• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Treizième partie).

    Benoît Malon (1841-1893) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Lien des Peuples » et « Le Bien des Peuples et les Bienfaiteurs Réunis » (Grand Orient). D’humble naissance, berger dans les montagnes du Velay. Autodidacte. Ouvrier teinturier. Militant ouvrier, communard, journaliste, écrivain. Il fait partie du bureau de la section parisienne de l’Internationale, adhérant à l’AIT en 1865. Proudhonien de gauche. Collaborateur du journal La Marseillaise de Rochefort. Le 8 février il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et se range du côté de la Minorité. A écrit : La troisième défaite du prolétariat français (1871). Condamné à mort par contumace, il émigre en Suisse. A Palerme, il est reçu en 1877 au grade de compagnon et de maître de la loge « Fedelta ». Revenu en France après l’amnistie, il devient le leader des opportunistes-possibilistes. Ii assiste, ainsi que Jules Vallès, à son retour de proscription, à une tenue de la loge parisienne « La Ruche libre ». Préside en 1882, le Congrès socialiste de Saint-Etienne. Directeur de la Revue Socialiste. Il reprend une activité maçonnique en 1889, à la loge du Grand Orient « Le Lien des Peuples et les Bienfaiteurs réunis ». Incinéré au Père Lachaise, sur le socle de son monument figure l’équerre et le compas.

    Libre-penseur, chef de file des blanquistes, Malon est partisan d’un socialisme national, opposé au socialisme allemand. Admirateur de Drumont, l’auteur de La France juive. Il écrit dans La Revue Socialiste N° 18 de juin 1886, pages 509 à 511, un article sur La question juive : « Oui, la noble race aryenne a été traître à son passé, à ses traditions, à ses admirables acquis religieux, philosophiques et moraux, quand elle a livré son âme au dieu sémitique, à l’étroit et implacable Jéhovah. (…) En brisant le cœur et la raison aryens, pour croire aux radotages antihumains de quelques juifs fanatiques, butés et sans talent (voyez Renan) ; en faisant de la littérature d’un peuple dont toute l’histoire ne vaut pas pour le progrès humain, une seule olympiade d’Athènes, on a autorisé les fils de ce peuple choisi, de ce « peuple de Dieu », à nous traiter en inférieurs ».

    E. F. Lagarde : Abbé. Grand vicaire. Vicaire général de Paris. Envoyé comme émissaire à Thiers pour l’échange de Mgr Darboy et Blanqui, il ne revint pas.

    Dans L’ultimatum de Rothschild, le 8 janvier 1882, il écrit : « A entendre ce document, ce sont les descendants du pouilleux marchand de vieux habits de Francfort qui ont créé le crédit et la prospérité de la France, parce que, eux, si modestes encore en 1816, ont prélevé des centaines de millions sur la fortune sociale de la France, et sont aujourd’hui plus puissants et plus servilement servis que le tsar blanc de toutes les Russies. L’ultimatum est net. Rothschild ne permet la conversion, qui dégrèverait le budget de plus d’une centaine de millions, que s’il peut la tripoter à son profit. ».

     

    Lagarde : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Charles Marie Lagrange (1835-1872) : Officier payeur au 169° bataillon de la Garde nationale. Fusillé à Satory le 22 février1872.

     

    Georges Laguerre (1858-1912) : Avocat. Député du Vaucluse (1883-1889), de la Seine (1889-1893), à nouveau du Vaucluse (1910-1912). Franc-maçon. Il était un des grands espoirs de la Maçonnerie du Grand Orient, tout autant que du Parti républicain, lorsqu’en 1888, il se rallia au « boulangisme », dont il représentait l’aile gauche. Après de longs débats, il fut suspendu, puis exclu, du Grand Orient de France (1889-1890).

     

    Félix Lambrecht (1819-1871) : Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées. Ami personnel de Thiers. Ministre de l’Agriculture et du Commerce dans le gouvernement Thiers. Il quitte ce portefeuille pour prendre l’Intérieur le 5 juin 1871.

     

    Bernard Landeck (1832- ?) : Joaillier. Il adhère à l’AIT en 1866. Fait partie de la délégation, avec Amouroux, envoyée par la Commune de Paris à la Commune de Marseille. Après la Commune, il se réfugie à Londres auprès de Karl Marx. La rumeur lui prêta de vouloir épouser Jenny.

     

    Rita Landier : Communarde.

     

    Landowski : Blanquiste.

     

    Emile Landrin (1841-1914) : Ouvrier ciseleur sur bronze. Membre de la section parisienne de l’Internationale. Militant blanquiste et socialiste ; conseiller municipal de Paris.

     

    Camille Pierre Langevin (1843-1913) : Tourneur sur métaux, ouvrier mécanicien. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Fondateur du Cercle d’études sociales. En juillet 1870, lors du 3° procès de l’Internationale, il est condamné à deux mois de prison. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné à mort par contumace.

