• La Mission de la Franc-maçonnerie en France du XVIII° siècle au XXI° siècle.

    • L’individu : on peut distinguer le franc-maçon mûr (il a travaillé sa pierre brute et a atteint la pierre cubique ; il demeure fidèle à l’idéal maçonnique, et donc accepte de trahir ses intérêts de classe et ses intérêts de privilégié, pour épouser les intérêts de la classe montante) et le franc-maçon non mûr (il s’est contenté d’enrober sa pierre brute d’un faux-semblant de pierre cubique, mettant le paraître au-dessus de l’être. Lorsqu’il faut choisir entre l’idéal maçonnique et l’abandon de ses privilèges, il n’hésite pas un instant et trahit l’idéal maçonnique, pour conserver ses privilèges).

    La Mission de la Franc-maçonnerie en France du XVIII° siècle au XXI° siècle.

     

    La thèse :

    • La première partie de la thèse est relative à la composition principale de la franc-maçonnerie : il s’agit essentiellement des membres des catégories les plus aisées de la société. Mais cette composition a changé au cours de l’histoire : au XVIII° siècle, il s’agit surtout d’aristocrates et de la haute bourgeoise. Avec l’écroulement du système féodal, cette catégorie sociale sera remplacée par la bourgeoisie et la petite bourgeoisie.
    • La seconde partie de la thèse est que la franc-maçonnerie s’est scindée lors des mouvements sociaux, pour se regrouper en deux camps antagonistes : d’un côté les partisans de l’ancien ordre de choses, de l’autre côté les partisans du nouvel ordre de choses. Ainsi donc, lors des périodes les plus « calmes », les francs-maçons ont poursuivi dans les loges des réflexions sur les sujets les plus variés. Le fonctionnement des loges reposait sur un idéal de « Liberté-Egalité-Fraternité ». Quand il s’est agi d’appliquer cet idéal dans l’ensemble de la société, il y a scission entre les partisans de cette application et les opposants, qui veulent maintenir le statut quo et leurs privilèges.
    • La troisième partie de la thèse est que les privilégiés n’ont jamais renoncé facilement et de façon pacifique à leurs privilèges, mais il a fallu user de la violence la plus extrême. Inversement lorsque les privilégiés se sentent menacés par le progrès social, ils recourent à la plus grande des terreurs, comme cela  a été le cas lors de la semaine sanglante de la Commune de Paris de 1871, où l’on a dénombré entre 30 000 et 100 000 morts violentes. Sans compter les exécutions qui ont suivi, ainsi que les déportations à l’encontre de ceux qui ont osé braver l’ordre dominant.

    La fraternité est universelle entre les pierres cubiques, mais les conflits existent entre les pierres brutes et les pierres mal dégrossies.

    • C’est ainsi qu’il faut distinguer trois niveaux de fonctionnement de la franc-maçonnerie :
      • L’obédience (ou l’ordre) : Souvent, la tendance dominante à ce niveau, est de s’inféoder aux autorités en place ;
      • La loge : Les positions des loges sont variables, selon que domine la tendance des anciens ou la tendance des modernes ;
      • L’individu : on peut distinguer le franc-maçon mûr (il a travaillé sa pierre brute et a atteint la pierre cubique ; il demeure fidèle à l’idéal maçonnique, et donc accepte de trahir ses intérêts de classe et ses intérêts de privilégié, pour épouser les intérêts de la classe montante) et le franc-maçon non mûr (il s’est contenté d’enrober sa pierre brute d’un faux-semblant de pierre cubique, mettant le paraître au-dessus de l’être. Lorsqu’il faut choisir entre l’idéal maçonnique et l’abandon de ses privilèges, il n’hésite pas un instant et trahit l’idéal maçonnique, pour conserver ses privilèges).

