• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Dix-huitième partie).

    René Bousquet (1909-1993) : Haut fonctionnaire. A exercé, sous le gouvernement de Pierre Laval, les fonctions administratives de Secrétaire général à la police du régime de Vichy du 18 avril 1942 au 31 décembre 1943, et à ce titre, fut l’organisateur de la Rafle du Vel d’Hiv. En septembre 1941, préfet régional dans la Marne, il se distingue en maintenant en fonction les élus radicaux et francs-maçons. A-t-il été lui-même franc-maçon ? Voir la lettre de Georges Marcou, Grand Maître de la Grande Loge de France du 21 octobre 1977, adressée à Bousquet : « Permettez-moi, cher Monsieur, de vous saluer comme un ami parce qu’en fait, je pense que vous pourriez être mon frère. ».

    ANNEXE 3 : Liste de Francs-maçons lors de la période de 1939 à 1945 :

     

    A

     

    Jean Pierre Abel, son vrai nom est René Château (1906-1970) : Philosophe, militant radical-socialiste. Collaborateur. Elève d’Alain. Agrégé de philosophie. Franc-maçon, initié au Grand Orient de France. Il est élu en 1936 député de Charente-Inférieure sous l’étiquette du Parti radical-socialiste Camille Pelletan. Vichyste. En 1940, il vote les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Sous l’occupation, il entre à L’œuvre de Marcel Déat, puis il est nommé à la direction de La France socialiste, quotidien qui deviendra La France au travail, et où il dénonce, en 1942, le « rôle des trois internationales : la capitaliste, la bolchevique, la juive », et s’en prend particulièrement à cette dernière. Pendant les années 1950, il reprend ses publications philosophiques sous son véritable nom.

     

    Otto Abetz (1903-1958) : Ambassadeur de l’Allemagne à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant. Il rejoint le parti nazi en 1931. Franc-maçon. Il fut initié à la franc-maçonnerie, membre de la loge « Goethe » de la GLF. En 1932, il épouse Suzanne de Bruyker, française et secrétaire du journaliste Jean Luchaire. Spécialiste du parti nazi, conseiller de Ribbentrop, pour les questions françaises. Ami de Jouvenel depuis les années 1930. Expulsé de France pour espionnage par le gouvernement Daladier.

     

    Fabien Joseph Albertin (1879-1950) : Avocat. Député socialiste des Bouches-du-Rhône (1928-1942). Sous-secrétaire d’Etat aux Travaux publics (21 mars- 15 juin 1940). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Inséparables du Progrès », orient de Paris.

     

    Georges Albertini (1911-1983) : Socialiste et pacifiste avant la Seconde guerre mondiale, il passe à l’extrême droite et s’engage dans la collaboration. Après guerre, il anime la revue anticommuniste Est-Ouest et devient une éminence grise de Georges Pompidou. Professeur. Militant de la SFIO en 1932. Il devient en 1942 le second de Marcel Déat en exerçant la fonction de secrétaire administratif et organisateur du Rassemblement national populaire (RNP), acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il s’illustre notamment par son zèle de sergent recruteur contre la Résistance, par un anticommunisme et un antisémitisme particulièrement violents. Un de ses éditoriaux à National populaire, en juin 1942, s’intitule : « Le communisme, entreprise juive ». Condamné à la Libération, il bénéficie d’une clémence assez incompréhensible. Ami de Vincent Auriol. Il devient après guerre anticommuniste, et parmi ses contacts, on trouve Jean Baylot, fondateur de la Grande Loge nationale française, ou encore Henri Frenay. Il fut le conseiller occulte – via Claude Harmel, pseudonyme de l’ancien collaborateur Guy Lemonnier – de, entre autres, Alain Madelin, Patrick Devedjian, Gérard Longuet et Hervé Novelli, et, via l’Institut d’histoire sociale, de Georges Pompidou.

     

    Henri, Albert, François, Joseph Raphaël Alibert (1887-1963) : Juriste. Monarchiste catholique. Maître des requêtes au Conseil d’Etat. Proche de l’Action française. A partir de 1937, il devient un proche du maréchal Pétain. Collaborateur, ministre de Vichy, il a mis en place une législation antisémite. Il fait réviser les naturalisations. Vichyste. Le 13 août 1940, il promulgue la loi de dissolution des « sociétés secrètes » (franc-maçonnerie et autres) ainsi que des lois à caractère antisémite (lois Alibert). Il met en place la Cour suprême de justice. Il sera signataire du statut des Juifs d’octobre 1940. A la Libération, il est condamné à mort par contumace, à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens le 7 mars 1947. En exil en Belgique, il est finalement amnistié en 1959 par le Général de Gaulle.

     

    Maurice Edouard Eugène Allard (1860-1942) : Journaliste, collaborateur de Jean Jaurès à l’ »Humanité ». Député socialiste du Var (1898-1910). Franc-maçon.

     

    Robert Pierre Joseph Amadou (1924-2006) : Ecrivain. Franc-maçon du Rite Memphis-Misraïm (initié le 6 juin 1943 par Robert Ambelain, à la loge « Alexandrie d’Egypte », compagnon le 12 juin 1943, maître le 19 août 1943). Maître écossais à la Grande Loge Nationale Française Opéra (mars 1966).

