• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Seizième partie)

    Antoine de Saint-Jean (1809-1883) : Docteur en médecine. Franc-maçon. Il est initié le 17 juillet 1834, à la loge « Saint Pierre des Vrais Amis » et accède au vénéralat en 1837. Réélu 11 fois à cette charge. Elu en 1857 au Conseil du Grand Maître. Joue un rôle important dans l’élimination de Murat. Régulièrement réélu à ce Conseil, puis au Conseil de l’Ordre jusqu’à sa mort. Président du Conseil de l’Ordre de 1865 à 1871, vice-président en 1871-1872, puis à nouveau président de 1872 à 1883. Ami de Gambetta. Pendant la Commune, il appuie, au nom du Conseil de l’Ordre, l’initiative prise par « Les Disciples du Progrès » de jeter un pont sur des bases humanitaires entre Versailles et les insurgés. Après l’échec de la rencontre avec Jules Simon, il approuve l’envoi d’une seconde délégation, car la majorité de ses membres est toujours composée de « conciliateurs ». Toutefois, il s’oppose à la manifestation du 29 avril, comprenant que le ralliement à la Commune risque de provoquer de graves ennuis ultérieurs au Grand Orient.

    Le Conseil de l’Ordre qu’il préside, réuni le 29 mai, soit après la chute de la Commune, dénonce les manifestations de maçons « ou soi-disant tels » qui se sont compromis avec l’insurrection, afin de freiner une campagne antimaçonnique, conduite par les monarchistes. En effet, le 29 ami 1871, il affirme au nom du Conseil de l’Ordre : la Maçonnerie « est restée parfaitement étrangère à la criminelle sédition qui a épouvanté l’univers, en couvrant Paris de sang et de ruines, qu’il n’y a aucune solidarité possible entre ses doctrines et celles de la Commune et si quelques hommes indignes du nom de Maçon ont pu tenter de transformer notre bannière pacifique en drapeau de guerre civile le Grand Orient les répudie comme ayant manqué à leurs devoirs les plus sacrés. » Et il propose que le Convent, fixé en septembre, étudie « les mesures à prendre au sujet des manifestations en faveur de la Commune ». Le Conseil de l’Ordre publie « Les Francs-maçons et la Commune : du rôle qu’a joué la Franc-maçonnerie pendant la guerre civile » (Paris, 1871), du même ton. Le Convent n’alla pas aussi loin : Les Constitutions d’Anderson interdisent les exclusions pour « complot », mais jugea prudent de ne pas discuter la proposition de Desmons d’amnistie générale. Le dernier mot est prononcé par le frère Caubet, orateur : « La Franc-maçonnerie française, dans l’immense majorité de ses membres, ne s’est mêlée à nos discordes civiles que dans un but louable d’apaisement et de conciliation. ».

     

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    Antoine de Saint-Jean (1809-1883) : Docteur en médecine. Franc-maçon. Il est initié le 17 juillet 1834, à la loge « Saint Pierre des Vrais Amis » et accède au vénéralat en 1837. Réélu 11 fois à cette charge. Elu en 1857 au Conseil du Grand Maître. Joue un rôle important dans l’élimination de Murat. Régulièrement réélu à ce Conseil, puis au Conseil de l’Ordre jusqu’à sa mort. Président du Conseil de l’Ordre de 1865 à 1871, vice-président en 1871-1872, puis à nouveau président de 1872 à 1883. Ami de Gambetta. Pendant la Commune, il appuie, au nom du Conseil de l’Ordre, l’initiative prise par « Les Disciples du Progrès » de jeter un pont sur des bases humanitaires entre Versailles et les insurgés. Après l’échec de la rencontre avec Jules Simon, il approuve l’envoi d’une seconde délégation, car la majorité de ses membres est toujours composée de « conciliateurs ». Toutefois, il s’oppose à la manifestation du 29 avril, comprenant que le ralliement à la Commune risque de provoquer de graves ennuis ultérieurs au Grand Orient.

    Le Conseil de l’Ordre qu’il préside, réuni le 29 mai, soit après la chute de la Commune, dénonce les manifestations de maçons « ou soi-disant tels » qui se sont compromis avec l’insurrection, afin de freiner une campagne antimaçonnique, conduite par les monarchistes. En effet, le 29 ami 1871, il affirme au nom du Conseil de l’Ordre : la Maçonnerie « est restée parfaitement étrangère à la criminelle sédition qui a épouvanté l’univers, en couvrant Paris de sang et de ruines, qu’il n’y a aucune solidarité possible entre ses doctrines et celles de la Commune et si quelques hommes indignes du nom de Maçon ont pu tenter de transformer notre bannière pacifique en drapeau de guerre civile le Grand Orient les répudie comme ayant manqué à leurs devoirs les plus sacrés. » Et il propose que le Convent, fixé en septembre, étudie « les mesures à prendre au sujet des manifestations en faveur de la Commune ». Le Conseil de l’Ordre publie « Les Francs-maçons et la Commune : du rôle qu’a joué la Franc-maçonnerie pendant la guerre civile » (Paris, 1871), du même ton. Le Convent n’alla pas aussi loin : Les Constitutions d’Anderson interdisent les exclusions pour « complot », mais jugea prudent de ne pas discuter la proposition de Desmons d’amnistie générale. Le dernier mot est prononcé par le frère Caubet, orateur : « La Franc-maçonnerie française, dans l’immense majorité de ses membres, ne s’est mêlée à nos discordes civiles que dans un but louable d’apaisement et de conciliation. ».

