• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Trente-sixième partie)

    Otto Abetz (1903-1958) : Ambassadeur de l’Allemagne à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant. Il rejoint le parti nazi en 1931. Franc-maçon. Il fut initié à la franc-maçonnerie, membre de la loge « Goethe » de la GLF. En 1932, il épouse Suzanne de Bruyker, française et secrétaire du journaliste Jean Luchaire. Spécialiste du parti nazi, conseiller de Ribbentrop, pour les questions françaises. Ami de Jouvenel depuis les années 1930. Expulsé de France pour espionnage par le gouvernement Daladier.

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Trente-sixième partie)

     

    Auguste-Jean-Marie Vermorel (1841-1871) : Journaliste.  Franc-maçon. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à la commission exécutive, et enfin à celle de la Sûreté générale. Il vote contre le Comité de salut public. Il signe le manifeste de la Minorité. Blessé sur les barricades, pendant la semaine de mai, il fut arrêté et transféré à l’hôpital de Versailles, où il mourut un mois plus tard. Il avait publié plusieurs ouvrages, romans, travaux historiques, essais divers.

     

    Pierre Vésinier (1826-1909) : Journaliste. Il avait été secrétaire d’Eugène Sue. Proscrit du 2 décembre. En 1867, il adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il fut exclu de l’Internationale en 1868. Il est élu pendant le siège de Paris par les Allemands commandant d’un bataillon de la Garde nationale. Après le 26 mars 1871, il lance le journal Paris libre. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics et devient directeur du Journal Officiel le 12 mai. Il vote pour la création du Comité de salut public. A écrit en 1892 : Comment a péri la Commune. Condamné à mort par contumace, réfugié à Londres et amnistié en 1880. Rentré en France après l’amnistie, il se brouille avec tous ses anciens camarades et écrit des ouvrages hostiles à la Commune.

     

    Louis Veuillot (1813-1883) : Journaliste et homme de lettres. Catholique, qui défend l’enseignement privé. Après 1871, et l’instauration de la III° république en France, il devient légitimiste, soutenant la cause d’Henri d’Artois, comte de Chambord, en vue de rétablir une « monarchie chrétienne ». Directeur de L’Univers.

     

    Auguste Vincent Pompée Viard (1836-1892) : Employé de commerce. S’engage dans la Garde nationale pendant le siège de Paris. Il est élu à la commission provisoire qui donne naissance au Comité central de la Garde nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et nommé délégué aux Subsistances le 20 avril. Il siège à la commission exécutive. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    Jean Marie Mathias Philippe Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, dit le comte, puis à compter de 1846, le marquis de Villers de l’Isle-Adam (1838-1889) : Ecrivain. Il joue un rôle important lors des manifestations insurrectionnelles qui suivent la mort du journaliste Victor Noir, abattu par le prince Pierre Bonaparte. Il prend le commandement des éclaireurs du 147° bataillon de la Garde nationale. Lors du déclenchement de la Commune, il se montre enthousiaste, mais doit bientôt renier ses sympathies communardes, ayant fait des démarches en vue d’être nommé attaché d’ambassade à Londres. A écrit : Sous la Commune, tableau de Paris.

     

    Vilmotte : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Vincent : Franc-maçon. Orient de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Joseph Vinoy (1800-1880) : Général et sénateur du Second Empire. Ayant atteint la limite d'âge, il se retire du service actif en 1865, et est nommé Sénateur, mais lorsqu'éclate la Guerre franco-prussienne de 1870, il est rappelé à la tête du XIIIe corps d'armée, qui n'est mis en ordre de marche que plusieurs jours après la déclaration de guerre et n'a encore atteint que Mézières lors de la bataille de Sedan.

    Vinoy inflige cependant des pertes importantes au VIe corps d'armée prussien de Wilhelm von Tümpling.

    Son unité, la dernière de l'armée française encore intacte, parvient à rallier Paris le 7 septembre 1870. Pendant le Siège de Paris, Vinoy commande la 4e division d’infanterie ainsi que la IIIe armée et dirige toutes les opérations au sud de la capitale et est à la tête de ses troupes lors du combat de Montmesly le 17 septembre.

    Après la démission forcée de Louis Jules Trochu, conséquence de la défaite de Buzenval le 20 janvier 1871, Vinoy devient gouverneur militaire de Paris.

