• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-septième partie)

    Gustave Flourens (1838-1871 : tué d’un coup de sabre d’un gendarme en 1871, près de Chatou, Yvelines) : Franc-maçon.  Initié le 12 juin 1866 à la loge « l’Union d’Orient », orient de Constantinople, rattachée au Grand Orient de France, puis il appartient aux Philalèthes de Londres. . Universitaire. Frère d’Emile Flourens. Suppléant de son père au Collège de France (1863). Ethnographe et physiologiste. Prend part au soulèvement crétois contre les Turcs (1866). Député, puis plénipotentiaire crétois à Athènes. Retourne à Paris (1868). Adversaire de l’Empire. Réfugié en Angleterre après la manifestation du 7 février 1870, il fréquente la famille Marx. Prend part à la Révolution du 4 septembre 1871. Collaborateur d’Henri Rochefort au journal La Marseillaise. Chef de bataillon de la Garde nationale, il est l’un des organisateurs de l’émeute du 31 octobre 1870. Elu de la Commune par le 19° bataillon, pour le XX° arrondissement, nommé général et chargé de la défense de Paris révolutionnaire. Tendance « jacobine ». Il est tué le 3 avril 1871 à Rueil, alors qu’il est désarmé, au cours d’une échauffourée entre Communards et Versaillais. Antisémite dans son cours Histoire de l’homme. Professeur au Collège de France en 1863, il établit une méthode linguistique et anatomique pour classifier les races humaines.

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-septième partie)

     

    F

     

    François  Fabre (1819-1892) : Maire du 17° arrondissement de Paris en 1870. Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Eugène Faillet : Possibiliste.

     

    Marius Faillet (1840-1912) : Membre de l’Internationale. Réfugié en Belgique, il fut condamné en 1872 à vingt ans de travaux forcés. Il put rentrer en France en 1879, fut élu conseiller municipal de Paris en 1886 et conserva ce poste jusqu’à la fin de sa vie.

     

    Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray (1811-1886) : Journaliste légitimiste et clérical. Historien et homme politique. Initiateur de la fermeture des ateliers nationaux en 1848, il incite le prolétariat parisien à manifester, pour écraser ensuite ses forces révolutionnaires. Ministre de l’Instruction publique en décembre 1848, il démissionne à la fin de 1849. La loi du 15 mars 1850 sur l’enseignement est entrée dans l’histoire sous le nom de « loi Falloux ».Cette loi prévoyait que le clergé et les membres d’ordres religieux, hommes et femmes, pourraient enseigner sans produire d’autre qualification qu’une lettre d’obédience. Cette exemption fut même étendue aux prêtres qui enseignent dans les écoles secondaires, alors qu’un grade universitaire était exigé des enseignants laïcs. De leur côté, les écoles primaires étaient placées sous la surveillance des curés.

     

    Fauchery : Franc-maçon.

     

    François Félix Faure (1841-1899) : Armateur. Franc-maçon. Président de la République française de 1895 à 1899. Initié le 16 mai 1877, loge « Les Cœurs Réunis », orient de Toulouse. Il appartenait à la loge du Havre « La Parfaite Aménité », Grand Orient de France.

     

    André Bertrand Pierre Fernand Faure (1853-1929). Avocat. Député de la Gironde (1885-1889). Sénateur de la Gironde (1924-1929). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Bordeaux. Membre du Conseil, de l’Ordre du Grand orient.

     

    Sébastien Faure (1858-1942) : Noviciat des jésuites (1874). Disciple de Jules Guesde. Adhérant du Parti Ouvrier Français. Propagandiste anarchiste. Fondateur du journal Le Libertaire avec Louise Michel (1895). Directeur d’un orphelinat libertaire, « La Ruche ». Auteur de : Mon communisme (1920). Franc-maçon. Initié le 28 juin 1880 à la loge « La Vérité », orient de Bordeaux. Compagnon et maître le 31 octobre 1884. Démissionne en 1914.

