• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-troisième partie)

    François Saturnin Léonide Babaud-Laribière (1819-1873) : Avocat et journaliste à Limoges à partir de 1840. Prend part à la campagne des banquets. Commissaire de la République en Charente après la Révolution de février 1848. Membre de l’Assemblée constituante représentant la Charente (1848). Adversaire de l’Empire. Franc-maçon. Initié le 15 juillet 1838 à la loge « La Vraie Harmonie », orient de Poitiers. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient en 1868, il fut élu Grand-maître du Grand Orient de France de juin  1870 à 1871. Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de la Charente. Il est par la suite nommé préfet des Pyrénées Orientales (1872-1873). Il se montra discret au moment de la Commune de Paris, avant de condamner formellement les francs-maçons qui avaient « ès-qualités », pris parti pour l’insurrection.

     

     

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-troisième partie)

     

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    François Saturnin Léonide Babaud-Laribière (1819-1873) : Avocat et journaliste à Limoges à partir de 1840. Prend part à la campagne des banquets. Commissaire de la République en Charente après la Révolution de février 1848. Membre de l’Assemblée constituante représentant la Charente (1848). Adversaire de l’Empire. Franc-maçon. Initié le 15 juillet 1838 à la loge « La Vraie Harmonie », orient de Poitiers. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient en 1868, il fut élu Grand-maître du Grand Orient de France de juin  1870 à 1871. Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de la Charente. Il est par la suite nommé préfet des Pyrénées Orientales (1872-1873). Il se montra discret au moment de la Commune de Paris, avant de condamner formellement les francs-maçons qui avaient « ès-qualités », pris parti pour l’insurrection.

     

    Jules Nicolas André Babick (1820-1902) : Parfumeur et chimiste. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs au début de 1871. Il est signataire de l’Affiche Rouge du 7 janvier 1871, qui réclame la création d’une Commune. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il est élu au Conseil de la Commune, (XI° arrondissement) membre de la commission de la Justice, puis de celle des Services publics. C’était un personnage à grande barbe, qui portait en sautoir le collier d’un ordre maçonnique. Condamné à mort par contumace, réfugié en Suisse. Franc-maçon. Mentionné parmi les frères ayant participé aux manifestations maçonniques.

     

    Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876) : Franc-maçon. Initié en Italie, en 1845, c’est à Turin qu’il fut élevé au degré de Rose-Croix. A Caprera, Garibaldi l’élève au 30° degré. En 1865, à Naples, il est en relation avec S. Friscia, C. Gambuzzi et S. Morelli, les fondateurs d’une loge atypique qui réunissait républicains et socialiste. En 1866, il nie dans une lettre à Herzen le fait d’être maçon. Anarchiste. Il écrit en mai 1871 : « Je suis un partisan de la Commune de Paris, qui pour avoir été massacrée, étouffée, dans le sang par les bourreaux de la réaction monarchique et cléricale, n’en est devenue que plus vivace, plus puissante dans l’imagination et dans le cœur du prolétariat de l’Europe. ».

    Concernant la franc-maçonnerie, Bakounine a déclaré dans le journal « Le Progrès » du Locle le 1er mars 1869.

    « …Il y eut un temps où la bourgeoisie, douée de la même puissance de vie (que le prolétariat) et constituant exclusivement la classe historique offrait le même spectacle de fraternité et d’union aussi bien dans les actes que dans la respectable sans doute, mais désormais impuissante stupide et stérile, l’époque de son énergique développement. Elle fut ainsi avant la grande révolution de 1793, elle le fut encore, quoiqu’à un bien moindre degré, avant les révolutions de 1830 et 1848. Alors la bourgeoisie avait un monde à conquérir, une place à prendre dans la société et, organisée pour le combat, intelligente, audacieuse, se sentant forte du droit de tout le monde, elle était douée d’une toute-puissante irrésistible : elle seule à fait contre la monarchie, la noblesse et le clergé réunis les trois révolutions.

    À cette époque, la bourgeoisie avait créé une association internationale, universelle, formidable, la Franc-Maçonnerie.