     

    Emile Joseph Adrien de Saint Omer (1827-1872) : Négociant. Elu lieutenant au 74° bataillon, blessé à Neuilly. Exécuté à Satory le 25 juillet 1872.

     

    Paul Jacques Raymond Binns de Saint-Victor (1825-1881) : Essayiste et critique littéraire. A publié en 1872 : Barbares et bandits : la Prusse et la Commune.

     

    Claude Henri de Rouvroy, comte Saint-Simon (1760-1825) : Sous-lieutenant (1777). Participe à la guerre d’Indépendance Américaine. Colonel (1788). Se consacre à la philosophie. Chef de l’école dite Saint-simonienne, qui eut une influence considérable sur le mouvement social du XIX° siècle. Œuvres complètes publiées en 20 volumes de 1865 à 1869 ; par son disciple Enfantin. Franc-maçon. Membre de la lige « L’Olympique de la Parfaite Estime », orient de Paris. Membre de La Société Olympique, à Paris (1786).

     

    Jean Marie Joseph Théodore Saisset ou de Saisset, appelé l’amiral Saisset (1810-1879).  : Amiral. Nommé général en chef de la Garde national de Paris au début de la Commune de Paris, il tente une difficile médiation entre Paris et le gouvernement réfugié à Versailles. Désavoué par l’Assemblée nationale, qui refuse toute concession, Saisset démissionne de la garde nationale et reprend place à l’Assemblée nationale.

     

    Armandin Lucile Aurore Dupin, baronne Du devant, dite Georges Sand (1804-1876) : Romancière et femme de lettres. Elle manifeste une forte hostilité à la Commune de Paris. Le 22 mars, elle écrit, à propos des communards : « Ce sont des ânes, grossiers et bêtes, ou des coquins de bas étages. La foule qui les suit est en partie dupe et folle, en partie ignoble et malfaisante ». Le 23 mars : « Ils pillent les munitions, les vivres. Leur Officiel est ignoble. Ils sont ridicules, grossiers et on sent qu’ils ne savent que faire de leurs coups de main ». Le 6 avril : « Tout va bien pour les Versaillais. La déroute des Fédérés est complète. On continue à voler et à arrêter dans Paris. On ne peut plaindre l’écrasement d’une pareille démagogie ».

     

    Louis Benoît Félix Santallier (1830-1885) : Franc-maçon. Journaliste. Maçon et chef de file du courant républicain havrais. Initié à « L’Aménité », du Grand Orient de France, le 1° octobre 1860, il est Rose-Croix en 1866. Acquis au principe de l’égalité entre les frères, il prend position au Convent de 1871 contre le maintien des hauts grades. Vénérable de « L’Aménité » en 1871, il œuvre à la rédaction du Manifeste de la maçonnerie havraise qui appelle communards et versaillais à cesser « l’effusion du sang français » au nom des intérêts supérieurs de la nation.

     

    Théodore Emmanuel Sapai (1838-1871) : A signé l’Affiche rouge. Le 7 octobre 1870, commandant du 146e bataillon de la Garde mobile, il essaie en vain d'entraîner ses troupes contre le gouvernement. Tué le 22 janvier 1871 lors de la fusillade qui a suivi le soulèvement à Paris, place de l’Hôtel de Ville, contre le gouvernement de Défense nationale, fusillade commandée par Gustave Chaudey.

     

    Francisque Sarcey (1827-1899) : Critique dramatique et journaliste. Fils de canut lyonnais. En 1848, il entre à l’Ecole normale supérieure. Enrôlé dans la Garde nationale durant le siège. Il en tire un livre de souvenirs : Le Siège de Paris : impressions et souvenirs (1871). Pendant la Commune, il publie une brochure hebdomadaire, Le Drapeau tricolore. Il y écrit une série d’articles anti-communards dans lesquels il se résout à ce qu’on doive fusiller « 80000 gredins » pour sauver l’ordre bourgeois et républicain. Il s’en prend violemment à Jules Vallès, « rongé de ce double cancer de la haine et de la fainéantise », et à Victor Hugo, « le manitou de la Commune ».

     

    Saugé : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871. Vénérable de la loge « Les Disciples du Progrès ». Il rédige le 8 avril 1871 un manifeste conciliateur, approuvé par 12 vénérables parisiens, dont le docteur Bécourt et Montanier. Il glisse des conciliateurs aux pro-communards. Le 26 avril, il présid l’assemblée des francs-maçons du Châtelet.

     

    Marie Schmitt (née en 1837) : Femme d’un fabricant d’équipements militaires. Elle suit son mari, le garde national Gaspard, au 101° bataillon. On la vit revêtue d’un uniforme, et portant un fusil, faire le coup de feu dans la défense de la Butte-aux-Cailles. Son attitude hardie à l’audience indispose le Conseil de Guerre :

    -- Je regrette, dit-elle, de ne pas avoir fait tout ce qu’on me reproche.

    Elle est envoyée en Nouvelle-Calédonie.