     

    Amédée Jérôme Langlois (1819-1902) : Colonel. Journaliste. Membre de l’Internationale ouvrière. Ami puis exécuteur testamentaire de Proudhon.

     

    Langourian : Général.

     

    Eugénie Lapavoine : Communarde.

     

    Baron Charles Paulin Roger Saubert de Larcy (1805-1882) : Juriste. Partisan du comte de Chambord. Député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871.

     

    Largilière : Blanquiste.

     

    Laroque : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    F. Lassassie : Coiffeur. Membre du Conseil Général de l’Internationale.

     

    Henri Godefroi Bernard Alphonse de La Tour d’Auvergne-Lauraguais (1823-1871) : Diplomate. Dernier gouvernement de Napoléon III. Ministre des affaires étrangères.

     

    Gilbert Lavalette (1829-1905) : Plombier gazier. Commandant du 159° Bataillon. Membre du Comité central de la Garde nationale. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il parvient à s’enfuir en Suisse. Membre de la Société des proscrits de Genève, La Solidarité, et administrateur du restaurant coopératif La Marmite, mis en place afin de donner à manger aux exilés en difficulté. Au sein des exilés, Lavalette est considéré comme un traître. Il obtient sa grâce en 1879 et rentre à Paris.

     

    Sylvain François Jules Merle de la Brugière, comte de Laveaucoupet (1806-1892) : Général. De retour de captivité après la chute de Metz, il est rappelé par le gouvernement versaillais qui lui donne le commandement d’une division. Il participe aux derniers combats et à l’enlèvement le 28 mai 1871 de la butte Montmartre pendant la Commune.

     

    Louis Lebeau : Franc-maçon. De la Loge « la Prévoyance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Edmond Leboeuf (1809-1888) : Ministre de la Guerre le 21 août 1869. Il a été fait maréchal de France et nommé sénateur du Second Empire le 24 mars 1870. Il a affirmé en tant que ministre de la Guerre : « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. ».

     

    Eloi Théodore Lebreton (1803-1883) : Fils d’un journalier et d’une blanchisseuse. Apprit seul à lire et à écrire. Poète. Il publia en 1837, les Heures de repos d’un ouvrier, recueil de poésies. Bibliothécaire à Rouen. Elu à l’Assemblée constituante le 23 avril 1848. Franc-maçon. Il anime La Fraternité, revue de la franc-maçonnerie rouennaise.

     

    Claude Martin Lecomte (1817-1871) : Général. Le général fut fusillé par ses soldats le 18 mars 1871 à Montmartre.

     

    Thérèse Lecomte (née en 1836) : Communarde. Journalière. Condamnée à cinq ans de travaux forcés et vingt ans de surveillance de haute police pour avoir accusé une voisine d’entretenir des relations avec Versailles.

     

    Maxime Emmanuel Lecomte (1846-1914) : Député du Nord (1884-1885) et (1887-1891). Sénateur du Nord (1891-1914). Rapporteur de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et de la loi sur l’exercice des cultes. Franc-maçon.

     

    Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) : Poète parnassien. Il avait reçu une pension de Napoléon III. Il avait des opinions républicaines qui se calmèrent au spectacle de la Commune. Il est hostile à la Commune qui lui semble compromettre les chances d’établir la République.

     

    Marie Lecourt : Communarde.

     

    Victoire Alfred Lecuyer (1814-1880) : Ouvrier serrurier, puis mécanicien. Président de la Société de secours mutuels de Corbeil. Conseiller municipal à Corbeil le 26 février 1848. Elu à l’Assemblée constituante (1848). Franc-maçon. Initié à la loge « Mars et les Arts », orient de Paris.

     

    Charles François Ledroit (1818- ?) : Cordonnier puis photographe. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Après la Semaine sanglante il se réfugie en Suisse. Il est condamné à mort par contumace par le Conseil de Guerre. Il milite dans la Fédération jurassienne de tendance bakouniniste.

     

    Alexandre Auguste Ledru-Rollin (1807-1874) : Franc-maçon et républicain, il a appartenu à la Grande Loge de France. Avocat. Après la manifestation du 13 juin 1849, Rollin émigre en Angleterre. Il revient en France en 1870 et devient un adversaire de la Commune de Paris.

     

    Adolphe Charles Emmanuel Le Flô (1804-1887) : Général, membre du gouvernement de la Défense national, comme ministre de la Guerre. Orléaniste.

     

    Adolphe Gustave Lefrançais (ou Lefrancais) (1826-1901) : Ex-instituteur. Journaliste. Franc-maçon. Initié le 27 octobre 1863 à la loge « l’Ecossaise n°133 », orient de Paris  et affilié en 1866 à « l’Union Parfaite de la Persévérance », orient de Paris. C’est à lui qu’Eugène Pottier a dédié le poème l’Internationale. Elu par le IV° arrondissement à la Commune de Paris. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il est jusqu’au 3 avril membre de la commission exécutive, puis de celle du travail et de l’Echange, enfin celle des Finances le 21 avril. Il vote contre la création du Comité de salut public. Anarchiste de la tendance bakouniniste. Réfugié en Suisse, il a édité en 1871 : Etude sur le mouvement communaliste de 1871. Lefrançais s’était vainement opposé au décret des otages. Exclu de l’Internationale en 1872 pour avoir soutenu les bakouninistes. Sont publiées en 1903 ses Mémoires d’un révolutionnaire. Il ne semble pas être revenu à la maçonnerie après l’exil.