    On se tromperait beaucoup si l’on jugeait de la Franc-maçonnerie du siècle passé, ou même celle du commencement du siècle présent, d’après ce qu’elle est aujourd’hui. Institution par excellence bourgeoise, dans son développement, par sa puissante croissante d’abord et plus tard par sa décadence, la Franc-maçonnerie a représenté en quelque sorte le développement, la puissance et la décadence intellectuelle et morale de la bourgeoisie. Aujourd’hui, descendue au triste rôle d’une vieille intrigante radoteuse, elle est nulle, inutile quelquefois malfaisante et toujours ridicule, tandis qu’avant 1830 et avant 1793 surtout, ayant réuni en son sein, à très peu d’exceptions près, tous les esprits d’élite, les coeurs les plus ardents, les volontés les plus fières, les caractères les plus audacieux, elle avait constitué une organisation active, puissante et réellement bienfaisante. C’était l’incarnation énergique, et la mise en pratique de l’idée humaine du XVIIIe siècle. Tous les grands principes de liberté, d’égalité, de fraternité, de la raison et de la justice humaine élaborés d’abord théoriquement par la philosophie de ce siècle, étaient devenus au sein de la Franc-maçonnerie des dogmes pratiques et comme les bases d’une morale et d’une politique nouvelle, l’âme d’une entreprise gigantesque de démolition et de reconstruction. La Franc-maçonnerie n’a été rien moins à cette époque, que la conspiration universelle de la bourgeoisie révolutionnaire contre la tyrannie féodale, monarchique et divine. Ce fut l’Internationale de la bourgeoisie.

    On sait que tous les acteurs principaux de la Première révolution ont été des francs-maçons, et que lorsque cette révolution éclata, elle trouva, grâce à la Franc-maçonnerie, des amis, des coopérateurs dévoués et puissants dans tous les autres pays, ce qui assurément aida beaucoup son triomphe. Mais il est également évident que le triomphe de la révolution a tué la Franc-maçonnerie car la Révolution ayant comblé en grande partie les voeux de la bourgeoisie et lui ayant fait prendre la place de l’aristocratie mobilière, la bourgeoisie après avoir été si longtemps la classe exploitée et opprimée, est devenue tout naturellement à son tour la classe privilégiée, exploitante, oppressive, conservatrice et réactionnaire, l’amie et le soutien le plus ferme de l’État. Après le coup d’État du premier Napoléon, la Franc-Maçonnerie était devenue, dans une grande partie du continent une institution impériale.

    La Restauration la ressuscita quelque peu. En se voyant menacée par le retour de l’ancien régime, contrainte de céder à l’Église et à la noblesse coalisées la place qu’elle avait conquise par la première révolution, la bourgeoisie était forcément redevenue révolutionnaire. Mais quelle différence entre ce révolutionnarisme réchauffé et le révolutionnarisme ardent et puissant qui l’avait inspiré à la fin du siècle dernier ! Alors, la bourgeoisie avait été de bonne foi, elle avait cru sérieusement et naïvement aux droits de l’homme, avait été poussée, inspirée par le génie de la démolition et de la reconstruction, elle se trouvait en pleine possession de son intelligence, et dans le plein développement de sa force ; elle ne se doutait pas encore qu’un abîme la séparait du peuple ; elle se croyait se sentait, elle était réellement la représentation du peuple. La réaction thermidorienne et la conspiration de Babeuf l’ont à jamais privée de cette illusion. L’abîme qui sépare le peuple travailleur de la bourgeoisie exploitante, dominante et jouissante est ouvert, et il ne faut rien moins que le corps de la bourgeoisie tout entière, toute l’existence privilégiée des bourgeois pour le combler.

    Aussi ne fut-ce plus la bourgeoisie tout entière, mais seulement une partie de la bourgeoisie qui se remit à conspirer après la Restauration, contre le régime clérical, nobiliaire et contre les rois légitimes… »

    Michel Bakounine (publié par M. Nettlau en 1895 « Biblio.
    Sociologique » nº 4).

    Bakounine était obnubilé par le projet d’une organisation ouvrière qui aurait joué pour la révolution sociale le rôle que la franc-maçonnerie avait joué pour la révolution bourgeoise. C’est dans cet esprit qu’il fonda en 1864 une société secrète appelée « La Fraternité Internationale » ou « Alliance des Révolutionnaires Socialistes », dissoute en janvier 1869. .