     

    Jules Jean Charles Fauvety (1813-1894) : Négociant en soie aisé. Ecrivain et philosophe spiritualiste. Ami de Proudhon sans adhérer à sa doctrine. Fondateur du quotidien Le Représentant du Peuple, y collabora avec Proudhon. Fondateur du journal La Solidarité (paru de 1866 à 1868). Fondateur du périodique La Religion laïque (1876). Cherchait à créer une religion universelle. Franc-maçon. Initié à une loge de Misraïm, puis il abandonne la franc-maçonnerie jusqu’en 1858. A cette date, il rentre à la loge parisienne « La Renaissance par les Emules d’Hiram », dont il est vénérable (1860). En 1859-1862, il soutint le prince Napoléon et Magnan et rentra au Conseil du Grand Maître. Rédacteur de la Constitution qui affirmait la « liberté de conscience »(1865). A partir de 1866, il se retira lentement de la franc-maçonnerie. Démissionnaire de la franc-maçonnerie en 1868.

     

    Jules Gabriel Claude Favre (1809-1880) : Franc –maçon. Initié le 16 mai 1877 à la loge « L’Encyclopédique », orient de Toulouse. Membre de la loge « Les Cœurs Réunis », orient de Toulouse. Avocat à Lyon (1830), puis à Paris (1836). Membre de l’Assemblée constituante (1848), et législative (1849). Secrétaire en 1848 de Ledru-Rollin. Député du corps législatif (1858-1870), où il fut l’un des « cinq irréductibles ». Républicain opposé à l’Empire. Les Cinq de l’opposition étaient : Emile Ollivier, Ernest Picard, Hénon, Darimon et Jules Favre. Vice-président et ministre de l’Intérieur (1870) dans le gouvernement de Défense nationale, il signe la capitulation de Paris et un armistice (28 janvier 1871). Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Thiers, il signe les conventions qui deviennent le traité de Francfort. Adversaire acharné de la Commune. Fut un des premiers à combattre l’Internationale. Député à l’Assemblée nationale (1871-1875). Ministre dans le premier gouvernement Dufaure. Sénateur du Rhône (1876-1880). Membre de l’Académie française (1869).

     

    Mariani Fernandez : « Pétroleuse ». Elle pansait les blessés, mais aussi reprenait le fusil des morts. Amie de Louise Michel.

     

    Ferrat : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Hyppolite Ferré (1848-1913) : Communard, internationaliste, membre de la Fédération Jurassienne et militant anarchiste. Frère de Théophile Ferré. Capitaine au 76° bataillon fédéré. Membre d’une section française de l’AIT. Trésorier de la « Société fraternelle des anciens combattants de la Commune », fondée en 1889.

     

    Théophile Ferré (1846-1871) : Clerc d’avoué et comptable. Militant blanquiste. Préside le Comité de Vigilance de la salle Perot. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de la Sûreté générale. Le 1° mai, il est nommé substitut du procureur de la Commune et le 13 mai délégué à la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public. Fusillé en même temps que Louis Rossel et Pierre Bourgeois au camp de Satory à Versailles le 28 novembre 1871.Voici la lettre adressée par Ferré à sa sœur avant de mourir :

    « Maison d’arrêt cellulaire de Versailles, n° 6.

    Mardi 28 novembre 1871, 5h. 30° matin.

    Ma bien chère sœur,

    Dans quelques instants je vais mourir. Au dernier moment ton souvenir me sera présent ; je te prie de demander mon corps et de le réunir à celui de notre malheureuse mère.

    Si tu peux, fais insérer dans les journaux l’heure de mon inhumation, afin que des amis puissent m’accompagner. Bien entendu aucune cérémonie religieuse ; je meurs matérialiste comme j’ai vécu.

    Pore une couronne d’immortelles sur la tombe de notre mère.

    Tâche de guérir mon frère et de consoler notre père ; dis-leur bien à tous combien je les aimais.

    Je t’embrasse mille fois et te remercie mille fois des bons soins que tu n’as cessé de me prodiguer ; surmonte la douleur et comme tu me l’as souvent promis, sois à la hauteur des événements. Quant à moi je suis heureux, j’en vais finir avec mes souffrances et il n’y a pas lieu de me plaindre. Tous mes papiers, mes vêtements et autres objets doivent t’être rendus, sauf l’argent du greffe que j’abandonne aux détenus moins malheureux.

    Tout à toi.

                                        Ton frère dévoué,

                                                 Th FERRE. ».

     

    Marie Ferré (1853-1882) : Sœur du précédent. Communarde.

