• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Dix-septième partie)

    Henri Evrard Marquis de Dreux-Brézé (1762-1829) : Grand Maître héréditaire des cérémonies à la Cour (1787). Franc-maçon. Membre de la Loge « Frères d’Armes », orient du régiment de cavalerie du Berry. Organisateur du cérémonial des Etats-généraux, il fut chargé de congédier le Tiers-État. C’est à lui que Mirabeau adresse sa réplique, le 23 juin 1789) qui comprend deux versions :

    • « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ».
    • Version rapportée par Mirabeau lui-même dans une lettre à ses commettants : « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des Etats généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

    Emigre après le 10 août 1792, rentre en France en 1801. Il retrouve sa charge à la Restauration. Pair de France héréditaire (1815).

     

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Dix-septième partie)

     

    François Athanase de Charrette de la Contrie, appelé Monsieur de Charrette (1763-1796) : Vendéen. Franc-maçon. Affilié à une loge de Nantes. Fusillé en 1796.

     

    Duchesse de Chartres : Franc-maçonne. Membre de la Loge « La Candeur ».

     

    Armand Marc Jacques marquis de Chastenet de Puységur (1751-1825) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Candeur » et de la « Société Olympique (1778 et 1786). Officier d’artillerie. Un des plus célèbres disciples de Mesmer. Il laissa le souvenir d’un magnétiseur remarquable.

     

    Alexandre Paul Guérin de Châteauneuf Randon, marquis de Tournel (1757-1816) : Sous-lieutenant de dragons. Député suppléant de la noblesse du Gévaudan, siège dès août 1789 à la place de son oncle émigré. Vote à gauche et siège dans les rangs de la Montagne. Conventionnel régicide. Il fut surnommé le « marquis rouge » et se fit remarquer pour son zèle antireligieux. Membre du Comité de Sûreté générale, représentant en mission. Général sous le Directoire. Préfet sous le Consulat. Franc-maçon. Vénérable de la loge « L’Heureuse Rencontre », orient de Limoges en 1783.

     

    Pierre Gaspard Chaumette, dit « Anaxagoras » : (1763- guillotiné le 24 germinal an II, 13 avril 1794, à Paris) : Fils d’un cordonnier nivernais. Procureur de la Commune de Paris. Conventionnel. Membre du Club des Cordeliers et de la Commune de Paris. Fit fermer les églises de Paris en promouvant le Culte de la Raison. Ami de Hébert, guillotiné avec lui en mars 1794. Son procès a été inéquitable et truqué. Il fut jugé pour « conspiration contre la république » et pour avoir « cherché à anéantir toute espèce morale, effacer toute idée de divinité et fonder le gouvernement français sur l’athéisme ». Franc-maçon à Nevers, avant la Révolution. Un des orateurs les plus écoutés des Cordeliers, il sera très actif dans la préparation des journées des 20juin et 10 août 1792. Ardent déchristianisateur. Ses discours étaient nettement « hermétistes ».

     

    Jean Baptiste Chaussard (1729-1818) : Architecte du roi. Père du révolutionnaire Pierre Jean Baptiste Chaussard. Franc-maçon. Affilié, dès 1773, à la puissante loge de l’ « Etoile polaire », où se réunissent entre autres Dumont et Nicolas Le Camus de Mézières. En 1776, on les retrouve parmi « Les Cœurs simples de l’Etoile polaire », entourés de Jean François Chalgrin, Augustin Pajou, Charles De Wailly, Pierre Louis Moreau-Desproux et Henry de Mars. Il semble avoir approuvé les idées révolutionnaires de son fils, ce qui lui évitera la guillotine.

     

    François, marquis de Chefdebien d’Armisson (1754-1814) : Chevalier de Malte. Colonel de chasseurs au service de Malte. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amis Réunis », orient de Paris (1781-1788), chapitre « Les Amis Réunis », vallée de Paris (1788). Député du Grand rient au convent de Lyon (1778). Fondateur du Rite Primitif (Philadelphes de Narbonne).

     

    Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini, connu sous le nom de Luigi Cherubini (1760-1842) : Musicien italien, naturalisé français. Franc-maçon, vers 1784, de la Loge « Saint-Jean de Palestine », à Paris. En 1786, il compose une cantate pour la Loge « l’Olympique de la Parfaite Estime ».

