• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Douzième partie).

    Guiseppe Garibaldi (1807-1882) : Franc-maçon. Garibaldi est Grand Maître de presque toutes les obédiences italiennes. Initié à la maçonnerie en 1844 dans la loge « Asilo de la Virtud » (L’Asile de la Vertu), de Montevideo, Uruguay, une loge irrégulière, il rejoint la loge du Grand Orient de France « Les amis de la patrie » à Paris. En juin 1860, il est élevé au grade de maître maçon à Palerme. En 1867, il accepte la charge de Grand Maître honoraire à vie du Grand Orient d’Italie. En 1881, il fut élu Grand Maître Mondial du Rite Memphis-Misraïm. Le général Garibaldi fut élu à l’Assemblée : il est sorti le troisième de l’urne parisienne avec plus de 200 000 suffrages. L’Assemblée monarchiste lui refusa la parole.

     

    Guiseppe Garibaldi (1807-1882) : Franc-maçon. Garibaldi est Grand Maître de presque toutes les obédiences italiennes. Initié à la maçonnerie en 1844 dans la loge « Asilo de la Virtud » (L’Asile de la Vertu), de Montevideo, Uruguay, une loge irrégulière, il rejoint la loge du Grand Orient de France « Les amis de la patrie » à Paris. En juin 1860, il est élevé au grade de maître maçon à Palerme. En 1867, il accepte la charge de Grand Maître honoraire à vie du Grand Orient d’Italie. En 1881, il fut élu Grand Maître Mondial du Rite Memphis-Misraïm. Le général Garibaldi fut élu à l’Assemblée : il est sorti le troisième de l’urne parisienne avec plus de 200 000 suffrages. L’Assemblée monarchiste lui refusa la parole.

     

    Louis Antoine Pagès, dit Garnier-Pagès (1803-1878) : Franc-maçon. Prend part, à la Révolution de 1830. Député à l’Assemblée constituante (1848). Membre du gouvernement provisoire en 1848. Maire de Paris. Député au corps législatif (1869). Membre du gouvernement de la Défense nationale (1871). Auteur de : Histoire de la Révolution de 1848 (1860 et suivantes). Initié aux « Amis de la Vérité », en 1843. Il fut, comme son frère, Etienne Joseph Louis Garnier-Pagès (1801-1841), membre des « Neuf Sœurs ». Présent en loge en 1870, à Boulogne, au « Réveil Maçonnique ». En 1875, à « La Clémente Amitié », il guide les pas de Jules Ferry. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Paris. Officier du Grand Orient. Il fut, avec Crémieux et Marrast, un des trois membres du gouvernement qui, en février 1848, reçurent, revêtus de leur cordon, la délégation maçonnique venue féliciter le nouveau gouvernement.

     

    Henriette Garoste : Déléguée de la Société de l’Ecole Nouvelle.

     

    Marie Garry : Communarde.

     

    Benjamin Gastineau (1823-1903) : Typographe et metteur en page. Journaliste. Le 3 ami, la Commune le chargea de l’inspection des bibliothèques communales et de la direction de la Bibliothèque Mazarine.

     

    Théophile Gautier (1811-1872) : Poète, romancier et critique d’art. A écrit les Tableaux de Siège : Paris 1870-1871 (1871).

     

    Adèle Gauvin : Communarde.

     

    Armand Génotel : Membre de la commission de la Fédération de la Garde nationale. Délégué à la Commune pour le 3ème arrondissement en 1871.

     

    Claude Victor Louis Stanislas Genton (1827-1890) : Député du Gard (1869-1870).

     

    Gustave Ernest Genton (1825-1872) : Blanquiste. Ouvrier sculpteur sur bois. Nommé juge d’instruction le 14 mai. Fusillé à Satory le 30 avril 1972.

     

    Adolphe Mathias Gérard (1812- ?) Cordonnier et homme de lettres. Commandant de Légion. Etant réfugié à Londres, il fut condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il put rentrer en France en 1879.

     

    Charles Hyppolite Louis Gérardin (1843-1921) : Commis-voyageur pour les fabriques de tapisseries. Signataire de l’Affiche rouge du 7 janvier 1871. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de Sûreté générale et à celle des Relations extérieures. Le 1° mai, il devient membre du Comité de salut public. Il fut, avec Benoît Malon et Varlin, un des supporters de Rossel, dont il ménagea l’évasion, après sa destitution par la Commune, en mai 1871.