     

    E. Ferry: Membre du Conseil de la Commune (IX° arrondissement) et presque aussitôt démissionnaire.

     

    Jules François Camille Ferry (1832-1893): Avocat. Journaliste. Franc-maçon. Le 8 juillet 1875, les francs-maçons donnent une grande solennité à sa réception par le Grand Orient de France (Loge « La Clémente Amitié »). Il y est reçu en même temps que Littré et que Grégoire Wyrouboff. Par la suite, Ferry appartiendra à la Loge « Alsace-Lorraine » à Paris. Lors de la cérémonie solennelle et grandiose de l’initiation, on remarque la présence de la fine fleur de l’opportunisme : Edmond Adam, Antonin Proust, Challemel-Lacour, Maurice Rouvier, Jules Claretie, Antonin Duibost. Des républicains tentés par le radicalisme, Brisson, Floquet, Lockroy, sont également là. Membre du gouvernement de la Défense nationale. Adversaire résolu des communards.

    Dans le Discours devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885, Jules Ferry déclare : « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».

     

    Gustave Flaubert (1821-1880) : Ecrivain. « Je trouve qu’on aurait dû condamner aux galères toute la Commune et forcer ces sanglants imbéciles à déblayer les ruines de Paris, la chaîne au cou, en simples forçats. Mais cela aurait blessé l’humanité. On est tendre pour les chiens enragés, et point pour ceux qu’ils ont mordus… » (A Georges Sand, début octobre 1871).

     

    Fleury : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Anselme François Fleury (1801-1881) : Riche négociant.

     

    Charles Thomas Floquet (1828-1896) : Franc-maçon. Avocat républicain sous l’Empire. . Elu député à Paris le 8 février 1871, il entreprend des démarches de conciliation entre l’Assemblée et la Commune. Président de la « Ligue d’Union républicaine des Droits de Paris ». Député de la Seine (1876-1882 et 1889-1893). Député des Pyrénées Orientales (1882-1889). Sénateur de la Seine (1894-1896). Président du Conseil (1888-18898). Fait partie de l’aile gauche de l’opportunisme. Célèbre pour avoir blesé en duel le général Boulanger. Membre du Suprême Conseil de France, il fut en 1873, vénérable de la loge « La Justice n° 133 » à l’orient de Paris.

     

    Benjamin Pierre Flotte : Blanquiste. Ami de Blanqui, ancien compagnon de cachot de celui-ci. Il a participé à la commission qui tenta de négocier l’échange entre Mgr Darboy et Blanqui. Avec Eudes, Granger, Brideau, il tente de s’emparer le 18 août 1870 des armes de la caserne de la Villette. Ils sont condamnés à mort le 29 août 1870, sauvés par la révolution du 4 septembre.

     

    Emile Flourens (1841-1920) : Frère cadet de Gustave Flourens. Auditeur au Conseil d’Etat en 1868. Nommé directeur des cultes au ministère der l’Intérieur en 1879. Ministre des Affaires étrangères de 1886 à 1888. Député des Hautes Alpes, puis de la Seine de 1889 à 1893. Député du 5° arrondissement de Paris de 1902 à 1906.

    Opposant à la franc-maçonnerie, il sera membre de la Ligue française antimaçonnique. Auteur en 1912 de « Un fiasco maçonnique à l’aurore du vingtième siècle de l’ère chrétienne ».

     

    Gustave Flourens (1838-1871 : tué d’un coup de sabre d’un gendarme en 1871, près de Chatou, Yvelines) : Franc-maçon.  Initié le 12 juin 1866 à la loge « l’Union d’Orient », orient de Constantinople, rattachée au Grand Orient de France, puis il appartient aux Philalèthes de Londres. . Universitaire. Frère d’Emile Flourens. Suppléant de son père au Collège de France (1863). Ethnographe et physiologiste. Prend part au soulèvement crétois contre les Turcs (1866). Député, puis plénipotentiaire crétois à Athènes. Retourne à Paris (1868). Adversaire de l’Empire. Réfugié en Angleterre après la manifestation du 7 février 1870, il fréquente la famille Marx. Prend part à la Révolution du 4 septembre 1871. Collaborateur d’Henri Rochefort au journal La Marseillaise. Chef de bataillon de la Garde nationale, il est l’un des organisateurs de l’émeute du 31 octobre 1870. Elu de la Commune par le 19° bataillon, pour le XX° arrondissement, nommé général et chargé de la défense de Paris révolutionnaire. Tendance « jacobine ». Il est tué le 3 avril 1871 à Rueil, alors qu’il est désarmé, au cours d’une échauffourée entre Communards et Versaillais. Antisémite dans son cours Histoire de l’homme. Professeur au Collège de France en 1863, il établit une méthode linguistique et anatomique pour classifier les races humaines.

