• La dictature du prolétariat (24)

    L’application du marxisme-léninisme aux conditions spécifiques de la France ne peut et ne doit être transposée dogmatiquement à partir d’aucune autre expérience révolutionnaire concrète. Cette vérité ne signifie nullement que les expériences historiques du mouvement ouvrier international ne comportent pas différents enseignements et principes de portée universelle. La Commune de Paris, la Révolution d’Octobre 1917, la Révolution chinoise de 1949, la grande Révolution culturelle prolétarienne de Chine et d’autres révolutions ont enrichi la connaissance du prolétariat révolutionnaire sur les plans théoriques, stratégiques, tactiques, politiques et organisationnels.

     

     

    CHAPITRE IX

     

     

     

    EN GUISE DE CONCLUSION

     

     

     

    OBJECTIVISME ET OBJECTIVITE SCIENTIFIQUE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A tout moment, dans toutes les situations, il existe différents points de vue. Chaque point de vue représente un point de vue de classe, les intérêts d’une classe.

    « Dans une société de classes, chaque homme vit en tant que membre d’une classe déterminée et il n’existe aucune pensée qui ne porte une empreinte d’une classe. »

    Le concept de dictature de classe chez Lénine ne peut être exposé que d’un point de vue de classe : il s’agit alors de savoir qui servir, la classe bourgeoisie ou le classe ouvrière ?

    Quand on se détermine par rapport aux intérêts de la classe ouvrière et de la révolution, quitte à ce que le point de vue soit momentanément minoritaire, cela s’appelle « oser aller à contre-courant » : le problème est alors de savoir, à propos du concept de dictature du prolétariat, quel point de vue répond aux intérêts des travailleurs. On se détermine alors résolument en prenant parti.

    Quand on se détermine par rapport au point de vue « majoritaire », cela s’appelle l’opportunisme : on prétend alors rendre compte « objectivement » de tous les points de vue, de la réalité, sans prendre parti. La presse bourgeoise aussi prétend à l’ « objectivité ». Lénine eut à combattre une telle conception venant de la part de ceux qu’on appelait les « marxistes légaux ». A ce sujet il écrivait :

    « Quiconque est consciemment ou inconsciemment partisan du régime bourgeois ne peut manquer d’être séduit par la théorie de l’objectivisme. »

    L’objectivisme est une théorie bourgeoise qui vise à nier la lutte de classes, en prétendant se placer au-dessus des classes et des partis pour mieux faire passer le point de vue de la classe bourgeoise. Au nom de l’ « objectivité » la bourgeoisie accuse le marxisme-léninisme d’être partisan, pour dissimuler son propre point de vue de classe.

    Le propre du prolétariat est au contraire son esprit de parti. Il juge et combat en fonction des intérêts du prolétariat, en sachant que tant qu’il y aura des classes, il y aura aussi des luttes de classes, il y aura des idées représentant les intérêts de la bourgeoisie et d’autres représentants les intérêts du prolétariat. Il ne faut pas se dissimuler le fait que tout point de vue est un point de vue de classe et c’est pourquoi nous ne prétendons pas à l’ « objectivité » en traitant le concept de dictature chez Lénine. C’est là le premier caractère du marxisme : le marxisme est l’idéologie du prolétariat. Un second caractère du marxisme est qu’il fonde son action sur la connaissance de la réalité objective, et non sur un dogme ou un quelconque désir subjectif :

    « La philosophie marxiste – le matérialisme dialectique – a deux particularités évidentes. La première, c’est son caractère de classe : elle affirme ouvertement que le matérialisme dialectique sert le prolétariat ; la seconde, c’est son caractère pratique : elle met l’accent sur le fait que la théorie dépend de la pratique, que la théorie se fonde sur la pratique, et à son tour, sert la pratique. »

    Aussi s’il est important de « connaître » le marxisme, cela est insuffisant, car, « le marxisme n’est pas un dogme mais un guide pour l’action » (Mao Tsetoung) ; il est essentiel de connaître les conditions spécifiques de la France et de savoir appliquer le marxisme : l’universel n’existe que dans le particulier.