     

    Eugène François Gérardin (1827- ?) : Ouvrier peintre en bâtiment. Il devient en 1867, un des dirigeants parisiens de l’Association internationale des travailleurs. Il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public. Partisan de la Minorité. Déporté en Nouvelle-Calédonie.

     

    Jean Baptiste Hubert Géresme dit Hubert  (1828-1890) : Ouvrier chaisier. Il est délégué par le  200° bataillon de la Garde nationale au Comité central de la Garde nationale le 15 mars 1871. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné en 1872 aux travaux forcés à perpétuité, amnistié en 1880.

     

    André Gill, pseudonyme de Louis Alexandre Gosset de Guinnes (ou Guiness) (1840-1885) : Caricaturiste, artiste peintre et chansonnier. Il ne s’engagea que du bout des lèvres dans la Commune de Paris en 1871, acceptant tout de même de participer à la fédération des artistes de Courbet et la responsabilité du Musée du Luxembourg.

     

    Eugène Girard : Auteur d’une lithographie La Femme émancipée, répandant la lumière sur le monde, où la « pétroleuse » est cette furie effrayante, le bidon et le flambeau-torche dans les mains, surgie tel un monstre des flammes.

     

    Emile de Girardin, né Emile Delamothe (parfois écrit Emile de la Mothe) (1802-1881) : Journaliste. Rallié de bonne heure à Napoléon III. Au mois de mai 1871, Girardin voit son nouveau journal interdit par les communards parisiens et il se décide à rejoindre Versailles.

     

    Alexandre Olivier Glais de Bizoin, dit Glais-Bizoin (1800-1877) : Avocat. Opposant à l’Empire. Elu en novembre 1869 à Paris. Membre du gouvernement de la Défense nationale.

     

    Jean Baptiste André Godin (1817-1888) : Industriel. Ecrivain mutualiste. Créateur des magasins « Familistère ». Franc-maçon. Membre de la loge « Les Thélèmes », orient de Paris.

     

    Emile Charles Gois dit Degrin (1829-1888) : Employé. Lors du coup d’Etat du 2 décembre, il avait été déporté à Lambessa, de 1852 à 1856. S’affilie en 1866 aux groupes blanquistes. Sous la Commune, il fut nommé colonel d’état-major auprès d’Eudes, puis membre de la Première Cour martial et président de la Seconde. Il servit dans les troupes fédérées, sous le général Eudes, dont il fut l’aide de camp. Le 26 mai, il commanda l’exécution des otages massacrés rue Haxo. Condamné à mort par contumace, il se réfugia en Angleterre et ne rentra en France qu’après l’armistice.

     

    Edmond Huot de Goncourt (1822-1896) : Ecrivain. Il manifeste la peur du propriétaire vis-à-vis de la Commune. Il écrit : « C’est vingt ans de repos que l’ancienne société a devant elle, si le pouvoir ose tout ce qu’il peut oser en ce moment. »

     

    Gonty : Franc-maçon. De la Loge de la « Prévoyance. » Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Victorine Gorget  (née en 1843): Communarde. Blanchisseuse. Elle prend la parole au club Saint-Michel des Batignolles, pour demander « une organisation forte qui permît d’employer à la résistance toutes les forces vives de la population, sans quoi il fallait ouvrir les portes à l’armée de Versailles ». Elle dit aussi « que les dames devaient prendre les armes pour garder les remparts, pendant que les hommes feraient des sorties contre les troupes de Versailles ». Considérée comme une « meneuse ».

     

    Gouhier : 3° arrondissement de Paris. Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Albert Frédéric Goullé (1844-1918) : Journaliste. Durant le siège, il fut capitaine au 138° bataillon de la Garde nationale. Il collabora au Cri du Peuple. Il fut commandant d’état-major auprès d’Eudes, puis juge rapporteur à la Cour martiale.

     

    Edmond Alfred Goupy ou Goupil (1838-1919) : Médecin. Auteur de poésies maçonniques. Franc-maçon. En 1868, Grand maître du « Rite Ecossais Réformé », puis créateur d’une revue contestataire La Réforme maçonnique écossaise. Membre de la loge maçonnique « L’Alliance fraternelle » de rite écossais, dont il fut président. Ecrivain et médecin. Durant le siège de Paris par les Allemands, il est élu commandant du 115° bataillon de la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement (30 mars). Il démissionne le 7 avril, trouvant la Commune trop révolutionnaire. Les Versaillais le condamnent à cinq ans de prison. Déporté, il s’estime communard. Sorti de prison, il s’affilie à la loge « La Justice n° 133 », devenue « La Justice e. En 1881, le docteur Edmond Goupil fonde la première société de solidarité des communards de retour de déportation, la Société protectrice des citoyens contre les abus.