     

    Joseph de Boulogne Chevalier Saint-Georges (1745-1799) : Fils d’un ancien conseiller au Parlement de Metz, devenu planteur en Guadeloupe, Guillaume Pierre George de Boulogne-Tavernier Saint-George, et d’une esclave noire, Nanon. Excellent escrimeur il est, en tant que musicien, le « Mozart noir » ou le « Voltaire de la Musique ». Pour défendre la Révolution, il crée un régiment de hussards composé uniquement de noirs et de métis : la « Légion de Saint-Georges ». Surnommé « l’Inimitable », en raison de ses dons multiples. S’associe avec le frère Gossec pour fonder le Théâtre des Amateurs, et le frère Choderlos de Laclos qui lui écrit le livret de son premier opéra : Ernestine. Compositeur de recueils, sonates, concertos, symphonies, etc. Franc-maçon. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs » du Grand Orient de France, il fut sans doute l’un des rares anciens esclaves à être reçu maçon.

     

    Mélanie de Choiseul : Franc-maçonne.

     

    Maximilien Claude Joseph de Choiseul-Meuse, comte de Choiseul (1736-1815) : Franc-maçon. Vénérable maître des « Enfants de la Gloire » en octobre 1760.

     

    Antoine César, comte, puis duc de Choiseul-Praslin (1756-1808) : Militaire. Appelé à siéger à l’Assemblée nationale le 20 août 1789, en remplacement de Moutenon, démissionnaire. Maréchal de camp le 28 novembre 1791. Il quitte l’armée le 26 août 1792. Il n’émigre pas. Emprisonné en 1793. Sénateur en 1799. Franc-maçon. Membre de la Royale Loge « La Candeur », orient de Paris. Initié le 16 avril 1777. Administrateur du Grand Orient en 1805.

     

    Claude Antoine Gabriel, duc de Choiseul-Stainville (1760-1838) : Neveu du ministre Etienne François Choiseul, et fut élevé par lui. Officier de cavalerie. Sous le commandement de Bouillé, il tenta de protéger la fuite de Varennes. Il émigre et rentre en 1800. Pair de France sous la Restauration, il fut un des rares qui refusa de voter la mort du maréchal Ney. Franc-maçon. Membre en 1786 de la loge militaire « Saint-Louis » à Nancy, fondateur en 1806 de « Sainte-Caroline » à Paris, des « Amis fidèles réunis » à Besançon. Grand Officier du Grand Orient en 1808. Il fut membre du comité philhellène de Paris et Grand Commandeur du Suprême Conseil de France.

     

    Louis V Joseph de Bourbon-Condé, Prince de Condé-Bourbon (1736-1818) : Franc-maçon. Membre de la Loge de « Saint Jean de Montmorency ». A la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s’oppose au doublement du Tiers-Etat. Il est un des premiers à quitter la France, et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin.

     

    Henri de la Chaussée : Secrétaire interprète de la reine. Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ».

     

    Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos (1741-1803) : Lieutenant d’artillerie (1765). Puis capitaine de génie (1778). En 1788, après avoir quitté l’armée, il remplace le marquis Ducrest comme secrétaire des commandements du duc Louis Philippe Joseph d’Orléans, Grand Maître du Grand Orient de France, qu’il servira jusqu’à son exécution sous le nom de Philippe Egalité, le 7 novembre 1793. Il fut l’ « âme du Parti d’Orléans ». Secrétaire général des Hypothèques en 1795. Réintégré dans l’armée le 16 janvier 1800, par le Premier Consul, avec le grade de général d’artillerie. Ecrivain. A participé à la rédaction des cahiers de doléances : Instructions pour les personnes chargées d’une procuration aux Etats généraux. Franc-maçon. Membre et vénérable de la loge militaire « L’Union » à Toul, à l’orient du corps d’artillerie, dont il devint vénérable. . Initié vers 1763. 1776-1777 : ex-maître et Rose-Croix. 1793 : membre de la loge « La Candeur ». A fondé le Journal des Amis de la Constitution, magazine du club des Jacobins. Mort à l’étranger en 1803.

     

    Jean Baptiste Hanet, dit Cléry (1759-1809) : Valet de chambre du Roi Louis XVI. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Concorde », orient de la Cour (1785-1788). Chapitre « La Concorde », vallée de la Cour (1786-1788).

     

    Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) : Economiste. Philosophe. Mathématicien. Membre de la Convention. Membre de l’Académie française. Franc-maçon. Il appartenait à la loge parisienne « les Neuf Sœurs ». S’empoisonna pour échapper à la guillotine.