    L’application du marxisme-léninisme aux conditions spécifiques de la France ne peut et ne doit être transposée dogmatiquement à partir d’aucune autre expérience révolutionnaire concrète. Cette vérité ne signifie nullement que les expériences historiques du mouvement ouvrier international ne comportent pas différents enseignements et principes de portée universelle. La Commune de Paris, la Révolution d’Octobre 1917, la Révolution chinoise de 1949, la grande Révolution culturelle prolétarienne de Chine et d’autres révolutions ont enrichi la connaissance du prolétariat révolutionnaire sur les plans théoriques, stratégiques, tactiques, politiques et organisationnels.

    Tout en tenant compte de ces enseignements et de ces principes, la préparation et le processus de la révolution prolétarienne en France ne pourront remporter de succès qu’en étudiant minutieusement la situation objective française, qu’en tenant compte des caractères spécifiques propres à la situation en France : la révolution prolétarienne en France devra se développer dans les conditions d’un pays capitaliste hautement développé et parvenu au stade suprême du capitalisme monopoliste d’Etat.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    NOTES

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (1)               Un programme :

    « Tout pas fait en avant, toute progression réelle importe plus qu’une douzaine de programmes… Si l’on fabrique des programmes de principes… on pose publiquement des jalons qui indiqueront au monde entier le niveau du mouvement du parti. »

    (Karl Marx Critique du programme de Gotha Editions en langues étrangères Pékin 1972)

     

    (2)               Sectes :

    Dans une lettre de Marx à F. Bolte, du 28 novembre 1871, on lit :

    « L’évolution du sectarisme socialiste et celle du véritable mouvement ouvrier vont constamment en sens inverse. Tant que les sectes se justifient (historiquement), la classe ouvrière n’est pas encore mûre pour un mouvement historique indépendant. Dès que celle-ci est arrivée à maturité, toutes les sectes sont essentiellement réactionnaires. »

     

    Egalement :

    « La première phase dans la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie est marquée par le mouvement sectaire. Il a sa raison d’être à une époque où le prolétariat n’est pas encore assez développé pour agir comme classe. Des penseurs individuels font la critique des antagonismes sociaux, et en donnent des solutions fantastiques que la masse des ouvriers n’a qu’à accepter, à propager, à mettre en pratique. Par leur nature même, les sectes formées par ces initiateurs sont abstentionnistes, étrangères à toute action réelle, à la politique, aux grèves, aux coalitions, en un mot à tout mouvement d’ensemble. La masse du prolétariat reste toujours indifférente ou même hostile à leur propagande. (…) Ces sectes, leviers du mouvement à leur origine, lui font obstacle dès qu’il les dépasse ; alors elles deviennent réactionnaires (…). C’est là l’enfance du mouvement prolétarien, comme l’astrologie et l’alchimie sont l’enfance de la science. »

    (Circulaire privée du Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs.)

     

    (3)               Socialisme utopique :

    Ce vocable regroupe toutes les doctrines socialistes qui bâtissaient des plans de reconstruction de la société, sans tenir compte de la vie réelle de la société et des luttes de classes : ce sont des recettes que les tenants de ces doctrines proposaient souvent aux clases possédantes elles-mêmes.

     

    (4)               Socialisme scientifique :

    C’est la doctrine de Marx et Engels, qui firent du socialisme une science. Ils démontrèrent que le socialisme n’est pas un rêve, mais le résultat inéluctable de l’action du prolétariat, dont la tâche est de détruire le capitalisme pour lui substituer une société nouvelle.

     

    (5)               Karl Marx et Friedrich Engels : Œuvre tome 34 page 241.

     

    (6)               Weydemeyer Joseph :

    Officier d’artillerie en retraite que Marx et Engels connurent à Bruxelles. En 1845, Weydemeyer, hostile au régime prussien, avait quitté l’armée pour pratiquer le journalisme. Il se passionna pour les idées socialistes qu’il contribua à propager en Amérique.