     

    Victor Schœlcher (1804-1893) : Franc-maçon. Il adhère à la franc-maçonnerie à la loge « Les Amis de la Vérité » à Paris, avant 1848, puis à « La Clémente Amitié » et à la Société pour l’abolition de l’esclavage. Ayant voyagé aux colonies, il se fit l’apôtre de l’abolition de l’esclavage, qu’il réalisa le 24 avril 1848, lorsqu’il fut ministre de la Marine du gouvernement provisoire. Député à la Législative de 1849. Proscrit après le 2 décembre. Après l’exil, il fréquenta « La Renaissance par les Emules d’Hiram », orient de Paris. Après l’abdication de Napoléon III, il est réélu grâce aux réseaux maçonniques des Antilles, député de la Martinique à l’Assemblée nationale de mars 1871 à décembre 1875. Sénateur inamovible.

    Dans le Journal Officiel de la Commune du 12 mai 1871, on peut lire :

    « Le citoyen Schœlcher a été arrêté ce soir aux Tuileries. Il s’y trouvait en compagnie du citoyen Cernuschi. C’est un lieutenant de la garde nationale, le citoyen Barrois, qui a invité le député Schœlcher à le suivre à l’ex-préfecture de police ;

    Le délégué à la sûreté générale a maintenu l’arrestation du citoyen Schœlcher. L’ex-représentant du peuple de Paris est accusé de connivence avec l’ennemi. ».

     

    Jules François Simon Suisse, dit Jules Simon (1814-1896) : Franc-maçon. Professeur. Républicain bourgeois. Représentant des Côtes-du-Nord (1848). Député de la Seine au Corps législatif ‘1863-1869). Opposant à l’Empire. Publiciste. Député de la Gironde au Corps législatif (1869-1870). Ministre franc-maçon du gouvernement de Thiers. Ministre de l’Instruction publique du gouvernement de la Défense nationale (4 septembre 1870). Ministre (1871-1873). Représentant de la Marne (1871-1875). Sénateur inamovible (1875-1896). Président du Conseil (1876-1877). Membre de l’Académie des Sciences Morales et Politique (1863). Membre de l’Académie française (1875). « Je suis profondément républicain et résolument conservateur. ». Adversaire acharné de la Commune. Anti boulangiste. Initié le 3 juillet 1870 à la loge « Le Réveil Maçonnique », orient de Boulogne-sur-Seine.

     

    Famille Schneider : Puissante dynastie de maîtres de forges et de sidérurgistes du Creusot. Seul aux commandes de l’entreprise, Eugène Schneider, pour éviter toute contestation ouvrière, met en œuvre une gestion sociale « paternaliste » (construction de logements ouvriers, école primaire, création d’une caisse de secours mutuel,…), tout en maintenant les salaires ouvriers le plus bas possible.

     

    Louis Philippe Auguste Séguin : Officier de l’armée de Chanzy, il rallie la Commune. Réfugié en Amérique, il a publié : « Le ministère de la Guerre sous la Commune » (1879).

     

    Pauline Lise Serret, femme du sculpteur Bourrette (née en 1825) : Condamnée aux travaux forcés à perpétuité, pour complicité dans le massacre de la rue Haxo. On lui reprochait d’avoir fait de la propagande en faveur de la Commune, recherché les réfractaires, menacé un homme qui cachait deus agents de police et poussé la foule au massacre des otages. Son mari, qui n’avait pas participé à la Commune, fut cependant arrêté et devint fou sur les pontons.

     

    Marie Jean Baptiste Serizier (1830-1872) : Elu capitaine au 101° bataillon durant le siège, il participe aux insurrections des 31 octobre et 22 janvier. Adjoint de Léo Melliet. Nommé le 1° mai colonel de la XIII° Légion. Exécuté à Satory le 25 ami 1872.

     

    Auguste Serrailier (1840-1872) : Ouvrier cordonnier. Fils de révolutionnaire. En octobre 1869, il entre au conseil de l’Association internationale des travailleurs, dont il devient le secrétaire-correspondant pour la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas. Elu au Conseil général. A l’automne 1870, le Conseil général le délègue à Paris, où il participe activement à la vie politique. Après le 18 mars, il envoie au Conseil général des informations régulières. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et signe le manifeste de la Minorité. Après la défaite de la Commune, il est condamné à mort par contumace et se réfugie en Angleterre. Il soutient la tendance marxiste à la conférence de Londres (1871) et au Congrès de La Haye (1872).

     

    Séverine née Caroline Rémy (1855-1929) : Ecrivaine et journaliste libertaire et féministe, amie de Vallès, directrice du Cri du Peuple, de 1886 à 1888. Elle reprend le journal à la mort de Vallès en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Elle se laisse parfois aller à la dénonciation de l’ « esprit juif » ou des « grands juifs ». Elle s’engage un temps aux côtés du général Boulanger. Elle s’engage aux côtés des dreyfusards. Elle adhère en 1921 au Parti Communiste Français, qu’elle quitte lorsqu’on la met en demeure de rompre avec la Ligue des droits d e l’homme, qu’elle avait contribué à créer. Toute sa vie, elle se montre une amie engagée des bêtes et milite pour le respect de la vie animale.

     

    Auguste Alexandre Sicard (1839- ?) : Commerçant en crinolines à Paris. Il signe l’Affiche rouge. Le 25 mars, il est nommé commandant de la poudrière du Trocadéro. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et nommé à la commission de surveillance des Fabrications des munitions de guerre.