     

    Emilien Amaury (1909-1977) : Homme de presse. Issu d’un milieu modeste. Secrétaire de Marc Sangnier. Sous l’Occupation, Amaury se voit confier par le régime de Pétain la diffusion de sa propagande sur le thème de la famille. Dès 1941, il anime « le groupe de la rue de Lille », un groupe clandestin luttant contre la propagande et l’occupant. Le groupe met ses imprimeries au service des mouvements de résistance. Le groupe imprime les appels du général de Gaulle, mais aussi de faux documents pour la résistance (papiers d’identité, laissez-passer, cartes d’alimentation, feuilles de démobilisation, etc.), des milliers de tracts et affiches.

     

    Robert Ambelain pseudonyme Aurifer (1907-1997) : Franc-maçon. Homme de lettres. Historien. Il fut Grand maître mondial de la Grande Loge de Memphis-Misraïm. Grand Maître de l’Ordre Martiniste Initiatique. Reçu apprenti le 26 mars 1939 à la loge « La Jérusalem des Vallées égyptiennes », orient de Paris. Reçu compagnon et maître le 27 juin 1940. 33° en 1943 au REAA.

     

    Etienne Antonelli : Professeur d’économie politique à la Faculté de Droit de Lyon. Economiste. Député SFIO de la Savoie de 1924 à 1932. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1933-1936.

     

    Paul Anxionnaz (1902-1997) : Polytechnicien. Franc-maçon. Il entre en maçonnerie en 1926, à la loge «Liberté ». Membre du Parti Radical. Pendant la guerre, il se rallie à de Gaulle et rejoint les Forces Françaises Libres. En 1944, il est membre de l’Assemblée consultative provisoire, antigaulliste. Elu député de la Marne en 1946. Radical mendésiste. Il accède aux ateliers supérieurs, il est admis au chapitre « L’Avenir » en 1964, au Conseil Philosophique de « L’Etoile Polaire » en 1967, et au Grand Collège des Rites en 1972. Elu au Conseil de l’Ordre du GODF en 1962, il en devient Grand Maître en 1964. Puis il est à nouveau Grand Maître de 1966 à 1969. En 1964, l’obédience regroupe 450 loges.

    Il dirige le Grand Orient au moment des événements de 1968 qui provoquent un vif émoi dans les loges. L’obédience prend position en faveur des étudiants et des grévistes et couvre Paris d’affiches. Un groupe de jeunes maçons d’extrême gauche s’installe rue Cadet, forme un comité de vigilance révolutionnaire et n’accepte de se retirer qu’après négociations. Le Grand Orient fait parvenir des vivres et des médicaments aux étudiants retranchés dans la Sorbonne. En 1969, les loges décident de répondre aux aspirations de la jeunesse, et s’intéressent à la sexualité et à la loi du silence.

     

    Pierre Arnaud (1904-1966) : Ingénieur de la ville de Paris. Membre de Libération-Nord et du groupe de résistance maçonnique Patriam Recuperare. Franc-maçon. Initié à la loge « Jean-Jacques Rousseau », orient de Montmorency. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient., et plusieurs fois Grand Orateur.

     

    Victor Noël Arrighi (1900-1945) : Issu d’une famille de postiers d’origine corse, il est membre du PCF, puis devient directeur de la « Banque Ouvrière et Paysanne » dépendant de ce parti. Exclu du PCF en 1924, il devient radical de 1930 à 1936. En 1936, il devient secrétaire général du PPF de Jacques Doriot. Antisémite. A Vichy, pendant l’occupation.

     

    Emmanuel d’Astier de La Vigerie (1900-1969) : Issu d’une famille anoblie en 1929, sous la Restauration. Ses années de lycée seront marquées par son adhésion à l’Action française. Ecrivain et politique. Résistant, il fonde le mouvement de résistance Libération-Sud et le journal Libération. Il devient, en novembre 1943 et jusqu’en septembre 1944, commissaire à l’Intérieur de la France libre. Après-guerre, il sera l’un des compagnons de route du PCF, puis gaulliste de gauche.

     

    Raoul François Régis Aubaud (1881-1966) : Journaliste. Conseiller général de l’Oise. Député radical de l’Oise de 1928 à 1942. Secrétaire général du Parti radical-socialiste en 1934. Sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur (juin 1936-avril 1938). Le 10 juillet, il vote en faveur du projet de loi constitutionnel accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Etoile de l’Espérance », orient de Beauvais. 33° du Grand Collège des Rites. Conseiller de l’Ordre GODF (1927-1929) et (1930-1933).

     

    Julien Aubart Obarjansky (1921-1977) : Julien est déporté en 1943 à Auschwitz. Il sera du nombre des survivants de ce camp d’extermination.

     

    Lucie Aubrac, de son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard (1912-2007) : Résistante. Epouse de Raymond Aubrac.

     

    Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel (1914-2012) : Fils de commerçants juifs aisés. Résistant. Ingénieur civil des ponts-et-Chaussées. Il participe, dans la région lyonnaise, à la création du mouvement Libération-Sud, plus tard intégré dans les Mouvements unis de la Résistances (MUR), dont le bras armé fut l’Armée secrète : Aubrac y secondera le général Delestraint.

     

    Jean Paul Aubriot (1873-1959) : Syndicaliste CGT. Journaliste. Député de la Seine (1920-1928). Franc-maçon. Membre de la loge « Emile Zola » n° 382, orient de Paris, Grande Loge, et de la loge « La Fédération maçonnique », n° 326, orient de Paris, Grande Loge.

