• La franc-maçonnerie, voie initiatique (Partie 2)

    L’intention de la démarche maçonnique n’est donc pas de donner à l’homme l’acquisition d’une chose nouvelle, de lui révéler un fait inconnu, mais simplement de le rendre conscient de cette réalité fondamentale, obscurcie par l’existence empirique, mais impérissable. Son rôle se résume à détruire l’ignorance que l’on compare à un nuage noir qui cache le soleil brillant, et à éveiller l’homme à la vérité (à l’alétheia – le non-oubli) de sa nature authentique. C’est aussi comme le soleil caché par un nuage. Tout comme le soleil dissimulé par un nuage, le Soi, caché par l’ego, n’a jamais disparu. Le mental ne saurait appréhender le Soi, et ce n’est qu’une fois réduit au silence et qu’aucune de ses pensées-nuages ne se présente pour obscurcir la conscience, que l’Etre pur peut se révéler dans toute sa splendeur.

     

     

     

    La franc-maçonnerie, voie initiatique (Partie 2)

     

    n      Du point de vue de la Kabbale :

    L’Arbre de la Vie est d’abord descendu, de Kéther (la conscience universelle) à Malkouth, en passant par Tiphéret (le cœur) ; puis la remontée en passant de Malkouth à Kéther en passant par Tiphéreth. On parcourt un 8 couché, celui de l’infini. Le cercle du haut est dans le monde spirituel. Le cercle du bas est dans le monde matériel. Tiphéret est à la fois, l’Amour, le buisson ardent et le sexe de la Mère. Les trente trois grades représentent les trente trois étapes de la remontée, ou réintégration.

    Le 32° sentier se trouve entre deux séphiroth, entre Yessod et Malkouth. C’est donc un sentier qui est parcouru à la fin lors de la descente et au début lors de la montée. C’est le retour à l’Unité, à la dimension infinie et éternelle de l’univers.

    La franc-maçonnerie est, non une voie de croyance, mais une voie de connaissance. Ce qui compte, c’est le processus d’élévation de la conscience, et non l’adhésion à des dogmes. Elle n’a de sens que si elle est mise en œuvre dans la vie quotidienne. Les trois premiers grades, qui donnent la plénitude de l’état maçonnique, donnent à l’initié une vision du monde qui repose sur l’humanisme et la spiritualité. Ensuite, les 30 degrés du REAA conduisent à connaître l’Amour, Universel, pour le mettre en œuvre dans sa vie personnelle et la vie sociale. L’Amour est la dimension éternelle et infinie de l’univers : car ce qui a été perdu, et qu’il convient de retrouver, c’est cet Amour. Le symbole de cet Amour est la Vie, et plus encore la Lumière. Le principal obstacle nous est indiqué dès le début : c’est l’hypertrophie du Moi, de l’Ego. C’est un cheminement que l’on doit parcourir soi-même pour soi-même, sans compter sur autrui, gourous de toutes sorte. Nos propres efforts nous mènent de Malkouth à Kéther. Puis il y a intervention de « Ein Sof », selon l’adage : « Le Maître vient lorsque le disciple est prêt ». Les qualités dont il faut faire preuve : humilité, simplicité, patience et persévérance.

    Nous parcourons constamment de haut en bas (naissances) et de bas en haut (réintégrations) l’Arbre de Vie. Dans le premier cas, il s’agit de « jours » (les six puis sept jours de la Genèse), dans l’autre sens il s’agit de ciels (les dix cieux du livre d’Enoch). Ce cheminement se fait en spirale, avec des retours en arrière, et il est rythmé de morts et de renaissances (initiations). A un moment, nous parvenons à la onzième porte, celle qui est entrevue, notamment au treizième grade, celui de Royal Arch, au REAA. C’est la porte qui donne accès à l’infini et l’éternité, l’Ein Sof. Cette porte ne s’ouvre que par la grâce de notre Maître intérieur, le Soi, ou la Conscience Universelle. Comme le dit l’adage, « le Maître apparaît quand le disciple est prêt ». Les indices du « libéré vivant » qui est parvenu effectivement à ce terme, sont : le silence, la béatitude et la paix profonde.

     

    Seconde partie : …Mais cela implique des francs-maçons mûrs qui pratiquent effectivement les valeurs de la franc-maçonnerie.

    Une telle affirmation suppose d’abord que l’on est parvenu à la maîtrise, notamment du mental. Il faut se poser, en tant que francs-maçons, les questions suivantes : « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Que voulons-nous ? »Quand on maîtrise le mental, on maîtrise tout le reste. La recherche du Soi par le mental ressemble à celle du berger cherchant un agneau qu’il ne cesse cependant de porter sur ses épaules. La réalité de l’Etre, du Soi, évidente par elle-même, n’a « besoin » d’aucune preuve extérieure. Elle est antérieure à toutes nos pensées, présupposition nécessaire de toutes nos connaissances et actions ; fondement de notre existence, elle nous précède et nous constitue. Pourtant, on oublie cette évidence. Le remède à cette situation erronée est une sorte d’éveil, une « réintégration », un « retour à la source », et ceci justement ne peut se faire que par une expérience personnelle.

    L’intention de la démarche maçonnique n’est donc pas de donner à l’homme l’acquisition d’une chose nouvelle, de lui révéler un fait inconnu, mais simplement de le rendre conscient de cette réalité fondamentale, obscurcie par l’existence empirique, mais impérissable. Son rôle se résume à détruire l’ignorance que l’on compare à un nuage noir qui cache le soleil brillant, et à éveiller l’homme à la vérité (à l’alétheia – le non-oubli) de sa nature authentique. C’est aussi comme le soleil caché par un nuage. Tout comme le soleil dissimulé par un nuage, le Soi, caché par l’ego, n’a jamais disparu. Le mental ne saurait appréhender le Soi, et ce n’est qu’une fois réduit au silence et qu’aucune de ses pensées-nuages ne se présente pour obscurcir la conscience, que l’Etre pur peut se révéler dans toute sa splendeur.

     

     

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