     

    Sophie Graix : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.

     

    Grande Landes : Franc-maçon. Orateur de Bagneux. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Albert Grandier ( ? -1873) : Journaliste à la Nouvelle République, puis à l’Affranchi, et il fut pour cela condamné à la déportation. Il est déporté » en Nouvelle-Calédonie, où il devient fou.

    Précurseur de l’anti communautarisme, il demande à la Commune de « prendre des mesures énergiques contre les étrangers qui méconnaissent à ce point leur devoir de reconnaissance pour la généreuse hospitalité que la France leur accorde. Nous sommes depuis trop longtemps envahis par une nuée de parasites de tous les pays qui profitent de tous les droits, de tous les avantages des Français eux-mêmes et qui ne sont liés par aucun de leurs devoirs. » (L’affranchi n° 16).

     

    Michel Etienne Anthelme Théodore Grandperret (1818-1890) : Avocat. Procureur général à la cour de Paris. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre de la Justice et des Cultes du 10 août au 4 septembre 1870.

     

    Ernest Henri Granger (1844-1912) : Durant le siège, il commanda le 159° bataillon de la Garde nationale. Blanquiste. S’oriente ensuite vers le boulangisme. Un des plus proches disciples de Blanqui, cofondateur du Comité Révolutionnaire central. Rédacteur en chef du Cri du peuple après la mort d’Eudes. Rédacteur au journal Ni Dieu, Ni Maître.

    Antisémite, partisan du socialisme national : « Nous aussi, après Blanqui et Tridon, nous sommes philosophiquement, des antisémites. Nous pensons que le sémitisme a été funeste au génie aryen et nous déplorons que le sombre, persécuteur, impitoyable monothéisme juif ait triomphé des libres et naturalistes religions gréco-romaines. A cet égard, nous sommes même beaucoup plus antisémites que Drumont et Morès, car nous, nous n’oublions pas que le christianisme est une religion sémitique, fille du judaïsme, et nous avons une égale horreur du juif Jésus et du juif Moïse ». Député boulangiste de la Seine en 1889, traité d’ « idiot » par Engels, exaspéré par le chauvinisme du socialiste français.

     

    Léopold Auguste Granjon : Brossier. Membre de la direction parisienne de l’Internationale.

     

    Grasset : Franc-maçon. Orateur de la « Paix », union de Nantes. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Jean Louis Greppo (1810-1888) : Franc-maçon. Canut à Lyon. Représentant du Rhône à la Constituante de 1848, et à la Législative de 1849. Exilé. En 1855, il est membre du « Temple mystique » de Londres au Rite de Memphis réformé (94° grade) et mystagogue au Souverain Conseil général des 93°. Il fit partie des députés parisiens qui tentèrent en vain une conciliation entre les insurgés de la Commune et Versailles.

     

    François Jules Paul Grévy (1807-1891) : Franc-maçon. Il appartenait à la loge d’Arras « la Constante Amitié ». Avocat à Paris. Membre de l’Assemblée nationale (1848), de l’Assemblée législative (1849-1851). Député du Jura au corps législatif (1868-1870). Il confie le pouvoir à Thiers lors de l’insurrection de la Commune, qu’il condamne. En février 1871, il est élu président de l’Assemblée nationale, jusqu’à sa démission en avril 1873. Membre de l’Assemblé nationale (1871-1876). Député du Jura (1876-1879). Président de la République de 1879 à 1887.

     

    Jean François Paschal Grousset (1844-1909) : Journaliste. Il est à l’origine de l’assassinat de Victor Noir par le Prince Pierre Bonaparte, qu’il avait provoqué en duel. Directeur du journal La Marseillaise. Communard. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il s’évade avec Henri Rochefort. Romancier Auteur d’environ trente romans ou livres d’aventures sous le pseudonyme d’André Laurie. Collaborateur avec Stevenson pour écrire L’île au trésor, et avec Jules Verne pour L’épave du Cynthia. Député de la Seine (1893-1909). Après 1880, député socialiste de Paris. Franc-maçon,. Initié à la loge « Diderot », dépendant de la Grande Loge Symbolique Ecossaise. Un des premiers dreyfusards.

