• LA DICTATURE DU PROLETARIAT (partie 61)

    QU’EST-CE QUE LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE ?

     

    La bourgeoisie a conquis le pouvoir dans les pays évolués, au prix d’une série d’insurrections, de guerres civiles, de répression violente des rois, des seigneurs, des esclavagistes et de leurs tentatives de restauration. La domination de la bourgeoisie est défendue d’une part par ceux qui prêchent la « troisième voie », qui est en réalité celle de la collaboration de classe au profit de la bourgeoisie, et d’autre part par les « socialistes » qui s’élèvent contre la « dictature en général » et qui portent aux nues la « démocratie en général » : 

    « En expliquant le caractère de classe de la civilisation bourgeoise, de la démocratie bourgeoise, du parlementarisme bourgeois, tous les socialistes ont exprimé cette idée, formulée de la manière la plus scientifique par Marx et Engels, à savoir que la république bourgeoise la plus démocratique n’est rien d’autre qu’un appareil permettant à la bourgeoisie de réprimer la classe ouvrière, permettant à une poignée de capitalistes d’écraser les masses laborieuses. » (227)

     

     

    LA DICTATURE DU PROLETARIAT (partie 61)

     

    1)                  DICTATURE DE LA BOURGEOISIE OU DICTATURE DU PROLETARIAT

     

    « La dictature, c’est un grand mot rude, sanglant, un mot qui exprime la lutte sans merci, la lutte à mort de deux classes, de deux mondes, de deux époques de l’histoire universelle.

    On ne jette pas de tels mots en l’air. » (224)

    Dans la société capitaliste, dès que la lutte de classe qui en est le fondement s’accentue d’une manière tant soit peu sérieuse, il ne peut y avoir aucun terme moyen entre la dictature de la bourgeoisie et la dictature du prolétariat. Tout rêve d’on ne sait quelle troisième voie est une lamentation réactionnaire. Témoin en est l’expérience d’un développement de deux siècles de la démocratie bourgeoise et du mouvement ouvrier dans tous les pays évolués :

    « (…) dans une société capitaliste, qu’elle se développe, qu’elle soit solidement assise ou qu’elle agonise, peu importe, il ne peut exister qu’un de ces deux pouvoirs : ou bien celui des capitalistes, ou bien celui du prolétariat. Tout pouvoir intermédiaire est une chimère, toute tentative de découvrir une tierce solution aboutit à ce que les gens, mêmes s’ils sont sincères, glissent d’un côté ou de l’autre. » (225)

    La dictature du prolétariat est une guerre implacable du prolétariat contre la bourgeoisie, encore plus puissante, et dont la résistance est décuplée du fait de son renversement. Cette force de la bourgeoisie réside non seulement dans la force du capital international, mais dit Lénine, aussi et surtout dans la « force de l’habitude », dans la force de la petite production. La dictature du prolétariat est une lutte opiniâtre contre les forces et les traditions de la vieille société. L’arme indispensable du prolétariat est le Parti marxiste-léniniste :

    « La force de l’habitude chez les millions et les dizaines de millions d’hommes est la force la plus terrible. Sans un parti de fer, trempé dans la lutte, sans un parti jouissant de la confiance de tout ce qu’il y a d’honnête dans la classe en question, sans un parti sachant observer l’état d’esprit de la masse et influer sur lui, il est impossible de soutenir cette lutte avec succès. Celui qui affaiblit tant soit peu la discipline de fer dans le parti du prolétariat (surtout pendant sa dictature) aide en réalité la bourgeoisie contre le prolétariat. » (226)

     

    QU’EST-CE QUE LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE ?

