• LA DICTATURE DU PROLETARIAT (Partie 5)

    Si l’on considère la catégorie des travailleurs de l’éducation se réclamant du marxisme, on peut distinguer au moins trois catégories :

    ·                    Dans un premier cas, on rencontre celui qui affirme travailler pour obtenir un salaire, travailler pour vivre, afin de consacrer le temps disponible au militantisme. C’est un individu qui sépare radicalement sa vie professionnelle et son engagement politique, peu importe les raisons exposées (peur de la répression, ou bien affirmation de l’inutilité de militer dans le milieu enseignant, milieu qui n’est pas principal). C’est une conscience malheureuse, tiraillée sans cesse entre ses affirmations verbales (« Il faut lutter contre le capitalisme, s’engager au côté du prolétariat »etc.) et son attitude pratique (sur le secteur où cette personne pourrait être le plus efficace, son secteur professionnel). Souvent cette attitude est assortie d'ouvriérisme : en somme, c’est une position facile et lâche, où l’on demande à d’autres (aux ouvriers) des choses (créer des cellules d’entreprise, lutter dans son secteur professionnel, son entreprise) que l’on n’est pas capable d’assumer soi-même. C’est de l’opportunisme.

    ·                    Dans un second cas, la rupture entre les paroles et les actes est menée encore plus loin. D’un côté, dans la réalité professionnelle, on fait preuve de carriérisme, on est tout à fait intégré au système capitaliste, on y fait sa place jusqu’à en devenir un rouage : on est le travailleur moyen sans principe, ou qui met ses principes dans sa poche. De l’autre côté, une fois sorti du temps consacré au métier, on joue à la révolution, on discute de la transformation révolutionnaire de la société : en réalité, libéral des plus plats, en apparence et en paroles, révolutionnaire très dur. On traite avec le plus grand sérieux sa propre carrière, sans faire aucune concession là-dessus, et on consacre ses loisirs à aligner phrase sur phrase sur le « parti » et la « révolution ».On rêve d’un « monde meilleur » sans faire le moindre effort pour que cet idéal se réalise un jour. Mais quel meilleur terrain pour changer le monde que celui où le déterminisme social nous a mis ? Ceux qui adoptent cette attitude sont, au fond, satisfaits de leurs sorts, et leur « révolutionnarisme » n’est qu’un luxe moral qui ne mène à aucune conséquence.

     

    Dans le premier cas, pour une raison quelconque, on estime qu’ « il n’y a rien à faire », et qu’il faut, avant d’entreprendre tout changement, « faire la révolution prolétarienne ». Mais on estime que cette révolution prolétarienne ne se prépare pas aujourd’hui, ici et maintenant. La révolution ne concerne pas les personnes de cette catégorie, elle concerne les autres, les ouvriers et les paysans, ailleurs.

    Dans le second cas, ce sont de beaux parleurs, des phraseurs, des individus peu crédibles. Ces gens, en fin de compte, ne croient en rien, leurs discours leur servent à se mettre en valeur.

    Dans les deux cas, ces individus représentent un danger, non pas pour la bourgeoisie, car ce ne sont que des bavards, mais pour le camp révolutionnaire, car ils jettent le discrédit sur les principes du marxisme : l’un des fondements du marxisme, son abc, c’est le lien de la théorie et de la pratique, de la parole et des faits, de l’objectif et du subjectif. Scissionner ces deux aspects, c’est vider le marxisme de sa substance révolutionnaire.

     

     

     

    LA DICTATURE DU PROLETARIAT (Partie 5)

     

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    Les éléments de la conscience socialiste :

    ·                    Bien connaître le marxisme léninisme maoïsme ;

    ·                    Bien connaître les conditions sociales où l’on vit et les étudier sans cesse ;

    ·                    Aimer le travail et se spécialiser dans un domaine particulier ;

    ·                    Mener avec fermeté les trois mouvements révolutionnaires : lutte de classe, lutte contre la nature, expérimentation scientifique ;

    ·                    Mettre son idéal (le parti prolétarien et la lutte pour le socialisme) au-dessus de sa vie privée ;

    ·                    Offrir à l’autre un exemple de révolutionnaire conséquent, liant la pratique et la théorie et aimant ses frères et sœurs de classe ;

    ·                    Propager l’optimisme révolutionnaire.