     

    Jules Napoléon Guérin (1860-1910) : Journaliste, directeur de l’hebdomadaire L’Antijuif. Il grandit à Paris et a très vite des aspirations politiques proches des anciens communards. C’est lui qui fera rencontrer Louise Michel et le marquis de Morès. Sa première arrestation a lieu pendant les obsèques de Jules Ferry en 1893 : de nombreux anarchistes reprochaient à l’ancien maire de Paris, sa sévérité lors des insurrections du 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871.

    En réaction contre l’obédience maçonnique du Grand Orient de France, il fonde la ligue antimaçonnique et antisémite du Grand Occident de France (issue de la Ligue antisémitique de France fondée en juin 1896) qui fut particulièrement active et virulente lors de l’affaire Dreyfus. Il est alors financé par le duc d’Orléans. Il poursuivra son activité antisémite et sa propagande antidreyfusarde jusqu’à sa mort. Louis Ferdinand Céline lui rend hommage dans Maudits soupirs pour une autre fois.

     

    Adolphe Georges Guéroult (1810-1872) : Publiciste.

     

    Jules Bazile (ou Mathieu Basile) dit Jules Guesde (1845-1922) : Après le 4 septembre 1870, il soutient la nouvelle république et à partir de mars 1871, l’insurrection de la Commune. En 1879, il fonde avec Paul Lafargue Le Parti ouvrier français. Propagandiste du marxisme en France, il est député de Roubaix en 1893.

     

    Guillaume 1° 1797-1888) : Franc-maçon. Roi de Prusse. Empereur d’Allemagne de 1871 à 1888. Fut initié par son père, Frédéric-Guillaume III, seul un roi pouvant initier un autre roi ou futur roi.

     

    Marguerite Guinder-Lachaise (ou Gainder) : Communarde. Confectionneuse. Cantinière et ambulancière auprès des combattants du 66° bataillon. Condamnée à mort le 19 juin 1872, sa peine est commuée en travaux forcés le 14 septembre 1872. Séparée de fait d’un certain M. Prévost, dont elle ne pouvait divorcer, elle vivait en concubinage depuis plus de dix ans avec M. Lachaise, dont elle fit le choix de prendre le nom. Condamnée à mort pour avoir participé à l’exécution du comte de Beaufort, ce qui n’est guère prouvé. Elle fut déportée à la Guyane.

    Voici le témoignage, publié dans le Journal Officiel de la Commune du 9 avril 1871, adressé par plus de 60 gardes nationaux :

    « Les citoyens soussignés, appartenant au 66° bataillon de la garde nationale de Paris, déclarent que Marguerite Gainder, épouse Lachaise, cantinière audit bataillon, demeurant rue Sedaine, 65, a, dans le combat du 3 courant, en avant de Meudon, tenu une conduite au-dessus de tout éloge et de la plus grande virilité en restant toute la journée sur le champ de bataille, malgré la moisson que faisait autour d’elle la mitraille, occupée à soigner et panser les nombreux blessés, en l’absence de tout service chirurgical. En foi de quoi, citoyens membres de la Commune, nous venons appeler votre attention sur ces actes, afin qu’il soit rendu justice au courage et au désintéressement de cette citoyenne, républicaine des plus accomplies. Salut et fraternité. »

     

    François Pierre Guillaume Guizot (1787-1874) : Franc-maçon. Initié en 1836. Historien. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Académie française de 1836 à 1874. Membre de l’Académie des sciences morales en 1832. Député en 1830. Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères (1847-1848). Son refus d’accepter les revendications libérales provoqua la Révolution de 1848. Membre de la loge « Le Phénix », orient de Paris (1806-1810).

     

    Guyard : Général.

     

    Marie Wolff, femme Guyard  (née en 1849): Communarde. Chiffonnière. Ambulancière. Elle a participé le 27 mai à l’exécution des prisonniers de la Roquette (Mgr Surrat, l’abbé Bécourt, le Père Houillon et un policier nommé Chaulieu, s’écriant : « Si vous ne les fusillez pas, je me charge de leur affaire… ». Elle fut condamnée à mort le 24 avril 1872, peine commuée e travaux forcés à perpétuité.

     

    H

     

    Ernest Hamel (1826-1898) : Franc-maçon. Ancien vénérable de l’Avenir. Ecrivain, avocat et historien, auteur d’une biographie de Maximilien de Robespierre. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il sert comme soldat dans un bataillon de francs-tireurs et dans la garde nationale parisienne.