    Général et sénateur du Second Empire. Gouverneur de Paris dans le gouvernement Thiers, à la suite de la démission forcée de Trochu. Il s’oppose à la sortie des communards qui pensaient prendre Versailles et, le 4 avril, ordonne de fusiller des officiers capturés, dont le général Duval. Il commande l’armée versaillaise jusqu’au 14 avril, date à laquelle Thiers le remplace par Mac-Mahon.

    Contre l'avis de plusieurs membres du gouvernement de la Défense nationale, et notamment de Léon Gambetta, partisan de la poursuite du combat contre les Prussiens, Vinoy entreprend les premiers pourparlers de capitulation.

    Nommé grand chancelier de la Légion d’honneur le 6 avril 1871, il est au cours de la Commune de Paris à la tête d'un corps d’armée versaillais. Il s'oppose à la sortie des communards qui pensaient prendre Versailles et, le 4 avril, ordonne de fusiller certains des officiers capturés, dont le général Duval, son chef d'état-major et le commandant des volontaires de Montrouge. Cet exemple donné par le commandant en chef de l'armée de Versailles fera des émules dans son armée.

    Il s'empare le 23 mai du Palais des Tuileries en flammes et du Louvre. Il ouvrit, pour la reconstruction de la chancellerie incendiée par les Fédérés, une souscription à laquelle ne devaient prendre part que les légionnaires. Cette souscription produisit en quelques mois plus de 700 000 francs.

     

    Jules Vincent : Administrateur de la Bibliothèque nationale, désigné par la Commune.

     

    Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) : Architecte.

     

    René Viviani (1863-1925) : Avocat. Député socialiste à partir de 1893. Socialiste indépendant en 1906, puis fondateur du Parti Républicain-socialiste. Premier titulaire du ministre du Travail en 1906. Il forma en juin 1914 un gouvernement de centre-gauche qu’il remania en août 1914 pour en faire un gouvernement de l’Union sacrée, qu’il présida jusqu’en octobre 1915. Il fut ensuite ministre de la Justice, puis sénateur. Franc-maçon. Il fut membre de la loge « Droit et Justice », orient de Paris.

     

    Geneviève Vivien : Directrice d’une nouvelle école de filles organisée dans le VIII° arrondissement.

     

    Maxime Vuillaume (1844-1925) : Ingénieur et pamphlétaire. Journaliste. Un des rédacteurs du Père Duchêne, avec Vermersch et Humbert. Auteur des Cahiers rouges au temps de la Commune (1908-1914), ces onze Cahiers étant publiés dans les Cahiers de la quinzaine de Péguy. En janvier 1871, il intègre le 248° bataillon de la Garde nationale et participe activement au soulèvement contre le gouvernement de Défense nationale. Réfugié en Suisse, il rentre en France après l’amnistie.

     

    W

     

    Alfred Wall: Voir Alfred Isch-Wall.

     

    Elihu Benjamin Washburne (1816-1887): Ambassadeur des Etats-Unis en France où il joue un rôle influent dans les négociations de l’armistice de la Guerre de 1870. Ami intime de Jules Favre. Il fit mine d’opter pour la Commune et en profita pour renseigner Versailles et en servir les intérêts. Il était au courant des intentions du gouvernement de Versailles de procéder à un massacre systématique des « insurgés » et il n’essaya pas d’empêcher ce massacre, mais au contraire le favorisa en désorganisant la défense de la Commune par une offre de médiation auprès des Prussiens.

     

    Weber : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Walery Wroblewski (1836-1908): Franc-maçon. Officier polonais. Exilé à Paris, après l’insurrection de 1863, il est allumeur de réverbère puis ouvrier imprimeur. Nommé par la Commune commandant des fortifications entre Ivry et Arcueil. Il fit arrêter les moines de l’école d’Arcueil. Condamné à mort par contumace, il se réfugie à Londres et il rentre en France après l’amnistie. Après la Commune, il siège au Conseil général de l’Association international des travailleurs, comme secrétaire correspondant pour la Pologne.

     

    Grégoire Wyrouboff (1843-1913) : Biologiste. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris. Vénérable lors de l’initiation de Jules Ferry et d’Emile Littré.

