• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-nzuvième partie)

    François Jourde parfois prénommé Francis (1843-1893) : Franc-maçon. Clerc de notaire, comptable dans une banque, puis employé des Ponts et Chaussées de la Ville de Paris. Délégué au Comité central de la Garde nationale (160° bataillon). Tendance « internationaliste ». Elu du V° arrondissement à la Commune. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Nommé délégué aux Finances. A publié en 1877 Souvenirs d’un membre de la Commune. Arrêté le 30 mars 1871. Condamné à la déportation, il embarque le 13 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie ; il s’évada avec Rochefort en 1874.

    Il est initié à la loge « Les Zélés Philanthropes », orient de Paris, le 9 novembre 1866. Admis aux grades de Compagnon et de Maître le 16 avril 1867, il est orateur de la loge pendant trois ans, de 1868 à 1871. Le 9 juin 1871, la loge le radie « pour conduite indigne dans sa vie profane ». Décembre-Allonier le fait exclure alors qu’il était déporté en Nouvelle-Calédonie, d’où il s’évada avec la complicité des frères de la loge locale, qui sera fermée. Exilé à Londres après son évasion du bagne, il écrit en 1874 aux « Zélés Philanthropes », pour demander qu’on lui adresse son diplôme de Maître. Sans doute voulait-il s’affilier à la loge « Les Philadelphes » à Londres. Refus de l’obédience : « Le frère Jourde a été signalé aux Ateliers et aux maçons de l’obédience comme étant exclu de la maçonnerie française… ». L’obédience avait choisi Thiers contre la Commune.

     

     

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-nzuvième partie)

     

    François Jourde parfois prénommé Francis (1843-1893) : Franc-maçon. Clerc de notaire, comptable dans une banque, puis employé des Ponts et Chaussées de la Ville de Paris. Délégué au Comité central de la Garde nationale (160° bataillon). Tendance « internationaliste ». Elu du V° arrondissement à la Commune. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Nommé délégué aux Finances. A publié en 1877 Souvenirs d’un membre de la Commune. Arrêté le 30 mars 1871. Condamné à la déportation, il embarque le 13 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie ; il s’évada avec Rochefort en 1874.

    Il est initié à la loge « Les Zélés Philanthropes », orient de Paris, le 9 novembre 1866. Admis aux grades de Compagnon et de Maître le 16 avril 1867, il est orateur de la loge pendant trois ans, de 1868 à 1871. Le 9 juin 1871, la loge le radie « pour conduite indigne dans sa vie profane ». Décembre-Allonier le fait exclure alors qu’il était déporté en Nouvelle-Calédonie, d’où il s’évada avec la complicité des frères de la loge locale, qui sera fermée. Exilé à Londres après son évasion du bagne, il écrit en 1874 aux « Zélés Philanthropes », pour demander qu’on lui adresse son diplôme de Maître. Sans doute voulait-il s’affilier à la loge « Les Philadelphes » à Londres. Refus de l’obédience : « Le frère Jourde a été signalé aux Ateliers et aux maçons de l’obédience comme étant exclu de la maçonnerie française… ». L’obédience avait choisi Thiers contre la Commune.

     

    François Henry Jumel (1847-1918) : Député des Landes (1886-1906). Vota contre l’impôt sur le revenu, pour la suppression de l’enseignement congrégationiste et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Franc-maçon,. Figure au Bulletin du Grand Orient (1893).

     

    K

     

    Charles Keller (1843-1913) : Membre du Conseil Général de l’Internationale. Traducteur d’une partie du tome 1 du Capital (1869-1870) en français. Il prit part à la Commune et se réfugia en Suisse après sa défaite.

     

    Emile comte de Kératry (1832-1904) : Militaire. Député du Finistère. Préfet de police le 4 septembre 1870.  Thiers fait remplacer le préfet radical Duportal par Kératry, ancien préfet de police de Paris, dès le 21 mars, à Toulouse. La Garde nationale impose une très éphémère Commune le 24 mars, mais Kératry reprend la ville avec ses forces dès le 27, tandis que les membres de la commission exécutive trouvent avec lui un accord. Franc-maçon. Initié à la loge « Les Amis de Sully », orient de Brest, en 1869.