     

    Jules Simon (1814-1896) : Franc-maçon. Républicain bourgeois. Opposant à l’Empire. Publiciste. Ministre franc-maçon du gouvernement de Thiers. Ministre de l’Instruction publique du gouvernement de la Défense nationale. « Je suis profondément républicain et résolument conservateur. ». Adversaire acharné de la Commune. Président du Conseil en 1876. Anti boulangiste.

     

    Rodolphe Simon : Un des commanditaires, avec Auboin, du journal le Père Duchêne.

     

    Simon : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-Maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Bertrand Sincholle (1844-1930) : Ingénieur aux arts et manufactures. Disciple de Comte et Littré. L’un des artisans de l’Exposition Universelle (1867). Professeur, avec Carnot, Colfavru, Amiable et Francolin. Ardent républicain. Ami de bakounine. Il collabore à La Bataille et au Réveil de Delescluze. Sous la Commune, ingénieur des eaux et égouts. Le 3° Conseil de guerre le condamnera, par contumace, le 4 mars 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Réfugié à Strasbourg après la Commune (1871-1881). Gracié en 1879. Ingénieur en chef des travaux de la ville de Clichy. Franc-maçon. Initié en 1882 à la loge « Les Rénovateurs », orient de Clichy. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1890-1918). Grand Orateur du Collège des Rites en 1892. Vice-président en 1906, Sincholle fonda les loges « Force et Matière » et « Etoile du Nord ». Il représente le maçon type du GODF sous la III° République.

     

    Sire : Lieutenant versaillais qui a arrêté Varlin, et l’a fait fusiller, puis a volé sa montre.

     

    Pierre Hector Sirot-Mallez (1835-1898) : Maître des forges. Député du Nord (1893-1898). Franc-maçon.

     

    Henri Sliosberg (1863- ?) : Avocat. Conseiller juridique du Ministre de l’Intérieur à Petrograd. Membre libéral de la Douma. Réfugié en France après la chute du gouvernement du frère Kerenski (1917). Franc-maçon. Initié en 1921 dans la franc-maçonnerie russe émigrée en France. Cofondateur des loges « Astrée », « Hermès », « Gamaï oune », et « Lotos », destinées aux frères ruses exilés en France ; toutes travaillent au REAA.

     

    Octave Edouard Soubet (1878-1960) : Ingénieur. Franc-maçon. Initié en 1902 à la loge « L’Humanité », orient de Nevers. Membre du Grand Collège des Rites (1938). Un des fondateurs en 1942 du Comité d’Action maçonnique. Grand Commandeur du Grand Collège des Rites (1944-1950), puis Commandeur ad vitam.

     

    Léontine  Suenens (née en 1846) : Blanchisseuse. Vit en concubinage avec un ciseleur, Aubert, sergent-major au 135° Bataillon. Cantinière au 135° bataillon. Elle participa aux combats à Neuilly, Issy, Vanves et Levallois-Perret et fut blessée deux fois. Armée d’un fusil Chassepot, et portant une écharpe rouge, elle portait à boire aux combattants, ramassant les blessés et participait à la construction des barricades.

     

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    Laurent Tailhade (1854-1919) : Militant anarchiste (1895-1901). Journaliste. Poète. Devenu anti-maçon, il collabora au journal Je dis tout, organe de presse antimaçonnique. Franc-maçon. Initié le 4 avril 1887, à la loge « L’Indépendance Française », orient de Toulouse. Compagnon le 5 février 1888. Maître le 5 février 1894. Membre de la loge « La Philosophie Positive », orient de Paris. Démissionne de la franc-maçonnerie le 15 février 1906, et devint anti-maçon.

     

    Edouard Talbot : Franc-maçon. Médecin. En 1865, créa une section de l’Internationale à Caen. En février 1871, rédacteur du journal Le Franc-Parleur. Il fut condamné à un an de prison pour ses interventions dans la presse.

     

    Julien François Tanguy, dit le Père Tanguy (1825-1894) : Marchand de couleurs. Déporté après la Commune.

     

    Octavie Tardif : Une des dirigeantes de l’Union des Femmes, responsable de l’Internationale pour son arrondissement.

     

    Tassy : Franc-maçon. Directeur de l’assemblée des francs-maçons du Châtelet le 26 avril 1871.

     

    Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès, dit Léo Taxil (1854-1907) : Elève des jésuites. Journaliste. Républicain. Anticlérical virulent. Exilé en Suisse (1876), expulsé (1878), il rentre après l’amnistie. Ecrivain anticlérical et anti maçon. Fondateur de la Bibliothèque anticléricale qui publie de violents pamphlets contre l’Eglise. Autres noms : Paul de Régis, Adolphe Ricoux, Prosper Manin, Miss Diana Vaughan, Jeanne Savarin, Carlo Sebastiano Volpi, Dr Bataille. A Marseille, il offre ses services à la police pour dénoncer des républicains. Selon ses dires, il faisait partie de la loge « Le temple des Amis de l’honneur français », orient de Paris,, loge parisienne du Grand Orient de France, initié le 21 février 1881. Il est exclu dès le 1° degré pour « fraude littéraire », le 17 octobre 1881.

     

    Tessier : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Albert Frédéric Félix Theisz (1839-1881) : Ouvrier ciseleur sur bronze. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs. Il est condamné à deux mois de prison au troisième procès de l’Internationale en juillet 1870. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail, de l’Industrie et de l’Echange. Il devient directeur des postes le 5 avril. Il signe le manifeste de la Minorité. Condamné par contumace, réfugié à Londres. Membre du Conseil général de l’Internationale en 1872.