     

    Baldue : Franc-maçon. Ancien vénérable de la loge « La Ligne Droite ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Achille Ballière (1840-1905) : Franc-maçon. Architecte. Il participe à la guerre de 1870. Il rallie tardivement la Commune et soutient la tentative de médiation franc-maçonne en suivant la manifestation du 29 avril 1871. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il s’évade le 20 mars 1874, avec François Jourde, Charles Bastien, Henri Rochefort, Olivier Pain et Paschal Grousset. En 1889, il est candidat boulangiste aux élections législatives.  A écrit en 1889 : La déportation de 1871. Souvenirs d’un évadé de Nouméa.

     

    Baptiste Désiré Bancel (1822-1871) : Avocat. Journaliste et homme politique, radical bourgeois. Député républicain de la Drôme en 1849. Député de Paris en 1869. Candidat des loges maçonniques.

     

    Claude Désiré Barodet (1823-1906) :Franc-maçon à Lyon. Instituteur. Commune de Lyon. Le 4 septembre 1870, il fait partie du Comité de salut public lyonnais, il est élu conseiller municipal de Lyon, puis nommé adjoint au maire par Hénon. A ce poste, il participe à la répression de l’émeute menée par Bakounine en décembre 1870, puis des mouvements communalistes qui naissent en soutien à la Commune de Paris.

     

    Madame Barois : « Pétroleuse ». Membre assesseur du Comité de Vigilance des citoyennes républicaines du 18° arrondissement.

     

    M. Barois : A fait une motion ayant pour but de demander l’échange de Blanqui contre l’archevêque de Paris et l’exécution de ce dernier si la proposition n’était pas acceptée.

     

    Barré : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Camille Barrère (1851-1940) : Il se rallie à la Commune, comme son père et ses frères et collabora à divers journaux (L’Affranchi, la Sociale et Qui-vive ? de Vermersch). Condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée, il se réfugie en Angleterre. Ayant bénéficié de l’amnistie en 1879, il rentre en France et devient secrétaire d’ambassade.

     

    Louis Barron : A écrit en 1889 : Sous le drapeau rouge.

     

    Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) : Franc-maçon. Sculpteur. Célèbre pour sa statue de « la liberté éclairant le monde » (1886) qui s’élève à New-York et son « Lion de Belfort ». Membre de la loge parisienne « Alsace-Lorraine », orient de Paris, créée en septembre 1872. Il est initié le 14 octobre 1875, et accède dans sa loge-mère au grade de maître le 9 décembre 1880. Garde national pendant la guerre franco-prussienne. Eprouvé par la défaite, en tant qu’Alsacien, il effectue un premier voyage aux Etats-Unis en 1871.

     

    André Augustin Bastelica (1845-1884) : Ouvrier typographe. Membre de la Première Internationale en 1867, responsable de la section de Marseille, et directeur des contributions indirectes sous la Commune. Membre de la Commune marseillaise, exilé en Suisse après la défaite de la Commune.

     

    Bataillon : Un bataillon est composé de 8 Compagnies de 150 hommes, soit 1200 hommes au total. La Commune disposait sur le papier de 234 Bataillons. Les historiens estiment l’effectif total réel entre 3000 et 4000 hommes.

     

    Alphonse Baudin (1811-1851): Franc-maçon. Initié le 15 juin 1842 à la Loge maçonnique « Le Temple des Amis de l’Honneur français », orient de Paris, loge suspendue en 1846, à la demande du préfet de police. Médecin. Elu député aux législatives en 1849, Meurt sur les barricades en 1851. A une femme qui disait aux députés souhaitant la résistance des Parisiens face au coup d’Etat de Napoléon : « Croyez-vous que nos hommes vont se faire tuer pour que vous conserviez vos vingt-cinq francs ? », Baudin aurait répondu : « restez et vous verrez comment on meurt pour vingt-cinq francs. ».

     

    Adolphe François Henri Bauër, dit Henry Bauër (1851-1915): Ecrivain, polémiste, critique et journaliste. Né de la liaison d’Alexandre Dumas père avec Anna Bauër, une juive allemande du pays de Bade. Le 18 mars 1871, il est nommé capitaine de la Garde nationale à l’état-major du général Eudes. Le 10 mai il est nommé commandant de la sixième Légion fédérée de la Commune, et le 22 mai, chef de l’état-major général du capitaine Réfère. A écrit en 1895 : Mémoires d’un jeune homme.