     

    Jules Fontaines, de son nom Octave Crémazie (1827-1879) : Ecrivain et poète canadien. Quittant le Québec en 1862, il se réfugie en France et vécut à Paris. Son Journal du Siège de Paris donne un aperçu assez précis de ses malheurs et des difficultés des Parisiens lors du siège de la capitale en 1870 et 1871.

     

    Emile Pierre Justin Fortin (1846-1906) : Sculpteur sur bois et ébéniste. Secrétaire de Théophile Ferré à la mairie du 11° arrondissement.

     

    Fougeret : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Léon Martin Fourichon (1809-1884) : Amiral. Ministre de la Marine et des colonies de 1870 à 1871 comme membre du gouvernement de Défense nationale.

     

    Clara Fournier : Communarde.

     

    François Anatole Thibault, dit Anatole France (1844-1924) : Ecrivain et critique littéraire. A eu peur de la Commune, qualifiée par lui de « comité des assassins » et de « gouvernement du crime et de la démence ». A publié en 1882 un roman anti communard, Les désirs de Jean Servien.

     

    Hector France (1840-1908) : Publiciste et romancier. A la fin de la campagne de 1870, il était capitaine commandant au 4° chasseur à cheval. Rentré à Paris à l’armistice, il fut du nombre des officiers qui protestèrent contre la paix et se jetèrent dans le mouvement insurrectionnel. Il réussit à gagner Londres, devient professeur, comme Camille Barrère, à l’Académie de Woolwich.

     

    Jean Baptiste Isidore François (1837-1872) : Commerçant. Garde national au 219° bataillon. Rigault le nomma le 23 mars directeur de la prison de la Grande Roquette. Fusillé à Satory le 24 juillet 1872.

     

    Léo Fränkel (1844-1896) : Militant syndicaliste. Socialiste d’origine juive et hongroise. Orfèvre. En 1870, il reconstitue avec Eugène Varlin le Comité fédéral de l’Internationale pour Paris. Elu le 26 mars 1871 au Conseil de la Commune, il devient membre de la commission du Travail et de l’Echange, puis de la commission des Finances. Le 20 avril, il est nommé délégué au Travail, à l’Industrie et à l’Echange. Le 1° mai, il vote pour la création du Comité de Salut public, mais se range vite dans la Minorité du Conseil de la Commune. Subit l’influence de Marx, avec lequel il correspond. Il appartient d’ailleurs à la fraction marxiste de la 1° Internationale. Condamné à mort par contumace, il se réfugie en Angleterre, puis en Hongrie, et finit ses jours à Paris.

     

    Ludovico (ou Luigi) Frapolli (1815-1878) : Géologue. A pris part à la Révolution parisienne de 1848. Franc-maçon. Il faisait partie de la maçonnerie de Turin. Grand Maître du 2 juillet au 29 mai 1871. Participe à la guerre franco-allemande, comme volontaire, dans la légion garibaldienne.

     

    Charles de Freycinet (1828-1923) : Ingénieur. Collaborateur de Gambetta comme délégué à la guerre dans le gouvernement de la Défense nationale en 1870-1871. Il soutient, autant que faire ce peut, le jeune officier Louis Nathaniel Rossel qui refuse l’armistice face à la Prusse. A publié en 1913 : Souvenirs (1878-1893).

     

    Edouard Fribourg : Graveur. Proudhonien de droite. Un des organisateurs et des chefs de la section parisienne de l’Internationale.

     

    Frontier : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Fruneau : Républicain modéré. Se retire de la Commune après le 1° avril 1871. Franc-maçon.

     

    Fulgéras : Commune de Marseille.

     

    G

     

    Paul Gachet ou docteur Gachet (1828-1909) : Franc-maçon. Médecin, artiste et collectionneur d’œuvres d’art. Il est médecin militaire pendant la Commune, de la 2° ambulance du Grand Orient de France. En février 1871, il est affecté aux ambulances du 9° bataillon de la Garde nationale, à la porte de Flandre.

     

    Napoléon Louis Gaillard (1815-1900) : Cordonnier. Le 30 avril 1871, Louis Rossel, délégué à la guerre, le nomme directeur général des barricades. Plus de 500 barricades pousseront dans Paris.