     

    Gabriel Auphan (1894-1982) : Officier de marine, contre-amiral. Il fut secrétaire d’Etat à la Marine du gouvernement de Vichy. Il défendit la thèse du double-jeu de Vichy, restant loyal à la mémoire du maréchal Pétain.

     

    Jules Vincent Auriol (1884-1966) : Avocat. Ministre socialiste des Finances, de 1936 à 1937, dans le cabinet du Front populaire dirigé par Léon Blum, puis garde des Sceaux de 1937 à 1938, dans le troisième et quatrième, cabinet de Camille Chautemps. Il est l’un des 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. Président de la République sous la IV° République.

     

    François Aussoleil (1861-1928) : Député de Corrèze (1919-1924). Il devient communiste après le Congrès de Tour (1920). Franc-maçon. Annuaire du Grand Orient (1907).

     

    B

     

    Henry Barabant (1874-1951) : Cheminot à Dijon. Maire et député (1914-1918), puis (1924-1928). Socialiste tendance PSOR, puis SFIO, communiste, « pupiste » (membre du Parti d’Union Prolétarienne). Franc-maçon. Membre de la loge ‘L’Enseignement Mutuel », orient d’Ancy-le-Franc (89).

     

    Henri Barbé (1902-1966) : Ouvrier métallurgiste. Il adhère à 15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l’adhésion à la III° Internationale, il opte pour le Parti Communiste Français, à la scission de Tours de décembre 1920. En 1926, il est promu secrétaire général des Jeunesses Communistes. En 1928, il est membre de l’exécutif de la III° Internationale. En avril 1929 et jusqu’en juillet 1930, il remplace Pierre Sémard à la Tête du PCF, dans une équipe qui comprend également Maurice Thorez, Benoît Frachon et Pierre Celor. En 1931, il est éliminé du Bureau Politique, et remplacé par Thorez. En 1934, il rejoint Jacques Doriot, avec lequel il fonde le Parti populaire français (PPF). Sous l’Occupation, il rejoint le RNP de Marcel Déat. Condamné aux travaux forcés à la Libération, il est relâché à la fin de 1949. Il participe à la revue anticommuniste Est et Ouest. En 1959, il se convertit au catholicisme et se fait baptiser.

     

    Charles Barlet, ou François Charles Barlet, nom de plume d’Albert Faucheux (1838-1921) : Occultiste. Directeur de l’Enregistrement. Un des premiers membres de la branche française de la Société Théosophique. Franc-maçon.

     

    Désiré Barodet (1823-1906) : Instituteur. Communard. Nommé maire de Lyon (23 avril 1872). Représentant à l’Assemblée national (1873-1876), député de la Seine (1876-1896), sénateur de la Seine (1896-1900). Franc-maçon. Membre de la loge « Le Travail et la Persévérante Amitié ».

     

    Pierre Barrucand (1919- ) : Maître de recherches. Résistant. Franc-maçon. Initié le 5 juin 1950 à la loge « Franche Amitié », Grand orient. Membre de la loge « Chéops », Grande Loge. Fondateur de la loge « Théléma », Grande Loge, dont il est vénérable d’honneur.

     

    Joseph Barthélemy (1874-1945) : Juriste. Vichyste. Ministre de la justice sous le régime de Vichy. Docteur en droit en 1900, puis agrégé en 1906. Député du Gers en 1919. Ennemi du Front populaire, et opposé au soutien de la France aux républicains espagnols. Il justifie la cession des Sudètes à l’Allemagne nazie en 1938. Il rallie le régime de Vichy dès août 1940, et il est ministre de la justice du 27 janvier 1941 au 26 mars 1943. Signataire de la loi sur le statut des juifs du 2 juin 1941.

     

    Paul Louis Arthur Baudouin (1894-1964) : Inspecteur des Finances. Ministre des Affaires étrangères du 17 juin au 26 octobre 1940 dans le gouvernement Philippe Pétain, puis dans celui de Laval. Il signe la loi en date du 3 octobre 1940 portant statut des juifs aux côtés de Philippe Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert, Marcel Peyrouton, Charles Huntziger, Yves Bouthillier et François Darlan.

     

    Alfred Baudrillard (1859-1942) : Fils de l’économiste Henri Baudrillard. Cardinal en 1935. Universitaire. Historien. Ecrivain. Recteur de l’Institut catholique de Paris. Membre de l’Académie française en 1918. Apprécié du président Raymond Poincaré, du maréchal Foch et d’Aristide Briand. Vichyste. En 1940, son anticommunisme le fait basculer dans la collaboration. Il ^participe à plusieurs manifestations de collaborateurs parisiens.

     

    Jean Félix Baylot (1897-1976) : Carrière administrative dans la poste, puis préfet. Franc-maçon. Il reçoit entre 1921 et 1923 les trois degrés maçonniques dans la loge parisienne « La Fraternité des Peuples » et s’affilie en 1929 aux « Amis de l’Humanité ». A partir du printemps 1941, il devient l’un des principaux animateurs de la résistance maçonnique. Ecrivain, partisan de l’Algérie française, rallié au général de Gaulle, Baylot fait campagne pour le oui au référendum de 1958. Durant ces années, Baylot est réélu deux fois au Conseil de l’Ordre. Il est également cofondateur des loges « Rectitude » (Marseille) et « Europe Unie » (Paris). En 1958, il rompt avec le Grand Orient et rejoint la Grande Loge Nationale Française, dite « Bineau ». Il cofonde plusieurs ateliers, dont la loge de recherches n° 81 Villars de Honnecourt (1966). Auteur de La voie substituée (1968), ouvrage sur l’évolution du Grand Orient de France au XIX° siècle. Préfet de police de Paris de 1951 à 1954, c’est sous sa responsabilité que la police réprime violemment une manifestation d’Algériens, le 14 juillet 1953, où sept manifestants sont tués.