     

    Blanche Lefèvre : Communarde. Modiste. Membre de la commission exécutive, état-major de l’Union des Femmes. Elle joue un rôle important dans le club de la Révolution sociale, ouvert le 3 mai, dans Tuée sur une barricade le 23 mai.. Ceinte d’une écharpe rouge, le révolver à la ceinture, elle prend la parole presque tous les soirs au Club de la Révolution sociale, dans l’église Saint-Michel des Batignolles. Elle « aimait la Révolution comme d’autres aiment un homme » et mourra pour elle sur les barricades.

     

    Emile Lefebvre : Membre de l’Internationale, correspondant de l’AIT à Neufchâteau.

     

    Ernest François Lefebvre (1833-1889) : Avocat. Journaliste au Rappel. Elu à la Commune de 1871. S’en retira après le décret des Otages. Du 29 mars au 6 avril, membre du Conseil de la Commune et de sa Commission de l’Enseignement. Bourgeois républicain gambettiste, il quitte la Commune. Conseiller municipal de Paris (1875). Député du XI° en 1881. Franc-maçon. Initié en 1888 à la loge « La Justice », orient de Paris.

     

    Marceline (ou Marie) Leloup : Couturière. Membre du comité central de l’Union des Femmes, représentant le 11° arrondissement.

     

    Antoine Louis Prosper Lemaître, dit Frederick Lemaître (1800-1876 : Franc-maçon. Acteur. Membre des « Philadelphes », orient de Londres. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Nathalie Perrine Lemel ou Le  Mel née Nathalie Duval (1827-1921) : Militante anarchiste et féministe. Ouvrière relieuse de livres. Adhérente à l’Internationale en 1866. Elle fonde avec l’ouvrier Varlin une société d’alimentation La Marmite, qui a pour but « de fournir aux ouvriers des aliments bon marché ».  Crée, le 11 avril, avec Elisabeth Dmitrieff, l’Union des Femmes pour la défense de Paris et le soin aux blessés. Lors de la semaine sanglante, elle entraîne les femmes sur les barricades. Nous la retrouvons place Blanche, à la tête d’un bataillon d’une cinquantaine de femmes. Le 12 mai, devant le Club de la Délivrance, à l’église de la Trinité, elle déclare : « Nous arrivons au moment suprême, où il faut savoir mourir pour la Patrie. Plus de défaillances. Plus d’incertitudes. Toutes au combat. Toutes au devoir. Il faut écraser Versailles… ».

     

    Lentillon : Notaire. Il proclame la déchéance de l’Empire le 13 août 1870 à Lyon. L’émeute est écrasée.

     

    André Léo, née Victoire Léodile (ou Léonide) Béra ou Léodile Champseix (1824-1900) : Femme de lettres et publiciste.  Elle prit comme pseudonyme les deux prénoms de ses deux fils. Epouse de Grégoire Champseix, qui était disciple de Pierre Leroux. Membre de l’Internationale. Romancière, journaliste et féministe. Membre de la Commission de l’enseignement des filles, créée le 21 avril.  Membre du Comité des citoyennes du 17° arrondissement, elle collabore alors à l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Veuve du journaliste Champseix,  disciple de Pierre Leroux, elle fut l’amie de Benoît Malon, de douze ans plus jeune qu’elle. Elle passa en Suisse après la défaite de l’insurrection. Dans les années 70, elle subit l’influence du bakouninisme.

     

    Edmond Adolphe Lepelletier de Bouhélier (ou de Bouhelles), dit Edmond Lepelletier (1846-1913) : Avocat. Poète. Publiciste. Journaliste radical et franc-maçon. Fondateur et vénérable de la loge « Les Droits de l’Homme » du Grand Orient. C’est au sein de cette loge que fut lancée (1889) le mouvement d’union républicaine qui terrassa le boulangisme. Démissionne de la franc-maçonnerie vers 1895. Il a une sœur, Laure, épouse d’Alphonse Humbert (1844-1922), membre de la Commune, qui sera déporté à Nouméa, et deviendra député de la Seine (1893-1902). Il a écrit : Histoire de la Commune de 1871, en 1911.

     

    Louis Auguste Lepère (1849-1918) : Graveur, illustrateur et peintre. Il participa à la guerre de 1870 en s’engageant au 12° bataillon de la Garde mobile de la Seine, puis fut transféré au 4° bataillon du Fort d’Issy.