     

    (7)               Karl Marx et Friedrich Engels :

    Correspondance Editions sociales Paris 1971 Tome premier 1835-1848 pages 507 à 508.

     

    (8)               Le procès des communistes de Cologne :

    La séance du 15 septembre 1850 du conseil central de la Ligue des communistes consomma la scission de la Ligue. La minorité, sous la direction de Willich et Schapper, se fixa à Londres. Le siège du conseil central de la majorité fut transféré à Cologne. Lors de cette séance ; Marx déclara :

    « A la conception critique, la minorité substitue une conception dogmatique ; à la conception matérialiste, elle substitue une conception idéaliste. Au lieu de la situation réelle, c’est la simple volonté qui devient la force motrice de la révolution. Tandis que nous disons aux ouvriers : « Vous avez à traverser 15, 20, 50 ans de guerres civiles et de luttes internationales, non seulement pour changer la situation existante, mais pour vous changer vous-même et vous rendre aptes au pouvoir politique », vous, vous leur dites au contraire : « Il nous faut immédiatement arriver au pouvoir, ou bien nous n’avons qu’à aller dormir. » Tandis que nous, nous signalons tout particulièrement aux ouvriers allemands l’état insuffisamment développé du prolétariat allemand, vous, vous flattez de la manière la plus grossière, le sentiment national et les préjugés sociaux des artisans allemands, ce qui évidemment est plus populaire. De même que les démocrates ont fait du mot peuple un fétiche, vous faites, vous, un fétiche du mot prolétariat. Ou comme les démocrates, vous substituez à l’évolution révolutionnaire la phraséologie révolutionnaire… ».

     

    En mai-juin 1851, il y eut de nombreuses arrestations de militants en Allemagne, dirigées d’abord contre la Ligue des communistes. Le président de la police de Berlin, Hinckeldey, écrivait dans un rapport secret en avril 1852 :

    « On peur dès aujourd’hui dire en toute certitude du parti de Marx-Engels qu’il est bien au-dessus de tous les membres des « Emigrations », « Agitations » et comités centraux, car il dispose indiscutablement de bien plus de connaissances et de talent. Marx lui-même est une personnalité connue et il faut reconnaître qu’il y a dans le bout d’un de ses doigts plus d’esprit que dans les têtes de toute la compagnie. »

     

    Le procès de Cologne commença le 4 octobre 1852 contre 11 communistes. On avait saisi chez les accusés des exemplaires du Manifeste du parti communiste, mais il n’existait aucun fait matériel susceptible de prouver leur culpabilité.

     

    (9)               Bakounine (1814-1876) :

    Anarchiste et radicaliste petit-bourgeois.

    « La théorie de Bakounine, écrivait Engels, est bien singulière. C’est du proudhonisme mêlé à du communisme. Et l’essentiel de son proudhonisme est cette idée que le mal essentiel à supprimer, c’est l’Etat, et non pas le Capital, ni, par conséquent, l’antagonisme de classe entre les capitalistes et les ouvriers salariés, antagonisme qui résulte de l’évolution sociale. » (Marx-Engels Ausgewählte Briefe 1953).

     

    (10)           Véra Zassoulitch (1849-1919) :

    Au début populiste, puis sociale-démocrate en Russie. En 1878, fit une tentative pour tuer Trépov, gouverneur de Pétersbourg. En 1883, prit part à la fondation du premier groupe marxiste en Russie, « Libération du Travail ».

     

    (11)           Voir : La Première Internationale collection 10/18 Union Générale d’Editions Paris 1976 qui rassemble l’essentiel des rapports présentés au cours des séances de l’Association de l’Internationale des Travailleurs (A.I.T.).