     

    Armand Bedarride (1864-1935) : Ecrivain maçonnique. Avocat au barreau de Paris. Franc-maçon. Initié le 29 avril 1891. Membre de la loge « La Réunion des Amis Réunis », orient de Marseille. Vénérable, Très Sage, Grand Maître. Membre du Grand Collège des rites jusqu’à sa mort.

     

    René Belin (1898-1977) : Syndicaliste. Syndicaliste CGT, élu en 1933 au Bureau confédéral, il anime une tendance très anticommuniste autour de l’hebdomadaire Syndicats. Vichyste. En 1940, il choisit la voie de la Révolution nationale et devient ministre du travail de Pétain du 14 juillet 1940 au 18 avril  1942. Il signe la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs. Il est le principal rédacteur de la Charte du travail, un corporatisme à la française qui doit unir patrons et salariés.

     

    Pierre de Bénouville (1914-2001) : Résistant. Ecrivain. Général de brigade. Pendant sa jeunesse, il milite aux Camelots du roi (17° section), organisation de jeunesse de l’Action française. Il participe aux émeutes du 6 février 1934. Maréchaliste dans un premier temps, il part en janvier 1941, pour l’Afrique du Nord rejoindre les Forces françaises libres. Il devient membre du comité directeur des Mouvements unis de la résistance (MUR). Catholique traditionnaliste, fidèle de Mgr Lefebvre, royaliste.

     

    Georges Bérard-Quélin (1917-1990) : Franc-maçon. Journaliste. Fondateur du club Le Siècle. Membre du parti radical à partir de 1936. En septembre 1940, il est secrétaire général du quotidien collaborationniste La France au travail. En 1942, il entre dans la Résistance (mouvement Espoir). Coresponsable du journal clandestin Le Jacobin (1942). Président directeur général de la Société générale de presse. Cofondateur le 12 novembre 1939 de la loge « Eole », orient de Paris, Grand Orient.

     

    Jean Bergeret (1895-1953) : Général. Secrétaire de l’Air dans le gouvernement de Vichy du 6 septembre 1940 au 19 avril 1942. Le 24 décembre 1942, après l’Opération Torch, il se rallie au général Henri Giraud et la France libre.

     

    Gaston Bergery (1892-1974) : Sera élevé par sa mère dans un milieu bourgeois. Avocat. En 1928, il est élu député-maire radical de Mantes. Ses prises de position contre le capitalisme et pour la nationalisation des monopoles lui valent le, qualificatif de « radical-bolchevik » de la part de ses adversaires. Bergery entre en rapport avec la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme en 1932 par l’entremise de Georges Pioch, qui était dreyfusard et philosémite, dirigeant de la LICA. Il fonde en 1933 un mouvement antifasciste, le « front commun contre le fascisme, contre la guerre et pour la justice sociale » proche du mouvement Amsterdam-Pleyel et de la Ligue des droits de l’homme, puis, en décembre 1933, le bimensuel frontiste La Flèche. Bergery est élu député du Front populaire. Il approuve les Accords de Munich. La défaite consommée, il rédige le 6 juillet 1940, une motion instaurant un « ordre nouveau, autoritaire, national, social, anticommuniste et anti ploutocratique ».Le 10 juillet, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.  Ambassadeur du régime de Vichy à Moscou d’avril à la rupture des relations diplomatiques en juin 1941. Vichyste. En 1951, il participe à la fondation de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain.

     

    Raymond Bernard (1923-2006) : Légat suprême de l’Ordre Rosicrucien AMORC. Officier d’artillerie. Docteur en philosophie. Franc-maçon. Initié en 1955. Orient de Romme (Italie). Rejoint la GLNF Opéra.

     

    Charles Bernardin (1860-1939) : Ecrivain maçonnique/ Auteur de Notes pour servir à l’histoire de la franc-maçonnerie à Nancy jusqu’en 1805 (1910). Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean de Jérusalem », orient de Nancy. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient. Restaura la franc-maçonnerie du rand Orient dans les territoires « libérés » d’Alsace-Lorraine et reprit ses tentatives de rapprochements maçonniques avec l’Allemagne, jusqu’en 1933.

     

    William Bertrand (1881-1961) : Avocat. Député radical de Charente-Inférieure de 1914 à 1919 et de 1924 à 1939. Plusieurs fois ministre. Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.

     

    Georges Augustin Bidault (1899-1983) : Résistant. Issu d’une famille de propriétaires ruraux fortement attachés au catholicisme. Professeur d’histoire. Résistant dans le réseau Combat à Lyon. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943. Un des fondateurs du MRP pendant la IV° République. Il mène une politique anticommuniste. Partisan de l’Algérie française, membre de l’Organisation de l’armée secrète.

