• LA « REVOLUTION », ŒUVRE DE MACRON ? (PARTIE 7)

    Rousseau a également analysé cela dans son ouvrage, le « Contrat social ». Selon lui, la souveraineté populaire ne saurait se déléguer à quiconque : elle n’appartient qu’au peuple, qui peut s’en saisir à tout moment, pour l’exercer lui-même directement, en démettant les représentants, ou délégués, qui ont failli, et trahi la volonté populaire.

    La légitimité et la souveraineté appartiennent au Peuple, et au Peuple seul, y compris entre deux échéances électorales. Quand la classe dirigeante bafoue les engagements qu’elle a pris lors d’élections, le Peuple n’a jamais hésité à se manifester, par le passé, sur la scène de l’Histoire (1789-1792, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, etc.).

     

     

     

    LA « REVOLUTION », ŒUVRE DE MACRON ? (PARTIE 7)

     

    Du côté de la classe bourgeoise, il y a une classe politique corrompue, qui ne dit jamais la vérité, mais qui déguise celle-ci de mille apprêts, afin de tromper son monde. Il faut, très vite, interdire à cette classe politique corrompue, l’accès aux fonctions publiques et aux mandats électifs, comme cela a été fait, lors de la grande révolution bourgeoise de 1789, en interdisant aux députés de la première assemblée nationale de se représenter au scrutin de la seconde assemblée. Comment peut-on laisser à une classe politique, qui comprend de nombreux corrompus, jamais vraiment condamnés par la justice bourgeoise (comme DSK, Pasqua, Balkany, etc.), et qui, dans son ensemble, a failli dans ses diverses misions, la possibilité de se présenter ou se représenter à des mandats qui lui servent à s’enrichir individuellement et qu’elle ne met jamais au service du Peuple ?

    Que signifie la notion de « représentation », notamment dans le cadre de la « démocratie » dite représentative, en régime bourgeois ?

    On ne peut que constater que la gestion des entreprises est le domaine réservé du patronat, donc de la classe bourgeoise (surtout grande, mais aussi moyenne et petite bourgeoisie), qui, pour mieux encadrer les travailleurs et les ouvriers, a su mettre en place toute une couche de syndicalistes « jaunes », collaborateurs de classe, soumis aux diktats du patronat.

    Il n’y a de cesse que les petits aménagements et arrangements obtenus par les luttes ouvrières, pour participer à la gestion des entreprises, ne soient repris et remis en cause par le patronat. Il n’est que de considérer le peu de succès qu’a obtenu le concept gaulliste de « participation » des travailleurs aux fruits de la croissance dans les entreprises, notamment auprès de la catégorie des grands patrons. Alors que la richesse s’est amplement développée, depuis 1945, il y a, aujourd’hui, en France, de plus en plus de travailleurs pauvres, certains étant obligés de vivre dans leur voiture, ou dans la rue ! Paradoxalement, le Peuple, créateur de toutes les richesses sociales, est tenu à l’écart de la jouissance de ces richesses.

    En dehors du secteur privé de l’industrie, il en est de même dans les entreprises du secteur public : Quelle est la participation des enseignants à la gestion de l’école, du lycée, de l’université ? Quelle est la participation des agents de santé à la gestion des hôpitaux ? Quelle est la participation des policiers à la gestion de la sécurité, ou des militaires à la gestion de leur corporation ? Ceci malgré la participation, à de nombreuses reprises, d’ »élus » se prétendant « socialistes », héritiers de Jaurès et Blum : la définition de base du socialisme, c’est bien la création de comité de gestion dans tous les secteurs, non ?

    Qu’appelle-t-on « faire de la politique », ainsi que « participer à la vie citoyenne », dans le monde d’aujourd’hui, en France ? Pour le Peuple, cela est réduit à la portion congrue, et même à RIEN, avec la complicité, active et passive, de tous les « élus » de la république bourgeoise, de la base (maires) au sommet de l’Etat bourgeois (président de la république et parlementaires). Les représentants de la bourgeoise, soi-disant représentants également le Peuple, font bien de la politique, et sont même « propriétaires » de tous les mandats où on fait de la politique, en tant que classe sociale, mais la politique qu’ils font n’est qu’au service de la bourgeoisie et contre le Peuple.

    Et dans les faits – ce qui est vécu par le Peuple, et non ce qui est faussement théorisé par les idéologues de la bourgeoise – le Peuple se contente d’être spectateur et non acteur de cette « politique ».

    En un mot, la « démocratie » dite « participative », qui se concrétise par des élections à tous les niveaux (dans les entreprises, dans les syndicats, etc., mais surtout dans les divers niveaux administratifs, depuis l’Etat, avec les élections présidentielles, et parlementaires, etc. jusqu’au niveau de la plus petite commune) ne vise pas à donner TOUT le pouvoir au Peuple (ou à l’expression de la majorité des votants de celui-ci, lors des élections) mais à prendre TOUT le pouvoir au Peuple,et à le transférer et le maintenir au service d’une petite caste, la grande bourgeoisie des monopoles et des finances.

    Malgré toutes les manœuvres frauduleuses, il est important que lors des élections bourgeoises, un jury populaire fiable, témoin et juge de la régularité des élections, soit présent dans chaque bureau de vote !

    Montesquieu l’avait déjà dit : Le Peuple (« mineur incapable »), incapable de gouverner par lui-même, est dessaisi de toutes ses prérogatives de souveraineté, par les élections. Pour ce faire, il suffit, soit de désigner des candidats membres de la classe dirigeante, soit des candidats inféodés à cette classe dirigeante.

    La révolution de 1789 n’a fait que transférer le pouvoir des nobles et du haut clergé, très minoritaires dans la société féodale, à la « pointe » ou à l’avant-garde du Tiers-état, à savoir la nouvelle classe bourgeoise, déjà titulaire de tout le pouvoir économique, mais également minoritaire dans la nouvelle classe capitaliste, qui perdure jusqu’à ce jour.

    Rousseau a également analysé cela dans son ouvrage, le « Contrat social ». Selon lui, la souveraineté populaire ne saurait se déléguer à quiconque : elle n’appartient qu’au peuple, qui peut s’en saisir à tout moment, pour l’exercer lui-même directement, en démettant les représentants, ou délégués, qui ont failli, et trahi la volonté populaire.

    La légitimité et la souveraineté appartiennent au Peuple, et au Peuple seul, y compris entre deux échéances électorales. Quand la classe dirigeante bafoue les engagements qu’elle a pris lors d’élections, le Peuple n’a jamais hésité à se manifester, par le passé, sur la scène de l’Histoire (1789-1792, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, etc.).

     

     

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