     

    Stanislas Marie Adelaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792) : Capitaine aux Dragons de la reine en 1777. Député de la noblesse aux Etats-généraux. Il conduit avec le duc d’Orléans les 47 députés nobles qui rejoignent l’Assemblée nationale le 25 juin, après le serment du Jeu de paume. Il fut un des chefs de la minorité libérale, puis « monarchien ». Il est un des fondateurs du Club des Impartiaux. Il meurt défenestré à Paris, le 10 août 1792. Franc-maçon. Affilié en 1782 à la loge « La Candeur » et à « Saint-Jean d’Ecosse du contrat Social ».

     

    Claude » Michel Hanet, dit Cléry (1734-1814) : Valet de chambre de Louis XVI. Franc-maçon. Il appartint de 1785 à 1789 à la loge « La Concorde », orient de la cour et au chapitre, souché sur cet atelier.

     

    Charles Nicolas Cochin (1715-1790) : Graveur et dessinateur. Membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1752. A participé à « l’Encyclopédie, » dont il a réalisé le frontispice. Franc-maçon.

     

    Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1837) : Général. Franc-maçon. Vénérable de la loge La Parfaite Alliance, orient du régiment de Bretagne (1786).

     

    Jacques Bernardin Colaud de la Salcette (1733-1796) : Chanoine d’Embrun et de la cathédrale de Die. Député du clergé aux Etats-généraux. Vote à gauche. Il prête le serment constitutionnel. Elu à la Convention, puis aux Cinq-Cents. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Egalité », orient de Grenoble (1777).

     

    Gilbert Claude Théophile Colbert, marquis de Chabanais (1734-1789) : Il appartient à la famille du ministre. Maréchal de camp en 1780. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris et au chapitre « Loge Ecossaise » en 1781.

     

    Louis Jean Baptiste Antoine de Colbert, marquis de Seignelay (1732-1823) : Arrière petit-fils du grand Colbert. Officier, maréchal de camp. Emigra. Franc-maçon. Maître en 1760, d’une loge « Saint-André ». Rallié en 1773 au Grand Orient, il fut membre des loges parisiennes « Saint-Jean de Montmorency-Luxembourg » et « Saint-Jean, » orient de « Mousseaux » (la loge du Grand-Maître).

     

    Jean Marie Collot dit Collot d’Herbois ou simplement d’Herbois (1749-1796) : Comédien, auteur dramatique, directeur de théâtre et député de Paris à la Convention nationale. Partisan de la terreur, il entra au Comité de salut public le 6 septembre 1793 en même temps que Billaud-Varenne. Le 9 Thermidor, Collot d’Herbois présidait la Convention nationale et, avec Billaud-Varenne, Tallien, et Fréron, il fut un des artisans du décret d’arrestation contre les deux Robespierre, Saint-Just, Le Bas et Couthon.

     

    Pierre Collombel ou Colombel (1756-1841) : Commerçant. Député de la Meurthe à la Convention et aux Conseils des Cinq-Cents et des Anciens. En mission à Toulouse en l’an III, il autorise la réouverture des loges. Franc-maçon.

     

    Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) : Philosophe, mathématicien, homme politique, représentant des Lumières. Girondin. Elu à l’Académie des sciences en 1769. Il prend une part active à la cause des femmes, en se prononçant pour le droit de vote des femmes. En 1790, il publie De l’admission des femmes au droit de cité. Franc-maçon.

     

    Benjamin Constant de Rebecque (1767-1830) : Romancier, intellectuel. Député de 1818 à 1830. Franc-maçon. Initié à 16 ans à la loge « Saint-Luc » d’Edimbourg le 28 novembre 1783.

     

    Gabriel Hyacinthe chevalier de Couppé de Kervenno (1787-1832) : Avocat au parlement de Rennes. Député du Tiers de Lannion. Membre de la Convention, où il siège sur les bancs de la Girondes. Thermidorien. Franc-maçon. Membre de la loge « La Vertu Triomphante », orient de Saint-Brieuc (1803) et de la loge « La Paix », orient de Lannion (1807-1808).