     

    (12)           Proudhon (1809-1865) :

    « M. Proudhon est, de la tête aux pieds, philosophe économiste de la petite bourgeoisie… Un tel petit bourgeois divinise la contradiction, car la contradiction est le fond de son être. Il n’est que la contradiction sociale mise en action. Il doit justifier par la théorie ce qu’il est en pratique et M. Proudhon a le mérite d’être l’interprète scientifique de la petite bourgeoisie française, ce qui est un mérite réel, parce que la petite bourgeoisie sera partie intégrante de toutes les révolutions qui se préparent… ».

    (Lettre à Annenkov écrite par Marx en français en 1846).

     

    (13)           Lassalle Ferdinand (1625-1864) :

    Premier organisateur du mouvement ouvrier allemand, fondateur de l’Association générale allemande des travailleurs.

     

    (14)           Trade-union :

    Syndicats anglais.

    « Les membres des trade-unions représentent environ 4 % de la population… Les trade-unions comptent dans leurs rangs environ 20 % d’ouvriers adultes du sexe masculin vivant de leur travail manuel. »

    « Des trade-unions font partie, en règle générale, des groupes d’élite d’ouvriers de chaque branche. C’est pourquoi leur influence morale et spirituelle sur la masse des ouvriers n’est nullement proportionnée à leur nombre. » (S. et B. Webb Histoire du trade-unionisme britannique Stuttgart Dietz 1895 pages 363, 365, 381.)

     

    (15)           Citation du Manifeste du parti communiste

    Page 14 Collection 10/18 Union Générale d’Editions 1962.

     

    (16)           Mode de production :

    « Les forces productives et les rapports de production forment un ensemble qui est le mode de production. »

    (Manuel d’économie politique de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. 1955 page 10).

     

    (17)           Socialisme :

    Le socialisme est la première phase du communisme.

    « Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue. »

    (Karl Marx Critique du programme de Gotha Editions en langues étrangères Pékin 1972 page 13).

     

    (18)           Moyens de production :

    « Est objet de travail tout ce à quoi l’homme applique son travail… Les moyens de travail désignent toutes les choses à l’aide desquelles l’homme agit sur l’objet de son travail et le modifie… Les objets de travail et les moyens de travail constituent les moyens de production. » (Manuel d’économie politique de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. 1955 pages 9 et 10).

     

    (19)           Owen (1771-1858) :

    Socialiste utopiste anglais.

     

    (20)           Fourier Charles (1788-1856) :

    Socialiste utopiste français.

     

    (21)           Cabet Etienne (1788-1856) :

    Socialiste utopiste français.

    « En ce qui concerne les systèmes… ceux qui ont presque tous surgi au début du mouvement communiste, la propagande s’en servait en tant que romans populaires, lesquels correspondaient parfaitement à la conscience encore peu développée des prolétaires qui venaient de se mettre en mouvement. Cabet lui-même nomme « Icarie » (« Voyage en Icarie » 1842) un roman philosophique. » (Idéologie allemande 1847).

     

    (22)           Weitling Wilhelm (1808-1871) :

    C’est un des théoriciens du communisme « égalitaire » utopique en Allemagne ; tailleur de son état.

     

    (23)           Manifeste du parti communiste page 15.

     

    (24)           Darwin (1809-1882) :

    « J’ai lu toutes sortes de choses. Entre autre le livre de Darwin sur la sélection naturelle. Malgré sa lourdeur anglaise, c’est le livre qui renferme le fondement biologique de notre théorie. »

    (Marx Lettre à Engels décembre 1860).

     

    (25)           Transformisme :

    Théorie qui traite des modifications subies par les êtres vivants.

    Voir De l’origine des espèces de Darwin (1859).

     

    (26)           Commune de Paris :

    Voir l’Histoire de la Commune de 1871 de P.O. Lissagaray EDITION petite collection Maspero Paris 1972.

     

    (27)           Manifeste du parti communiste page 16.

     

    (28)           K. Marx La guerre civile en France Editions en langues
    étrangères Pékin 1972.