     

    Etienne Philippe Théodore Tenaille-Saligny (1830-1889) : Franc-maçon. Un tablier du 18° degré lui appartenant a été retrouvé et est actuellement conservé dans son ancien Château d’Achun (58). Maire du 1° arrondissement de Paris en 1870.

     

    François Marie Thévenet (1845-1910) : Député du Rhône (1885-1892). Sénateur (1892-1900). Garde des Sceaux (18889-1890). Son militantisme pour la révision du procès Dreyfus entraîna sa défaite aux élections sénatoriales. Franc-maçon. Sécrétaire général du Grand Orient au moment de la Commune de Paris.

     

    Adolphe Thiers (1797-1877) :Avocat, historien, publiciste. Acquiert dès les années 30 l’ « expérience » des répressions contre les manifestants par le massacre de la rue Transnonnain en 1834. Après l’insurrection de juin 1848, il devient le chef du « Parti de l’<Ordre ».  Chef du pouvoir exécutif. Surnommé « Tom Pouce » ou « Foutriquet », Adolphe-le-Petit, général Boum, Cœur Saignant, Obus 1°, Crapaud venimeux, Tamerlan à lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Père Transnonnain, l’Infâme vieillard, Vieux Polisson, Croquemort de la Nation, Dieu Terne, l’Invalide de Versailles. . Son œuvre : décapitaliser Paris révolutionnaire, écraser les revendications révolutionnaires, rétablir une monarchie.

    La répression qui suivra la Commune - nombreuses exécutions sommaires, procès expéditifs condamnant des communards à la mort, au bagne ou à la déportation - a terni durablement la réputation de Thiers dans une partie de l'opinion, qui aujourd'hui encore peut s'illustrer par la sentence de Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ». Président de la République de 1871 à 1873.

     

    Louis Eugène Constant Emile Thirifocq (1824-1900) : Tailleur d’habits, puis professeur de coupe. Franc-maçon. Membre de la loge « Le Libre Examen » du Suprême Conseil de France. Militant socialiste. Réfugié à Bruxelles après le coup d’Etat du, 2 décembre 1851. Il est initié le 9 janvier 1850 à la loge « Jérusalem Ecossaise 99 », orient de Paris, du Suprême Conseil, en devient le secrétaire l’année suivante, l’orateur en 1854 et le vénérable en 1864. Il est déiste. En 1869, orateur de la première section de la Grande Loge Centrale, il défend vainement le maintien de la croyance en « une puissance infinie désignée sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. » En 1870, il rallie la loge naissante, « Le Libre Examen », destinée à regrouper des déistes rationnels qui poursuivent avec l’Alliance religieuse universelle le chimérique espoir de réaliser une synthèse des religions. Signataire de l’appel du 5 mai 1871. Membre de la loge « La Justice 133 », orient de Paris. 33° ; Membre du Suprême conseil de France. Communard, membre actif de la Commune, l’un des organisateurs des manifestations maçonniques en faveur de la Commune, il déclara notamment : « La Commune … est le nouveau temple de Salomon que les francs-maçons ont le devoir de défendre. ».

    Le 26 avril 1871, les maçons se réunissent pour prendre une décision après l’échec de la seconde démarche conciliatrice. L’intervention de Thirifocq est décisive. Il propose de dire aux versaillais que « si dans les 48 heures on n’a pas pris une résolution tendant à la pacification, on plantera les drapeaux maçonniques sur les remparts » et que « si un seul est troué par un boulet ou par une balle nous courrons tous aux armes pour venger cette profanation ». Il poursuit : « Hommes de paix, les maçons sont forcés de devenir soldats. Il faut qu’ils aillent en face des hordes de Versailles planter la bannière maçonnique, décidés à la défendre à coups de fusil si une seule balle troue la laine bleue du drapeau. » On sut, écrit le représentant du Cri du Peuple, après cette intervention, que la franc-maçonnerie était avec la Révolution. A la sortie, un cortège se constitue, il est évalué, par la presse communarde, à 2000 personnes. Les maçons, bannières déployées, sous la conduite de Thirifocq, se rendent à l’Hôtel de Ville. La Commune interrompt ses travaux pour les recevoir dans la cour d’honneur.

    Thirifocq prend parole pour annoncer le ralliement de la maçonnerie à la Commune. La manifestation a lieu le 29 avril. A l’Hôtel de Ville, il reçoit le drapeau rouge pour que celui-ci soit placé devant les bannières et face aux « balle homicides des versaillais » et répond aux diverses allocutions au nom de la maçonnerie. Il est l’un des trois délégués qui rencontrent Thiers. Après l’entrevue qui échoue, il est à la tête de la fédération qui réunit les maçons et les Compagnons décidés à se battre dans les rangs de la Commune. Après la défaite, Thirifocq se réfugie à Bruxelles. En 1872, il publie une brochure « en faveur de l’amnistie et de la levée de l’état de siège… » où il explique le rôle joué par les maçons en 1870 et 1871. Il est condamné le 18 juin 1875, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Amnistié le 17 mai 1879, il reprend sa place au « Libre Examen », dont il devient vénérable en 1884.