     

    Pierre Henri Leroux (1797-1871) : Editeur et philosophe. Journaliste. Ecrivain socialiste. Membre de l’Assemblée constituante (1848), de l’Assemblée législative (1949). Proscrit le 2 décembre 1851, il vit en exil à Londres, à Jersey, à Lausanne et rentre en France qu’en 1869. Il adhère à la charbonnerie, puis au saint-simonisme. La Commune délèguera deux de ses représentants à ses obsèques le 12 avril 1871. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Droits de l’Homme », orient de Grasse, et de la loge « La Nouvelle Amitié », orient de Grasse.

     

    Albert Leroy (1820- ?) : Journaliste. Franc-maçon. Initié à la loge « La Clémente Amitié »orient de Paris, entre en 1860 à la loge « L’Ecossaise n° 133 », dont il est vénérable en 1869. Orateur à la Grande Loge Centrale. Elu en 1871 à la Commune, il démissionne immédiatement.

     

    François Albert Le Roy (1856-1905) : Ecrivain.

     

    Achille Le Roy : (1841–1929) : Ouvrier typographe et du bâtiment. Auteur de certains couplets du Drapeau rouge.  

     

    Henri de L’Espée (1827-1871) : Ingénieur et préfet. Le 25 mars 1871, à Saint-Etienne, le tout nouveau préfet de la Loire est arrêté par des émeutiers dans les couloirs de l’Hôtel de Ville. On le presse de démissionner ou de proclamer la Commune de Saint-Etienne. Une fusillade éclate : le préfet et deux gardes nationaux sont tués. L’Assemblée nationale proclamera que M. de L’Espée avait bien mérité du pays.

     

    Frères Levraud (ou Levrault) : Blanquistes.

     

    Levi Zahed, Alphonse Louis Constant, dit Eliphas Levi (1810-1875) : Occultiste. Séminariste. Franc-maçon. Initié le 14 mars 1861 à la loge « Rose du Parfait Silence », orient de Paris, Grand Orient. Maître le 21 août 1861. Orateur.

     

    Limonaire : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Charles Limousin : Un des organisateurs de la section française de l’A.I.T. Proudhonien. La section française de l’Internationale, en 1866, a présenté un mémoire contre le travail des femmes, inspiré de Proudhon.

     

    Maxime Lisbonne (1839-1905) : Il fut d’abord directeur de théâtre. Elu capitaine du 24° bataillon de la Garde nationale. Membre du Comité central de la Garde nationale. Membre du Conseil de la Commune. Blessé et fait prisonnier, condamné deux fois à mort, sa peine fut commuée en celle de travaux forcés à perpétuité. Après l’amnistie, il dirigea des cabarets montmartrois.

     

    Hyppolite Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901) : Journaliste et écrivain. Auteur de l’Histoire de la Commune de 1871 et Les huit journées de mai derrière les barricades, ouvrage traduit en anglais par Eleanor Marx. . Il participe à la Commune, puis se réfugie à Londres. Après l’amnistie, il rentre en France et fonde La Bataille, où il accueille les possibilistes. Anti boulangiste.

     

    Emile Littré (1801-1881) : Lexicologue. Médecin. Linguiste. Philosophe.  Disciple d’Auguste Comte. Républicain bourgeois. Il n’approuve pas le Commune. Le 16 septembre 1870, il se met à la disposition de Gambetta, est nommé professeur de l’Ecole polytechnique en janvier 1871, et est élu à l’Académie française le 8 février. Partisan de Thiers en 1873, il est élu sénateur inamovible en 1875. Franc-maçon. Initié par la loge « La Clémente Amitié » le 8 juillet 1875, en même temps que le linguiste belge Joseph-Honoré Chavée et que Jules Ferry. Affilié à la loge « Les Neuf Sœurs » de Paris.

     

    Edouard Etienne Auguste Simon, dit Edouard Lockroy (1838-1903): Journaliste. Elu député de l’Assemblée nationale en février 1871, il démissionne un mois plus tard, faisant partie des signataires de la proclamation d’organisation de l’élection de la Commune de Paris. Au cours du siège de Paris, il reçoit le commandement d’un bataillon.

     

    Charles Martin Loiseau-Pinson (1815-1876) : Membre du Conseil de la Commune, il a siégé à la commission du Travail et de l’Echange le 29 mars.

     

    Joseph Lolive (1839-1872) : Membre des Turcos de Bergeret, qui formaient une compagnie de marche du 244° bataillon de la Garde nationale. Il se porte volontaire le 24 mai pour accomplir une mission à la Roquette : il s’agit de former un peloton d’exécution pour fusiller six otages, dont Monseigneur Darboy. Exécuté à Satory le 18 septembre 1872.

     

    Alphonse Nicolas Sébastien Joseph Lonclans (1836- ?) : Ouvrier tourneur sur bois. Délégué au Comité central de la Garde nationale. Le 16 avril il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de Salut public.