     

    Kervisik : Marin. Communard. Déporté à la presqu’île Ducos.

     

    Léon Klein : Franc-maçon. De la Loge de l’Union parfaite de la persévérance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Sofia Vassilievna Kovalevskaïa (en français, Sophie Kowalevski) née Sofia Vassilievna Kroukovskaïa (1850-1891): Mathématicienne russe. Sœur d’Anna Jaclard. Elle participe avec sa sœur Anna à la Commune de Paris. Elle soigne les communards blessés. Elle aide plus tard à l’évasion de Charles Jaclard.

     

    L

     

    Etienne Labrunie (1776-1859) : Docteur en médecine. Médecin-adjoint et chirurgien de la Grande Armée. Père de Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval. Franc-maçon.

     

    Napoléon François Paul Thomas La Cécilia (1835-1878) : Franc-maçon. Professeur de mathématiques. Chef d’état-major du général Emile Eudes. Le 24 avril, il est nommé général. Condamné par contumace à la déportation, il meurt au Caire. Il avait le grade de colonel dans l’armée régulière.

     

    Marie David, devenue Marie La Cécilia : Communarde. Epouse de Napoléon La Cécilia.

     

    Pierre Casimir Hyppolite Lachambeaudie (1806-1872) : Franc-maçon. Fabuliste, poète, goguettier, chansonnier. Saint-simonien. Il prit part aux manifestations maçonniques en faveur de la Commune. Loge de « la Rose du parfait silence ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Claude Maurice baron de Lachastre (1814-1900) : Disciple de Saint-Simon. Pendant le siège, il collabora au Combat de Pyat et sous la Commune au Vengeur. Capitaine du 4° bataillon fédéré. En exil Lachastre proposa à Marx de faire une édition française du Capital et la publia en 44 livraisons à bon marché d’août 1872 à mai 1875.

     

    Charles Mercier de Lacombe (1832-1904) : Franc-maçon. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Louis René Paul de Ladmirault (1808-1898) : Général qui a participé activement à la répression de la Commune. Franc-maçon ;

     

    Paul Lafargue (1843- se suicide le 25 novembre 1911) : Gendre de Karl Marx. Médecin. Journaliste. Membre du Conseil Général de l’Internationale. L’un des leaders du Parti Ouvrier Français. Député de Lille (1891-1893). A soutenu le boulangisme, mouvement préfasciste. Il soutiendra que « le boulangisme est un mouvement populaire justifiable à beaucoup de titres », malgré les amères critiques et nombreuses mises en garde que viennent de lui adresse Engels, Liebknecht et Bebel. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Avenir ». Devient par la suite un adversaire de la franc-maçonnerie au sein du pari socialiste.

     

    Louise Laffitte : Déléguée de la Société de l’Ecole Nouvelle.

     

    Jacques Lafitte (1767-1844) : Régent, puis gouverneur de la Banque de France. Député de Bayonne en 1827. Franc-maçon. Fondateur et vénérable de la loge « Les Trois Jours », orient de Paris en 1830, qui réunissait les vainqueurs de Paris.

     

    E. F. Lagarde : Abbé. Grand vicaire. Vicaire général de Paris. Envoyé comme émissaire à Thiers pour l’échange de Mgr Darboy et Blanqui, il ne revint pas.

    Dans L’ultimatum de Rothschild, le 8 janvier 1882, il écrit : « A entendre ce document, ce sont les descendants du pouilleux marchand de vieux habits de Francfort qui ont créé le crédit et la prospérité de la France, parce que, eux, si modestes encore en 1816, ont prélevé des centaines de millions sur la fortune sociale de la France, et sont aujourd’hui plus puissants et plus servilement servis que le tsar blanc de toutes les Russies. L’ultimatum est net. Rothschild ne permet la conversion, qui dégrèverait le budget de plus d’une centaine de millions, que s’il peut la tripoter à son profit. ».