     

    Jean Baptiste Bidegain (1870-1926) : Franc-maçon. Personnalité du Grand Orient de France impliquée dans l’affaire des fiches. Il devint par la suite militant et essayiste anti maçon. Il se suicida en 1926. Initié en 1893 à la loge « Le Travail et Vrais Amis Fidèles » de la Grande Loge symbolique écossaise. Il est accueilli au Grand Orient de France par le docteur Blatin président de l’obédience en 1894, et en devient secrétaire rue Cadet. Il fonde en 1902 la très républicaine Revue du XX° siècle, et avec le collectiviste Lucien Deslinières, la loge L’Action Socialiste. Initié au 18° grade, et secrétaire adjoint de l’Ordre. En 1904, sous le sigle « G.T. », il contacte le député nationaliste Jean Guyot de Villeneuve, « écœuré de l’usage que l’on faisait des fiches, voulant, dans un but patriotique, quitter la franc-maçonnerie en criant tout haut la vérité ». Le but est de faire tomber Combes. Pour Bidegain, le GODF refusera toujours d’intégrer des ouvriers, qui selon les directives de l’Ordre, ne doivent être initiés que très exceptionnellement afin de na pas nuire à sa puissance financière. Il a écrit : Le Grand-Orient de France. Sa Doctrine et ses Actes, 1905, Librairie antisémite. .

     

    Pierre Billotte (1906-1992) : Général. Représentant de la France libre à Moscou. Chef d’état-major du général de Gaulle et secrétaire du Comité de défense nationale à Londres. En 1957, il écrit un article paru dans Le Monde contre la torture en Algérie : «  On n’obéit pas à des ordres contraires aux lois de la guerre… La torture, sous quelque forme que ce soit, est condamnable ». Gaulliste de gauche sous la V° République.

     

    Jacques Bingen (1908-1944) : Ingénieur. Figure éminente de la Résistance française, membre de la France libre dès 1940 puis délégué du général de Gaulle auprès de la Résistance intérieure française, du 16 août 1943 à son arrestation par la Gestapo, le 12 mai 1944. Il se suicida pour ne pas parler, et son corps n’a jamais été retrouvé. Il est le beau-frère d’André Citroën.

     

    André Léon Blum (1872-1950) : Issu de la grande bourgeoisie. Un des dirigeants de la SFIO, parti socialiste.

     

    Jean Boissel (1891-1951) : Sergent en 1914, aviateur, mutilé à 100 %. Architecte, journaliste et militant d’extrême droite. Directeur et fondateur de l’hebdomadaire collaborationniste parisien Le Réveil du peuple en 1943. En 1934, il crée une légion frontiste dénommée Front franc (Racisme International Fascisme) se voulant « antimaçonnique, antiparlementaire et antijudéométèque ». En 1936, il fonde la Ligue mondiale antijuive. C’est « Neuneuil » dans D’un château l’autre de Céline. Vichyste.

     

    Emile Bollaert (1890-1978) : Carrière préfectorale de 1919 à 1940. En septembre 1940, ayant refusé de prêter serment au maréchal Pétain, il est relevé de ses fonctions. Il entre dans la Résistance en 1941. Le général de Gaulle, par décret du 1° septembre 1943, le nomme délégué général du Comité français de la Libération nationale auprès du Conseil national de la Résistance, pour remplacer Jean Moulin.

     

    Louis Carle Bonnard (1896-1953) : Avocat à la cour de Paris. Homme de lettres. Franc-maçon. Initié en 1929 à la loge « Honneur et Union », orient de Paris. Fondateur de la loge « La Marseillaise » (1936) et de la loge « Patriam Recuperare » (sous l’occupation allemande). Grand Maître du Grand Orient (1948-1949).

     

    Gaston Bonnaure (1886-1942) : Avocat. Conseil de Stavisky. Député de la Seine (1932-1936). Franc-maçon. Membre de la loge « Le réveil Ancien », orient Le Puy.

     

    Jules Boucher (1902-1955) : Ecrivain. Auteur de : La Symbolique maçonnique (1948). Franc-maçon. Initié en 1943, dans la clandestinité, à la loge « L’Arche d’Alliance », orient de Paris (Grande Loge).

     

    Berthe Bouchet, née Boulanger (1896-1945) : Franc-maçon. Initiée en 1930 à la Loge n° 36 « Paix-Humanité » du droit Humain, à l’Orient de Nancy. Première femme de la loge à être vénérable en 1937. Arrêtée le 20 mai 1943 par la Gestapo pour fait de propagande et de résistance, elle est déportée à Ravensbrück et gazée au printemps de 1945.

     

    Claude Bouchinet-Serreulles (1912-2000) : Résistant et diplomate. Il embarque sur le Massilia à destination du Maroc. Il s’engage le 23 juillet 1940 dans les Forces françaises libres. Adjoint de Jean Moulin en 1943.

     

    Berthe Bouchet, née Boulanger (1896-1945) : Initiée en 1930 à la Loge n° 36 « Paix-Humanité » du droit Humain, à l’Orient de Nancy. Première femme de la loge à être vénérable en 1937. Arrêtée le 20 mai 1943 par la Gestapo pour fait de propagande et de résistance, elle est déportée à Ravensbrück et gazée au printemps de 1945.