     

    Charles Longuet (1839-1903) : Professeur et journaliste. Franc-maçon. Initié en Angleterre, après le coup d’Etat du 2 décembre 1851. Parmi les frères qu’il rencontre il y a Louis Blanc, Alfred Talandier et Joseph Garibaldi. Proudhonien. Exilé en Angleterre il adhère à la franc-maçonnerie. En 1866, il devient secrétaire correspondant pour la Belgique au Conseil général de l’Internationale. Le 16 avril il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de Salut public. En 1872, il épouse Jenny, la fille aînée de Karl Marx. Beau-frère de Jules Guesde. Membre de la loge « L’Avenir », orient de Paris, puis après 1871 aux « Philadelphes » de Londres.

     

    E. Louet : Franc-maçon. Du Chapitre des Vrais amis de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Louis Adrien Lucipia (1843-1904) : Il se lia avec Léo Melliet, étudiant à Paris (1865). Participe à l’activité de l’Internationale. Journaliste. Sert comme capitaine du génie pendant le siège. Il participe à la Commune. Il est initié franc-maçon le 4 juin 1888 à la loge « Les droits de l’homme » du Grand Orient, à Paris. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1894, 1895, 1897 et 1899). Il sera président du Grand Orient de France en 1895-1896, et 1898-1900. Ecrit dans le Cri du Peuple et dans le Père Duschêne. Capitaine dans un bataillon auxiliaire du génie pendant la guerre, il participe aux émeutes parisiennes du 31 octobre 1870, et signe l’Affiche rouge, véritable appel à la révolte. Elu au Comité central des vingt arrondissements. On l’a accusé d’avoir été un des auteurs de l’exécution des dominicains d’Arcueil. Condamné à mort, peine commuée en travaux forcés. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté en Nouvelle-Calédonie, amnistié en 1880. Rentré en France en 1880, il collabore à plusieurs journaux radicaux, dont La Justice. Il est élu président du Conseil municipal de Paris en 1890. Président du Conseil général de la Seine (1895). En 1899, il est président du conseil municipal de Paris. Battu en 2000.

     

    Charles Ernest Lullier (1838-1891) : Militaire, lieutenant de vaisseau démissionnaire. Le 15 mars 1871, il fut nommé commandant en chef de la Garde nationale. Elu membre du Comité central, il reçut le commandement de l’artillerie. Sa faute la plus grave, volontaire ou non, fut de ne pas occuper le Mont-Valérien – occupation qui aurait pu, sinon sauver la Commune, au moins lui permettre de négocier. Destitué le 25 avril et écroué à la Conciergerie, dont il s’évada. Il fit dès lors une violente opposition à la Commune. Il n’en fut pas moins condamné à mort par le Conseil de guerre de Versailles. Sa peine fut commuée en celle de travaux forcés. Après l’amnistie, rentré en France, il publie un livre : Mes cachots (1881). Lorsque Lullier s’échappa de la prison de Mazas, il semble que Lullier se mit en relation avec Thiers, lui proposant de livrer les chefs de la Commune. Condamné à mort par un Conseil de guerre, Thiers usa de son droit de grâce. Lullier lui adressa une chaleureuse lettre de remerciements.

    On lit dans le Journal Officiel de la Commune de Paris du 29 mars 1871 : « Rien n’est plus faux que la condamnation et l’exécution de Lullier. A la suite d’une très violente discussion, M. Lullier fut arrêté par ordre du Comité central et conduit à la Conciergerie où il est resté enfermé deux jours. Reconnu innocent de tout ce dont on l’accusait, M. Lullier a été remis en liberté et vient d’entrer, à titre de simple garde, dans un bataillon des faubourgs. » (Cloche).

     

    M

     

    Jean Macé (1815-1894) : Enseignant et journaliste. Franc-maçon. Il fut actif aux loges de « la Parfaite Harmonie » de Mulhouse (le 2 juin 1866) et de la « Fidélité » de Colmar et membre des « Frères réunis » à Strasbourg. Suite à la défaite de 1870, il influença le Grand Orient de France en un sens patriote et chauvin. Il crée la Ligue de l’enseignement en 1866, qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Il se lie d’amitié avec Louis Nathaniel Rossel, partisan de l’éducation des classes ouvrières. Devenu sénateur inamovible, il s’affilie à la loge « L’Alsace-Lorraine », à laquelle il restera fidèle jusqu’à sa mort.

     

    Hortense Aurore Machu, née David (1835- ?) : Fabrique des brosses. Cantinière. Elle combattit sur la barricade de la rue Royale.

     

    Patrice de <Mac-Mahon, comte de Mac –Mahon, duc de Magenta (1808-1893) : Maréchal de France, vaincu à Reichshoffen en 1870. Il prend le commandement de l’armée versaillaise contre la Commune. Président de la République de 1873 à 1879, il est l’homme de « l’ordre moral ».

     

    Magdelenas : Franc-maçon. De la Loge de « la Clémente Amitié cosmopolite ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Bernard Pierre Magnan (1791-1865) : Franc-maçon. Maréchal de France. Il est un des principaux organisateurs du coup d’Etat du 2 décembre 1851. En 1862, alors qu’il n’est pas franc-maçon, Napoléon III le nomme Grand Maître du Grand Orient de France, pour écarter le Prince Lucien Murat. Il fut initié et reçut les 33 degrés en 48heures.