     

    Baumann : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    François Achille Bazaine (1811-1888) : Maréchal. Monarchiste. A contribué à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Commande le 3° corps d’armée pendant la guerre de 1870, puis l’armée du Rhin. Capitula à Metz en octobre 1870. Franc-maçon. En 1834, son père, Pierre Dominique Bazaine, appartenant à la loge « Les Commandeurs du Mont Thabor », à laquelle son fils fut initié, si on en croit une lettre conservée au Musée de la Légion étrangère.

     

    Charles de Beaufort : Cousin d’Edouard Moreau. Capitaine d’un bataillon de fédérés, accusé de trahison par des fédérés du 66° Bataillon, il est fusillé le 24 mai 1871.

     

    Charles Beauvoir : Membre de l’AIT, a annoncé la république le 4 septembre 1870, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Lyon.

     

    Becourt : Franc-maçon. Membre du Conseil de l’Ordre. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Marie Virginie Bediez, Vice : dite « la colonelle Vignot ». Blanchisseuse. Elle suivait son amant, le capitaine Vignot, du 170° Bataillon, sur la barricade de l’église Saint-Ambroise.

     

    Henri Bellenger : Un des rédacteurs du Cri du Peuple (tiré à 50000, 80000, voire 100000 exemplaires pour 18 numéros du 22 février au 12 mars 1871 et 65 numéros du 21 mars au 23 mai 1871). Collaborateur du Vengeur. Auteur d’un article où il expose à la Commune de Paris un programme d’éducation des futurs travailleurs.

     

    Eugène Bennière : Membre de l’Association Internationale des Travailleurs, proudhonien.

     

    Marie Bequet Devienne, née de Vienne (1854-1913) : Grande bourgeoise bourguignonne. Traumatisée dès sa jeunesse par les nombreux morts de la Commune. Franc-maçonne. Le 14 mars 1893 a lieu la première tenue de la première loge du Droit Humain chez elle : elle est initiée au grade d’apprenti avec onze femmes : Clémence Royer, Anna Feresse-Deraismes, la sœur de Maria Deraismes, Louise David, Marie Pierre, Marie Georges-Martin, épouse du docteur Georges Martin, Julie Pasquier, Eliska Vincent, Florestine Mariceau, Myrtille Reugnet, Charlotte Duval, Maria Martin) et un homme (Maurice Lévy). Les membres de ce groupe sont reçus compagnons le 24 du même mois, puis maîtres le 1° avril.

     

    Jules Henri Marius Bergeret (1830-1905) : Franc-maçon. Ouvrier typographe. Correcteur d’imprimerie. Un des responsables militaires de la Commune de Paris, destitué pour incompétence. Membre du Comité central de la Garde Nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il est nommé délégué à la commission de la Guerre et à la commission exécutive. Le 2 avril, la Commune le nomme commandant en chef de la place de Paris. Membre de l’AIT. Condamné à mort par contumace, il finit ses jours à New-York. Initié en 1864 à la loge « Les Sept Ecossais Réunis », radié en 1868. Réfugié à Jersey, où il tient un atelier de photographie, il s’affilie aux « Amis de la Vérité » (Rite Ecossais).

    Il demanda audience à Thiers pour demander sa grâce. Thiers lui lança : « Grand gamin ! On a donc oublié de vous fusiller ? ». Thiers appela Barthélémy-Saint-Georges et souffla : »Faites-le passer en Angleterre. Je le ferai juger par contumace. Il sera condamné à mort : cela plaira aux militaires et lui sauvera la peau. »

     

    Joséphine Bernard, Mimet (née en 1833) : Ravaudeuse de bas. Porte du café, nuit et jour, aux combattants des barricades. Elle a été vue un fusil à la main, rue Saint-Antoine.

     

    Martin Bernard (1808-1883) : Député de la Loire (1848, 1849, 1871) : Franc-maçon. Membre de la loge « L’Industrie », orient de Saint-Etienne.

     

    Bertel : Voir Charles Albert Arnoux.

     

    Louis Adolphe Bertillon (1821-1883) : Médecin, statisticien et anthropologue. Ami de Jules Michelet, proche du mouvement socialiste.

     

    Jeanne Bertranine, femme Taillefer (née en 1831) : Marchande de friture. Pendant deux mois, elle suit son mari au 118° Bataillon, en tenue de cantinière, le pistolet à la ceinture. Elle est de toutes les sorties, et le 23 mai, elle vient, avec des gardes nationaux en armes, appeler les locataires de sa maison à la barricade de la place Aubert. Envoyée en Nouvelle-Calédonie. Elle était trop digne pour faire un recours en grâce.