     

    Gaston Alexandre Auguste marquis de Gallifet (1830-1909) : Marquis. Général Versaillais. Il se distingue par sa férocité envers les insurgés et gagne le surnom de « Marquis aux talons rouges » ou « Massacreur de la Commune ».

    Circulaire de Gallifet du 3 avril 1871 :

    « La guerre a été déclarée par les bandes de Paris.

    Hier et aujourd’hui, elles m’ont tué mes soldats !

    C’est une guerre sans trêve ni pitié que je déclare à ces assassins.

    J’au dû faire un exemple ce matin, qu’il soit salutaire ! Je désire ne pas être réduit de nouveau à une pareille extrémité.*N’oubliez pas que le pays, que la loi, que le droit, par conséquent sont à Versailles et à l’Assemblée nationale, et non pas avec la grotesque assemblée qui s’intitule Commune.

    Gallifet.

    3 avril 1871. ».

     

    Léon Michel Gambetta (1838-1882) : Avocat. Franc-maçon. Initié le 20 mai 1869 par Gaston Crémieux à la loge « La Réforme », Orient de Marseille, à laquelle appartiennent également Gustave Naquet et Maurice Rouvier. Il resta toute sa vie apprenti. Membre du gouvernement de la Défense nationale (à l’Intérieur). Il rejoint le 7 octobre 1870 la délégation de Tours et organise la défense en province. Il donne sa démission après la capitulation. Il a contribué à mettre à bas les diverse Communes apparaissant sur le territoire français. Président de la Chambre en 1879 et président du Conseil en 1881.

    Il est dit dans le Discours prononcé par le frère Paul Perrin à l’occasion de la cérémonie commémorative de la naissance du frère Léon Gambetta. Assemblée générale du Grand Orient de France, 1938, Bibliothèque du Grand Orient, Nr 292 : « Nous pouvons nous enorgueillir de le compter parmi les membres de notre Ordre, car il fut de ceux qui élèvent le niveau de la conscience humaine, et sont, à ce titre, les serviteurs les plus sûrs de la civilisation.

    Honneur à notre frère Léon Gambetta, qui fut un grand citoyen, un grand républicain, et un grand franc-maçon. »

    (Des applaudissements prolongés ont salué la fin de ce discours).

     

    A. Gambier : Franc-maçon. Loge « J.-J. Rousseau » Montmorency. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Charles Ferdinand Gambon (1820-1887) : Ex-juge.  Avocat. Elu député à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire le 8 février 1871, il en démissionne le 26 mars à la suite de son élection au Conseil de la Commune. Il fait partie de la commission de la Justice, mais refuse le poste de procureur de la Commune. Le 9 mai 1871, il devient membre du Comité de Salut public. Combat jusqu’à la fin sur les barricades. Condamné à mort par contumace, il rentra en France après l’amnistie. Réélu député de la Nièvre en 1882.

     

    Augustine Gamel : Communarde.

     

    Capitaine Marie Nicolas Edmond Garcin (1834-1915) : Capitaine d’état-major auprès du général de Cissey. A exécuté Millière.

     

    Guiseppe Garibaldi (1807-1882) : Franc-maçon. Garibaldi est Grand Maître de presque toutes les obédiences italiennes. Initié à la maçonnerie en 1844 dans la loge « Asilo de la Virtud » (L’Asile de la Vertu), de Montevideo, Uruguay, une loge irrégulière, il rejoint la loge du Grand Orient de France « Les amis de la patrie » à Paris. En juin 1860, il est élevé au grade de maître maçon à Palerme. En 1867, il accepte la charge de Grand Maître honoraire à vie du Grand Orient d’Italie. En 1881, il fut élu Grand Maître Mondial du Rite Memphis-Misraïm. Le général Garibaldi fut élu à l’Assemblée : il est sorti le troisième de l’urne parisienne avec plus de 200 000 suffrages. L’Assemblée monarchiste lui refusa la parole.