     

    (29)           Augustin Thierry (1795-1856) :

    Historien bourgeois français de tendance libérale qui reconnaissait la division de la société en classes mais niait l’antagonisme implacable entre la bourgeoisie et le prolétariat.

     

    (30)           Force de travail :

    « La force de travail est la faculté que l’homme a de travailler, la somme des forces physiques et spirituelles grâce auxquelles il est capable de produire des biens matériels. La force de travail est l’élément actif de la production. »

    (Manuel d’économie politique de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. 1955).

     

    (31)           Dialectique :

    C’est la science de l’unité des contraires. Voir : l’Anti-Dühring et Dialectique de la nature de Engels, ouvrages publiés aux Editions sociales.

     

    (32)           Matérialisme :

    Voir : Politzer Les principes élémentaires de philosophie Editions sociales.

     

    (33)           Hegel (1770-1831) :

    Philosophe allemand qui joua un grand rôle dans l’élaboration de la conception dialectique des choses. « … Ma méthode d’analyse n’est pas celle de Hegel, puisque je suis matérialiste et Hegel idéaliste. La dialectique de Hegel est la forme fondamentale de toute dialectique, mais seulement après s’être dépouillé de sa forme mystique, et c’est précisément cela qui distingue ma méthode… » Marx à Kugelmann 6-3-1868.

     

    (34)           Bossuet (1627-1704) :

    Voir : le Discours sur l’histoire universelle Collection Garnier Flammarion Paris 1966.

     

    (35)           Empédocle d’Agrigente (né vers 484 avant notre ère) :

    Ce fut un partisan déterminé de la démocratie. Banni de sa cité, il se réfugia dans le Péloponnèse où il mourut vers 424 avant notre ère. Il nous reste de lui des fragments d’un livre intitulé De la nature. Selon Empédocle, l’intelligence se nourrit dans les flots du sang bouillonnant. C’est principalement de là que vient ce qu’on appelle la pensée humaine, car le sang qui afflue autour du cœur est proprement la pensée humaine. D’après ce qui s’offre à elle, la pensée des hommes se développe. Ce sont là des points de vue qui constituent l’embryon du matérialisme et de la dialectique.

     

    (36)           Nietzsche (1844-1900) :

    Philosophe idéaliste allemand.

    Consulter son livre : Ainsi parlait Zarathoustra Collection Idées Edition Gallimard 1971.

     

    (37)           Forces productives :

    « Les instruments de production à l’aide desquels les biens sont produits, les hommes qui mettent en œuvre ces instruments et produisent les biens matériels, grâce à une certaine expérience de la production et à des habitudes de travail, constituent les forces productives de la société. Les masses laborieuses sont la principale force productive de la société humaine à toutes les étapes de son développement. »

    (Manuel d’économie politique de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. tome 2 page 10 1955).

     

    (38)           Formation sociale :

    « Dans leur totalité, les rapports de production forment ce qu’on appelle les rapports sociaux, la société, et, notamment, une société à un stade de développement historique déterminé, une société à caractère distinctif original. » (K. Marx Travail salarié et capital Editions en langues étrangères Pékin 1970).

     

    (39)           Dialectique du maître et de l’esclave :

    Ouvrage de Hegel à consulter : La Phénoménologie de l’Esprit.

     

    (40)           Spartacus :

    Chef des esclaves révoltés contre Rome ; tué en 71 avant notre ère.

     

    (41)           Tiers-état :

    Partie de la société française qui, avant 1789, n’appartenait ni à la noblesse ni au clergé.

     

    (42)           Rapports de production :

    « Les rapports sociaux déterminés des hommes entre eux dans le processus de la production des biens matériels constituent les rapports de production.

    Les rapports de production comprennent : a) les formes de propriété des moyens de production ; b) la position des divers groupes sociaux dans la production qui en découle et les rapports entre eux ; c) les formes de répartition des produits qui dépendent de la propriété des moyens de production et de la position des hommes dans la production. » (Manuel d’économie politique de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. 1955 page 10).

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