que se présente le gardien du seuil sous l’apparence de la justice, qui tient à la fois l’épée et la balance.

    Les trois mots sacrés ont été communiqués : ceci s’est déroulé lors des mois de septembre (Balance), d’octobre (Scorpion) et de décembre (Sagittaire). C’est alors que l’ancien soleil, symbolisé par Hiram, passe sous les coups portés par les trois mauvais compagnons, que sont la Balance, le Scorpion et le Sagittaire, et meurt pour donner naissance lors de la nuit la plus longue au nouveau soleil régénéré.

     

    Le Minotaure Bouffi (Partie 26)

     

    Cette gestion étrangère à une politique de gauche, plus proche de Déat que de Blum, trouve ses racines sur un terreau évident : le caractère petit-bourgeois de l’employé de bureau, qui a tendance à laisser faire le plus fort, à la fois par respect du dirigent, et aussi par lâcheté. Cela rappelle l’adage : « Les nazis ont arrêtés les communistes et les progressistes, mais je ne suis ni communiste, ni progressiste, alors j’ai laissé faire. Les nazis ont éliminés les juifs et les tziganes, mais je ne suis ni juif, ni tzigane, alors j’ai laissé faire. » A la fin le petit-bourgeois, isolé et égoïste sera victime lui-même du système et aussi de son caractère lâche.

    Deux autres piliers du système sont la faiblesse de l’opposition politique, divisée, décrédibilisée et non en ordre de bataille, et également la concussion des représentants syndicaux. Les représentants des organisations syndicales sont vénaux, et prêt à vendre leur mission de défense en particulier des petites catégories, en échange de promotions pour eux-mêmes. Il est connu par tous les agents, que dans le mandat précédent, avant de diffuser un tract, les représentants du syndicat Force Ouvrière soumettaient pour avis et censure le projet du tract au directeur général des services !

    Le comportement infantile, qui compense sans doute un manque privé, seul connu de façon intime, du président, est largement identifié au niveau public, tant auprès des citoyens que des agents départementaux. En septembre 2009, il était inscrit sur la bâche de la cathédrale de Bello : « Ave Minotaure  César », inscription vite enlevée. D’ailleurs ceci est le surnom du président dans son village.

    Ainsi, si la gauche veut conserver la direction du conseil général de l’Isare, il est urgent et nécessaires de prendre au moins deux dispositions. La première disposition est de casser l’effet minotaure. Il est nécessaire que le président soit bridé et que se forme très vite autour de lui un comité de gestion du conseil général, ayant la réalité du pouvoir et pouvant circonscrire les effets néfastes. La seconde disposition est de remplacer le directeur général, afin de retrouver un candidat capable de gérer et de motiver les agents. Ceci est d’autant plus urgent que le départ précipité de Brigitte Despas, chef du Pôle Solidarité, conduit à donner pour de nombreux mois à Duhaut la charge, en plus de ses fonctions mal assumées aujourd’hui de directeur général des services, d’assurer l’intérim pour la gestion du secteur essentiel de l’aide sociale. Seuls l’implication des vice-présidents, dans un comité de vigilance, capable de prendre effectivement en charge la gestion du quotidien, que ce soit la gestion du personnel ou la gestion financière, pourra sauver la mise en 2012. Duhaut traite les trois directrices du Pôle solidarité de « bourriques ».

    Les trois dames du minotaure :

    Ariane, qui aide Thésée à sortir du Labyrinthe, par le même chemin par lequel il est entré. Ariane est assimilable à l’antique Déesse Arachné, qui tisse le destin des hommes. Ariane défend les femmes qui ont été abandonnées par leurs amants. Comme l’araignée qui porte son nom, la Veuve est l’aspect dangereux d’Ariane.

    L’épouse du président, qui a tenté de l’humaniser, mais qui est cause de victimes collatérales, du fait des manigances du président.

    Dame O’Clès, militante socialiste, ou le parti socialiste dans son ensemble.

    Il n’y a pas absence de stratégie, au niveau de l’organisation départementale, mais il s’agit d’une stratégie dévoyée : la stratégie du minotaure est une stratégie égotique et individuelle : il a réussi à capter l’énergie déployée pour la mettre au service de ses ambitions personnelles, ceci aux dépens du bien commun.