     

    Louis Antoine Pagès, dit Garnier-Pagès (1803-1878) : Franc-maçon. Prend part, à la Révolution de 1830. Député à l’Assemblée constituante (1848). Membre du gouvernement provisoire en 1848. Maire de Paris. Député au corps législatif (1869). Membre du gouvernement de la Défense nationale (1871). Auteur de : Histoire de la Révolution de 1848 (1860 et suivantes). Initié aux « Amis de la Vérité », en 1843. Il fut, comme son frère, Etienne Joseph Louis Garnier-Pagès (1801-1841), membre des « Neuf Sœurs ». Présent en loge en 1870, à Boulogne, au « Réveil Maçonnique ». En 1875, à « La Clémente Amitié », il guide les pas de Jules Ferry. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Paris. Officier du Grand Orient. Il fut, avec Crémieux et Marrast, un des trois membres du gouvernement qui, en février 1848, reçurent, revêtus de leur cordon, la délégation maçonnique venue féliciter le nouveau gouvernement.

     

    Henriette Garoste : Déléguée de la Société de l’Ecole Nouvelle.

     

    Marie Garry : Communarde.

     

    Benjamin Gastineau (1823-1903) : Typographe et metteur en page. Journaliste. Le 3 ami, la Commune le chargea de l’inspection des bibliothèques communales et de la direction de la Bibliothèque Mazarine.

     

    Théophile Gautier (1811-1872) : Poète, romancier et critique d’art. A écrit les Tableaux de Siège : Paris 1870-1871 (1871).

     

    Adèle Gauvin : Communarde.

     

    Armand Génotel : Membre de la commission de la Fédération de la Garde nationale. Délégué à la Commune pour le 3ème arrondissement en 1871.

     

    Claude Victor Louis Stanislas Genton (1827-1890) : Député du Gard (1869-1870).

     

    Gustave Ernest Genton (1825-1872) : Blanquiste. Ouvrier sculpteur sur bois. Nommé juge d’instruction le 14 mai. Fusillé à Satory le 30 avril 1972.

     

    Adolphe Mathias Gérard (1812- ?) Cordonnier et homme de lettres. Commandant de Légion. Etant réfugié à Londres, il fut condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il put rentrer en France en 1879.

     

    Charles Hyppolite Louis Gérardin (1843-1921) : Commis-voyageur pour les fabriques de tapisseries. Signataire de l’Affiche rouge du 7 janvier 1871. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de Sûreté générale et à celle des Relations extérieures. Le 1° mai, il devient membre du Comité de salut public. Il fut, avec Benoît Malon et Varlin, un des supporters de Rossel, dont il ménagea l’évasion, après sa destitution par la Commune, en mai 1871.

     

    Eugène François Gérardin (1827- ?) : Ouvrier peintre en bâtiment. Il devient en 1867, un des dirigeants parisiens de l’Association internationale des travailleurs. Il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public. Partisan de la Minorité. Déporté en Nouvelle-Calédonie.

     

    Jean Baptiste Hubert Géresme dit Hubert  (1828-1890) : Ouvrier chaisier. Il est délégué par le  200° bataillon de la Garde nationale au Comité central de la Garde nationale le 15 mars 1871. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné en 1872 aux travaux forcés à perpétuité, amnistié en 1880.

     

    André Gill, pseudonyme de Louis Alexandre Gosset de Guinnes (ou Guiness) (1840-1885) : Caricaturiste, artiste peintre et chansonnier. Il ne s’engagea que du bout des lèvres dans la Commune de Paris en 1871, acceptant tout de même de participer à la fédération des artistes de Courbet et la responsabilité du Musée du Luxembourg.

     

    Eugène Girard : Auteur d’une lithographie La Femme émancipée, répandant la lumière sur le monde, où la « pétroleuse » est cette furie effrayante, le bidon et le flambeau-torche dans les mains, surgie tel un monstre des flammes.

     

    Emile de Girardin, né Emile Delamothe (parfois écrit Emile de la Mothe) (1802-1881) : Journaliste. Rallié de bonne heure à Napoléon III. Au mois de mai 1871, Girardin voit son nouveau journal interdit par les communards parisiens et il se décide à rejoindre Versailles.

     

    Alexandre Olivier Glais de Bizoin, dit Glais-Bizoin (1800-1877) : Avocat. Opposant à l’Empire. Elu en novembre 1869 à Paris. Membre du gouvernement de la Défense nationale.

     

    Jean Baptiste André Godin (1817-1888) : Industriel. Ecrivain mutualiste. Créateur des magasins « Familistère ». Franc-maçon. Membre de la loge « Les Thélèmes », orient de Paris.

     

     

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