     

    Pierre Magne (1806-1879) : Avocat. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre des Finances.

     

    Joseph Pierre Magnin (1824-1910) : Maître de forges. Député de province, membre du gouvernement de Défense national comme Ministre de l’Agriculture et du Commerce.

     

    Pierre-Antoine-Frédéric. Malapert (1815-1890) : Franc-maçon. Orateur du Suprême Conseil.

     

    Pierre Malardier (1818-1894) : Il accueillit la nouvelle de la proclamation de la Commune avec enthousiasme et prépara un mouvement communaliste dans la Nièvre.

     

    Charles Maljournal (1841-1894) : Ouvrier relieur. Il adhère à l’AIT. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il servit dans le 240° bataillon de la garde nationale. Blessé à la cuisse lors de la manifestation des antis communards le 24 mars 1871.

     

    Stéphane Mallarmé (1842-1898). Poète. Franc-maçon.

     

    Benoît Malon (1841-1893) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Lien des Peuples » et « Le Bien des Peuples et les Bienfaiteurs Réunis » (Grand Orient). D’humble naissance, berger dans les montagnes du Velay. Autodidacte. Ouvrier teinturier. Militant ouvrier, communard, journaliste, écrivain. Il fait partie du bureau de la section parisienne de l’Internationale, adhérant à l’AIT en 1865. Proudhonien de gauche. Collaborateur du journal La Marseillaise de Rochefort. Le 8 février il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et se range du côté de la Minorité. A écrit : La troisième défaite du prolétariat français (1871). Condamné à mort par contumace, il émigre en Suisse. A Palerme, il est reçu en 1877 au grade de compagnon et de maître de la loge « Fedelta ». Revenu en France après l’amnistie, il devient le leader des opportunistes-possibilistes. Ii assiste, ainsi que Jules Vallès, à son retour de proscription, à une tenue de la loge parisienne « La Ruche libre ». Préside en 1882, le Congrès socialiste de Saint-Etienne. Directeur de la Revue Socialiste. Il reprend une activité maçonnique en 1889, à la loge du Grand Orient « Le Lien des Peuples et les Bienfaiteurs réunis ». Incinéré au Père Lachaise, sur le socle de son monument figure l’équerre et le compas.

    Libre-penseur, chef de file des blanquistes, Malon est partisan d’un socialisme national, opposé au socialisme allemand. Admirateur de Drumont, l’auteur de La France juive. Il écrit dans La Revue Socialiste N° 18 de juin 1886, pages 509 à 511, un article sur La question juive : « Oui, la noble race aryenne a été traître à son passé, à ses traditions, à ses admirables acquis religieux, philosophiques et moraux, quand elle a livré son âme au dieu sémitique, à l’étroit et implacable Jéhovah. (…) En brisant le cœur et la raison aryens, pour croire aux radotages antihumains de quelques juifs fanatiques, butés et sans talent (voyez Renan) ; en faisant de la littérature d’un peuple dont toute l’histoire ne vaut pas pour le progrès humain, une seule olympiade d’Athènes, on a autorisé les fils de ce peuple choisi, de ce « peuple de Dieu », à nous traiter en inférieurs ».

     

    Hector Henri Malot (1830-1907) : Romancier. Il est l’ami de Jules Vallès qu’il soutient dans son exil londonien, lui apportant aide financière et réconfort moral. C’est grâce à lui que le manuscrit Jacques Vingtras, qui devient L’Enfant, est publié.

     

    Pierre Malzieux (1828-1882) : Fondateur de la section de l’Internationale de Batignolles. Garde national, élu capitaine de la 3° compagnie du 91° bataillon.  Tué le 22 janvier 1871 lors de la fusillade qui a suivi le soulèvement à Paris, place de l’Hôtel de Ville, contre le gouvernement de Défense nationale, fusillade commandée par Gustave Chaudey.

     

    Edouard Manet (1832-1882) : Peintre. Républicain convaincu, Manet s’engage dans la Garde nationale au moment de la guerre de 1870 en même temps que Degas sous les ordres du peintre Meissonier, qui est colonel. Elu à la fédération des peintres et sculpteur, il regarde avec horreur la répression et l’exprime dans deux lithographies, La Barricade (1871-1873) et Guerre civile (1871).

     

    J. Manier : Délégué de la Société de l’Ecole Nouvelle.

     

    Marie Manière : Communarde. Institutrice. Elle s’est investie dans la lutte pour l’instruction des jeunes filles. Elle souhaite une école laïque et professionnelle. Pendant la Commune, elle est institutrice-directrice d’un atelier-école, rue de Turenne, où l’on valorise une formation donnée à la fois par des ouvrières et des institutrices. Elle soumet à l’Hôtel de Ville un projet d’organisation d’écoles professionnelles qui remplaceraient les ouvroirs religieux. A partir de 12 ans, les jeunes filles y recevraient un enseignement général et professionnel sérieux sous la direction d’institutrices et d’ouvrières spécialisées. « Des disciplines diverse formeraient un milieu favorable à un enseignement progressiste ». Dès que les élèves seraient assez habiles, elles recevraient une rémunération pour leurs travaux (publié dans le Vengeur, le 3 avril).