     

    Lagarde : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Charles Marie Lagrange (1835-1872) : Officier payeur au 169° bataillon de la Garde nationale. Fusillé à Satory le 22 février1872.

     

    Georges Laguerre (1858-1912) : Avocat. Député du Vaucluse (1883-1889), de la Seine (1889-1893), à nouveau du Vaucluse (1910-1912). Franc-maçon. Il était un des grands espoirs de la Maçonnerie du Grand Orient, tout autant que du Parti républicain, lorsqu’en 1888, il se rallia au « boulangisme », dont il représentait l’aile gauche. Après de longs débats, il fut suspendu, puis exclu, du Grand Orient de France (1889-1890).

     

    Félix Lambrecht (1819-1871) : Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées. Ami personnel de Thiers. Ministre de l’Agriculture et du Commerce dans le gouvernement Thiers. Il quitte ce portefeuille pour prendre l’Intérieur le 5 juin 1871.

     

    Bernard Landeck (1832- ?) : Joaillier. Il adhère à l’AIT en 1866. Fait partie de la délégation, avec Amouroux, envoyée par la Commune de Paris à la Commune de Marseille. Après la Commune, il se réfugie à Londres auprès de Karl Marx. La rumeur lui prêta de vouloir épouser Jenny.

     

    Rita Landier : Communarde.

     

    Landowski : Blanquiste.

     

    Emile Landrin (1841-1914) : Ouvrier ciseleur sur bronze. Membre de la section parisienne de l’Internationale. Militant blanquiste et socialiste ; conseiller municipal de Paris.

     

    Camille Pierre Langevin (1843-1913) : Tourneur sur métaux, ouvrier mécanicien. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Fondateur du Cercle d’études sociales. En juillet 1870, lors du 3° procès de l’Internationale, il est condamné à deux mois de prison. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné à mort par contumace.

     

    Amédée Jérôme Langlois (1819-1902) : Colonel. Journaliste. Membre de l’Internationale ouvrière. Ami puis exécuteur testamentaire de Proudhon.

     

    Langourian : Général.

     

    Eugénie Lapavoine : Communarde.

     

    Baron Charles Paulin Roger Saubert de Larcy (1805-1882) : Juriste. Partisan du comte de Chambord. Député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871.

     

    Largilière : Blanquiste.

     

    Laroque : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    F. Lassassie : Coiffeur. Membre du Conseil Général de l’Internationale.

     

    Henri Godefroi Bernard Alphonse de La Tour d’Auvergne-Lauraguais (1823-1871) : Diplomate. Dernier gouvernement de Napoléon III. Ministre des affaires étrangères.

     

    Gilbert Lavalette (1829-1905) : Plombier gazier. Commandant du 159° Bataillon. Membre du Comité central de la Garde nationale. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il parvient à s’enfuir en Suisse. Membre de la Société des proscrits de Genève, La Solidarité, et administrateur du restaurant coopératif La Marmite, mis en place afin de donner à manger aux exilés en difficulté. Au sein des exilés, Lavalette est considéré comme un traître. Il obtient sa grâce en 1879 et rentre à Paris.

     

    Sylvain François Jules Merle de la Brugière, comte de Laveaucoupet (1806-1892) : Général. De retour de captivité après la chute de Metz, il est rappelé par le gouvernement versaillais qui lui donne le commandement d’une division. Il participe aux derniers combats et à l’enlèvement le 28 mai 1871 de la butte Montmartre pendant la Commune.

     

    Louis Lebeau : Franc-maçon. De la Loge « la Prévoyance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Edmond Leboeuf (1809-1888) : Ministre de la Guerre le 21 août 1869. Il a été fait maréchal de France et nommé sénateur du Second Empire le 24 mars 1870. Il a affirmé en tant que ministre de la Guerre : « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. ».

     

    Eloi Théodore Lebreton (1803-1883) : Fils d’un journalier et d’une blanchisseuse. Apprit seul à lire et à écrire. Poète. Il publia en 1837, les Heures de repos d’un ouvrier, recueil de poésies. Bibliothécaire à Rouen. Elu à l’Assemblée constituante le 23 avril 1848. Franc-maçon. Il anime La Fraternité, revue de la franc-maçonnerie rouennaise.