     

    Z

     

    Alexis Zabiolle (1827- ?) : Monteur mécanicien. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il écrit à sa mère, depuis l’escale de Gorée : « Nous supportons, mais nous sommes en enfer et les diables sont déguisés en hommes pour nous tourmenter, car nous ne croyons pas qu’il soit possible de supporter plus que nous supportons. »

     

    Emile Zola, de son vrai nom Emile Edouard Charles Antoine Zola (1840-1902) : Ecrivain. Journaliste politique de 1869 à 1871. Il aurait pu être intégré à la Garde nationale, mais sa myopie et son statut de soutien de famille (pour sa mère) l’en ont écarté. Il suit la chute de l’Empire avec ironie. Sans soutenir l’esprit de la Commune, il ne s’est pas associé à Flaubert, Goncourt ou Daudet dans leur joie d’une violente répression.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ANNEXE 3 : Liste de Francs-maçons lors de la période de 1939 à 1945 :

     

    A

     

    Jean Pierre Abel, son vrai nom est René Château (1906-1970) : Philosophe, militant radical-socialiste. Collaborateur. Elève d’Alain. Agrégé de philosophie. Franc-maçon, initié au Grand Orient de France. Il est élu en 1936 député de Charente-Inférieure sous l’étiquette du Parti radical-socialiste Camille Pelletan. Vichyste. En 1940, il vote les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Sous l’occupation, il entre à L’œuvre de Marcel Déat, puis il est nommé à la direction de La France socialiste, quotidien qui deviendra La France au travail, et où il dénonce, en 1942, le « rôle des trois internationales : la capitaliste, la bolchevique, la juive », et s’en prend particulièrement à cette dernière. Pendant les années 1950, il reprend ses publications philosophiques sous son véritable nom.

     

    Otto Abetz (1903-1958) : Ambassadeur de l’Allemagne à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant. Il rejoint le parti nazi en 1931. Franc-maçon. Il fut initié à la franc-maçonnerie, membre de la loge « Goethe » de la GLF. En 1932, il épouse Suzanne de Bruyker, française et secrétaire du journaliste Jean Luchaire. Spécialiste du parti nazi, conseiller de Ribbentrop, pour les questions françaises. Ami de Jouvenel depuis les années 1930. Expulsé de France pour espionnage par le gouvernement Daladier.

     

    Fabien Joseph Albertin (1879-1950) : Avocat. Député socialiste des Bouches-du-Rhône (1928-1942). Sous-secrétaire d’Etat aux Travaux publics (21 mars- 15 juin 1940). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Inséparables du Progrès », orient de Paris.

     

    Georges Albertini (1911-1983) : Socialiste et pacifiste avant la Seconde guerre mondiale, il passe à l’extrême droite et s’engage dans la collaboration. Après guerre, il anime la revue anticommuniste Est-Ouest et devient une éminence grise de Georges Pompidou. Professeur. Militant de la SFIO en 1932. Il devient en 1942 le second de Marcel Déat en exerçant la fonction de secrétaire administratif et organisateur du Rassemblement national populaire (RNP), acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il s’illustre notamment par son zèle de sergent recruteur contre la Résistance, par un anticommunisme et un antisémitisme particulièrement violents. Un de ses éditoriaux à National populaire, en juin 1942, s’intitule : « Le communisme, entreprise juive ». Condamné à la Libération, il bénéficie d’une clémence assez incompréhensible. Ami de Vincent Auriol. Il devient après guerre anticommuniste, et parmi ses contacts, on trouve Jean Baylot, fondateur de la Grande Loge nationale française, ou encore Henri Frenay. Il fut le conseiller occulte – via Claude Harmel, pseudonyme de l’ancien collaborateur Guy Lemonnier – de, entre autres, Alain Madelin, Patrick Devedjian, Gérard Longuet et Hervé Novelli, et, via l’Institut d’histoire sociale, de Georges Pompidou.