     

    Marcand : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.

     

    Joséphine Marchais : Blanchisseuse. Vivandière au Bataillon des Enfants Perdus, où se trouve son amant, un garçon boucher, Jean Guy. Coiffée d’un chapeau tyrolien, et armée d’un fusil, on l’accuse d’avoir participé au pillage de l’hôtel du comte de Béthune, et d’avoir excité à combattre les gardes nationaux, d’avoir ramené sur la barricade son amant, Jean Guy, qui voulait déserter. Elle fut prise les armes à la main et déportée à Cayenne. Condamnée à mort, peine commuée en déportation en Guyane.

     

    Madeleine Marchais : Sœur de Joséphine.

     

    Marchal : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    André Marchet : Correspondant de l’Internationale à Bordeaux.

     

    Marcheval : Tisserand. Correspondant de l’Internationale à Vienne.

     

    Jacques Théophile Marcou : Député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871.

     

    Pierre Joseph Henri Marmottan (1832-1914) : Médecin. Membre de la Commune de Paris (1871). Député de la Seine (1876-1883) et (1889-1898). Maire du XVI° arrondissement de Paris. Franc-maçon. Initié le 18 février 1874 à la loge « La Renaissance par les Emules d’Hiram », orient de Paris. Fréquenta les loges « Les Amis de la Tolérance » et « Le Matérialisme Scientifique », orient de Paris. Docteur en médecine. Elu au Conseil de la Commune le 26 mars. Républicain modéré, il fit partie des démissionnaires. Fait partie de l’aile gauche de l’opportunisme.

     

    Gustave Louis Maroteau (1849-1875) : Journaliste de la Commune. Condamné à mort pour des articles de la Montagne, peine commuée en travaux forcés à perpétuité. .

     

    Armand Marrast (1801-1852) : Journaliste et écrivain. Membre du gouvernement provisoire en 1848. Maire de Paris. Président de l’Assemblée constituante. Franc-maçon. On ignore le lieu et la date de son initiation. Il portait, le 6 mars 1848, le cordon maçonnique lorsqu’il reçut, avec les frères Crémieux et Garnier-Pagès, une délégation du Grand Orient.

     

    Commune de Marseille : Elle dure quatorze jours, du 22 mars au 5 avril 1871. La Loge « La Réunion des Amis choisis » du Grand Orient, formée de républicains et de blanquistes, fonde, pour entraîner les autres loges, le 11 février 1868, un Comité central d’initiative des loges de dix membres : l’avocat Gaston Crémieux, Barne, Brochier, Chappuis, de Pleuc, Dhionnet, Massip, Rouvier et Adolphe Royannez. Parallèlement voient le jour l’Association phocéenne de l’Enseignement, de l’Instruction et de l’Education des deux sexes et la Caisse Centrale de Secours.

     

    Jules Martelet (1843-1916) : Peintre sur verre. Membre de la Société des libres-penseurs. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il s’enrôle dans la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics. Partisan de la Majorité. Condamné à mort par contumace, il se réfugie en Suisse.

     

    Constant Martin (1839-1906) : Pendant la Commune, secrétaire de la délégation à l’enseignement. Membre des sections du panthéon et du XIII° arrondissement. Exilé à Londres, il fit partie du Conseil général de l’Internationale. Actif militant blanquiste, puis anarchiste.

     

    Georges Marie Hippolyte Martin (1845-1916) : Franc-maçon. Médecin. Sénateur de la Seine (1885-1891). Le Docteur Martin reste attaché sur le plan maçonnique, au difficile combat en faveur de la mixité. Il est initié le 21 mars 1879, dans la Loge « Union et Bienfaisance » de la Grande Loge Centrale de Paris. Il est élevé à la maîtrise le 16 janvier 1880 dans la Loge « La Jérusalem Ecossaise », à Paris, dont il devient le vénérable par la suite. Membre des ateliers supérieurs du Suprême Conseil de France. Favorable à la mixité, il fonde avec Maria Deraismes, son épouse Marie, Clémentine Royer, Marie Bonnevial et Marie Bequet de Vienne, l’obédience mixte « Droit Humain » le 14 avril 1894. Grand Maître du Droit Humain (1892). Il fonde en outre les loges « La Fraternité Ecossaise » (Nice, 1911), « Denis Papin » (Blois, 1912) et « Les Philanthropes du Maine » (Le Mans, 1913).