     

    Georges Eugène Haussmann (1809-1891) : Préfet de la Seine de 1853 à 1870.

     

    Léonor Joseph Havin (1799-1868) : Juge de paix à Saint-Lô.

     

    Jacques Louis Hénon (1802-1872) : Médecin et botaniste. Commune de Lyon. Il est un des membres modérés du Comité de salut public qui s’installe à l’Hôtel de Ville. Premier maire de Lyon, élu du 15 septembre 1870 à mars 1872. Maire républicain, après le 18 mars, il refuse de sortir de la légalité pour soutenir la Commune de Lyon. Les gardes nationaux, après avoir destitué le maire et le préfet, ne parviennent pas à soulever la ville, reprise en main dès le 25 mars.

     

    Henry Sixte – Casse dit Fortuné Henry (1821-1882) : Franc-maçon. Il participe le 29 avril à la manifestation des Francs-maçons demandant une trêve. Poète, journaliste et ouvrier maroquinier. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. De tendance blanquiste. Signataire de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871. Le 3 mars, il est élu au Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Subsistances. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné en France par contumace, il se réfugia en Amérique et rentra en France après l’amnistie. Maçon dès 1849. Il a joué un certain rôle dans les manifestations maçonniques d’avril 1870. Un de ses fils, anarchiste, sera initié par l’ex-communard Sincholle, à la loge « Les Réformateurs », orient de Clichy.

     

    Lucien Félix Henry (1850-1896) : Peintre et militant socialiste. Membre de la première Internationale. Membre du Comité central de la garde nationale. Il est élu chef de la légion du XIV° arrondissement.

     

    Jenny d’Héricourt (1809-1875) : Ecrivaine, militante révolutionnaire et féministe. Institutrice. Adhère aux idées de Cabet (communisme icarien) Joue un rôle actif en 1848 en fondant avec d’autres femmes la Société pour l’émancipation des femmes, dont elle est secrétaire. A publié en 1860 la Femme affranchie, réponse à MM. Michelet, Proudhon, E de Girardin, Legouvé, Comte et d’autres novateurs modernes. Elle lance à Proudhon une mise en garde : « Ecoutez-moi bien M. Proudhon, la femme est comme le peuple, elle ne veut plus de vos révolutions qui nous déciment au profit de quelques ambitieux bavards. Nous vous déclarons que nous considérons désormais comme ennemis du progrès et de la Révolution quiconque s’élèvera contre notre légitime revendication tandis que nous rangerons parmi les amis du progrès et de la Révolution ceux qui se prononceront pour notre émancipation civile, fut-ce nos adversaires ».

     

    Armand Ludovic Herpin-Lacroix (1833-1872) : Commandant du 57° bataillon fédéré. Exécuté à Satory le 22 février 1872.

     

    Anne Charles Hérisson (1831-1893) : Docteur en droit, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Maire du 6° arrondissement de Paris en 1870.

     

    Hirsch : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

     

    Arsène Houssaye (de son vrai nom Arsène Housset, connu aussi sous le pseudonyme d’Alfred Mousse) (1814-1896) : Homme de lettres. Ennemi de la Commune.

     

    Charles Hugo (1826-1871) : Deuxième fils des cinq enfants de Victor Hugo et Adèle Foucher.

     

    Victor  Marie Hugo (1802-1885) : Poète et écrivain. Après la Semaine sanglante, il offre l’asile aux communards en fuite, dans sa maison de Bruxelles. Expulsé de Belgique, en juin 1871, il se réfugie à Viande (Luxembourg) où il écrit L’Année terrible, qui contient ses poèmes dédiés aux insurgés : Les Fusillés et A ceux qu’on foule aux pieds. Il n’aura de cesse d’obtenir l’amnistie pour les communards emprisonnés, déportés ou réfugiés.

     

    Hubert Clovis Hugues (1851-1907) : Poète et romancier. Membre de la commune de Marseille. Fondateur de La Voix du Peuple. Bras droit de l’avocat Gaston Crémieux. Il fut condamné en 1871 à trois ans de prison et 6000 francs d’amende pour un article de journal favorable à l’insurrection de Marseille. Elu premier député de la III° République en 1881. Député de Paris, puis de Marseille. Se joindra au mouvement boulangiste. Franc-maçon. Membre de la loge « La Parfaite Union », orient de Marseille.