     

    Claude Martin Lecomte (1817-1871) : Général. Le général fut fusillé par ses soldats le 18 mars 1871 à Montmartre.

     

    Thérèse Lecomte (née en 1836) : Communarde. Journalière. Condamnée à cinq ans de travaux forcés et vingt ans de surveillance de haute police pour avoir accusé une voisine d’entretenir des relations avec Versailles.

     

    Maxime Emmanuel Lecomte (1846-1914) : Député du Nord (1884-1885) et (1887-1891). Sénateur du Nord (1891-1914). Rapporteur de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et de la loi sur l’exercice des cultes. Franc-maçon.

     

    Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) : Poète parnassien. Il avait reçu une pension de Napoléon III. Il avait des opinions républicaines qui se calmèrent au spectacle de la Commune. Il est hostile à la Commune qui lui semble compromettre les chances d’établir la République.

     

    Marie Lecourt : Communarde.

     

    Victoire Alfred Lecuyer (1814-1880) : Ouvrier serrurier, puis mécanicien. Président de la Société de secours mutuels de Corbeil. Conseiller municipal à Corbeil le 26 février 1848. Elu à l’Assemblée constituante (1848). Franc-maçon. Initié à la loge « Mars et les Arts », orient de Paris.

     

    Charles François Ledroit (1818- ?) : Cordonnier puis photographe. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Après la Semaine sanglante il se réfugie en Suisse. Il est condamné à mort par contumace par le Conseil de Guerre. Il milite dans la Fédération jurassienne de tendance bakouniniste.

     

    Alexandre Auguste Ledru-Rollin (1807-1874) : Franc-maçon et républicain, il a appartenu à la Grande Loge de France. Avocat. Après la manifestation du 13 juin 1849, Rollin émigre en Angleterre. Il revient en France en 1870 et devient un adversaire de la Commune de Paris.

     

    Adolphe Charles Emmanuel Le Flô (1804-1887) : Général, membre du gouvernement de la Défense national, comme ministre de la Guerre. Orléaniste.

     

    Adolphe Gustave Lefrançais (ou Lefrancais) (1826-1901) : Ex-instituteur. Journaliste. Franc-maçon. Initié le 27 octobre 1863 à la loge « l’Ecossaise n°133 », orient de Paris  et affilié en 1866 à « l’Union Parfaite de la Persévérance », orient de Paris. C’est à lui qu’Eugène Pottier a dédié le poème l’Internationale. Elu par le IV° arrondissement à la Commune de Paris. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il est jusqu’au 3 avril membre de la commission exécutive, puis de celle du travail et de l’Echange, enfin celle des Finances le 21 avril. Il vote contre la création du Comité de salut public. Anarchiste de la tendance bakouniniste. Réfugié en Suisse, il a édité en 1871 : Etude sur le mouvement communaliste de 1871. Lefrançais s’était vainement opposé au décret des otages. Exclu de l’Internationale en 1872 pour avoir soutenu les bakouninistes. Sont publiées en 1903 ses Mémoires d’un révolutionnaire. Il ne semble pas être revenu à la maçonnerie après l’exil.

     

    Blanche Lefèvre : Communarde. Modiste. Membre de la commission exécutive, état-major de l’Union des Femmes. Elle joue un rôle important dans le club de la Révolution sociale, ouvert le 3 mai, dans Tuée sur une barricade le 23 mai.. Ceinte d’une écharpe rouge, le révolver à la ceinture, elle prend la parole presque tous les soirs au Club de la Révolution sociale, dans l’église Saint-Michel des Batignolles. Elle « aimait la Révolution comme d’autres aiment un homme » et mourra pour elle sur les barricades.

     

    Emile Lefebvre : Membre de l’Internationale, correspondant de l’AIT à Neufchâteau.