     

    Antoine Court dit Antoine Court de Gébelin (1719-1784) : Né d’un « prédicant du Désert », réfugié après avoir restauré le protestantisme en France, Court de Gébelin est consacré ministre du Saint Evangile (pasteur) le 4 juin 1754. Professeur à l’Académie de Lausanne. Son père mort, il vient à Paris. Mythologue et grammairien, il met douze années à élaborer son ouvrage Le Monde primitif comparé avec le Monde moderne (9 volumes), et qui lui vaut d’être nommé censeur royal. Il devient franc-maçon, à la Loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris, et surtout « Les Neuf Sœurs », orient de Paris (1778-1781), dont il sera secrétaire (1779). Membre du chapitre « Les Neuf Sœurs », vallée de Paris. . Membre des « Amis réunis », orient de Paris (1778-1784), dont la 12° classe abrite les Philalèthes, Membre du Régime des Philalèthes. Fondateur de la Société Apollinienne. Court de Gébelin, réformé nommé censeur royal, fraternise avec les philosophistes Lalande et Bailly, ou avec les illuminés comme Savalette de Langes. Il fut Elu Coen, vers 1781, lié à Willermoz, Tavannes, Pierre de Joux Saint-Martin.

     

    Georges Auguste Couthon (1755-1794 : guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris, ou 10 thermidor an II) : Avocat à Clermont-Ferrand (1788). Président du tribunal de Clermont. Egalement connu sous le nom d’Aristide Couthon, il fut député à la Législative et membre de la Convention. Il fut l’un des rédacteurs de la Constitution de 1793. Il vota la mort du roi. Membre du Comité de salut public, (10 juillet 1793) formant un triumvirat avec Robespierre et Saint-Just, il fut envoyé en mission à Clermont, puis à Lyon. Ami de Robespierre il fut guillotiné avec lui. Franc-maçon. Il fut initié le 17 décembre 1786 à la loge « Saint-Maurice », orient de Clermont, et reçut les deux grades d’apprenti et de compagnon le même jour. Le 3 juin 1787, il reçut celui de Maître. Il fut orateur de la loge « Saint Maurice »à Clermont-Ferrand le 9 juin 1787, puis le premier surveillant de cette Loge le 24 juillet 1790.

     

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    Nicolas Dalayrac (1753-1809) : Franc-maçon. Musicien. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ».

     

    Louis Michel Auguste Thévenet, dit Danican (1764-1848) : Marin puis officier et général. Se bat en Vendée. En septembre 1795, il dénonce à la Convention les généraux républicains qui ont servi avec lui en Vendée pour les atrocités commises. Lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il accepte de se mettre à la tête des sections royaliste. Il participa à de nombreux complots contre la république. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Pierre de la Persévérance, » orient de Paris.

     

    Georges Jacques Danton (1759-1794) : Elève au collège de Troyes, dirigé par des oratoriens. Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Ministre de la Justice. Membre du Comité de salut public. Bourgeois et propriétaire. Danton était un opportuniste avide d’argent et corrompu. L’historien Georges Lefèvre, après avoir étudié les comptes de Danton, conclut à la probabilité de la vénalité du tribun. Un autre historien, Gabriel Pioro, a découvert de nouveaux documents ne laissant aucun doute sur certaines « indélicatesses » de Danton (notamment quand celui-ci acheta son office d’avocat au Conseil du roi).

     

    Jacques Louis David (1748-1825) : Le thème du serment que l’on retrouve dans plusieurs œuvres comme Le Serment du jeu de paume, La Distribution des aigles, Léonidas aux Thermopyles, fut peut-être inspiré à David par les rituels de la franc-maçonnerie. À la suite de l'historien d'art Jacques Brengues, Luc de Nanteuil et Philippe Bordes (avec des réserves, reprochant à Brengues l’absence de preuves), ont avancé que le peintre avait été franc-maçon. En 1989 lors du colloque David contre David Albert Boime a pu attester sur la base d'un document daté de 1787 de l’appartenance du peintre à la loge maçonnique de la « Modération » comme membre affilié.

     

    Gabriel Decussy (1759-1793) : Conventionnel. Franc-maçon. C’est en 1780 que le nom de Gabriel Decussy apparaît sur les tableaux de la Loge « La Constante Amitié et les Cœurs Sans Fard », de Caen. Il s’oppose à l’initiation de bourgeois et approuve l’attitude de fermeture de la noblesse maçonnique.

     

    Joseph Jacques Defermon dit Defermon des Chapelières (1752-1831) : Avocat. Franc-maçon à l’Orient de Rennes. Loge « La Parfaite Union ».

