• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-deuxième partie)

    Jean Allemane (1843-1935) : Franc-maçon. Initié à la loge « Les Rénovateurs », orient de Clichy, loge du Grand Orient de France, dirigée alors par Sincholle et qui a reçu de nombreux militants ouvriers. Typographe. . Caporal au 59° bataillon de la Garde nationale en 1870. Publie en 1906 Mémoires d’un communard. Franc-maçon actif, il fut initié en 1905, à la loge « Les Rénovateurs », loge du Grand Orient de France, dont fut membre également Jean Baptiste Clément. Affilié à la loge « Force et matière » en 1906. Membre du Comité central de la Garde nationale et du Conseil de la Commune. Condamné en 1872 aux travaux forcés à perpétuité, il est déporté en Nouvelle-Calédonie. En 1878, il refuse – ce que ne feront pas tous les communards emprisonnés avec lui – de participer à la répression armée contre les insurgés canaques. Amnistié le 8 mai 1880. En 1890, il fonda le Parti socialiste ouvrier révolutionnaire. Se joint aux possibilistes après 1882 et rompt avec eux en 1890. Dirige le parti ouvrier, organe du Parti ouvrier socialiste-révolutionnaire, qu’il a fondé. Maçons « allemanistes » : J.B. Clément, A. Groussier, J.B. Dumay, A. Bachelet, Barabant, Meslier. Député du XI° arrondissement (1901-1902 et 1906-1910). Il fit partie de la majorité communiste au congrès de Tours, sans pour autant devenir membre du nouveau PCF. Il adhérera à un groupuscule fasciste conduit par les anciens révoltés d’extrême gauche, Hervé et Zévaès, le parti socialiste nationale.

     

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-deuxième partie)

     

    W

     

    François Joseph Westermann (1751-1794) : Général révolutionnaire. Après la bataille de Savenay, du 23 décembre 1793, il écrivit au Comité de salut public une lettre contenant le passage suivant, resté célèbre : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les maris et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m’avez donnés […]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes […] et n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé […] ».

     

    Jean Baptiste Willermoz (1730-1824) : Fabricant d’étoffes. Commissionnaire en soieries installé à son compte (1754). Négociant. Membre du Club des Amis de la Constitution (1791). Approuve la constitution civile du clergé. Conseiller général du Rhône (1800). Franc-maçon. Initié en 1750 par la loge « Les Amis Réunis » orient de Lyon. Il joua un rôle important dans la constitution des systèmes de hauts grades maçonniques de son temps en France et en Allemagne. Fondateur de la loge « La Parfaite Amitié », orient de Lyon en 1753. Grand Maître de la Mère Loge « La Grande Loge des Maîtres Réguliers » (1762-1763), puis Garde des Sceaux et archiviste, orient de Lyon. Fondateur du Souverain Chapitre des Chevaliers de l’Aigle Noir (1765). Reçu Chevalier Maçon Elu Cohen de l’Univers, à Versailles (1767). Ordonné Reau-Croix les 11, 12 et 13 mai 1768. Commandeur d’Orient et d’Occident avec les fonctions d’Inspecteur Général de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohen de l’Univers. Reçoit le baptême initiatique du Templier, Grand Chancelier, sous le nomen de Baptista ab Eremo (1774). Crée la loge rectifiée « La Bienfaisance », orient de Lyon (1774). Implante, avec difficulté, la Stricte Observance, et s’applique à élaborer et édifier le système issu du convent des Gaules (octobre 1778). Supérieur Inconnu des C.B.C.S (Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte), puis Grand Chancelier.

     

    Pierre Jacques Willermoz (1735-1799) : Médecin et chimiste. Frère de Jean Baptiste Willermoz. Membre de l’Académie de Lyon. Il collabora à l’Encyclopédie de Diderot. Franc-maçon.

     

    Amédée, comte Willot (1757-1823) : Général contre-révolutionnaire. Lieutenant (1775). Capitaine (1787). Général de brigade (1795). Il réprima durement l’agitation jacobine dans le Midi (1796). Il émigra avec Pichegru et ne rentra qu’en 1814. Membre de la Société des Chevaliers de la Foi. Royaliste ultra sous la Restauration Franc-maçon. Initié le 24 messidor, an V à la loge « Le Centre des Amis », orient de Paris.