     

    38

    Le prolétaire aime la vie parce qu’il n’y a que la vie, et que la vie est lutte.

    L’avenir du prolétaire, c’est la disparition du prolétariat et de toutes les autres classes.

     

                           39

    Le mystique espère en un « au-delà » et dévalorise la vie présente.

    Le « marxiste » mystique espère en un « au-delà », le « communisme », sans faire un pas concret vers ce but final.

     

                           40

    ENSEIGNER LE SOCIALISME SCIENTIFIQUE

     

    Si l’on considère la catégorie des travailleurs de l’éducation se réclamant du marxisme, on peut distinguer au moins trois catégories :

    ·                    Dans un premier cas, on rencontre celui qui affirme travailler pour obtenir un salaire, travailler pour vivre, afin de consacrer le temps disponible au militantisme. C’est un individu qui sépare radicalement sa vie professionnelle et son engagement politique, peu importe les raisons exposées (peur de la répression, ou bien affirmation de l’inutilité de militer dans le milieu enseignant, milieu qui n’est pas principal). C’est une conscience malheureuse, tiraillée sans cesse entre ses affirmations verbales (« Il faut lutter contre le capitalisme, s’engager au côté du prolétariat »etc.) et son attitude pratique (sur le secteur où cette personne pourrait être le plus efficace, son secteur professionnel). Souvent cette attitude est assortie d'ouvriérisme : en somme, c’est une position facile et lâche, où l’on demande à d’autres (aux ouvriers) des choses (créer des cellules d’entreprise, lutter dans son secteur professionnel, son entreprise) que l’on n’est pas capable d’assumer soi-même. C’est de l’opportunisme.

    ·                    Dans un second cas, la rupture entre les paroles et les actes est menée encore plus loin. D’un côté, dans la réalité professionnelle, on fait preuve de carriérisme, on est tout à fait intégré au système capitaliste, on y fait sa place jusqu’à en devenir un rouage : on est le travailleur moyen sans principe, ou qui met ses principes dans sa poche. De l’autre côté, une fois sorti du temps consacré au métier, on joue à la révolution, on discute de la transformation révolutionnaire de la société : en réalité, libéral des plus plats, en apparence et en paroles, révolutionnaire très dur. On traite avec le plus grand sérieux sa propre carrière, sans faire aucune concession là-dessus, et on consacre ses loisirs à aligner phrase sur phrase sur le « parti » et la « révolution ».On rêve d’un « monde meilleur » sans faire le moindre effort pour que cet idéal se réalise un jour. Mais quel meilleur terrain pour changer le monde que celui où le déterminisme social nous a mis ? Ceux qui adoptent cette attitude sont, au fond, satisfaits de leurs sorts, et leur « révolutionnarisme » n’est qu’un luxe moral qui ne mène à aucune conséquence.

     

    Dans le premier cas, pour une raison quelconque, on estime qu’ « il n’y a rien à faire », et qu’il faut, avant d’entreprendre tout changement, « faire la révolution prolétarienne ». Mais on estime que cette révolution prolétarienne ne se prépare pas aujourd’hui, ici et maintenant. La révolution ne concerne pas les personnes de cette catégorie, elle concerne les autres, les ouvriers et les paysans, ailleurs.

    Dans le second cas, ce sont de beaux parleurs, des phraseurs, des individus peu crédibles. Ces gens, en fin de compte, ne croient en rien, leurs discours leur servent à se mettre en valeur.

    Dans les deux cas, ces individus représentent un danger, non pas pour la bourgeoisie, car ce ne sont que des bavards, mais pour le camp révolutionnaire, car ils jettent le discrédit sur les principes du marxisme : l’un des fondements du marxisme, son abc, c’est le lien de la théorie et de la pratique, de la parole et des faits, de l’objectif et du subjectif. Scissionner ces deux aspects, c’est vider le marxisme de sa substance révolutionnaire.

     

     

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