     

    Ernest François Lefebvre (1833-1889) : Avocat. Journaliste au Rappel. Elu à la Commune de 1871. S’en retira après le décret des Otages. Du 29 mars au 6 avril, membre du Conseil de la Commune et de sa Commission de l’Enseignement. Bourgeois républicain gambettiste, il quitte la Commune. Conseiller municipal de Paris (1875). Député du XI° en 1881. Franc-maçon. Initié en 1888 à la loge « La Justice », orient de Paris.

     

    Marceline (ou Marie) Leloup : Couturière. Membre du comité central de l’Union des Femmes, représentant le 11° arrondissement.

     

    Antoine Louis Prosper Lemaître, dit Frederick Lemaître (1800-1876 : Franc-maçon. Acteur. Membre des « Philadelphes », orient de Londres. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Nathalie Perrine Lemel ou Le  Mel née Nathalie Duval (1827-1921) : Militante anarchiste et féministe. Ouvrière relieuse de livres. Adhérente à l’Internationale en 1866. Elle fonde avec l’ouvrier Varlin une société d’alimentation La Marmite, qui a pour but « de fournir aux ouvriers des aliments bon marché ».  Crée, le 11 avril, avec Elisabeth Dmitrieff, l’Union des Femmes pour la défense de Paris et le soin aux blessés. Lors de la semaine sanglante, elle entraîne les femmes sur les barricades. Nous la retrouvons place Blanche, à la tête d’un bataillon d’une cinquantaine de femmes. Le 12 mai, devant le Club de la Délivrance, à l’église de la Trinité, elle déclare : « Nous arrivons au moment suprême, où il faut savoir mourir pour la Patrie. Plus de défaillances. Plus d’incertitudes. Toutes au combat. Toutes au devoir. Il faut écraser Versailles… ».

     

    Lentillon : Notaire. Il proclame la déchéance de l’Empire le 13 août 1870 à Lyon. L’émeute est écrasée.

     

    André Léo, née Victoire Léodile (ou Léonide) Béra ou Léodile Champseix (1824-1900) : Femme de lettres et publiciste.  Elle prit comme pseudonyme les deux prénoms de ses deux fils. Epouse de Grégoire Champseix, qui était disciple de Pierre Leroux. Membre de l’Internationale. Romancière, journaliste et féministe. Membre de la Commission de l’enseignement des filles, créée le 21 avril.  Membre du Comité des citoyennes du 17° arrondissement, elle collabore alors à l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Veuve du journaliste Champseix,  disciple de Pierre Leroux, elle fut l’amie de Benoît Malon, de douze ans plus jeune qu’elle. Elle passa en Suisse après la défaite de l’insurrection. Dans les années 70, elle subit l’influence du bakouninisme.

     

    Edmond Adolphe Lepelletier de Bouhélier (ou de Bouhelles), dit Edmond Lepelletier (1846-1913) : Avocat. Poète. Publiciste. Journaliste radical et franc-maçon. Fondateur et vénérable de la loge « Les Droits de l’Homme » du Grand Orient. C’est au sein de cette loge que fut lancée (1889) le mouvement d’union républicaine qui terrassa le boulangisme. Démissionne de la franc-maçonnerie vers 1895. Il a une sœur, Laure, épouse d’Alphonse Humbert (1844-1922), membre de la Commune, qui sera déporté à Nouméa, et deviendra député de la Seine (1893-1902). Il a écrit : Histoire de la Commune de 1871, en 1911.

     

    Louis Auguste Lepère (1849-1918) : Graveur, illustrateur et peintre. Il participa à la guerre de 1870 en s’engageant au 12° bataillon de la Garde mobile de la Seine, puis fut transféré au 4° bataillon du Fort d’Issy.

     

    Pierre Henri Leroux (1797-1871) : Editeur et philosophe. Journaliste. Ecrivain socialiste. Membre de l’Assemblée constituante (1848), de l’Assemblée législative (1949). Proscrit le 2 décembre 1851, il vit en exil à Londres, à Jersey, à Lausanne et rentre en France qu’en 1869. Il adhère à la charbonnerie, puis au saint-simonisme. La Commune délèguera deux de ses représentants à ses obsèques le 12 avril 1871. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Droits de l’Homme », orient de Grasse, et de la loge « La Nouvelle Amitié », orient de Grasse.