     

    La malédiction de la foudre.

     

    L’absence de contrôle des dépenses conduit à la fin du minotaure. Concernant les dépenses budgétaires, c’est le robinet d’eau ouvert, sans aucune contrainte. Depuis 2009, il n’y a pas de contrôle sur les dépenses. Or le budget primitif 2012 va reposer sur l’exécution du budget de l’année 2011. Tout comme le budget 2011 repose sur l’exécution du budget 2010. Par exemple, le budget du personnel n’est pas maîtrisé, et la dépense s’effectue « au fil de l’eau ».

     

    La création d’un égrégore, le labyrinthe du minotaure, a conduit à s’enfermer dans une bulle qui s’autoalimente. Sur cette réalité fantasmagorique, en total déphasage de la réalité quotidienne des isariens, a été édifiée une tour de Babel : c’est en particulier l’organigramme des services départementaux et la succession des budgets des exercices 2010 et 2011. Cette édification orgueilleuse, lorsqu’elle va rencontrer la réalité quotidienne, sera abattue par l’éclair. C’est alors que se présente le gardien du seuil sous l’apparence de la justice, qui tient à la fois l’épée et la balance.

    Les trois mots sacrés ont été communiqués : ceci s’est déroulé lors des mois de septembre (Balance), d’octobre (Scorpion) et de décembre (Sagittaire). C’est alors que l’ancien soleil, symbolisé par Hiram, passe sous les coups portés par les trois mauvais compagnons, que sont la Balance, le Scorpion et le Sagittaire, et meurt pour donner naissance lors de la nuit la plus longue au nouveau soleil régénéré.

     

    Premier mot, FINANCIER : Rapports transmis par Jean Paul Thé au Président.

     

    « Sous réserve de votre accord, la deuxième partie de mon intervention en CODIR pourrait porter sur le point suivant.

    Le programme pluriannuel d’investissement est un formidable outil politique qui permet de dessiner la ligne politique du conseil général de l’Isare. En effet, le programme pluriannuel d’investissement (PPI) est un document qui se décline en 15 missions et fait la synthèse des diverses politiques départementales : Agenda 21, plan routier à 15 ans, CPER, CDRD, schémas et convention divers. C’est un document chiffré qui planifie l’action dans le temps.

    Au lieu de cela, le PPI est illisible, confus, irréaliste (« lettre au père Noël ») et dangereux du point de vue de la gestion financière.

    Pourquoi ?

    Le PPI comporte d’une part, un stock d’autorisations de programme (AP) de 1255 millions d’euros (DM1) et d’autre part des inscriptions nouvelles (PPI 2010-2012) de 848 millions d’euros, soit un total général de 2103 millions d’euros.

    Ceci alors que la moyenne annuelle des réalisations en crédits de paiements est d’environ 150 millions d’euros de 2006 à 2008.

    Il faudrait donc au moins 14 années pour réaliser 2103 millions d’euros.

    Sous cette abondance de projets théoriques, l’action du conseil général est noyée, sachant que :

    Les services ne sauraient traiter un tel volume de dossiers !

    Les entreprises ne pourraient absorber une telle masse d’activités !

    Les finances du conseil général ne sauraient faire face à une telle quantité de dépenses !

    Mais surtout cela conduit à inscrire en face des dépenses des recettes fictives (emprunts)!

    Les risques de gestion sont nombreux :

    Risque de surendettement : si de nombreux coûts partent en même temps ;

    Inscription à chaque budget d’emprunts qui seront annulés ou reportés en fin d’exercice.

    En fin de compte, il ne peut y avoir maîtrise des finances.

    Un constat : 9 missions représentent 88 millions d’euros. Par contre 4 missions représentent 2015 millions d’euros, à savoir :

    Logistique : 354 millions d’euros

    Réseau routier : 479 millions d’euros

    Développement durable des territoires : 691 millions d’euros

    Education Jeunesse : 489 millions d’euros.

    C’est donc sur ces quatre missions que doit porter l’effort.

     

     

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