     

    Henri, Albert, François, Joseph Raphaël Alibert (1887-1963) : Juriste. Monarchiste catholique. Maître des requêtes au Conseil d’Etat. Proche de l’Action française. A partir de 1937, il devient un proche du maréchal Pétain. Collaborateur, ministre de Vichy, il a mis en place une législation antisémite. Il fait réviser les naturalisations. Vichyste. Le 13 août 1940, il promulgue la loi de dissolution des « sociétés secrètes » (franc-maçonnerie et autres) ainsi que des lois à caractère antisémite (lois Alibert). Il met en place la Cour suprême de justice. Il sera signataire du statut des Juifs d’octobre 1940. A la Libération, il est condamné à mort par contumace, à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens le 7 mars 1947. En exil en Belgique, il est finalement amnistié en 1959 par le Général de Gaulle.

     

    Maurice Edouard Eugène Allard (1860-1942) : Journaliste, collaborateur de Jean Jaurès à l’ »Humanité ». Député socialiste du Var (1898-1910). Franc-maçon.

     

    Robert Pierre Joseph Amadou (1924-2006) : Ecrivain. Franc-maçon du Rite Memphis-Misraïm (initié le 6 juin 1943 par Robert Ambelain, à la loge « Alexandrie d’Egypte », compagnon le 12 juin 1943, maître le 19 août 1943). Maître écossais à la Grande Loge Nationale Française Opéra (mars 1966).

     

    Emilien Amaury (1909-1977) : Homme de presse. Issu d’un milieu modeste. Secrétaire de Marc Sangnier. Sous l’Occupation, Amaury se voit confier par le régime de Pétain la diffusion de sa propagande sur le thème de la famille. Dès 1941, il anime « le groupe de la rue de Lille », un groupe clandestin luttant contre la propagande et l’occupant. Le groupe met ses imprimeries au service des mouvements de résistance. Le groupe imprime les appels du général de Gaulle, mais aussi de faux documents pour la résistance (papiers d’identité, laissez-passer, cartes d’alimentation, feuilles de démobilisation, etc.), des milliers de tracts et affiches.

     

    Robert Ambelain pseudonyme Aurifer (1907-1997) : Franc-maçon. Homme de lettres. Historien. Il fut Grand maître mondial de la Grande Loge de Memphis-Misraïm. Grand Maître de l’Ordre Martiniste Initiatique. Reçu apprenti le 26 mars 1939 à la loge « La Jérusalem des Vallées égyptiennes », orient de Paris. Reçu compagnon et maître le 27 juin 1940. 33° en 1943 au REAA.

     

    Etienne Antonelli : Professeur d’économie politique à la Faculté de Droit de Lyon. Economiste. Député SFIO de la Savoie de 1924 à 1932. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1933-1936.

     

    Paul Anxionnaz (1902-1997) : Polytechnicien. Franc-maçon. Il entre en maçonnerie en 1926, à la loge «Liberté ». Membre du Parti Radical. Pendant la guerre, il se rallie à de Gaulle et rejoint les Forces Françaises Libres. En 1944, il est membre de l’Assemblée consultative provisoire, antigaulliste. Elu député de la Marne en 1946. Radical mendésiste. Il accède aux ateliers supérieurs, il est admis au chapitre « L’Avenir » en 1964, au Conseil Philosophique de « L’Etoile Polaire » en 1967, et au Grand Collège des Rites en 1972. Elu au Conseil de l’Ordre du GODF en 1962, il en devient Grand Maître en 1964. Puis il est à nouveau Grand Maître de 1966 à 1969. En 1964, l’obédience regroupe 450 loges.

    Il dirige le Grand Orient au moment des événements de 1968 qui provoquent un vif émoi dans les loges. L’obédience prend position en faveur des étudiants et des grévistes et couvre Paris d’affiches. Un groupe de jeunes maçons d’extrême gauche s’installe rue Cadet, forme un comité de vigilance révolutionnaire et n’accepte de se retirer qu’après négociations. Le Grand Orient fait parvenir des vivres et des médicaments aux étudiants retranchés dans la Sorbonne. En 1969, les loges décident de répondre aux aspirations de la jeunesse, et s’intéressent à la sexualité et à la loi du silence.

     

    Pierre Arnaud (1904-1966) : Ingénieur de la ville de Paris. Membre de Libération-Nord et du groupe de résistance maçonnique Patriam Recuperare. Franc-maçon. Initié à la loge « Jean-Jacques Rousseau », orient de Montmorency. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient., et plusieurs fois Grand Orateur.