     

    La bourgeoisie a conquis le pouvoir dans les pays évolués, au prix d’une série d’insurrections, de guerres civiles, de répression violente des rois, des seigneurs, des esclavagistes et de leurs tentatives de restauration. La domination de la bourgeoisie est défendue d’une part par ceux qui prêchent la « troisième voie », qui est en réalité celle de la collaboration de classe au profit de la bourgeoisie, et d’autre part par les « socialistes » qui s’élèvent contre la « dictature en général » et qui portent aux nues la « démocratie en général » :

    « En expliquant le caractère de classe de la civilisation bourgeoise, de la démocratie bourgeoise, du parlementarisme bourgeois, tous les socialistes ont exprimé cette idée, formulée de la manière la plus scientifique par Marx et Engels, à savoir que la république bourgeoise la plus démocratique n’est rien d’autre qu’un appareil permettant à la bourgeoisie de réprimer la classe ouvrière, permettant à une poignée de capitalistes d’écraser les masses laborieuses. » (227)

    Les traîtres au socialisme présentent les choses comme si la bourgeoisie faisait don aux travailleurs de la « démocratie pure », comme si la bourgeoisie renonçait à la résistance et était prête à se soumettre à la majorité des travailleurs, comme s’il n’y a et il n’y avait aucune machine d’Etat permettant au capital d’écraser le travail dans une république démocratique bourgeoise. La démocratie prolétarienne n’entre en action qu’une fois que le prolétariat aura pris le pouvoir d’Etat et brisé l’Etat bourgeois ; et pour que cette démocratie naisse, il faut la dictature du prolétariat contre ceux qui empêchent sa naissance, les capitalistes et les social traîtres qui parlent de « démocratie en général » et de « dictature en général ».

    Cet argument opère à l’aide des notions de « démocratie en général » et de « dictature en général », sans poser la question de savoir de quelle classe il s’agit. Poser la question de cette manière, en dehors des classes ou au-dessus des classes, soi-disant du point de vue du peuple tout entier, c’est tout simplement se moquer de l’enseignement essentiel du socialisme scientifique, à savoir la théorie de la lutte des classes, que les « socialistes », passés du côté de la bourgeoisie, reconnaissent en paroles mais oublient en fait. Car dans tout pays civilisé il y a la démocratie bourgeoise, et non la « démocratie en général » ; c’est-à-dire la démocratie pour les bourgeois, la « liberté » pour les capitalistes d’exploiter le travail d’autrui, et l’ « égalité » de tous devant l’exploitation et devant les urnes. Et il ne s’agit pas de dictature « en général » mais de dictature de la bourgeoisie, des exploiteurs, sur la classe ouvrière et les travailleurs, c’est-à-dire le pouvoir d’extorquer de la plus-value au profit de la bourgeoisie, de briser par la violence armée les résistances des esclaves salariés, de tromper les larges masses par une idéologie fausse. Et en ce qui concerne le socialisme, il ne s’agit pas d’établir une dictature « en général » mais une dictature de la classe opprimée, c’est-à-dire du prolétariat, sur les oppresseurs et les exploiteurs, c’est-à-dire la bourgeoisie, dans le but de briser la résistance opposée par les exploiteurs dans la lutte pour leur domination en régime socialiste. Il s’agit d’assurer la liberté et l’égalité à la grande majorité du peuple en privant les exploiteurs de la liberté bourgeoise d’exploiter autrui, et en supprimant les inégalités et les privilèges en supprimant les classes :

    « Les capitalistes ont toujours donné le nom de « liberté » à la liberté de s’engraisser pour les riches, à la liberté de mourir de faim pour les ouvriers…. L’égalité des citoyens, sans distinction de sexe, de religion, de race, de nationalité, que la démocratie bourgeoise a promise partout et toujours, mais n’a réalisée nulle part, et ne pouvait réaliser en raison de la domination du capitalisme, le pouvoir prolétarien ou dictature du prolétariat l’applique immédiatement, et entièrement, car seul le pouvoir des ouvriers, non intéressé à la propriété privée des moyens de production et à la lutte pour le partage ou un nouveau partage de ces moyens est en mesure de le faire. » (228)

     

     

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