     

    Madame Besace : Couturière. Membre du Comité central de l’Union des Femmes (9° arrondissement).

     

    Eugène François Bésette (1817- ?) : Membre de l’AIT. Nommé par la Commune directeur des cantines du V° arrondissement.

     

    Charles Victor Bellay  ou Beslay (1795-1878) : Franc-maçon.  Il adhère en 1866 à l’Association internationale des travailleurs. Ingénieur. Ami de Proudhon. Membre de l’assemblée constituante, il est partisan de la répression contre les insurgés de juin 1848. Le doyen de la Commune de Paris. Modéré. Membre de l’AIT. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune. Le 29 mars il est membre de la commission des Finances et devient le délégué de la Commune auprès de la Banque de France. Fin mai 1871, grâce à un laissez-passer du gouvernement d’Adolphe Thiers, il peut se réfugier en Suisse après l’échec de la Commune. En décembre 1872, le conseil de guerre rend un non-lieu à son encontre, « en considération des services rendus par lui au crédit public ». En 1873, il s’est justifié de la façon suivante dans le Figaro : « Je suis allé à la Banque de France avec l’intention de la mettre à l’abri de toute violence du parti exagéré de la Commune, et j’ai la conviction d’avoir conservé à mon pays l’établissement qui constituait notre dernière ressource financière. ». A publié en 1873 : 1830. 1848. 1870. Mes souvenirs. Initié en 1815, il appartint à la loge « L’Ecossais n° 133 ». S’exila en Suisse après 1871 et continua à payer ses cotisations pendant son exil.

     

    Charles Bernardin (1860-1939) : Notaire, puis rentier. Franc-maçon. Initié le 6 mars 1892 à la loge « La Fraternité Vosgienne », à Epinal. Il en est, dès la première année, le secrétaire, puis le trésorier. Affilié le 7 janvier 1895 à la Loge « Saint-Jean de Jérusalem », à Nancy.

     

    Pierre Eugène Marcellin Berthelot (1827-1907) : Chimiste, essayiste, historien des sciences. Académie de médecine (1863), Académie des Sciences (1873), Académie française (1900). Sénateur inamovible (1881-1907). Ministre de l’Instruction Publique (1886-1887), puis des Affaires étrangères (1895-1896). Auteur notamment de Les origines de l’Alchimie. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Fraternité Universelle » de Paris.

     

    Christophe Bertholon (1808-1885) : Participe à la Révolution de 1830. Il fut un des fondateurs de la Société des droits de l’homme (1833). Représentant du peuple en 1848. Député de la Loire (1876-1885). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Industrie », orient de Saint-Etienne.

     

    Albin de Berville, dit Saint-Albin Berville (1788-1868) : Premier avocat à la Cour d’appel de Paris. Député (1838-1848). Franc-maçon. Grand Maître adjoint du Grand Orient.(1851-1852). Il sauva la franc-maçonnerie après le coup d’Etat du 2 décembre 1851 en proposant au prince Murat la Grande maîtrise.

     

    Alfred Edouard Billioray (1841-1876): Artiste-peintre. Membre de l’Internationale. Membre de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Services publics le 29 mars, puis à celle des Finances le 21 avril. Il vote pour le Comité de Salut public, où il remplace Charles Delescluze le 11 mai. Mort en déportation en Nouvelle-Calédonie.

     

    Otto Eduard Léopold von Bismarck (1815-1898): Il fera semblant de rester neutre entre Paris et Versailles, mais sera objectivement le complice de Thiers en lui fournissant les moyens d’écraser la Commune : il lui envoya en masse officiers et soldats prisonniers, il lui laissa la liberté d’organiser une armée puissante malgré les clauses des préliminaires de paix, il assura le blocus des barrières nord de Paris et fournit des armes.

     

    Jean Joseph Louis Blanc (1811-1882) : Franc-maçon. Initié en exil à la Loge « Les Sectateurs de Ménès », orient de Londres, avant 1854. Membre de la loge Les Philadelphes , orient de Londres. Il préside le 4 mars 1879 le banquet de la loge « La Bonne Foi ».  En 1882, il est noté comme membre de la Loge « L’Humanité de la Drôme », Orient de Valence et comme membre d’honneur de la Loge « Les Libres penseurs du Pecq » Journaliste et historien. Membre du gouvernement provisoire de 1848 et député de Paris (1876-1882) sous la troisième république. Initiateur de l’aphorisme communiste : « De chacun selon ses facultés à chacun selon ses besoins ». En 1848, il propose la création des ateliers sociaux, afin de rendre effectif le droit au travail. En 1870-1871, traître à la cause révolutionnaire, il soutient le projet d’amnistie.