    Anticlérical et antisémite. Collaborateur de La Libre Pensée en 1880. En 1892, il collabore aux journaux antisémites La Libre Parole et La Délivrance du Peuple. Antidreyfusard militant. Membre de la Ligue des Patriotes de Déroulède.

     

     

     

     

     

    Alphonse Jean Joseph Humbert (1844-1922) : Journaliste. Internationaliste et blanquiste. Il publie Le Père Duchêne pendant la Commune. Tirage : 60000 exemplaires. Condamné aux travaux forcés à perpétuité pour ses articles, en 1872, dans une enceinte fortifiée. Il est amnistié en 1879. Elu conseiller municipal en 1886,  puis député radical-socialiste en 1893. Lors de l’affaire Dreyfus, il gagna les rangs nationalistes et devint finalement sénateur. Antidreyfusard, sur les pogroms antisémites en Algérie, il considère que les antisémites locaux sont « des Français très modernes, libres-penseurs pour la plupart ».

     

    Jean Baptiste Humbert : membre de la direction parisienne de l’Internationale.

     

    I

     

    Isard : Membre de la section française de l’Internationale.

     

    Alfred Isch-Wall (1839-) : Chansonnier. Auteur, avec Burani et Antonin Louis du Chant de l’Internationale.

     

    Henri Félix Théodore Iung (1833-1896): Colonel (1883). Chef de cabinet du général Boulanger. Général de brigade (1887). Général de division (1893). Député du Nord (1893-1896). Franc-maçon.

     

    J

     

    Anna Vassilievna Jaclard née Korvine Kroukovskaïa (1844-1887) : Fille d’un général russe et compagne du blanquiste Victor Jaclard. Elle a adhéré à l’Association internationale des travailleurs. Ce serait elle, sur la demande de Karl Marx, qui aurait réalisée la traduction russe de l’Adresse inaugurale de la première Internationale. Membre de la Commission de la Commune de l’enseignement des filles. Elle est secrétaire du Comité de Vigilance du XVIII° arrondissement et devient une des dirigeantes de l’Union des femmes. Après avoir organisé l’évasion de son mari, elle réside avec lui en Suisse et l’emmène en 1874 en Russie. Elle meurt à Pris en 1887.

     

    Victor Charles Jaclard (1840-1903) : Franc-maçon. Professeur de mathématiques. Docteur en médecine. Disciple de Pierre-Joseph Proudhon. Se joint à la Première Internationale fondée en 1864 à Londres. Puis bakouniniste et blanquiste. Représente la Première Internationale au Comité central de la Garde nationale. Chef de la 17° Légion. Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il réussit à passer en Suisse et, de là, en Russie. Rentré en France après l’amnistie, Jaclard, qui, en 1871, avait été adjoint de Clemenceau à la mairie du XVIII°, devient secrétaire de l’homme d’Etat à la Justice.

     

    Armand Félix Marie Jobbé-Duval (1821-1889) : Franc-maçon. Peintre. Quarante-huitard et élu du conseil municipal de Paris sous la Troisième République. Membre de la Loge des « Zélés Philanthropes ». En 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomme adjoint au maire du 15° arrondissement de Paris, où il organise la Garde nationale d’un quartier ouvrier. Il est condamné, puis amnistié pour son implication dans la Commune de Paris. Il siège ensuite au conseil municipal de Paris après avoir été élu le 30 juillet 1871 dans le quartier Necker du XV° arrondissement. Il y fut réélu jusqu’à sa mort.

     

    Jules Paul Johannard (1843-1888) : Franc-maçon. Lithographe. Réfugié à Londres, il adhère en 1867 à l’Association internationale des travailleurs. Membre de 1868 à 1872 du Conseil Général de l’Internationale. Blanquiste. Condamné à un an de prison lors du troisième procès de l’Internationale. Organisateur des sections de l’Internationale à Saint-Denis, début de 1870. Il est un des dirigeants du soulèvement du 31 octobre 1870, contre le gouvernement de la Défense nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Partisan de la Majorité. Il vote pour la création du Comité de salut public. Le 16 mai, il est nommé délégué civil auprès du général La Cécilia. Condamné à mort par contumace et réfugié à Londres. En 1871-1872, il est de nouveau membre du Conseil général de l’Internationale.

     

    Aline Jacquier : Brocheuse. Membre de l’Union des Femmes, représentant le 16° arrondissement.

