• LA DICTATURE DU PROLETARIAT (Partie 4)

    La conception du monde d’une époque donnée (antiquité, moyen âge, etc.) est la conception dominante de cette époque, car chaque époque est une unité de contraires de différentes conceptions et d’une lutte entre elles.

     

    LA DICTATURE DU PROLETARIAT (Partie 4)

     

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    Il est absurde de se proclamer aujourd’hui « platonicien », « cartésien » ou « hégélien ». Ce sont là des philosophes dépassés, des philosophes passés de mode. Ces philosophies ne correspondent plus aux conditions d’existence d’aujourd’hui : y parle-t-on des voitures automobiles, de la fabrication des tracteurs ou de l’exploration d’autres planètes ?

    Il est erroné de croire que les problèmes humains sont éternels, qu’ils ne changent pas avec les époques et que tout au moins, Platon, Descartes et Hegel conservent un intérêt et une actualité de ce point de vue. Par exemple, ces auteurs apportent-ils des réponses pratiques à la manière de détruire le capitalisme, ou au problème de la délinquance juvénile dans les grands ensembles modernes ? Que savent-ils de la science moderne ?

    Cela étant dit, il demeure néanmoins indispensable pour nous de bien connaître Platon, Descartes et Hegel pour savoir d’où nous venons, qui nous sommes et où nous allons : ils font partie de notre conscience historique.

     

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    Bossuet procède de telle façon : il se méfie de la science « nouvelle », des « nouveautés » et n’a confiance que dans la tradition et les vieilleries religieuses.

    La philosophie d’aujourd’hui ne se réfère qu’à la dernière étape de la science moderne.

     

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    Un dieu qui fait tout par la seule parole : un mot de lui, et il crée la chose. Rien de plus étranger à la classe laborieuse et de plus commun à la classe exploiteuse que ce dieu-là. L’esclave, le serf et le prolétaire créent toutes les richesses et pour ce faire, ils dépensent beaucoup de labeur. Le maître d’esclaves, le propriétaire foncier et le bourgeois accaparent toutes les richesses et nient le rôle fondamental et premier de la classe laborieuse ; ils commandent et on leur obéit. Alors ils finissent par croire à la toute puissance de leurs paroles qui, pour ainsi dire, créent la chose. Ils nient l’intermédiaire entre leur parole et la chose et s’imaginent, tels des dieux, qu’il leur suffit de vouloir pour créer et maintenir un monde à leur image.

     

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    Dis-moi qui tu adores, je te dirai qui tu es. Les dieux grecs ressemblaient aux membres de la classe aristocratique : ces dieux vivent dans un monde éthéré, mangent, boivent et s’amusent comme des nobles. Ils sont en dehors du monde réel, celui du travail et de la lutte. Ils ont les vertus et les vices de la classe aristocratique grecque : ils sont divisés, à l’image de la Grèce d’alors, et se battent entre eux, par l’intermédiaire des « mortels ».

    Par leurs conditions, seuls des demi-dieux tels Hercule, Prométhée, Sisyphe, etc. devaient paraître proches du peuple : souvent ces demi-dieux « populaires » reproduisent, par le mythe, un aspect de la condition humaine du peuple : révolte, labeur, fatalisme, punition de la part de la classe supérieure, des maîtres envers l’esclave révolté, etc.

     

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    L’ennemi principal, en philosophie, c’est l’idéalisme. L’une des formes principales de cet idéalisme, c’est la religion chrétienne.

    Au cours de vingt siècles d’histoire, la religion chrétienne était souvent un masque qui pouvait aussi bien recouvrir l’idéalisme que le matérialisme : d’où les luttes intestines au sein du christianisme.

     

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    Après avoir critiqué la religion, encore faut-il éliminer l’esprit religieux. Lorsque l’esprit religieux est chassé de la religion, il se réfugie ailleurs, dans le marxisme par exemple. Marxisme plus esprit religieux donnent une nouvelle religion, avec un culte (celui de Staline ou de Mao), une liturgie, des cérémonies, une initiation, une Eglise et des chapelles, des dogmes.

     

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    La nature humaine, c’est-à-dire la réalisation de l’homme, est aujourd’hui à l’image de la forme montante, le prolétariat.

     

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    Les grandes parties d’une histoire de la philosophie européenne sont :

    ·                L’esclavagisme,

    ·                Le féodalisme,

    ·                Le capitalisme.

     

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    Dans chaque philosophie, il faut distinguer la tendance dominante : soit une tendance vers le nouveau, soit le désir d’un retour à l’ancien.

     

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    Comment étudier la philosophie durant la période esclavagiste ?

    ·                     Du point de vue de la lutte des classes d’alors (contradiction maîtres-esclaves). Que pensaient les philosophes de l’esclavage ?

    ·                    Du point de vue des formes progressistes (qui dirigent le mouvement vers le féodalisme) ;

    ·                    Du point de vue de l’avancée des connaissances scientifiques (mathématiques, physiques, médecine, biologie, etc.) et des techniques.

     

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    La conception du monde d’une époque donnée (antiquité, moyen âge, etc.) est la conception dominante de cette époque, car chaque époque est une unité de contraires de différentes conceptions et d’une lutte entre elles.

     

     

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