     

    Victor Noël Arrighi (1900-1945) : Issu d’une famille de postiers d’origine corse, il est membre du PCF, puis devient directeur de la « Banque Ouvrière et Paysanne » dépendant de ce parti. Exclu du PCF en 1924, il devient radical de 1930 à 1936. En 1936, il devient secrétaire général du PPF de Jacques Doriot. Antisémite. A Vichy, pendant l’occupation.

     

    Emmanuel d’Astier de La Vigerie (1900-1969) : Issu d’une famille anoblie en 1929, sous la Restauration. Ses années de lycée seront marquées par son adhésion à l’Action française. Ecrivain et politique. Résistant, il fonde le mouvement de résistance Libération-Sud et le journal Libération. Il devient, en novembre 1943 et jusqu’en septembre 1944, commissaire à l’Intérieur de la France libre. Après-guerre, il sera l’un des compagnons de route du PCF, puis gaulliste de gauche.

     

    Raoul François Régis Aubaud (1881-1966) : Journaliste. Conseiller général de l’Oise. Député radical de l’Oise de 1928 à 1942. Secrétaire général du Parti radical-socialiste en 1934. Sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur (juin 1936-avril 1938). Le 10 juillet, il vote en faveur du projet de loi constitutionnel accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Etoile de l’Espérance », orient de Beauvais. 33° du Grand Collège des Rites. Conseiller de l’Ordre GODF (1927-1929) et (1930-1933).

     

    Julien Aubart Obarjansky (1921-1977) : Julien est déporté en 1943 à Auschwitz. Il sera du nombre des survivants de ce camp d’extermination.

     

    Lucie Aubrac, de son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard (1912-2007) : Résistante. Epouse de Raymond Aubrac.

     

    Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel (1914-2012) : Fils de commerçants juifs aisés. Résistant. Ingénieur civil des ponts-et-Chaussées. Il participe, dans la région lyonnaise, à la création du mouvement Libération-Sud, plus tard intégré dans les Mouvements unis de la Résistances (MUR), dont le bras armé fut l’Armée secrète : Aubrac y secondera le général Delestraint.

     

    Jean Paul Aubriot (1873-1959) : Syndicaliste CGT. Journaliste. Député de la Seine (1920-1928). Franc-maçon. Membre de la loge « Emile Zola » n° 382, orient de Paris, Grande Loge, et de la loge « La Fédération maçonnique », n° 326, orient de Paris, Grande Loge.

     

    Gabriel Auphan (1894-1982) : Officier de marine, contre-amiral. Il fut secrétaire d’Etat à la Marine du gouvernement de Vichy. Il défendit la thèse du double-jeu de Vichy, restant loyal à la mémoire du maréchal Pétain.

     

    Jules Vincent Auriol (1884-1966) : Avocat. Ministre socialiste des Finances, de 1936 à 1937, dans le cabinet du Front populaire dirigé par Léon Blum, puis garde des Sceaux de 1937 à 1938, dans le troisième et quatrième, cabinet de Camille Chautemps. Il est l’un des 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. Président de la République sous la IV° République.

     

    François Aussoleil (1861-1928) : Député de Corrèze (1919-1924). Il devient communiste après le Congrès de Tour (1920). Franc-maçon. Annuaire du Grand Orient (1907).

     

    B

     

    Henry Barabant (1874-1951) : Cheminot à Dijon. Maire et député (1914-1918), puis (1924-1928). Socialiste tendance PSOR, puis SFIO, communiste, « pupiste » (membre du Parti d’Union Prolétarienne). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Enseignement Mutuel », orient d’Ancy-le-Franc (89).

     

    Henri Barbé (1902-1966) : Ouvrier métallurgiste. Il adhère à 15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l’adhésion à la III° Internationale, il opte pour le Parti Communiste Français, à la scission de Tours de décembre 1920. En 1926, il est promu secrétaire général des Jeunesses Communistes. En 1928, il est membre de l’exécutif de la III° Internationale. En avril 1929 et jusqu’en juillet 1930, il remplace Pierre Sémard à la Tête du PCF, dans une équipe qui comprend également Maurice Thorez, Benoît Frachon et Pierre Celor. En 1931, il est éliminé du Bureau Politique, et remplacé par Thorez. En 1934, il rejoint Jacques Doriot, avec lequel il fonde le Parti populaire français (PPF). Sous l’Occupation, il rejoint le RNP de Marcel Déat. Condamné aux travaux forcés à la Libération, il est relâché à la fin de 1949. Il participe à la revue anticommuniste Est et Ouest. En 1959, il se convertit au catholicisme et se fait baptiser.