     

    Claude Bourdet alias Lorrain dans la résistance (1909-1996) : Déporté, écrivain, journaliste, polémiste. Militant politique de l’UGS puis du PSU. Il participe à la fondation de Combat avec Henri Frenay, dont il sera membre du comité directeur puis représentant en 1943, lors du départ de Frenay à Londres puis à Alger. Il est l’un des fondateurs du parti socialiste unifié (PSU) en avril 1960. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

     

    René Bousquet (1909-1993) : Haut fonctionnaire. A exercé, sous le gouvernement de Pierre Laval, les fonctions administratives de Secrétaire général à la police du régime de Vichy du 18 avril 1942 au 31 décembre 1943, et à ce titre, fut l’organisateur de la Rafle du Vel d’Hiv. En septembre 1941, préfet régional dans la Marne, il se distingue en maintenant en fonction les élus radicaux et francs-maçons. A-t-il été lui-même franc-maçon ? Voir la lettre de Georges Marcou, Grand Maître de la Grande Loge de France du 21 octobre 1977, adressée à Bousquet : « Permettez-moi, cher Monsieur, de vous saluer comme un ami parce qu’en fait, je pense que vous pourriez être mon frère. ».

    Max Lagarrigue, dans 99 questions…La France durant l’Occupation, explique : « Ce haut-fonctionnaire applique méthodiquement la politique vichyste, à quelques exceptions près toutefois. En effet, Bousquet laisse en place des élus radicaux et surtout francs-maçons dont les maires de Vitry et de Reims. Ce dernier, Paul Marchandeau, n’est autre que l’auteur du décret-loi d’avril 1939, interdisant les propos antisémites – attitude qui laisse à penser que Bousquet a été initié à la franc-maçonnerie lorsqu’il exerçait à la préfecture de Montauban. ». Bousquet est assassiné de cinq balles le 8 juin 1993.

     

    Aristide Briand (1862-1932) : Diplomate, onze fois Président du Conseil et vingt trois fois ministre. Député socialiste de Saint-Etienne en 1902.

     

    Jean Bricaud (ou Joanny Bricaud) (1881-1934) : Occultiste. Franc-maçon (irrégulier) du rite Memphis Misraïm.

     

    Michel Brille (1895-1973) : Avocat. Il fait partie des animateurs des sections de jeunesse de l’Alliance démocratique, le grand parti du centre-droit libéral et laïc sous la Troisième République. En 1936, il est élu député de la Somme et siège au sein du groupe unifié de l’AD, l’Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants. Il vote le 10 juillet 1940, en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il adhère ensuite aux idées de la Révolution nationale, et devient, en janvier 1943, vice-président du Rassemblement national populaire de Marcel Déat.

     

    Fernand de Brinon (1885- exécuté le 15 avril 1947 au fort de Montrouge, près de Paris) : Issu de la noblesse de robe. Avocat, journaliste. Agent de la collaboration avec les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale. Traître à la Nation et espion au service de l’Occupant. Il a épousé au début des années 1930, Jeanne Louise Rachel Franck, juive et divorcée, connue sous le nom de Lisette de Brinon (1896-1982).

     

    Pierre Brossolette (1903-1944) : Initié franc-maçon, le 23 avril 1927, par la Loge « Emile Zola », n° 382, orient  de Paris (Grande Loge). Il est maître le 26 juin 1928, 4° le 10 juillet 1930. Chapitre « La Perfection latine ». Il  s’affilie à l’ « Aurore Sociale » orient de Troyes (Grand Orient) en novembre 1936. Il a fait parti de l’Association fraternelle des journalistes. Résistant. Professeur au lycée d’Amiens. Sous-chef de cabinet au ministère des Colonies, journaliste au Populaire (1936-1939). Résistant dès la formation des premiers réseaux, il assure la coordination entre le gouvernement provisoire et les réseaux. Il fut à l’origine du Conseil National de la Résistance. Arrêté en 1944, il se suicida le 22 mars, respectant jusqu’à la mort la loi du silence. Adhère à la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) en 1929. Il est également membre de la Ligue des droits de l’homme et de la Ligue internationale contre l’antisémitisme.

     

    Henri Brousse (1893- 1943 décès à Buchenwald) : Fonctionnaire des Postes. Résistant et victime de la déportation. Franc-maçon. Initié le 16 mars 1924 à la loge « Les Amis de l ‘Humanité », orient de Montrouge (1933), dont il fut vénérable.

     

    Antoine Frédéric Brunet (1868-1932) : Député républicain-socialiste du département de la Seine de 1914 à 1919 et de 1924 à 1932. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.

     

    Gilbert Brustlein (1919-2009) : Militant communiste et résistant. Il a participé, auprès de Fabien, à l’attentat antiallemand du métro Barbès, le 21 août 1941 et surtout, le 20 octobre, à l’attentat de Nantes qui déclencha en représailles l’exécution des 48 otages de Nantes et de Châteaubriant. Auteur en 1989 de Le Chant d’amour d’un « terroriste à la retraite ».

     

    Marcel Bucard (1895-1946) : Membre du Faisceau de Georges Valois, premier parti à se revendiquer ouvertement du fascisme, dès 1925. Il fonde en 1933 le mouvement fasciste, s’inspirant du fascisme italien et participe aux émeutes du 6 février 1934. Vichyste. En 1941, il se range du côté de la Collaboration et reforme son mouvement sous le nom de Parti Franciste. Il est cofondateur de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF°. Il est condamné à mort le 21 février 1946, et fusillé le 19 mars dans les fossés du fort de Châtillon.