     

    Etienne Louis Hector de Joly ou Dejoly (il change son nom pendant la Révolution française) (1756-1837) : En 1778, avocat général au présidial de Montpellier. Avocat au parlement de paris en 1780. Il plaida pour Cagliostro dans l’affaire du collier de la Reine. Il est partisan des idées nouvelles. Secrétaire de la Commune après 1789 jusque fin juin 1792. Ministre de la Justice début juillet. Girondin. Franc-maçon. Reçu à « L’Aménité », de l’orient de Paris, le 27 juillet 1783, vénérable en 1787. Il préside la chambre d’administration du Suprême Conseil de France. C’est l’orateur habituel des fêtes de l’Ordre. Il fonda et dirigea « La Modération » en 1787 et 1788. Avant 1789, il fut député de trois loges de sa ville natale, Montpellier : « La Triple Alliance », « L’Ancienne et la réunion des Elus », « Les Amis réunis dans la bonne foi », ainsi que de La « Bienfaisance » de Nîmes, de la « Triple Amitié » de Lunel, des deux chapitres de Moutiers-en-Tarentaise, et des » Cœurs Réuni »s de Toulouse.

     

    Abbé Jacques Delille (1738-1813) : Poète. Considéré comme le plus grand poète de son temps. Il possédait l’abbaye de Saint-Séverin. Il ne suivit pas la carrière ecclésiastique et obtint une dispense pour se marier. Il compose, à la demande de Pierre-Gaspard Chaumette, un Dithyrambe sur l’Etre suprême et l’immortalité de l’âme. Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Neuf Sœurs » à Paris. Elu (1782-1783) à l’Académie française en 1772.

     

    Elie Duc Decazes (1780-1860) : Franc-maçon. Grand Commandeur du Suprême Conseil de France pour le Rite Ecossais Ancien et Accepté.

     

    Charles Radclyffe, lord Derwentwater (1693- décapité le 8 décembre 1746 à Londres) : Franc-maçon. Premier Grand Maître français. Homme politique anglais. Membre de la loge de l’hôtel de Bussy, orient de Paris (septembre 1735). Joua un rôle important dans la fondation des premières loges de Paris. Premier Grand Maître de la franc-maçonnerie en France, il signa et scella le document dit des Devoirs enjoints aux Maçons libres (20 septembre 1735).

     

    Léger Marie Deschamps (1716-1774) : Moine bénédictin de Saint-Maur. Athée, rédacteur de : Le Vrai Système. Protégé par le marquis de Voyer d’Argenson.

     

    Nicolas Charles Des Etangs (1766-1847) : Clerc de notaire. Un des « héros de la Bastille ». Volontaire en 1792. Commissaire en territoires occupés à Liège, puis en Allemagne. En 1810, il rentre à la Direction générale de l’Imprimerie et de la Librairie, où il reste jusqu’à sa retraite en 1835. Franc-maçon. Initié à « l’Heureuse Rencontre », orient de Brest. Maître en 1797, puis affilié à diverses loges parisiennes, dont « Les Trinosophes », dont il fut 19 fois vénérable. Officier du Grand Orient en novembre 1826. Ecrivain maçonnique fécond. On cite de lui des rituels, Le véritable lien des peuples ou la vraie Maçonnerie rendue à ses vrais principes (1825), La Franc-maçonnerie justifiée (1829), qui est une réponse à une réédition de Barruel.

     

    Pierre François Guyot Desfontaines (1685-1745) : Abbé. Journaliste, critique, traducteur et vulgarisateur historique. Connu surtout pour ses querelles avec Voltaire. Franc-maçon.

     

    Lucie Simplice Camille Benoît Desmoulins (1760-1794) : Elève très brillant du lycée Louis le Grand. Avocat. Brillant journaliste. Pamphlétaire. Franc-maçon. Son nom apparaît, après 1776, sur le tableau de la loge des « Maîtres » à Amiens, en compagnie de celui de Calonne, avec le grade de maître. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Fondateur du club des Cordeliers.

     

    Denis Diderot (1713-1784) : Philosophe. Fondateur de l’Encyclopédie. Son appartenance à la loge parisienne « les Neuf Sœurs » reste contestée par certains historiens, son nom n’ayant été retrouvé sur aucun tableau de la loge, bien qu’il soit établi qu’il avait fait sa demande d’initiation.

     

    Philippe Frédéric de Dietrich (1748-1793) : Baron, savant et homme politique alsacien. Maire de Strasbourg (1790-1792). Franc-maçon, fréquentant une loge maçonnique à Strasbourg.