     

    Martin : Franc-maçon. Ex secrétaire de la loge « l’Harmonie de Paris ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Martin : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Paul Martine (1845-1913) : Elève de l’Ecole normale, agrégé d’histoire. Il fut l’intermédiaire de Rossel auprès de la Commune et son agent de liaison. A écrit les Souvenirs d’un insurgé. La Commune (1871). Violemment antidreyfusard. Ardent boulangiste. Radicalement ennemi de la « théorie humanitaire » (c’est-à-dire ennemi du socialisme de gauche).

     

    Karl Marx (1818-1883) : Auteur en 1871 de La guerre civile en France : adresse du Conseil général de l’Association internationale des travailleurs.

     

    Emile Massart : Communard. Journaliste. Rédacteur au journal L’Egalité de Jules Vallès. Organisateur en 1878 du Congrès international ouvrier. Membre du Parti ouvrier français, membre de la rédaction du Citoyen. Il quitte le P.O.F. vers la fin des années 1880 et soutien Boulanger.

    Boulangiste et antisémite. Collaborateur à partir de 1889 du journal La sentinelle de Montmartre des députés Laisant et Laur.

     

    Masse : Franc-maçon. Trésorier de la fédération, président de la réunion des originaires de l’Yonne. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Alexandre  Marie Massol (1805-1871 ou 1875) : Philosophe. Disciple de Saint-Simon, puis d’Enfantin. Collaborateur de Lamennais et de Proudhon. En 1848, il collabore aux journaux de Lamennais et de Proudhon. En 1855, il fonde avec Laumonier et Fauvety la Revue philosophique et religieuse. En 1865, il fonde avec son ami Caubet la Morale Indépendante, qui eut une énorme influence et parut jusqu’en 1869. Adjoint au maire de Paris (1870). Franc-maçon. Massol a été initié très jeune, peut-être par une loge de Marseille. Il reprend de l’activité en 1860 et devient vénérable de la loge « La Renaissance par les Emules d’Hiram », orient de Paris. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient dès 1861 ;

    Terrassier. Ami et disciple de Proudhon. Il est introduit le 15 juin 1860, à la Loge « La Renaissance d’Hiram » par Charles Fauvety. Il remplace Fauvety en tant que premier maillet en 1863 et fait de cette Loge, qu’il dirige jusqu’en 1873, la plus brillante de l’obédience. Il est en 1865, candidat à la Grande Maîtrise.  Dès l’avènement de la république, il s’active comme maire adjoint du IX° arrondissement et crée, avec Greppo, Floquet et Brisson, l’Association des Défenseurs de la République. Pendant la guerre de 1870, il est adjoint au maire de Paris, puis conseiller municipal de la Sorbonne (1871). Il est silencieux pendant la Commune. Il parait être resté « neutre » pendant la Commune.

     

    Masson : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Matté : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Emile Maury : Mes souvenirs sur les événements des années 1870-1871.

     

    Joseph Etienne Maviel (1847-1905) : Cordonnier. Commune de Marseille. Il prit part à l’insurrection du 8 août 1870, qui s’empara de l’Hôtel de Ville. Il appartient à la commission départementale (23 mars-4 avril).

     

    Elie Henri May (1842-1930): Franc-maçon. Pendant deux générations (dont dix années de présidence), il a donné à son Atelier – la loge « Les Trinitaires » n° 3 (GLDF) à l’Orient de Paris – une coloration sociale. Joailler, puis journaliste à L’Humanité. Nommé par la Commune directeur de la manufacture des tabacs, puis devient l’adjoint de son frère, Gustave Charles May. Son honnêteté sera mise en cause par Gustave Tridon. Elie May fonda avec d’autres réfugiés de la Commune, aux Etats-Unis, le loge « Les Egalitaires ».

    Député boulangiste, il devient aussi vénérable d’honneur ad vitam aeternam de la loge « Les Trinitaires ».

     

    Gustave Charles May (1845-?): S’est vu confier par Eudes le poste d’intendant général.

     

    Albert May, dit Séligman: Correspondant de la Commune de Paris auprès de la Commune de Marseille.

     

    Simon Charles Mayer (ou Meyer) (1820-1887) : Homme de lettres. En 1870, sert pendant le siège. Capitaine au 169° bataillon de la Garde nationale. Le 18 mars, officier de laz Garde nationale, il ne réussit pas à sauver les généraux Lecomte et Clément Thomas. Nommé colonel chargé de l’organisation des légions le 27 avril, major commandant la place Vendôme le 1° mai, puis sous-directeur des mouvements au ministère de la Guerre le 4 mai. Sa défense devant les Versaillais manqua de dignité. Condamné à mort le 18 novembre 1871. Peine commuée en travaux forcés. Amnistié (1880). Journaliste au National (1880). A publié en 1880 : Souvenirs d’un déporté. Etapes d’un forçat politique. Franc-maçon. Initié en 1868 à l’Orient de Montpellier. Membre de la loge « l’Union Parfaite de la Persévérance », orient de Paris. On peut penser que le Grand Orient de France n’est pas étranger à sa commutation de peine.

     

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