     

    Maurice James Buckmaster (1902-1992) : Homme d’affaires et journaliste britannique. Chef, pendant la Seconde guerre mondiale, de la section F du service secret britannique SOE (Spéciale Opérations Exécutive), section chargée des actions de sabotage et du soutien de la Résistance intérieure française.

     

    Suzanne Buisson, née Lévy : Secrétaire du Comité natione des femmes socialistes. Sur la plaque érigée à sa mémoire dans le squqre qui porte son nom dans le 18° arrondissement de Paris, on peut lire : « Héroïne et martyre de la Résistance, membre du comité directeur du parti socialiste SFIO clandestin, secrétaire nationale des femmes socialistes, morte en déportation ». Bertrand de Jouvenel, collaborateur notoire, a écrit, la concernant : « Puis apparut Suzanne Buisson, un édifice immense couronné de cheveux blonds follets. Je regrettai de n’avoir pas de croûton de pain dans ma poche pour nourrir cet étrange animal ».

     

    Jean Burger, alias « Mario » (1907-1945) : Issu d’une famille de commerçants grainetiers assez aisée. Instituteur. Militant communiste et résistant. 3000 hommes et femmes auraient participé aux activités du groupe Mario, et parmi les 752 « membres potentiels » de Mario, on compte 22 % d’étrangers.

     

    C

     

    Gilles Marcel Cachin (1869-1958) : Professeur de philosophie. Conseiller municipal de Paris (1912). Député de la Seine (1914-1932), puis sénateur (1936-1940). Délégué aux congrès socialistes internationaux d’Amsterdam (1904) et de Bâle (1913). Directeur de l’Humanité  (1918-1958). Adhérent au Parti Communiste en 1920. . Membre du Comité directeur du Parti Communiste Français. Délégué à l’Assemblée consultative provisoire (1944). Député aux deux Assemblées constituantes (1945-1946). Député à l’Assemblée nationale (1946-1958). Initié franc-maçon à la Loge « La Concorde castillonnaise », orient de Castillon, en 1889, démissionna le 29 septembre 1901.

     

    Henri Emile Christian Cado (1864-1947) : Mineur. Syndicaliste. Député du Pas-de-Calais (1914-1931) et (1936-1942). Sénateur (1931-1936). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Aurore de la Liberté ». Visiteur au convent du Grand Orient (1905).

     

    Julien Maurice Cain (1887-1974) : Haut fonctionnaire. Administrateur général de la Bibliothèque nationale. Il s’embarque sur le Massilia le 21 juin 1940. Déporté Buchenwald.

     

    Léo Campion (1905-1992) : Franc-maçon. Chansonnier-humoriste et haut dignitaire de la franc-maçonnerie, qu’il fréquenta pendant plus de 60 ans. Journaliste. C’est le 7 avril 1930 que Léo sera initié à l’atelier bruxellois des « Amis Philanthropes », du Gand Orient de Belgique. Il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33° et siègera au Consistoire n° 1 de Paris-Ile-de-France. Il a aussi été membre des loges « L’Homme Libre », Orient de Paris (Grand Orient), le Chapitre et l’Aréopage « La Clémente Amitié ». Président de l’Union Maçonnique du spectacle. Auteur de « Le drapeau noir, l’équerre et le compas ».

     

    Georges Canguilhem (1904-1995) : Philosophe et médecin. Disciple de Gaston Bachelard. Il pend d’importantes responsabilités dans la direction unifiée des mouvements de résistance en Auvergne.

     

    Antoine Capgras (1876-1964) : Enseignant et directeur d’école. Député SFIO de Tarn-et-Garonne de 1924 à 1932. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1926-1929. En 1934, il devient secrétaire général du nouveau parti « néo-socialiste », l’Union Socialiste et Républicaine. Pris en otage par la Gestapo, il est libéré en 1944.

     

    Eugénie Marie Marcelle Marquès, dite Capy (1891-1962) : Femme de lettres. Militante syndicaliste et pacifiste. Dirigeante de la Ligue des Droits de l’Homme. Franc-maçonne. Membre de l’ordre Mixte Le Droit Humain.

     

    Francis Carbonnières (1882-1969) : Franc-maçon. Membre de la loge « Hippone », orient de Bône, membre du Grand Collège des Rites.

     

    Joseph Hubert Carmagnolle (1879-1944 : assassiné le 28 septembre 1944, route d’Entrecasteaux, Var) : Agriculteur. Député du Var (1924-1936). Maire de Cotignac. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Etoile de la sagesse »et de l’Association Fraternelle des journalistes.

     

    Danielle Casanova née Vincentella Perini (1908- Auschwitz, 1943) : Fille d’instituteurs. Militante communiste et résistante, morte en déportation à Auschwitz. Elle a été responsable des Jeunesses communistes, avant de fonder l’Union des jeunes filles de France. En 1928, elle s’engage dans les Jeunesses communistes. Epouse de Laurent Casanova, qui deviendra le secrétaire de Maurice Thorez.

     

    Thérèse Casewitz (1879- ?) : Femme de lettre. Originaire de Genève, féministe, animatrice de l’Union française pour le suffrage des femmes et du journal Distraire. Franc-maçonne. Membre du Droit Humain.

     

    Jean Cassou (1897-1986) : Résistant, écrivain, critique d’art, traducteur et poète. En 1936, il participe au cabinet de Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts du Front populaire. Il est alors favorable à l’aide à la République espagnole, se rapproche du Parti communiste, avec lequel il rompt en 1939, lors du pacte germano-soviétique.