     

    Gaspard Antoine Blanc (1845- ?) : Fonctionnaire des Ponts-et-Chaussées. Adhérent de l’Internationale, il réorganisa la section de Lyon. Membre du Comité central du salut de la France, il participa aux côtés de Bakounine à l’insurrection du 28 septembre 1870 et fut membre du Comité provisoire de la Commune de Lyon des 23 et 25 mars 1871. Ensuite bakouniniste vendu au bonapartisme.

     

    Hyppolite Blancard (1843-1924) : Pharmacien. Photographe. Connu pour les photographies, tirées selon le procédé du platinotype, qu’il prit durant le siège de Paris (1870) et la Commune de Paris (1871). Les Parisiens du temps de la Commune (1871).

     

    Alphonsine Blanchard, dite « la Paysanne » (née en 1844) : Journalière. Le fusil en bandoulière, a travaillé à la construction de la barricade de la rue de Lyon. Elle force les passants à déposer leur pavé.

     

    Augustine Malvina Blanchecotte (1830-1897) : Poète. Bourgeoise, dont les sympathies ne vont pas à la Commune. Auteur notamment des Tablettes d’une femme pendant la Commune.

     

    Stanislas Xavier Pourille (ou Panille), dit Blanchet (1833- ?) : Commerçant en bourre de soie et journaliste. Il fait partie du Comité central de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune, il est membre de la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public.

    Dans le Journal Officiel de la Commune du samedi 6 mai 1871, Compte rendu de la séance du Conseil du 5 mai, on lit :

    « Le citoyen Rigault : (…) Aujourd’hui, nous avons appelé devant vous le citoyen Blanchet. Depuis longtemps, nous étions prévenus que ce n’était pas le sien, que sous un autre nom, il avait exercé des fonctions et subi une condamnation qui ne lui permettaient pas de rester parmi nous.

    Quoiqu’il ait toujours voté avec la majorité et le comité de sûreté générale, à cause de cela surtout, je n’ai pas gardé de ménagements. (Approbation). C’est le citoyen Ferré qui a fait l’enquête. Le citoyen Blanchet s’est présenté devant nous ; je ne crois pouvoir faire mieux que de vous lire le procès-verbal que nous avons dressé de cette entrevue.

    « L’an mil huit cent soixante et onze, le cinq mai,

    Devant nous délégué à la sûreté générale et membre dudit comité, est comparu le membre de la Commune connu sous le nom de Blanchet,

    Lequel, interpellé par le citoyen Ferré, a déclaré qu’il ne s’appelait pas Blanchet, mais bien Panille (Stanislas).

    Sur seconde interpellation, Panille déclare qu’il a bien été secrétaire de commissaire de police de Lyon, qu’il est entré, à Brest, dans un couvent de capucins en qualité de novice vers 1860, qu’il y est resté huit ou neuf mois.

    Je partis, ajoute-t-il, en Savoie, où je rentrai dans un second couvent de capucins, à La Roche. Ceci se passait en 1862.

    Revenu à Lyon, je donnai des leçons en ville. On me proposa d’être traducteur-interprète au palais de justice, j’acceptai. On me dit après qu’une place de secrétaire dans un commissariat était vacante, j’acceptai également ; je suis entré dans ce commissariat vers 1866, et j’y suis resté environ deux ans.

    Au bout de ce temps, quand je demandai de l’avancement, quand je demandai à être commissaire spécial aux chemins de fer, ma demande étant restée sans réponse, j’offris ma démission, qui fut acceptée. C’est après ces événements que je vins à Paris.

    J’ai été condamné à six jours de prison pour banqueroute à Lyon. J’ai changé de nom parce qu’il y avait une loi disant qu’on ne pouvait signer son nom dans un journal lorsqu’on a été mis en faillite.

    Nous, délégués à la sûreté générale, et membres dudit Comité, envoyons à Mazas le sieur Panille.

    Laurent, TH. Ferré, A. Vermorel,

    Raouil Rigault, A. Dupont, Trinquet. ».

     

     

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