     

    X

     

    Madame de Xaintrailles ( ?- 1800) : Officier des hussards. Aide de camp. Chef d’escadron. Franc-maçonne. Initiée à la loge « Les Frères Artistes », orient de Paris. Prise pour un homme, « dévoilée », elle déclara : « J’ai été un homme pour mon pays, je serai à nouveau un homme pour mes Frères. ». Elle fut initiée avec émotion, mais enthousiasme.

     

    Y

     

    Alexandre Clément Ysabeau ( ?- décédé en 1823) : Conventionnel. Oratorien. Défroqué en 1792. Député à la Convention (1792). Il vote la mort du roi. Il prend une part active à la Terreur. Membre du Comité de Sûreté générale (1795). Membre du Conseil des Anciens. Franc-maçon. Visiteur à la loge « L’Egalité » (ex-anglaise n° 204), orient de Bordeaux.

     

    ANNEXE 2 : Liste de Francs-maçons de la période de la Commune de Paris de 1871 :  

     

    A

     

    Edmond François Valentin About (1828-1885) : Ecrivain, journaliste, critique d’art, membre de l’Académie française (1884). Franc-maçon, membre de la loge « Saint-Jean de Jérusalem », à l’Orient de Nancy, initié le 7 mars 1832. Favorable au Second Empire, violemment anticlérical, puis, en 1871, il rallie la Troisième République et soutient la politique de Thiers. Violemment anticlérical. Dans le journal Le Siècle, il publie plusieurs articles hostiles aux hauts grades maçonniques, position courante dans la gauche républicaine. A écrit en 1866 : Les Francs-Maçons excommuniés.

     

    Louis Martin Charles Félix Gustave Alexandre Aconin, dit Hérisson (1844- ?) : Juriste. Communard. Membre de l’Internationale, délégué au Comité Central (24 février 1871). Capitaine à la 5° compagnie du 248° bataillon fédéré. Membre de la Commission municipale du V° arrondissement. Nommé délégué au comité central le 24 février 1871. Condamné le 20 juin 1873 par le 3° Conseil de guerre à la déportation dans une enceinte fortifiée (par contumace). Réfugié à Bruxelles. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Solidaires »,orient de Paris.

     

    Antoine Edmond Adam (1816-1877) : Journaliste. Préfet de police en 1870. Député du Pas-de-Calais à l’Assemblée nationale (1871-1875), puis sénateur inamovible en 1875. Franc-maçon. Annuaire de la Grande Loge (1906). Haut fonctionnaire. Conseiller d’Etat, il démissionne et s’oppose à l’Empire. Après la proclamation de la République, il est nommé à la tête de la préfecture de police de Paris, le 11 octobre 1870. Il doit faire face au soulèvement de Flourens, le 31 octobre, mais préfère démissionner le 1° novembre.

     

    Juliette Adam, née Lambert (1836-1936) : Ecrivaine, polémiste et salonnière féministe républicaine. Epouse d’Edmond Adam. Amie de Gambetta. Fonda en 1879 La Nouvelle Revue. A publié en 1858, Idées anti proudhoniennes sur l’amour, la femme et le mariage, et en 1873, Le Siège de Paris : Journal d’une Parisienne. En 1907, publication de Mes angoisses et nos luttes (1871-1873). Amie de George Sand.

     

    Oscar d’Adelswaerd (1811-1898) : Maître de forges. Député de la Meurthe à la législative de 1851. Quoique profondément conservateur, ce protestant libéral vote contre la loi Falloux et l’expédition de Rome. Franc-maçon. Il appartenait, en 1860, à la loge « Saint-Jean de Jérusalem », orient de Nancy.

     

    Madame Agar, Marie Agar née Marie Florence Léonide Charvin (1832-1891) : Tragédienne, son engagement lui coûtera sa carrière. Elle accepta pendant la Commune de participer à des représentations organisées au profit des victimes de la guerre civile. Après l’insurrection, elle dut quitter la Comédie Française, où elle ne fut réadmise qu’en 1878 ; elle n’obtint jamais le sociétariat.

     

    Louis Antonin Aguillon (1851-1928) : Ouvrier tanneur. Maire de Parthenay. Sénateur des Deux-Sèvres de 1903 à 1920. Franc-maçon. Annuaire du Suprême Conseil (1904).

     

    François Henri René Allain-Targé (1832-1902) : Avocat. Magistrat. Député de la Seine (1876-1889). Ministre des Finances (1881). Ministre de l’Intérieur (1885). Franc-maçon. Initié le 20 mars 1869 à la loge « Le Réveil Maçonnique », orient de Boulogne.