     

    Albert Leroy (1820- ?) : Journaliste. Franc-maçon. Initié à la loge « La Clémente Amitié »orient de Paris, entre en 1860 à la loge « L’Ecossaise n° 133 », dont il est vénérable en 1869. Orateur à la Grande Loge Centrale. Elu en 1871 à la Commune, il démissionne immédiatement.

     

    François Albert Le Roy (1856-1905) : Ecrivain.

     

    Achille Le Roy : (1841–1929) : Ouvrier typographe et du bâtiment. Auteur de certains couplets du Drapeau rouge.  

     

    Henri de L’Espée (1827-1871) : Ingénieur et préfet. Le 25 mars 1871, à Saint-Etienne, le tout nouveau préfet de la Loire est arrêté par des émeutiers dans les couloirs de l’Hôtel de Ville. On le presse de démissionner ou de proclamer la Commune de Saint-Etienne. Une fusillade éclate : le préfet et deux gardes nationaux sont tués. L’Assemblée nationale proclamera que M. de L’Espée avait bien mérité du pays.

     

    Frères Levraud (ou Levrault) : Blanquistes.

     

    Levi Zahed, Alphonse Louis Constant, dit Eliphas Levi (1810-1875) : Occultiste. Séminariste. Franc-maçon. Initié le 14 mars 1861 à la loge « Rose du Parfait Silence », orient de Paris, Grand Orient. Maître le 21 août 1861. Orateur.

     

    Limonaire : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Charles Limousin : Un des organisateurs de la section française de l’A.I.T. Proudhonien. La section française de l’Internationale, en 1866, a présenté un mémoire contre le travail des femmes, inspiré de Proudhon.

     

    Maxime Lisbonne (1839-1905) : Il fut d’abord directeur de théâtre. Elu capitaine du 24° bataillon de la Garde nationale. Membre du Comité central de la Garde nationale. Membre du Conseil de la Commune. Blessé et fait prisonnier, condamné deux fois à mort, sa peine fut commuée en celle de travaux forcés à perpétuité. Après l’amnistie, il dirigea des cabarets montmartrois.

     

    Hyppolite Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901) : Journaliste et écrivain. Auteur de l’Histoire de la Commune de 1871 et Les huit journées de mai derrière les barricades, ouvrage traduit en anglais par Eleanor Marx. . Il participe à la Commune, puis se réfugie à Londres. Après l’amnistie, il rentre en France et fonde La Bataille, où il accueille les possibilistes. Anti boulangiste.

     

    Emile Littré (1801-1881) : Lexicologue. Médecin. Linguiste. Philosophe.  Disciple d’Auguste Comte. Républicain bourgeois. Il n’approuve pas le Commune. Le 16 septembre 1870, il se met à la disposition de Gambetta, est nommé professeur de l’Ecole polytechnique en janvier 1871, et est élu à l’Académie française le 8 février. Partisan de Thiers en 1873, il est élu sénateur inamovible en 1875. Franc-maçon. Initié par la loge « La Clémente Amitié » le 8 juillet 1875, en même temps que le linguiste belge Joseph-Honoré Chavée et que Jules Ferry. Affilié à la loge « Les Neuf Sœurs » de Paris.

     

    Edouard Etienne Auguste Simon, dit Edouard Lockroy (1838-1903): Journaliste. Elu député de l’Assemblée nationale en février 1871, il démissionne un mois plus tard, faisant partie des signataires de la proclamation d’organisation de l’élection de la Commune de Paris. Au cours du siège de Paris, il reçoit le commandement d’un bataillon.

     

    Charles Martin Loiseau-Pinson (1815-1876) : Membre du Conseil de la Commune, il a siégé à la commission du Travail et de l’Echange le 29 mars.

     

    Joseph Lolive (1839-1872) : Membre des Turcos de Bergeret, qui formaient une compagnie de marche du 244° bataillon de la Garde nationale. Il se porte volontaire le 24 mai pour accomplir une mission à la Roquette : il s’agit de former un peloton d’exécution pour fusiller six otages, dont Monseigneur Darboy. Exécuté à Satory le 18 septembre 1872.

