• LA « REVOLUTION », ŒUVRE DE MACRON ? (PARTIE 28)

    Un régime socialiste, précédé de la révolution prolétarienne, qui brise l’ancien Etat bourgeois et instaure un Etat socialiste, avec la démocratie pour tout le peuple, et tous les pouvoirs donnés au Peuple, s’il y a alliance entre la classe ouvrière et la classe moyenne.

    Même s’il faut passer par la case « guerre mondiale », ou la case d’un régime fasciste pour quelques années, il est plus certain que l’évolution, tant mondiale, que nationale, qui conduit à un appauvrissement des classes moyennes, permet d’envisager cette hypothèse.

     

     

     

     

     

    LA « REVOLUTION », ŒUVRE DE MACRON ? (PARTIE 28)

     

    Par peur de perdre ses privilèges, la grande bourgeoisie a mis en œuvre un déploiement des forces policières, d’une sauvagerie éclatante, rappelant les déchaînements des Versaillais à l’égard des Communards, par exemple, certains intellectuels n’hésitant pas à appeler à tirer sur cette foule. Par ailleurs, la grande bourgeoisie met en œuvre, à côté du bâton de la police, la carotte des petites miettes distribuées (dix milliards, qui seront de toute façon financés par la couche moyenne elle-même) et aussi le « grand débat », tout étant mis en œuvre pour déconsidérer le mouvement des gilets jaunes. Mais quel que soient les moyens mis en œuvre, rien ne pourra empêcher ces couches paupérisées de rejoindre, à court terme la classe des prolétaires !

    Que peut-on prévoir pour le court terme,

    Pour sortir de la crise, seules de grandes concessions seront acceptables par les grandes masses, à savoir, une véritable hausse du pouvoir d’achat (augmentation des salaires, diminution des taxes et des prix,…) °. C’est une solution qui n’est pas envisagée par la grande bourgeoisie, qui doit faire face à la concurrence mondiale et à la rivalité avec les autres impérialismes et les pays dits « émergents. L’autre solution est le recours à l’option fasciste (un système fort, liberticide, qui muselle le peuple, et conduit éventuellement à la guerre ouverte, mondiale ou localisée.

    Pour le moment, le prolétariat ne bouge pas et se contente d’être spectateur. Outre le fait qu’il a subi la trahison des divers syndicats jaunes, ainsi que du parti anciennement communiste, il ne dispose plus d’un état-major, capable de le guider dans une voie et sur une ligne juste. Comme on le dit, un prolétariat, qui n’a ni parti, ni bras armé, ni front populaire, n’a rie et donc n’est rien. Pour le prolétariat, la seule solution, à court terme, quelle que soient les conditions (guerre mondiale ou guerre civile), c’est la révolution prolétarienne et l’instauration d’un nouveau système socialiste, la dictature du prolétariat.

    En effet, le rôle du prolétariat est bien de faire en sorte que le Peuple devienne tout, comme cela a été le cas au cours de la Commune de Paris de 1871. C’est-à-dire, il doit s’emparer à la fois, du pouvoir politique dans la société, et du pouvoir économique dans els entreprises. Pour ce faire, il doit à la fois réaliser l’unité de tout le Peuple (prolétariat et classe moyenne), et écarter de tous les rouages la classe bourgeoise.

    La classe bourgeoise, qui s’est pour ainsi dire détachée de la société civile du commun, pour se placer au-dessus de celle-ci, doit, de force, et par la persuasion, réintégrer cette société civile (par exemple, travailler pour un salaire raisonnable, se mélange avec le reste du Peuple, …). La bourgeoisie doit cesser de capter toute la richesse à son seul avantage. La véritable démocratie populaire doit être instaurée, y compris entre deux élections, avec des représentants majoritairement issus du Peuple. Il faut donc cesser la guerre civile constamment menée contre les pauvres et la classe moyenne, et cesser d’utiliser toutes les idéologies (politiques, économiques, philosophiques, religieuses), uniquement pour maintenir une société inégale, injuste, et inhumaine.

    Cela pose évidemment la bonne compréhension de ce que doit être le Front populaire, à savoir l’union de toutes les composantes du Peuple. En particulier, quelles doivent être les relations entre le prolétariat, la classe ouvrière, d’une part, et la petite-bourgeoisie, dite « classe moyenne inférieure », et la bourgeoisie moyenne, dite « classe moyenne supérieure » d’autre part ?

    Cette relation peut être antagonique, si la classe moyenne (inférieure et supérieure) accepte la direction de la bourgeoisie (la grande bourgeoisie, financière et industrielle, celle du CAC 40 notamment), et en particulier la direction de la fraction la plus agressive de cette classe, les fascistes (le Rassemblement National, ou autres).

    Cette relation peut-être non antagonique, et d’union, si la classe moyenne (inférieure et supérieure) devient un allié du prolétariat dans la lutte contre la classe bourgeoise, sous la conduite d’un authentique parti communiste de France.

    Ainsi, en France, il y a une double voie possible :

    un régime fasciste, semblable au régime de Vichy, si la « classe moyenne » se met sous la direction de la classe bourgeoise. Ceci dans l’hypothèse ou la bourgeoisie est capable d’améliorer sur le long terme le niveau de vie de ces classes moyennes, ce qui est problématique.

    Un régime socialiste, précédé de la révolution prolétarienne, qui brise l’ancien Etat bourgeois et instaure un Etat socialiste, avec la démocratie pour tout le peuple, et tous les pouvoirs donnés au Peuple, s’il y a alliance entre la classe ouvrière et la classe moyenne.

    Même s’il faut passer par la case « guerre mondiale », ou la case d’un régime fasciste pour quelques années, il est plus certain que l’évolution, tant mondiale, que nationale, qui conduit à un appauvrissement des classes moyennes, permet d’envisager cette hypothèse.

     

     

     

     

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