     

    Jacques Léon Clément-Thomas (1809-1871) : Républicain, proscrit du 2 décembre, il est rentré en France le 4 septembre 1870. C’est un des premiers morts de la Commune. Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Il participe à la désastreuse « sortie de Buzenval » du 20 janvier 1871. Il démissionne le 14 février. Pendant le soulèvement du 18 mars 1871, habillé en civil, il repère les plans des barricades de Montmartre. Reconnu, il est arrêté et fusillé en fin d’après-midi quelques instants avant le général Lecomte, rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier-de-la-Barre).

     

    Rodobaldo Tibaldi (1839-1871) ; Fait partie de la Compagnie des Mille Les Mille (en italien i Mille) constitue la formation garibaldienne qui a pris part, en 1860, à la campagne militaire en Italie méridionale connue sous le nom de l'expédition des Mille afin de conquérir le Royaume des Deux-Siciles et de l'annexer au Royaume de Sardaigne de la Maison de Savoie. Participa à la journée du 31 octobre 1870.

     

    Victoire Tinayre née Marguerite Guerrier (1831-1895) : Institutrice. Belle-sœur de Jules Babick. Elle a écrit des romans sous le nom de Jules Paty, dont La Marguerite et Un Rêve de femme. Très proche d’Eugène Varlin, elle se voit confie dès le 11 avril 1871 l’inspection générale des livres pour les écoles des jeunes filles de la Seine. Edouard Vaillant lui donne aussi mission le 22 avril « d’organiser et de surveiller le recrutement dans les écoles de jeunes filles ». Puis elle exerce le poste d’inspectrice des écoles primaires du 12° arrondissement. Elle a aussi beaucoup écrit des romans.

     

    Pierre Emmanuel Tirard (1827-1893) : Négociant. Maire du II° arrondissement de Paris (1870). Représentant de la Seine à l’Assemblée Nationale (1870-1875). Député de la Seine (1876-1883). Sénateur inamovible (1883-1893). Plusieurs fois ministre de 1879 à 1893. Président du Conseil (1887-1888) et (1889-1890). Un des « tombeurs » du boulangisme. C’est sous son second ministère que fut consacré la ruine du boulangisme. Franc-maçon. Initié à la loge « Isis-Monthyon », orient de Paris. Membre de la loge « L’Ecole Mutuelle », orient de Paris, dont il fut vénérable.

    Il s’efforça, sans succès, de jouer les conciliateurs entre les insurgés de la Commune et le gouvernement réfugié à Versailles. Maire du 2° arrondissement de Paris en 1870.

    Un des maires de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée. Tirard avouera plus tard : « Le but principal que nous avions tous poursuivi par cette résistance, était d’empêcher les fédérés de marcher sur Versailles…Notre résistance de quelques jours a permis au Gouvernement d’organiser la défense. » (Réponse à l’Enquête parlementaire).

     

    Charlotte Tisserand : Communarde.

     

    Henri Louis Tolain (1828-1897) : Représentant de la Seine (1871-1876). Sénateur de la Seine (1876-1897). Représentant de la France à la conférence de Berlin sur l’organisation du travail. Participa au meeting de Saint-Martin’s hall où fut fondée la Première Internationale. Refuse le collectivisme. Fondateur de La Fédération Ouvrière. Franc-maçon. Présent sur l’Annuaire de la Grande Loge  et l’Annuaire du Grand orient (1906).

    Ciseleur sur bronze. Proudhonien de droite. Présent au congrès fondateur de l’Association internationale des travailleurs. Une fois député comme socialiste révolutionnaire, en février 1871, présenté par l’Internationale, il trahit et désavoue la Commune. Le 12 avril, il est exclu pour « avoir déserté sa cause de la manière la plus lâche et la plus honteuse » par le Conseil fédéral des sections parisiennes de l’Internationale. Adversaire de l’amnistie. Sénateur sous la troisième République de 1876 à sa mort.

     

    Léon Toutain : Un des chefs de l’Internationale dans le département du Calvados.

     

    Camille Treilhard (1800-1871) : Signe l’Affiche rouge. La Commune le nomme inspecteur principal de l’Assistance publique et de la Santé publique. Fusillé dans la cour de l’Ecole Polytechnique le 24 mai 1871.

     

    Edme Marie Gustave Tridon (1841-1871) : Blanquiste. Très proche de Blanqui. Journaliste et écrivain. Membre de l’Internationale. Un des rédacteurs de l’Affiche rouge du 7 janvier 1871. Elu le 8 février 1871 député à l’Assemblée nationale, représentant de la Côte d’Or, il démissionne à Bordeaux. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et nommé à la commission exécutive, puis à la commission de la Guerre. Partisan de la « minorité ». Antisémite. A la fin de l’Insurrection, il parvint à gagner Bruxelles, mais gravement malade, il mourut quelques jours après son arrivée, le 28 août 1871.

    Libre-penseur antisémite et antichrétien forcené. Auteur du livre Du molochisme juif, œuvre à laquelle Blanqui lui-même aurait collaboré : « Les Sémites, c’est l’ombre dans le tableau de la civilisation, le mauvais génie de la terre. Tous leurs cadeaux sont des pestes. Combattre l’esprit et les idées sémitiques est la tâche de la race indo-aryenne. ».

     

    Alexis Louis Trinquet (1835-1882) : Ouvrier cordonnier. Il s’engage dans la Garde nationale. Il est élu le 16 avril 1871 membre du Conseil de la Commune et siège à la commission de la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, déporté, il tenta sans y réussir de s’enfuir de l’île de Nou en chaloupe à vapeur. Rentré en France après l’amnistie.