     

    André Auguste Jacquin (1822- ?) : Commandant d’artillerie de la 17° Légion. Condamné par contumace à la déportation, réfugié en Belgique, il fut gracié en 1879.

     

    Aglaé Jarry : Communarde. Sans profession. Membre de l’Union des Femmes, représentant le 17° arrondissement.

     

    Georges Jeannneret : C’est sous ce nom que parut à Neuchâtel, en 1872, un ouvrage intitulé Paris pendant la Commune révolutionnaire de 1871.

     

    Jean Baptiste Jecker (1812-1871) : Banquier et homme d’affaires franco-suisse. Fusillé par les communards le 26 mai 1871 sur un terrain vague de la rue de Chine. Il est connu pour avoir mené des opérations financières douteuses dans la campagne du Mexique, sous le Second Empire.

     

    Job : Radical, un des 12 membres de la commission départementale de Marseille.

     

    Armand Félix Marie Jobbé-Duval (1821-1889) : Franc-maçon. Peintre. Quarante-huitard et élu du conseil municipal de Paris sous la Troisième République. Membre de la Loge des « Zélés Philanthropes ». En 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomme adjoint au maire du 15° arrondissement de Paris, où il organise la Garde nationale d’un quartier ouvrier. Il est condamné, puis amnistié pour son implication dans la Commune de Paris. Il siège ensuite au conseil municipal de Paris après avoir été élu le 30 juillet 1871 dans le quartier Necker du XV° arrondissement. Il y fut réélu jusqu’à sa mort.

     

    François Alexandre Jules Joffrin (1846-1890) : En 1871, il soutient la Commune de Paris et son ami, l’avocat Eugène Protot, qui dirige le Ministère de la Justice.

     

    Jules Paul Johannard (1843-1888) : Franc-maçon. Lithographe. Réfugié à Londres, il adhère en 1867 à l’Association internationale des travailleurs. Membre de 1868 à 1872 du Conseil Général de l’Internationale. Blanquiste. Condamné à un an de prison lors du troisième procès de l’Internationale. Organisateur des sections de l’Internationale à Saint-Denis, début de 1870. Il est un des dirigeants du soulèvement du 31 octobre 1870, contre le gouvernement de la Défense nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Partisan de la Majorité. Il vote pour la création du Comité de salut public. Le 16 mai, il est nommé délégué civil auprès du général La Cécilia. Condamné à mort par contumace et réfugié à Londres. En 1871-1872, il est de nouveau membre du Conseil général de l’Internationale.

     

    Jean François Jolivalt (1834- ?) : Après le 4 septembre, il organisa la Garde nationale de Saint-Etienne. Le 25 mars, il déclencha l’insurrection communaliste de Saint-Etienne et fut nommé commandant de la place.

     

    Maurice Joly (1829-1878) : Avocat du barreau de Paris, journaliste et écrivain.

     

    Josselin : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    (A.G.) Jouaust (1825-1889) : Ecrivain maçonnique. Avocat près de la Cour impériale de Rennes. Auteur de : Histoire du Grand Orient de France (1865). Franc-maçon. Membre de la loge « La Parfaite Union », orient de Rennes, Grand orient et membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient.

     

    François Jourde parfois prénommé Francis (1843-1893) : Franc-maçon. Clerc de notaire, comptable dans une banque, puis employé des Ponts et Chaussées de la Ville de Paris. Délégué au Comité central de la Garde nationale (160° bataillon). Tendance « internationaliste ». Elu du V° arrondissement à la Commune. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Nommé délégué aux Finances. A publié en 1877 Souvenirs d’un membre de la Commune. Arrêté le 30 mars 1871. Condamné à la déportation, il embarque le 13 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie ; il s’évada avec Rochefort en 1874.

    Il est initié à la loge « Les Zélés Philanthropes », orient de Paris, le 9 novembre 1866. Admis aux grades de Compagnon et de Maître le 16 avril 1867, il est orateur de la loge pendant trois ans, de 1868 à 1871. Le 9 juin 1871, la loge le radie « pour conduite indigne dans sa vie profane ». Décembre-Allonier le fait exclure alors qu’il était déporté en Nouvelle-Calédonie, d’où il s’évada avec la complicité des frères de la loge locale, qui sera fermée. Exilé à Londres après son évasion du bagne, il écrit en 1874 aux « Zélés Philanthropes », pour demander qu’on lui adresse son diplôme de Maître. Sans doute voulait-il s’affilier à la loge « Les Philadelphes » à Londres. Refus de l’obédience : « Le frère Jourde a été signalé aux Ateliers et aux maçons de l’obédience comme étant exclu de la maçonnerie française… ». L’obédience avait choisi Thiers contre la Commune.