     

    Joseph Marie comte Dessaix (1764-1834) : Docteur en médecine, puis général. Capitaine de la légion des Allobroges en 1792. En germinal an VI, député du département du Mont-Blanc au Conseil des Cinq-cents. Général d’Empire. Membre du Conseil des Cinq-cents. Franc-maçon. Il appartenait à la loge « les Enfants de Mars » au 27° régiment d’infanterie légère.

     

    Antoine Louis Destutt, marquis de Tracy (1754-1836) : Officier et homme de lettres. Un des chefs du mouvement « idéologue » sous le Consulat et l’Empire. Franc-maçon. Il était membre de la loge « La Candeur »r en 1776-1777 et « Bellone », orient de Penthièvre Infanterie en 1788.

     

    Denis Diderot (1713-1784) : Philosophe. Fondateur de l’Encyclopédie. Son appartenance à la loge parisienne « Les Neuf Sœurs » reste contestée par certains historiens, son nom n’ayant été retrouvé sur aucun tableau de la loge, bien qu’il soit établi qu’il avait fait sa demande d’initiation. Fut-il franc-maçon ? Rien ne le prouve. Au plus fut-il admis en visiteur profane à la loge « Les Neuf Sœurs ».

     

    Claude Nicolas Bricaire de La Dixmerie (1731-1791) : Littérateur. Membre de l’Académie d’Arras. Succéda à Marmontel à la direction du Mercure. Franc-maçon Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Paris (1773-1783). Orateur (1779). Député de cet atelier au Grand Orient.

     

    Henri Evrard Marquis de Dreux-Brézé (1762-1829) : Grand Maître héréditaire des cérémonies à la Cour (1787). Franc-maçon. Membre de la Loge « Frères d’Armes », orient du régiment de cavalerie du Berry. Organisateur du cérémonial des Etats-généraux, il fut chargé de congédier le Tiers-État. C’est à lui que Mirabeau adresse sa réplique, le 23 juin 1789) qui comprend deux versions :

    • « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ».
    • Version rapportée par Mirabeau lui-même dans une lettre à ses commettants : « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des Etats généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

    Emigre après le 10 août 1792, rentre en France en 1801. Il retrouve sa charge à la Restauration. Pair de France héréditaire (1815).

     

    Charles Pinot Duclos (1704-1772) : Fils d’un riche chapelier de Dinan. Ecrivain et historien. Reçu à l’Académie française en 1747. Publie en 1751 les Considérations sur les Mœurs de ce siècle. Franc-maçon.

     

    Charles Marguerite Jean Baptiste Mercier Dupaty (1746-1788) : Magistrat. Avocat général, puis président à mortier au parlement de Bordeaux. Franc-maçon. Il sera membre de la loge maçonnique des « Neuf Sœurs », dont il fut vénérable en 1784.

     

    Jean Baptiste Dubois, dit Dossonville (1753-1833) : Franc-maçon. Policier et agent provocateur. Membre de la police politique du Comité de sûreté générale de l’an II. Il fut plusieurs fois emprisonné, mais de puissantes protections lui permirent d’échapper à la guillotine.

    Dosonville est à l’origine, dès germinal an II, du montage et de la révélation du soi-disant complot de l’étranger, le grand procès truqué du 29 prairial au cours duquel on condamna cinquante quatre personnes – à la tête desquelles Henri Admirat et Cécile Renault – qui pour certaines ne s’étaient jamais vues et qui allèrent à la mort revêtues de la même chemise rouge des assassins et empoisonneurs (« la procession des cardinaux » s’amusait Barère qui était probablement, avec son vieil ami Vadier, l’inspirateur de cette tragique mascarade).

     

    Adrien Jean François Duport (1759-1798) : Franc-maçon. Membre de la Loge « Le Contrat Social » et de la Loge « Les Sept Amis », Orient de Chambéry. S’enfuit en 1792, revient en France, et repart pour mourir à l’étranger en 1798. Initié à la loge des « Amis réunis » de Paris. Membre de la Société Mesmérienne (1784), dont il devint vice-président de la loge de Paris.

     

    Bernard Jean Marie Duport (1762-1832) : Député du Mont-Blanc à la Législative, à la Convention, puis aux Cinq-Cents (an IV - an V). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Sept Amis », orient de Chambéry.

     

    Pierre Samuel Dupont de Nemours (1739-1817) : A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Economiste. Serait membre de la Loge « Les Amis Réunis ».

     

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