     

    Maurice Edouard Eugène Allard (1860-1942) : Avocat et journaliste, d’un athéisme militant, il participa à tous les grands débats autour de la question religieuse sous la III° République. Blanquiste au début de sa carrière, il fait partie du comité chargé d’accueillir les communards à leur retour de Nouvelle-Calédonie. Elu député socialiste dans le Var en 1898, 1902 et 1906. A partir de 1910, il devient un des principaux collaborateurs de l’Humanité.

     

    Jean Allemane (1843-1935) : Franc-maçon. Initié à la loge « Les Rénovateurs », orient de Clichy, loge du Grand Orient de France, dirigée alors par Sincholle et qui a reçu de nombreux militants ouvriers. Typographe. . Caporal au 59° bataillon de la Garde nationale en 1870. Publie en 1906 Mémoires d’un communard. Franc-maçon actif, il fut initié en 1905, à la loge « Les Rénovateurs », loge du Grand Orient de France, dont fut membre également Jean Baptiste Clément. Affilié à la loge « Force et matière » en 1906. Membre du Comité central de la Garde nationale et du Conseil de la Commune. Condamné en 1872 aux travaux forcés à perpétuité, il est déporté en Nouvelle-Calédonie. En 1878, il refuse – ce que ne feront pas tous les communards emprisonnés avec lui – de participer à la répression armée contre les insurgés canaques. Amnistié le 8 mai 1880. En 1890, il fonda le Parti socialiste ouvrier révolutionnaire. Se joint aux possibilistes après 1882 et rompt avec eux en 1890. Dirige le parti ouvrier, organe du Parti ouvrier socialiste-révolutionnaire, qu’il a fondé. Maçons « allemanistes » : J.B. Clément, A. Groussier, J.B. Dumay, A. Bachelet, Barabant, Meslier. Député du XI° arrondissement (1901-1902 et 1906-1910). Il fit partie de la majorité communiste au congrès de Tours, sans pour autant devenir membre du nouveau PCF. Il adhérera à un groupuscule fasciste conduit par les anciens révoltés d’extrême gauche, Hervé et Zévaès, le parti socialiste nationale.

     

    Charles Alerini (1842- ?): Professeur. Correspondant de la section de Barcelonnette de l’Internationale (AIT) fondée en 1870, exclu de l’AIT le 30 mai 1873 pour bakouninisme. Militant de la Fédération Jurassienne. Le 8 août 1870, il participa à l’occupation de l’Hôtel de Ville de Marseille et, notamment avec Combe et Matheron, à l’organisation de la Commune révolutionnaire ayant à sa tête Gaston Crémieux. Sans doute décédé en Indochine après 1903.

     

    Michel Allard : Jésuite fusillé le 24 mai 1871, avec l’archevêque de Paris Georges Darboy, par ordre de la Commune de Paris

     

    Jules Allix (1818-1897) : Professeur libre. Participe à la révolution de 1848. Condamné à 9 ans d’exil en 1853. Fervent républicain, socialiste militant, féministe convaincu, et excentrique dont les lubies le conduisirent plusieurs fois à l’asile. Membre du Conseil de la Commune. Sous la Commune, il est « majoritaire ». Condamné à la déportation, mais reconnu fou, il fut envoyé à Charenton, où il sera interné jusqu’en 1876.

     

    Louis Amiable (1837-1897) : Avocat. Ecrivain. Se distingua par son zèle anticlérical. Auteur de : La séparation de l’Etat et des églises (1882) ; Sus aux Congrégations (1882)  L’Internationale noire et la franc-maçonnerie (1884) ; Une loge maçonnique d’avant 1789 (Loge Les Neufs Sœurs) (1897). Franc-maçon. Membre de la loge « Isis Monthion », orient de Paris. 33° du Grand Orient. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1885). Grand Orateur du Grand Collège des Rites.

     

    Charles Amouroux (1843-1885) : Révolutionnaire. Ouvrier chapelier. . Blanquiste. Membre de la Garde Nationale, élu à son Comité central. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Elu au Conseil de la Commune. Il en devient le secrétaire, à partir du 11 avril, puis membre de la commission des affaires extérieures. Partisan de la « majorité ». Condamné à la déportation en Nouvelle-Calédonie, il participe activement à la répression de la révolte des Kanaks en 1878. Après l’amnistie de 1880, fait du journalisme, est élu en 1882, vice-président du conseil municipal de Paris, et en 1885, député socialiste.