     

    Louis Jules Trochu (1815-1896) : Général orléaniste. Gouverneur de Paris, membre du gouvernement de la Défense nationale. Il sabota la défense de Paris. Son fameux plan de défense ne consistait qu’à faire semblant de résister un certain temps.  Selon Victor Hugo : « Trochu, participe passé du verbe trop choir. ».

     

    Modeste Trochu, femme Mallet (née en 1829) : Marchande de vin. Pour construire une barricade de la rue Saint-Jacques, elle distribue aux Fédérés des pioches que des agents de la voierie avaient déposées chez elle; elle leur donne à boire, plante un drapeau rouge sur la barricade et crie « Vive la Commune ! ».

     

    Joseph Trouillet (1809-1887) : Homme d’Eglise.

     

    Turpin : Garde national qui veillait sur les canons de Montmartre au matin du 18 mars. Blessé par un des gardiens de la paix de la brigade Lecomte, il succombe à ses blessures neuf jours plus tard, le 27 mars. Ce fut le premier mort de la Commune. On lit dans le Journal Officiel de la Commune de Paris, le 28 mars 1871 : « Nous apprenons que le citoyen Turpin, du comité d’initiative du 18° arrondissement, victime des gendarmes, le 18 mars 1871, sur les buttes Montmartre, est décédé le 27, à une heure. L’enterrement civil aura lieu, le mercredi 29 à midi précise. Réunion : hospice Lariboisière. ».

     

    Louis Turpin : Maire du 10° arrondissement de Paris le 5 septembre 1870. (1 jour).

     

    Edmond Henri Turquet (1836-1914) : Magistrat. Député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871. Puis boulangiste et proche des cercles antisémites. En 1896, il fit partie d’une commission chargée de départager les candidats à un concours organisé par La Parole Libre d’Edouard Drumont « sur les moyens pratiques d’arriver à l’anéantissement de la puissance juive en France ».

     

    U

     

    Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés : Quelques responsables : Elisabeth Dmitrieff. Sept ouvrières : Adelaïde Valentin, Noémie Commeville, Marquant, Sophie Graix, Joséphine Prat, Céline et Aimée Delvainquier. Cette Union est la section féminine française de l’Internationale, créée le 11 avril. L’article 14 des statuts de l’Union des Femmes précise : les sommes en caisse doivent servir notamment « à l’achat de pétrole et d’armes pour les citoyennes qui combattront ; le cas échéant, la distribution d’armes se fera au tirage au sort ». Pétrole et armes sont des moyens de combat. L’Union des Femmes prévoyait donc l’éventualité de l’incendie comme mesure de défense.

     

    Raoul Urbain (1837-1902) : Instituteur. Il s’enrôle dans la Garde nationale et milite au Club du Pré-au-Clair. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement, puis à celle des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Partisan de la Majorité. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il est déporté en Nouvelle-Calédonie. Il revient en France après l’amnistie et occupe un modeste emploi à la préfecture. Franc-maçon. Initié à la loge « Diderot » en 1891, atelier qui refusa, en 1896, de rejoindre la Grande Loge de France, maintint en vie la Grande Loge Symbolique. Urbain en fut président en 1899.

     

    V

     

    Louis Vabre : Colonel qui préside la Cour prévôtal du Châtelet. Symbole de la répression féroce qui sévit à la caserne Lobau.

     

    Etienne Vacherot (1809-1897) : Philosophe. Républicain sous le Second Empire son parcours politique le conduit à se rallier progressivement au parti monarchique sous la Troisième République. Il est élu le 8 février 1871 représentant de la Seine à l’Assemblée nationale. Il est un des trois députés de Paris qui acceptèrent les préliminaires de paix et, contre l’attente du parti républicain, il prend place au centre gauche et se signale par sa modération.

    Un des maires (5° arrondissement) de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée.

     

    Edouard Vaillant (1840-1915) : Enseignant. Ingénieur, diplômé de l’Ecole centrale en 1862. Docteur ès sciences de la Sorbonne, docteur en médecine. Rencontre Joseph Proudhon et adhère à l’Association internationale des travailleurs. Participe à l’avènement de la République le 4 septembre 1870. Fait la connaissance de Blanqui pendant le siège de Paris. Participa à la création du Comité central de la Garde nationale. Le 7 janvier 1871, il est des quatre rédacteurs de l’Affiche rouge. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et devient délégué à l’Instruction publique, succédant à l’éphémère Roullier. Il est également gérant du Journal officiel de la Commune. Condamné à mort par contumace, il rentre en France après l’amnistie. Il fut élu député socialiste du XX° arrondissement de Paris en 1893 et réélu jusqu’à sa mort.

     

    Emmanuel Vaillant : Franc-maçon. Membre de la Loge de « Seules ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Adelaïde Valentin : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes. (Union des Femmes). Elle engage le 20 mai les femmes « à garder les portes de Paris, pendant que les hommes iront au combat ». Début avril, une compagnie de femmes est intégrée à la 12° légion, sous le commandement de la colonelle Valentin et de la capitaine Louise Neckebecker.