     

    Georges Catroux (1877-1969) : Général d’armée. Ministre de la IV° République. Ambassadeur. Il rejoint de Gaulle.

     

    Jean Cavaillès (1903- fusillé le 17 février 1944 à Arras) : Philosophe, logicien et mathématicien. Héros de la Résistance. Cofondateur du réseau Libération-Sud, il rejoint le réseau Libération-Nord.

     

    Pierre Caziot (1876-1953) : Ingénieur agronome. Ministre du gouvernement de Vichy, il a signé la loi portant statut des juifs du 3 octobre 1940 et la loi antisémite du 2 juin 1941.

     

    Louis Ferdinand Céline, né Louis Ferdinand Destouches (1894-1961) : Médecin et écrivain. Auteur de pamphlets antisémites. Auteur notamment de Bagatelles pour un massacre (1937), L’Ecole des cadavres (1938), et Les Beaux-Draps (1941),

     

    Pierre Louis Joseph Jean Celor (1902-1957) : Fils de coiffeur. Il adhère en 1923 au Parti Communiste Français, dont il devient permanent en 1925. De 1929 à 1931, il est l’un des quatre secrétaires du Comité Central, aux côtés de Maurice Thorez et Henri Barbé, mais il tombe en disgrâce au sein du Komintern. Après un détour par le RNP en 1941, il rejoint en 1942 le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Il est membre du bureau politique de ce parti. Par la suite, il participe à la revue anticommuniste Est et Ouest et devient proche des catholiques traditionnaliste.

     

    Jacques Cazeaux (1886-1956) : Inspecteur général des colonies. Helléniste, spécialiste de Philon d’Alexandrie. Franc-maçon. Initié en 1914 à la loge « La France austral »e, orient de Tananarive. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient de France. En 1945.

     

    Jean Cazemajou (1878-1953) : Ingénieur. Franc-maçon. Membre de la loge et du chapitre « Le Phare de la Chaouïa », membre du conseil de l’Ordre du Grand Orient de France (1933-1936, 1938-1940, 1945-1948). C’est lui qui, en 1942, obtint, avec son collègue, le Pr Dalloni, d’Alger, la disparition des lois de Vichy, en territoire occupé.

     

    Marcel Cerbu (1908- ?) : Directeur de sociétés. Résistant (réseaux Frédéric et Action). Membre du mouvement Patriam Recuperare. Membre de l’état-major du délégué des Forces Françaises Libres en zone occupée. Capitaine honoraire. Auteur de : Le combat des Francs-Maçons (1976). Franc-maçon. Initié le 31 janvier 1933 à la loge « La Fidélité » n° 405, orient de Paris (Grande Loge). Vénérable (1946-1949) et (1952-1956). Conseiller fédéral (1956,1959 et 1963). Grand Secrétaire de la Grande Loge. Grand Chancelier de la Grande Loge. Président de la fédération des Loges Traditionnelles (1964). Rejoint la GLNF (1965). Loge « Liberté », orient de Neuilly (1965). Membre du Souverain Grand Comité de la GLNF. Chapitre « Fructidor » n° 337, vallée de Paris. 33°. Membre actif du Souverain Conseil pour la France des souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33° et dernier grade du REAA.

     

    Robert Chambeiron (1915-) : Résistant français, compagnon de Jean Moulin. Secrétaire général adjoint du CNR. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

     

    Jean Jacques Chapou (1909-1943) : Franc-maçon. Initié en 1938 à la loge « Le Phare du Quercy », orient de Cahors. Jeune instituteur, qui a été démis de ses fonctions parce qu’il est franc-maçon. Il a pris « Kléber » comme nom de guerre en Corrèze, et « Philippe » dans le Lot. Chef des MUR du lot, il déplore le peu d’activité de la résistance avant le débarquement et rejoint les FTP en mars 1944. Il libère Carjac avec son groupe de résistants, le 10 avril 1944. Il libère Tulle le 7 juin 1944, aux côtés de Marcel Godefroy, plombier de trente ans, militant communiste et ancien de la guerre d’Espagne. Chapou meurt le 16 juillet 1944 près de Bourganeuf (Creuse). Pris dans une embuscade, blessé, il vide son chargeur avant de se donner la mort.

     

    Louis Charruault (1863-1946) : Percepteur. Franc-maçon. Vénérable de la loge « L’Etoile de l’Espérance », orient de Beauvais (1890).

     

    Camille Charvet, née Kahn (1881-1944) : Membre, durant l’entre-deux-guerres, de la Ligue des Droits de l’Homme, du Groupe socialiste féminin, de l’Union rationaliste et de la Libre Pensée, et de la Ligue internationale contre l’antisémitisme et le racisme. Franc-maçonne. Initiée, dans les années 1920, à la fédération du droit Humain. Résistante très active dès le début de la Seconde Guerre mondiale, c’est le 25 janvier 1943 qu’elle est arrêtée par la Gestapo. Torturée, elle est expédiée au camp de Drancy, puis à Auschwitz, le 2 juillet 1944. Servant alors comme infirmière dans un bloc affecté aux malades, elle meurt quelques semaines seulement avant la Libération.

     

    Claude Chary (1915-1983) : Avocat. Franc-maçon. Initié en 1936 à la loge lyonnaise « Equerre et Compas ». Vénérable de la loge « Etoile et Compas » (Bourgoin).

     

     

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