    Il convient d’établir, par exemple lors des trois périodes suivantes :

    • La Révolution de 1789 à 1794 ;
    • La Commune de Paris de 1871 ;
    • La Résistance de 1940 à 1945 ;

    D’un point de vue statistiques, le nombre de francs-maçons que l’on peut ranger dans l’une ou l’autre catégorie : maçon mûr et maçon non mûr.

    Cette appréciation doit ensuite être nuancée selon divers critères.

    Par exemple, lors de la Révolution de 1789 à 194, on peut distinguer :

    • Des maçons mûrs, qui ont défendu leur idéal jusqu’à leur « fin » ;
    • Des maçons qui ont défendu l’idéal maçonnique jusqu’à une certaine avancée de la Révolution : « Jusque là, mais pas au-delà ».
    • Des maçons non murs, qui ont trahi l’idéal maçonnique, dès le démarrage de la Révolution (émigrés) ;
    • Tous les maçons qui « ont changé » par la suite.

    Egalement, lors de la Commune de Paris de 1871 :

    • Les maçons mûrs, indéfectiblement fidèles à leur idéal, jusqu’à la « fin » ;
    • Les maçons non mûrs, qui ont choisi Versailles du début à la fin ;
    • Les maçons d’abord fidèles à leur idéal, qui ont changé par la suite, pour devenir « antidreyfusards », ou « boulangistes ».

    La plupart des dictionnaires de francs-maçons manquent d’objectivité, en ne citant que quelques francs-maçons « célèbres », ou que l’on estime fidèles à leur idéal, et que l’on montre en exemple. Peu de dictionnaires ne font référence à tous les francs-maçons, traîtres à leur idéal. Par exemple, il serait utile d’approfondir le comportement de La Fayette : a-t-il été, par rapport à son époque, un franc-maçon fidèle à l’idéal de « Liberté-Egalité-Fraternité » ?

    Quelle est la situation en France en 2015 ? Le constat est un pays coupé en deux, où les droits de l’homme ne s’appliquent pas de manière égalitaire à toutes les personnes. Pour les vingt prochaines années, on peut s’attendre à un mouvement révolutionnaire pour l’instauration d’une République sociale et solidaire qui garantit à tous, le travail, le pain le logement et la démocratie. Donc, de nouveau, les francs-maçons sont appelés à la lutte pour une société plus juste, plus libre, plus égale et plus fraternelle.

     

    Du point de vue de la méthode, il serait intéressant d’établir les statistiques suivantes :

    • Statistiques de l’ensemble des frères inscrits sur les tableaux de Loges (par exemples, à la veille de la Révolution de 1789, lors du Second Empire, ou à la veille de la seconde guerre mondiale.

    Souvent les différents auteurs de dictionnaires des francs-maçons se contentent de citer les personnes faisant, selon eux, honneur à l’Ordre. Ou bien les dirigeants des diverses obédiences. Mais on trouve rarement tous les francs-maçons qui ont failli (Qui deviennent anti-maçons, traîtres à l’idéal maçonnique, renégats, émigrés, versaillais, collaborateurs avec Vichy et les nazis, etc.)

    • Ces Statistiques obligeraient à distinguer ce qu’est, à chaque époque, un franc-maçon. Par exemples, au XVIII° siècle, il existait notamment un ordre de Mopses, et un ordre des Fendeurs, qui sont des sortes de parodies de la franc-maçonnerie. En particulier, l’Ordre de fendeurs est une préfiguration de la « Maçonnerie du Bois ». Par ailleurs, Les Chevaliers du travail ont fonctionné comme mutualités ouvrières plus ou moins ritualisées, organisées en loges et grandes loges, porteuses de légendes, de grades, de symboles et de décors, vecteurs de communication organisationnelle et interpersonnelle en milieu modeste. Dom Pernetty, membre des « Illuminés d’Avignon » peut-il être considéré comme un franc-maçon ? Les « Illuminés de Bavière » étaient-ils francs-maçons ? Où classer les « élus cohens ? Que penser des « Chevaliers de la Foi » et de la Charbonnerie au XIX° siècle ? Etc.

     

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