     

    François Henry Jumel (1847-1918) : Député des Landes (1886-1906). Vota contre l’impôt sur le revenu, pour la suppression de l’enseignement congrégationiste et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Franc-maçon,. Figure au Bulletin du Grand Orient (1893).

     

    K

     

    Charles Keller (1843-1913) : Membre du Conseil Général de l’Internationale. Traducteur d’une partie du tome 1 du Capital (1869-1870) en français. Il prit part à la Commune et se réfugia en Suisse après sa défaite.

     

    Emile comte de Kératry (1832-1904) : Militaire. Député du Finistère. Préfet de police le 4 septembre 1870.  Thiers fait remplacer le préfet radical Duportal par Kératry, ancien préfet de police de Paris, dès le 21 mars, à Toulouse. La Garde nationale impose une très éphémère Commune le 24 mars, mais Kératry reprend la ville avec ses forces dès le 27, tandis que les membres de la commission exécutive trouvent avec lui un accord. Franc-maçon. Initié à la loge « Les Amis de Sully », orient de Brest, en 1869.

     

    Kervisik : Marin. Communard. Déporté à la presqu’île Ducos.

     

    Léon Klein : Franc-maçon. De la Loge de l’Union parfaite de la persévérance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Sofia Vassilievna Kovalevskaïa (en français, Sophie Kowalevski) née Sofia Vassilievna Kroukovskaïa (1850-1891): Mathématicienne russe. Sœur d’Anna Jaclard. Elle participe avec sa sœur Anna à la Commune de Paris. Elle soigne les communards blessés. Elle aide plus tard à l’évasion de Charles Jaclard.

     

    L

     

    Etienne Labrunie (1776-1859) : Docteur en médecine. Médecin-adjoint et chirurgien de la Grande Armée. Père de Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval. Franc-maçon.

     

    Napoléon François Paul Thomas La Cécilia (1835-1878) : Franc-maçon. Professeur de mathématiques. Chef d’état-major du général Emile Eudes. Le 24 avril, il est nommé général. Condamné par contumace à la déportation, il meurt au Caire. Il avait le grade de colonel dans l’armée régulière.

     

    Marie David, devenue Marie La Cécilia : Communarde. Epouse de Napoléon La Cécilia.

     

    Pierre Casimir Hyppolite Lachambeaudie (1806-1872) : Franc-maçon. Fabuliste, poète, goguettier, chansonnier. Saint-simonien. Il prit part aux manifestations maçonniques en faveur de la Commune. Loge de « la Rose du parfait silence ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Claude Maurice baron de Lachastre (1814-1900) : Disciple de Saint-Simon. Pendant le siège, il collabora au Combat de Pyat et sous la Commune au Vengeur. Capitaine du 4° bataillon fédéré. En exil Lachastre proposa à Marx de faire une édition française du Capital et la publia en 44 livraisons à bon marché d’août 1872 à mai 1875.

     

    Charles Mercier de Lacombe (1832-1904) : Franc-maçon. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Louis René Paul de Ladmirault (1808-1898) : Général qui a participé activement à la répression de la Commune. Franc-maçon ;

     

    Paul Lafargue (1843- se suicide le 25 novembre 1911) : Gendre de Karl Marx. Médecin. Journaliste. Membre du Conseil Général de l’Internationale. L’un des leaders du Parti Ouvrier Français. Député de Lille (1891-1893). A soutenu le boulangisme, mouvement préfasciste. Il soutiendra que « le boulangisme est un mouvement populaire justifiable à beaucoup de titres », malgré les amères critiques et nombreuses mises en garde que viennent de lui adresse Engels, Liebknecht et Bebel. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Avenir ». Devient par la suite un adversaire de la franc-maçonnerie au sein du pari socialiste.

     

    Louise Laffitte : Déléguée de la Société de l’Ecole Nouvelle.

     

    Jacques Lafitte (1767-1844) : Régent, puis gouverneur de la Banque de France. Député de Bayonne en 1827. Franc-maçon. Fondateur et vénérable de la loge « Les Trois Jours », orient de Paris en 1830, qui réunissait les vainqueurs de Paris.

     

     

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