    Délégué de la Commune de Lyon et Marseille. Secrétaire de la Commune (18 avril 1871). Condamné à perpétuité et déporté, gracié en 1880. Franc-maçon. Membre de la loge « <Les Droits de l’Homme », orient de Paris. Il signa le 28 avril 1871, avec Antoine Arnaud, au nom de la Commune de Paris, une lettre au Grand Orient, annonçant pour le lendemain la réception des francs-maçons par la Commune. Il fut l’un des organisateurs de la manifestation maçonnique du 29 avril.

     

    Agathe André, femme Joliveau : Appartenait à une famille d’insurgés. Son mari a été fait prisonnier par les Versaillais sur le plateau de Châtillon, son père  a été fusillé à la barricade de la Butte-aux-Cailles.

     

    Françoise André, femme Humbert : Cardeuse de matelas. Communarde.

     

    Louis Joseph Nicolas André (1838-1913) : Général. Ministre de la Guerre (1900-1904). Il œuvra pour la reconnaissance de Dreyfus. Il fut contraint à la démission à la suite de l’affaire des fiches, système de renseignements politiques destiné à favoriser la promotion des officiers républicains dans l’armée française au début du XX° siècle. Louis André n’a jamais appartenu à la franc-maçonnerie, contrairement à une opinion fort répandue. Il était positiviste et libre penseur, disciple d’Emile Littré, ami de Sadi Carnot, qui était camarade de promotion.

     

    Madame André : Blanchisseuse. Secrétaire du club des Prolétaires, à Saint-Ambroise.

     

    Louis Andrieux (1840-1931) : Franc-maçon. Avocat. Incarcéré à Lyon, il est libéré par les émeutiers et devient procureur. Membre du Comité de salut public de la Commune de Lyon. Du côté du pouvoir, il participe, comme procureur, à la répression de l’insurrection d’avril 1871 qui secoue Lyon à la suite de la Commune de Paris. Préfet de police (1879-1881). Député du Rhône (1876-1885). Républicain opportuniste, il se rapproche un temps du boulangisme. C’est le père naturel de Louis Aragon (1897-1982).

    Initié en 1863. Dans Souvenirs d’un préfet de police, tome 1 pages 132-133, Rouff, 1885, il écrit : « J’étais entré au « Parfait Silence » pour voir ; j’y restais pour parler. Il n’y avait alors en France aucune liberté de réunion ni de parole. A Paris du moins, les jeunes gens qui se destinaient au barreau ou à la vie politique pouvaient s’exercer à la conférence Molé, où Gambetta faisait son apprentissage de tribun. Mais en province, les loges maçonniques offraient seules aux débutants une tribune libre.

    La loge était pour moi une « parlote » où mes essais oratoires étaient écoutés par un public bienveillant, toujours prêt à couvrir mes dernières paroles par « une triple batterie » ». Exclu de l’Ordre en 1885.

     

    Ernest Jean Antoine (1833-1913) : Avocat à Toulouse. Député (1876-1889). Puis sénateur de la Haute-Garonne (1889-1906). Gouverneur général de l’Indochine. Il est resté dans l’histoire comme le ministre de l’Intérieur qui a « tombé » Boulanger. Franc-maçon. Membre des loges « Les Cœurs Réunis » et « L’Encyclopédique », orient de Toulouse. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient.

     

    Dominique François Jean Arago (1786-1853) : Astronome. Député des Pyrénées Orientales. Président du gouvernement provisoire (1848) et ministre de la Marine et de la Guerre. Franc-maçon.

     

    François Victor Emmanuel Arago (1812-1896) : Franc-maçon. Membre des Assemblées Constituantes et Législatives (1848-1849). Député au corps législatif (1869). Membre de l’Assemblée nationale (1871). Membre du gouvernement de la Défense nationale, Ministre de la Justice. Sénateur des Pyrénées Orientales (1876-1896). Tout comme son oncle, Etienne, lui aussi franc-maçon, ses obsèques sont civiles. Emmanuel Arago est le petit-fils d’Etienne Arago, qui appartient sous la Restauration à la loge « Les Amis de la Vérité ». Il est le fils de Dominique Arago (1786-1853), astronome et lui aussi franc-maçon. Initié le 10 avril 1870 à la loge « Le Réveil maçonnique », orient de Boulogne. Il devient, en 1878, Grand Orateur (ou Commandeur) du Suprême Conseil de France.

     

    Etienne Vincent Arago (1802-1892) : Dramaturge, il devint maire de Paris en 1870. Il s’initia à la Charbonnerie. Franc-maçon.