     

    Charles Barlet, ou François Charles Barlet, nom de plume d’Albert Faucheux (1838-1921) : Occultiste. Directeur de l’Enregistrement. Un des premiers membres de la branche française de la Société Théosophique. Franc-maçon.

     

    Désiré Barodet (1823-1906) : Instituteur. Communard. Nommé maire de Lyon (23 avril 1872). Représentant à l’Assemblée national (1873-1876), député de la Seine (1876-1896), sénateur de la Seine (1896-1900). Franc-maçon. Membre de la loge « Le Travail et la Persévérante Amitié ».

     

    Pierre Barrucand (1919- ) : Maître de recherches. Résistant. Franc-maçon. Initié le 5 juin 1950 à la loge « Franche Amitié », Grand orient. Membre de la loge « Chéops », Grande Loge. Fondateur de la loge « Théléma », Grande Loge, dont il est vénérable d’honneur.

     

    Joseph Barthélemy (1874-1945) : Juriste. Vichyste. Ministre de la justice sous le régime de Vichy. Docteur en droit en 1900, puis agrégé en 1906. Député du Gers en 1919. Ennemi du Front populaire, et opposé au soutien de la France aux républicains espagnols. Il justifie la cession des Sudètes à l’Allemagne nazie en 1938. Il rallie le régime de Vichy dès août 1940, et il est ministre de la justice du 27 janvier 1941 au 26 mars 1943. Signataire de la loi sur le statut des juifs du 2 juin 1941.

     

    Paul Louis Arthur Baudouin (1894-1964) : Inspecteur des Finances. Ministre des Affaires étrangères du 17 juin au 26 octobre 1940 dans le gouvernement Philippe Pétain, puis dans celui de Laval. Il signe la loi en date du 3 octobre 1940 portant statut des juifs aux côtés de Philippe Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert, Marcel Peyrouton, Charles Huntziger, Yves Bouthillier et François Darlan.

     

    Alfred Baudrillard (1859-1942) : Fils de l’économiste Henri Baudrillard. Cardinal en 1935. Universitaire. Historien. Ecrivain. Recteur de l’Institut catholique de Paris. Membre de l’Académie française en 1918. Apprécié du président Raymond Poincaré, du maréchal Foch et d’Aristide Briand. Vichyste. En 1940, son anticommunisme le fait basculer dans la collaboration. Il ^participe à plusieurs manifestations de collaborateurs parisiens.

     

    Jean Félix Baylot (1897-1976) : Carrière administrative dans la poste, puis préfet. Franc-maçon. Il reçoit entre 1921 et 1923 les trois degrés maçonniques dans la loge parisienne « La Fraternité des Peuples » et s’affilie en 1929 aux « Amis de l’Humanité ». A partir du printemps 1941, il devient l’un des principaux animateurs de la résistance maçonnique. Ecrivain, partisan de l’Algérie française, rallié au général de Gaulle, Baylot fait campagne pour le oui au référendum de 1958. Durant ces années, Baylot est réélu deux fois au Conseil de l’Ordre. Il est également cofondateur des loges « Rectitude » (Marseille) et « Europe Unie » (Paris). En 1958, il rompt avec le Grand Orient et rejoint la Grande Loge Nationale Française, dite « Bineau ». Il cofonde plusieurs ateliers, dont la loge de recherches n° 81 Villars de Honnecourt (1966). Auteur de La voie substituée (1968), ouvrage sur l’évolution du Grand Orient de France au XIX° siècle. Préfet de police de Paris de 1951 à 1954, c’est sous sa responsabilité que la police réprime violemment une manifestation d’Algériens, le 14 juillet 1953, où sept manifestants sont tués.

     

    Armand Bedarride (1864-1935) : Ecrivain maçonnique. Avocat au barreau de Paris. Franc-maçon. Initié le 29 avril 1891. Membre de la loge « La Réunion des Amis Réunis », orient de Marseille. Vénérable, Très Sage, Grand Maître. Membre du Grand Collège des rites jusqu’à sa mort.

     

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