     

    Alphonse Nicolas Sébastien Joseph Lonclans (1836- ?) : Ouvrier tourneur sur bois. Délégué au Comité central de la Garde nationale. Le 16 avril il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de Salut public.

     

    Charles Longuet (1839-1903) : Professeur et journaliste. Franc-maçon. Initié en Angleterre, après le coup d’Etat du 2 décembre 1851. Parmi les frères qu’il rencontre il y a Louis Blanc, Alfred Talandier et Joseph Garibaldi. Proudhonien. Exilé en Angleterre il adhère à la franc-maçonnerie. En 1866, il devient secrétaire correspondant pour la Belgique au Conseil général de l’Internationale. Le 16 avril il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de Salut public. En 1872, il épouse Jenny, la fille aînée de Karl Marx. Beau-frère de Jules Guesde. Membre de la loge « L’Avenir », orient de Paris, puis après 1871 aux « Philadelphes » de Londres.

     

    E. Louet : Franc-maçon. Du Chapitre des Vrais amis de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Louis Adrien Lucipia (1843-1904) : Il se lia avec Léo Melliet, étudiant à Paris (1865). Participe à l’activité de l’Internationale. Journaliste. Sert comme capitaine du génie pendant le siège. Il participe à la Commune. Il est initié franc-maçon le 4 juin 1888 à la loge « Les droits de l’homme » du Grand Orient, à Paris. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1894, 1895, 1897 et 1899). Il sera président du Grand Orient de France en 1895-1896, et 1898-1900. Ecrit dans le Cri du Peuple et dans le Père Duschêne. Capitaine dans un bataillon auxiliaire du génie pendant la guerre, il participe aux émeutes parisiennes du 31 octobre 1870, et signe l’Affiche rouge, véritable appel à la révolte. Elu au Comité central des vingt arrondissements. On l’a accusé d’avoir été un des auteurs de l’exécution des dominicains d’Arcueil. Condamné à mort, peine commuée en travaux forcés. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté en Nouvelle-Calédonie, amnistié en 1880. Rentré en France en 1880, il collabore à plusieurs journaux radicaux, dont La Justice. Il est élu président du Conseil municipal de Paris en 1890. Président du Conseil général de la Seine (1895). En 1899, il est président du conseil municipal de Paris. Battu en 2000.

     

    Charles Ernest Lullier (1838-1891) : Militaire, lieutenant de vaisseau démissionnaire. Le 15 mars 1871, il fut nommé commandant en chef de la Garde nationale. Elu membre du Comité central, il reçut le commandement de l’artillerie. Sa faute la plus grave, volontaire ou non, fut de ne pas occuper le Mont-Valérien – occupation qui aurait pu, sinon sauver la Commune, au moins lui permettre de négocier. Destitué le 25 avril et écroué à la Conciergerie, dont il s’évada. Il fit dès lors une violente opposition à la Commune. Il n’en fut pas moins condamné à mort par le Conseil de guerre de Versailles. Sa peine fut commuée en celle de travaux forcés. Après l’amnistie, rentré en France, il publie un livre : Mes cachots (1881). Lorsque Lullier s’échappa de la prison de Mazas, il semble que Lullier se mit en relation avec Thiers, lui proposant de livrer les chefs de la Commune. Condamné à mort par un Conseil de guerre, Thiers usa de son droit de grâce. Lullier lui adressa une chaleureuse lettre de remerciements.

    On lit dans le Journal Officiel de la Commune de Paris du 29 mars 1871 : « Rien n’est plus faux que la condamnation et l’exécution de Lullier. A la suite d’une très violente discussion, M. Lullier fut arrêté par ordre du Comité central et conduit à la Conciergerie où il est resté enfermé deux jours. Reconnu innocent de tout ce dont on l’accusait, M. Lullier a été remis en liberté et vient d’entrer, à titre de simple garde, dans un bataillon des faubourgs. » (Cloche).

     

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