     

    Armand Antoine Jules Arnault ou Arnaud (1831-1885) : Employé des chemins de fer. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. En 1869, il devient journaliste à La Marseillaise d’Henri Rochefort. Blanquiste. Le 7 janvier 1871, il signe l’Affiche Rouge, qui dénonce la politique capitularde du Gouvernement de la Défense nationale et appelle à la création d’une Commune à Paris. Membre de la Garde Nationale, élu à son comité central. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Relations extérieures. Le 1° mars, il est élu en tête du Comité de Salut public. Condamné à mort par contumace, réfugié à Londres, il rentre en France en 1880.

     

    Georges Arnold (1837-1912) : Architecte. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il figure parmi les rédacteurs de l’Affiche rouge. Elu au Conseil de la Commune le 16 avril 1871. Arrêté à la fin de l’insurrection, il fut condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée et envoyé à Nouméa. Après l’amnistie, il retrouva sa situation d’architecte de la Ville de Paris.

     

    Arthur Arnould (1833-1895) : Etudiant en médecine, puis fonctionnaire à l’Hôtel de Ville. Ecrivain et journaliste. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Il est d’abord membre de la commission des Relations extérieures, puis de celle du travail et de l’Echange (6 avril), puis des Subsistances (21 avril) et enfin de l’Enseignement (4 mai). Le 1° mai, il est chargé du Journal Officiel de la Commune. De tendance proudhonienne et anarchisante, il appartient à la minorité du Conseil et vote contre la création du Comité de salut public. Il a écrit L’Etat et la révolution (1877), une Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris (1878) at. quelques romans sous le pseudonyme d’Arthur Matthey. Dans Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, il a écrit : « La centralisation dévore et tue la France…Une tête qui pense sur un cadavre. ». Condamné à mort par contumace.

     

    Jean Baptiste Joseph Charles Arnould (1847-1904) : Négociant en vins. Fondateur à Reims d’une section de la Libre-pensée, anticlérical virulent. Membre du Conseil de la Commune.

     

    Charles Albert Arnoux (Charles Constant Albert Nicolas d’Arnoux de Limoges Saint-Saens), dit Bertall (1820-1882) : Illustrateur, Caricaturiste et graveur. Pionnier de la photographie.

     

    Louise Arzelier, femme Jumelle : Appelée « la générale de la Commune ».

     

    Louis Asseline (1829-1878) : Franc-maçon. Avocat. Journaliste et éditeur. Il fonde en 1866 la première Libre Pensée, au sein de laquelle il défend des positions athées et matérialistes. Maire du 14° arrondissement de Paris en 1870. A la fin mai 1871, il adhère à la Ligue des droits de Paris, qui entend se poser en organe de conciliation. En 1872, il collabore à La République française de Gambetta. Il est initié à la loge « Les Amis de la Tolérance » le 9 mai 1877 et devient compagnon et maître le 14 novembre de la même année. Les trois points sont gravés sur sa sépulture au cimetière de Montparnasse.

     

    Adolphe Alphonse Assi (1841-1886) : Franc-maçon. Il a appartenu avant 1870 à la loge « Les Amis de la Patrie », orient de Paris. A Nouméa, il fréquenta la loge « L’Union Calédonienne ». Ouvrier mécanicien. S’engage dans l’armée de Garibaldi. Il est jugé au troisième procès de l’Association internationale des travailleurs. En 1868 et 1870, il organise d’importantes grèves au Creusot. Lieutenant au 192° bataillon de la Garde nationale, puis commandant du 67° bataillon, il est nommé gouverneur de l’Hôtel de Ville le 19 mars 1871. Fait partie du Comité central de la Garde Nationale. Membre de la Commune pour le XI° arrondissement, il fit partie de la Commission de sûreté générale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. « Garibaldien », c’est lui qui lance le 18 mars 1871 à l’Hôtel de Ville de Paris, à la foule ; « Au nom du peuple, la Commune de Paris est proclamée ! ». Arrêté le 22 mai 1871, il comparaît devant le 3° Conseil de guerre où il eut une attitude courageuse et reconnut être franc-maçon. Il fut condamné le 2 septembre à la déportation. Déporté en Nouvelle-Calédonie. Il s’installe à Nouméa comme mécanicien-ajusteur en 1880.

     

    Auboin : Un des deux commanditaires, avec Rodolphe Simon, du journal Le Père Duchêne.