     

    Marie Edmond Valentin (1823-1879) : Représentant du peuple en 1850 à l’Assemblée Législative, proscrit au 2 décembre, il ne rentra en France qu’à la chute de l’Empire. Professeur à l’Ecole d’artillerie de Woolwick. Nommé préfet du Bas-Rhin en septembre 1870, sous le gouvernement de Défense nationale. . Thiers le nomma préfet du Rhône le 6 février 1871. En cette qualité, il brisa avec rudesse l’insurrection de la Guillotière (30 avril) et fut blessé au cours des combats. Sénateur du Rhône en 1876, il siégea toujours à gauche. Sa mort a été attribuée à un suicide. Franc-maçon. Il est un des créateurs de la loge « Alsace-Lorraine ». Conseiller de l’Ordre du Grand Orient (1874-1879).

     

    Louis Ernest Valentin (1812-1885) : Ex-colonel de gendarmerie de l’Empire, nommé par le général Vinoy à la préfecture de police de la Seine. Préfet de police du 15 mars 1871 au 17 novembre 1871. Général de Brigade. Commandeur de la Légion d’honneur.

     

    Jules Vallès (1832-1885) : Franc-maçon. Il appartenait à la loge écossaise « La Justice n° 135 ». Nom de plume de Jules Louis Joseph Vallez. Journaliste, écrivain et homme politique d’extrême gauche. C’est l’un des rédacteurs de l’Affiche rouge, proclamation parue le 7 janvier qui dénonce « la trahison du gouvernement du 4 septembre » et qui se termine par : « Place au peuple ! Place à la Commune ! ». Le 26 mars, il est élu membre du Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. Il s’élève contre la création d’un Comité de salut public. Il a conté dans son livre L’Insurgé comment il réussit à passer la frontière après la semaine de mai. Il fut un des derniers défenseurs de la barricade du 19° arrondissement. Il put s’échapper, revêtu d’une soutane, et gagner Londres.

    Dans le numéro du 1° mai 1871 du Cri du Peuple, il publie un article intitulé Les Maçons aux remparts, dans lequel il écrit : « En sortant de ses ateliers mystiques pour porter sur la place publique son étendard de paix, qui défie la force, en affirmant en plein soleil les idées dont elle gardait les symboles dans l’ombre depuis des siècles, la Franc-maçonnerie a réuni au nom de la Fraternité la bourgeoisie laborieuse et le prolétariat héroïque… Merci à elle. Elle a bien mérité de la République et de la Révolution. ». Il a une large influence sur la participation directe des francs-maçons à l’action révolutionnaire. Il joua un rôle important dans la manifestation maçonnique du 26 avril 1871, puisque c’est lui qui, au nom de la Commune, cravata de son écharpe rouge la bannière de la loge dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville. Il ne « maçonna » plus après l’exil.

     

    Louis Eugène Varlin (1839-1871) : Apprenti peintre, puis artisan relieur. Il découvre Proudhon, dont il lit les œuvres. Adhère en 1865 à l’Association internationale des travailleurs. Il est délégué en 1865 et 1866 aux premiers congrès de l’AIT, à Londres et à Genève. Il constitue des sections de l’Internationale à Lyon, au Creusot et à Lille. Il devient membre du comité central de la Garde nationale au titre du 193° bataillon, dont il est le commandant. Pendant le siège de Paris, il devient secrétaire du conseil de l’AIT pour la France. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune et nommé à la commission des Finances, puis aux Subsistances, puis à la manutention. Il assure la liaison entre la Commune et les sociétés ouvrières. Le 1° mai, comme la majorité des internationalistes, il s’oppose à la création du Comité de salut public et signe le manifeste de la Minorité. Fusillé le 28 mai.

     

    Jean Vasseur (1838-1868) : Ouvrier ferblantier. Fondateur des sections de l’Internationale à Marseille et à Fuveau.

     

    Diana Vaughan: Voir Léo Taxil.

     

    Eugène Joseph Vautrin (1818-1881) : Avocat à la cour d’appel de Paris. Un des maires (4° arrondissement) de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée. Républicain modéré.

     

    Adrien Jean François Veber (1861-1932) : Secrétaire de Benoît Malon. Secrétaire de rédaction à La Revue Socialiste. Avocat. Député socialiste de la Seine (1902-1919). Franc-maçon.

     

    Verdaguer ( ?-1872) : Sergent du 88° de ligne qui donna l’ordre à ses hommes, le 18 mars de mettre « armes à terre » et de fraterniser. Considéré par les Versaillais comme l’un des « assassins » du général Lecomte. Exécuté à Satory le 22 février 1872.

     

    Augustin Joseph Verdure (1825-1873) : Instituteur, révoqué pour ses idées républicaines, il devient comptable. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs en septembre 1870, et milite dans les clubs. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. Il vote pour la création du Comité de salut public. « Majoritaire ». Il meurt déporté en Nouvelle-Calédonie.

     

    Maria Verdure : Fille du précédent. Membre de la société l’Education nouvelle. Déléguée de la Société de l’Ecole Nouvelle. Avec Félix et Elie Ducoudray, au nom de la Société des Amis de l’Enseignement, elle propose un plan de réorganisation des crèches.

     

    Jean Pierre Marie Maurice Vergoin (1850-1892) : Avocat. Magistrat. Député de Seine-et-Oise (1885-1889). Directeur du journal La République. Secrétaire du Comité républicain national du général Boulanger, dont il demeure l’un des derniers fidèles. Exilé à Jersey, puis à Bruxelles. Franc-maçon. Suspendu (1889), puis exclu du Grand Orient pour son soutien au boulangisme (1890).

     

     

    « La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Quinzième partie). La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Dix septième partie). »
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