     

    Hector Emile Aubry (1829-1900) : Ouvrier lithographe. Membre actif de l’AIT. Organise les sections rouennaises de l’Internationale. La Commune le nomme le 18 avril chef de bureau de la caisse à la recette principale des postes. Après la chute de la Commune, passe en Belgique. Ensuite boulangiste.

     

    Olympe Audouard, née de Jouval (1832-1890) : Féministe. Elle a exigé à côté de réformes générales dans la législation civile du divorce et de la question de l’assimilation des femmes, l’égalité complète pour les femmes, y compris le droit de voter et de se présenter aux élections. A dirigé le journal mondain humoristique le Papillon, puis La Revue Cosmopolite.

     

    Audoynard : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Marie Audrain, femme Vincent (née en 1821) : Femme de ménage. Agent de recrutement. Elle cherchait à enrôler les hommes du quartier et parlait d’armer les femmes « pour aller venger leurs maris et leurs frères qu’on assassinait ». Elle se lia avec le colonel fédéré Laporte, qui commandait la 6° section. Condamnée aux travaux forcés à perpétuité, puis à dix ans de réclusion. A Auberive, Marie Audrain garde ses convictions et ne témoigne aucun « repentir ».

     

    Jean Baptiste François Audric (1820- ?) : Menuisier à Montélimar. Il fut un des animateurs de la résistance lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851, et commanda des détachements d’insurgés qui s’opposèrent aux troupes régulières à l’est de Montélimar. Condamné par contumace à la déportation en Algérie, il se réfugie à Genève, puis à Londres. Il joua un rôle important durant la Commune de Paris de 1871, puisqu’il fut chef d’escadron et chef d’état-major de Dombrowski. Il fut condamné par contumace, le 3 février 1873, par le 19° Conseil de guerre, à la déportation dans une enceint fortifiée. Sa peine lui fut remise en 1879. Franc-maçon. A cette époque, il accompagnait sa signature des trois points maçonniques disposés en triangle.

     

    Victor Augagneur (1855-1931) : Bourgeois catholique. Médecin. Maire de Lyon en 1900. Franc-maçon, vénérable de la loge « Les Amis de la Vérité » à Lyon. Gouverneur général civil de Madagascar de 1905 à 1910.

     

    Louis Jean Baptiste d’Aurelle de Paladines (1804-1877) : Général de division. Le 6 mars, dans les jours qui précédèrent le déclenchement de la Commune de Paris, le gouvernement de Thiers le nomma commandant en chef de la Garde Nationale de Paris. Cette nomination est considérée comme une provocation par les communards. Le 18 mars, début du soulèvement communaliste, il se réfugia à Versailles.

     

    Victor Jean Baptiste Avisard (1822- ?) : Tourneur en cuivre. Membre de l’Internationale, il figure en 1867 parmi les ouvriers délégués à l’Exposition. Elu lieutenant au 65° bataillon de la Garde nationale durant le premier siège, il fut par la suite délégué par son bataillon au sous-comité du XI° arrondissement. Le II° Conseil de guerre le condamna, le 28 février 1872, à la déportation simple. Le 11 mars 1879, il bénéficia de la remise de sa peine. Franc-maçon.

     

    Jules Avoine, dit Avoine fils (1832- ?) : Ouvrier peintre. Membre du Comité central de la Garde nationale. Membre de la Commission municipale du XIV°. Condamné par contumace à la déportation dans une enceint fortifiée, gracié en 1879. Son frère, Maxime Victor Avoine (1825- ?), membre de la Commission municipale du XIV° est condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, et il est gracié comme son frère cadet en 1879.

     

    Augustin Avrial (1840-1904) : Franc-maçon. Il a appartenu, à sa mort, à la loge « La Philosophie sociale » (Grande Loge Symbolique Ecossaise, puis Grande Loge de France). Ouvrier mécanicien. Il s’engage dans l’armée du Second Empire de 1859 à 1865. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs, et sera condamné à la prison au troisième procès de l’internationale. Elu commandant du 66° bataillon de la Garde Nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune, membre de la commission du Travail et de l’Echange le 29 mars, de la commission exécutive le 10 avril, puis de la Guerre le 21 avril. Membre de la Minorité, il vote contre la création du Comité de Salut public. Après la chute de la Commune, il s’enfuit en Angleterre, condamné à mort par contumace. Il adhère à l’Alliance socialiste républicaine puis au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire de Jean Allemane.

     

     

    « La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt et unième partie)La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Vingt-troisième partie) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :