• La Commune de Paris de 1871 et la Franc-maçonnerie (2° version) (3)

    Karl Marx (1818-1883) : Auteur en 1871 de La guerre civile en France : adresse du Conseil général de l’Association internationale des travailleurs.

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    Jean Macé (1815-1894) : Enseignant et journaliste. Franc-maçon. L fut actif aux loges de la Parfaite Harmonie de Mulhouse et de la Fidélité de Colmar et membre des Frères réunis à Strasbourg. Suite à la défaite de 1870, il influença le Grand Orient de France en un sens patriote et chauvin. Il crée la Ligue de l’enseignement en 1866, qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Il se lie d’amitié avec Louis Nathaniel Rossel, partisan de l’éducation des classes ouvrières.

     

    Hortense Aurore Machu, née David (1835- ?) : Fabrique des brosses. Cantinière. Elle combattit sur la barricade de la rue Royale.

     

    Magdelenas : Franc-maçon. De la Loge de la Clémente Amitié cosmopolite. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Patrice de <Mac-Mahon, comte de Mac –Mahon, duc de Magenta (1808-1893) :

     

    Pierre Magne (1806-1879) : Avocat. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre des Finances.

     

    Joseph Pierre Magnin (1824-1910) : Maître de forges. Député de province, membre du gouvernement de Défense national comme Ministre de l’Agriculture et du Commerce.

     

    Pierre-Antoine-Frédéric. Malapert (1815-1890) : Franc-maçon. Orateur du Suprême Conseil.

     

    Pierre Malardier (1818-1894) : Il accueillit la nouvelle de la proclamation de la Commune avec enthousiasme et prépara un mouvement communaliste dans la Nièvre.

     

    Charles Maljournal (1841-1894) : Ouvrier relieur. Il adhère à l’AIT. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il servit dans le 240° bataillon de la garde nationale.

     

    Benoît Malon (1841-1893) : Franc-maçon. Ouvrier teinturier. Militant ouvrier, communard, journaliste, écrivain. Le 8 février il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et se range du côté de la Minorité. A écrit : La troisième défaite du prolétariat français (1871).

     

    Hector Henri Malot (1830-1907) : Romancier. Il est l’ami de Jules Vallès qu’il soutient dans son exil londonien, lui apportant aide financière et réconfort moral. C’est grâce à lui que le manuscrit Jacques Vingtras, qui devient L’Enfant, est publié.

     

    Malvina : Femme.

     

    Pierre Malzieux (1828-1882) : Fondateur de la section de l’Internationale de Batignolles. Garde national, élu capitaine de la 3° compagnie du 91° bataillon.  Tué le 22 janvier 1871 lors de la fusillade qui a suivi le soulèvement à Paris, place de l’Hôtel de Ville, contre le gouvernement de Défense nationale, fusillade commandée par Gustave Chaudey.

     

    Edouard Manet (1832-1882) : Peintre. Républicain convaincu, Manet s’engage dans la Garde nationale au moment de la guerre de 1870en même temps que Degas sous les ordres du peintre Meissonier, qui est colonel. Elu à la fédération des peintres et sculpteur, il regarde avec horreur la répression et l’exprime dans deux lithographies, La Barricade (1871-1873) et Guerre civile (1871).

     

    Marie Manière : Communarde. Elle s’est investie dans la lutte pour l’instruction des jeunes filles. Elle souhaite une école laïque et professionnelle. Pendant la Commune, elle est institutrice-directrice d’un atelier-école où l’on valorise une formation donnée à la fois par des ouvrières et des institutrices.

     

    Marcand : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.

     

    Joséphine Marchais : Blanchisseuse. Vivandière au Bataillon des Enfants Perdus. Elle fut prise les armes à la main et déportée à Cayenne. Condamnée à mort, commuée en déportation en Guyane.

     

    Madeleine Marchais : Sœur de Joséphine.

     

    André Marchet : Correspondant de l’Internationale à Bordeaux.

     

    Marcheval : Tisserand. Correspondant de l’Internationale à Vienne.

     

    Marcou :

     

    Mariani : Femme.

     

    Pierre Joseph Henri Marmottan (1832-1914) : Franc-maçon. Docteur en médecine. Elu au Conseil de la Commune le 26 mars. Républicain modéré, il fit partie des démissionnaires. Fait partie de l’aile gauche de l’opportunisme.

     

    Gustave Louis Maroteau (1849-1875) : Journaliste de la Commune.

     

    Commune de Marseille : Elle dure quatorze jours, du 22 mars au 5 avril 1871. La Loge « La Réunion des Amis choisis » du Grand Orient, formée de républicains et de blanquistes, fonde, pour entraîner les autres loges, le 11 février 1868, un Comité central d’initiative des loges de dix membres : l’avocat Gaston Crémieux, Barne, Brochier, Chappuis, de Pleuc, Dhionnet, Massip, Rouvier et Adolphe Royannez. Parallèlement voient le jour l’Association phocéenne de l’Enseignement, de l’Instruction et de l’Education des deux sexes et la Caisse Centrale de Secours.

     

    Jules Martelet (1843-1916) : Peintre sur verre. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il s’enrôle dans la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics.

     

    Constant Martin (1839-1906) : Pendant la Commune, secrétaire de la délégation à l’enseignement. Membre des sections du panthéon et du XIII° arrondissement. Exilé à Londres, il fit partie du Conseil général de l’Internationale. Actif militant blanquiste, puis anarchiste.

     

    Henri Martin (1810-1883) : Historien, essayiste, et romancier. Mair du XVI° arrondissement de Paris en 1870.

     

    Martin : Franc-maçon. Ex secrétaire de la loge l’Harmonie de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Paul Martine (1845-1913) : Elève de l’Ecole normale, agrégé d’histoire. Il fut l’intermédiaire de Rossel auprès de la Commune et son agent de liaison. A écrit les Souvenirs d’un insurgé. La Commune (1871)

     

    Karl Marx (1818-1883) : Auteur en 1871 de La guerre civile en France : adresse du Conseil général de l’Association internationale des travailleurs.

     

    Masse : Franc-maçon. Trésorier de la fédération, président de la réunion des originaires de l’Yonne. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Masson : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Matté : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Emile Maury : Mes souvenirs sur les événements des années 1870-1871.

     

    Joseph Etienne Maviel (1847-1905) : Cordonnier. Commune de Marseille. Il prit part à l’insurrection du 8 août 1870, qui s’empara de l’Hôtel de Ville. Il appartient à la commission départementale (23 mars-4 avril).

     

    Elie Henri May (1842-1899): Nommé par la Commune directeur de la manufacture des tabacs, puis devient l’adjoint de son frère, Gustave Charles May.

     

    Gustave Charles May (1845-?): S’est vu confier par Eudes le poste d’intendant général.

     

    Albert May, dit Séligman: Commune de Marseille.

     

    Simon Mayer : Franc-maçon.  Initié en 1867 à l’Union Parfaite de la Persévérance.

     

    Simon Charles Mayer (1820-1887) : Capitaine au 169° bataillon de la Garde nationale. Nommé colonel chargé de l’organisation des légions le 27 avril, major commandant la place Vendôme le 1° mai, puis sous-directeur des mouvements au ministère de la Guerre le 4 mai. Sa défense devant les Versaillais manqua de dignité. A publié en 1880 : Souvenirs d’un déporté. Etapes d’un forçat politique.

     

    Méguy : Femme. Commune de Marseille.

     

    Léon Guillaume Edmond Mégy (1841-1884) : Mécanicien. Militant blanquiste, il était avec Flourens à Belleville, le 11 février 1870, quand on y dressa des barricades. Durant le siège, il servit dans la Garde nationale. Reçoit le 13 avril le grade de colonel et le commandement du fort d’Ivry, qu’il abandonne le 30 avril.

     

    Jules Méline (1838-1925) : Elu membre de la Commune le 26 mars 1871.

     

    Nicolas Cécile François Anne Célestin dit Léo Melliet ou Meilliet (1843-1909) : Clerc d’avoué. Membre de l’association internationale des travailleurs. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il est nommé maire-adjoint du XIII° arrondissement et participe à la création du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle des Relations extérieures. Il vote pour la création du Comité de salut public. Il est élu au Comité de Salut public. Puis il devient gouverneur du fort de Bicêtre et est responsable de l’arrestation des dominicains d’Arcueil.

     

    Anne Marie Ménand (ou Menan) dite Jeanne Marie : « Pétroleuse ». A fait l’objet d’un poème de Rimbaud :

          Les Mains de Jeanne-Marie 

     







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    Jeanne-Marie a des mains fortes,
    Mains sombres que l'été tanna,
    Mains pâles comme des mains mortes.
    — Sont-ce des mains de Juana ?
     
    Ont-elles pris les crèmes brunes
    Sur les mares des voluptés ?
    Ont-elles trempé dans des lunes
    Aux étangs de sérénités ?
     
    Ont-elles bu des cieux barbares,
    Calmes sur les genoux charmants ?
    Ont-elles roulé des cigares
    Ou trafiqué des diamants ?
     
    Sur les pieds ardents des Madones
    Ont-elles fané des fleurs d'or ?
    C'est le sang noir des belladones
    Qui dans leur paume éclate et dort.
     
    Mains chasseresses des diptères
    Dont bombinent les bleuisons
    Aurorales, vers les nectaires ?
    Mains décanteuses de poisons ?
     
    Oh ! quel Rêve les a saisies
    Dans les pandiculations ?
    Un rêve inouï des Asies,
    Des Khenghavars ou des Sions ?
     
    — Ces mains n'ont pas vendu d'oranges,
    Ni bruni sur les pieds des dieux :
    Ces mains n'ont pas lavé les langes
    Des lourds petits enfants sans yeux.
     
    Ce ne sont pas mains de cousine
    Ni d'ouvrières aux gros fronts
    Que brûle, aux bois puant l'usine,
    Un soleil ivre de goudrons.

     
    Ce sont des ployeuses d'échines,
    Des mains qui ne font jamais mal,
    Plus fatales que des machines,
    Plus fortes que tout un cheval !
     
    Remuant comme des fournaises,
    Et secouant tous ses frissons,
    Leur chair chante des Marseillaises
    Et jamais les Eleisons !
     
    Ça serrerait vos cous, ô femmes
    Mauvaises, ça broierait vos mains,
    Femmes nobles, vos mains infâmes
    Pleines de blancs et de carmins.
     
    L'éclat de ces mains amoureuses
    Tourne le crâne des brebis !
    Dans leurs phalanges savoureuses
    Le grand soleil met un rubis !

     
    Une tache de populace
    Les brunit comme un sein d'hier ;
    Le dos de ces Mains est la place
    Qu'en baisa tout Révolté fier !
     
    Elles ont pâli, merveilleuses,
    Au grand soleil d'amour chargé,
    Sur le bronze des mitrailleuses
    À travers Paris insurgé !
     
    Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées,
    À vos poings, Mains où tremblent nos
    Lèvres jamais désenivrées,
    Crie une chaîne aux clairs anneaux !
     
    Et c'est un soubresaut étrange
    Dans nos êtres, quand, quelquefois,
    On veut vous déhâler, Mains d'ange,
    En vous faisant saigner les doigts !
     

     

    Mendès-Catulle (1841-1909) : Ecrivain et poète. Il est dit que Catulle Mendès présenta la franc-maçonnerie à Guy de Maupassant. Auteur en 1871 Les 73 Journées de la Commune (du 18 mars au 29 mai 1871). Il note à propos de la mort de Millière : « Il y a une chose extraordinaire, c’est que les lâches sont braves. ». Circonspect au-début, il devient hostile à la Commune aux fils des jours.

     

    Louise Mesbre : Communarde.

     

    Louise Mesler : Communarde.

     

    Louise Michel (1830-1905) : Franc-maçonne. Militante anarchiste, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Auteur de La Commune (1898).

     

    Joséphine Michel Bocquin : Communarde.

     

    Louis Mie (1831-1877) : Avocat. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fonde un journal radical, la République de la Dordogne, et se rendit à Tours, où il organisa une garde civique, chargée de protéger le gouvernement. Pendant la Commune, il fut délégué de Paris pour essayer de mettre un terme à la guerre civile. A écrit en 1869 : La franc-maçonnerie et l’évêque de Périgueux.

     

    Jean François Millet (1814-1875) : Artiste-peintre réaliste.

     

    Jean Baptiste Edouard Millière (1817-1871) : Journaliste et député. Fusillé sur les marches du Panthéon le 26 mai 1871.

     

    Madame Millière : Epouse d’Edouard Millière. Arrêtée parce qu’on a fusillé son mari.

     

    Paule Minck ou Mink (1839-1901) : Franc-maçonne. Son nom est Adèle Paulina Mekarska. Fille d’un comte polonais réfugié en France après 1830, elle militait à  la fin de l’Empire dans les milieux féministes aux côtés d’André Léo et écrivait dans les journaux d’opposition. Dès 1868, elle rejoint la première Internationale. Sous la Commune, elle ouvrit une école gratuite dans l’église Saint-Pierre-de-Montmartre et anima le club de l’église Saint-Sulpice.

     

    Jules François Miot (1809-1883) : Pharmacien. Membre de l’AIT. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. C’est lui qui a l’idée du Comité de Salut public.

     

    Moblot :

     

    Jules Antoine, dit Tony Moilin (1832-1871) : Elève puis assistant de Claude Bernard. Il signe l’Affiche rouge. Le 21 avril, il est nommé chirurgien-major du 193° bataillon.

     

    Gabriel Mollin : Doreur. Membre de la direction parisienne de l’Internationale.

     

    James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu (1846-1908) : Lieutenant, il participe au siège de Paris contre la Commune de Paris. Un des responsables des Gardes mobiles bretons, installés dans l’Hôtel de Ville de Paris, qui a fait tirer sur la foule lors du soulèvement du 22 janvier 1871, à la demande de Gustave Chaudey.

     

    Jean-Baptiste Alexandre Montaudon (1818-1899) : Franc-maçon. Général du 1° corps d’armée de l’armée versaillaise. Ses opinions politiques étaient celles d’un conservateur-monarchiste. Commandant de l’armée de Versailles.

     

    Jules Louis Montels (1846-1916) : Commis-négociant en vins. Membre de l’AIT. Signe l’Affiche rouge. Du 24 au 31 mars il appartient à la Commune insurrectionnelle de Narbonne.

     

    Edouard Auguste Moreau (1836-1871): Homme de lettres. S’engage dans le 183° bataillon de la Garde nationale. Ayant faut preuve de bravoure à Buzenval, il entre au Comité central de la Garde nationale. Le 8 mai, il est nommé par Delescluze commissaire civil de la Commune auprès du délégué à la Guerre  Fusillé à la caserne Lobau le 25 mai 1871.

     

    Edme Augustin Jean Moreau-Vauthier (1831-1893): Sculpteur. Membre de la commission fédérale des artistes.

     

    Henri Morel: A publié en 1871 le Pilori des Communeux. Leurs antécédents, leurs mœurs, leur caractère, révélations.

     

    Morterol:

     

    Henri Joseph Mortier (1843-1894) : Ouvrier tourneur sur bois. Blanquiste. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Il siège au Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la commune. Il siège à la commission des Services publics, puis à la commission d Sûreté générale le 3 mai.

     

    Motter :

     

    Jules Mottu : Maire du 11° arrondissement de Paris en 1870.

     

    Mossurenghy : Franc-maçon. Du Grand Orient du Brésil. Signataire de l’appel du 56 mai 1871.

     

    André Pierre Murat (1833-1893) : Fondateur de l’AIT en France. Sous la Commune, il devient chef de la fabrication de la Monnaie, sous la direction de Camélinat.

     

    Charles Bertrand Murat (1818-1897) : Elu adjoint de la Commune de Paris aux élections du 26 mars 1871, il démissionne ainsi que tous les autres modérés.

     

    Musson :

     

    Henri Myard (1825-1871) : Membre de l’AIT, secrétaire de la section de Montrouge.

     

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    Félix Tournachon, dit Nadar (1830-1910) : Photographe. Dessinateur. Ecrivain. Sympathisant de la Commune.

     

    Claude Dominique dit Napias-Piquet (1813-1871) : Signataire de l’Affiche rouge. Fusillé « au coin de la rue du Louvre ».

     

    Napoléon III : Voir Bonaparte.

     

    Emmanuel Gustave Naquet (1819-1889) : Franc-maçon. Editeur, Journaliste, Poète, Préfet de Léon Gambetta. Il est initié à Londres dans la loge des Proscrits le 1° mars 1852. En 1869, il est initié à Londres au rite maçonnique de Memphis avec Alphonse Esquiros. En 1870, il participa à la prise de l’Hôtel de Ville de Marseille avec Crémieux et Hugues, fonde Le Midi, journal de l’Union démocratique, participa au Réveil de Charles Delescluze. C’est dans les locaux de son journal que se réunit le premier comité de salut public qui devient par la suite la commission départementale provisoire, dont il est membre actif et prend, avec Gaston Crémieux, un rôle dirigeant dans la Commune de Marseille. En 1875, il devient radical, puis peu de temps après, il adhère au Boulangisme. Il est radié de sa loge en 1879 pour non paiement.

     

    Nast : Membre du Conseil de la Commune (IX° arrondissement).

     

    Yvan Salmon dit Victor Noir (1848-1870) : Journaliste tué à l’âge de 21 ans d’un coup de feu par Pierre Bonaparte.

     

    François Pierre Jules Louis Gaston Buffier, dit Nostag (1845- ?) : Membre de l’AIT, secrétaire de la section d’Ivry et de Bercy. Sous la Commune, il dirigea le seul journal qui se réclamait officiellement de l’Internationale, La Révolution politique et sociale.

     

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    Auguste Adolphe Okolowicz (1838-?): Chanteur, puis dirigeant du Casino Cadet. Enfin dirigeant du journal Paris-Théâtre. Durant le siège, il est capitaine à la Légion des Volontaires de la France. Le Comité central le nomme le 24 mars commandant du 90° bataillon. La Commune le nomme le 20 avril sous-chef d’état-major du général Dombrowski.

     

    Catherine Olivier: Communarde. 

     

    Emile Ollivier (1825-1913): Avocat. Chef de Cabinet du 2 janvier 1870 au 10 août 1870.

     

    Robert Richard O’Reilly : Secrétaire de la préfecture de police de Paris. Maire du 10° arrondissement de Paris du 6 septembre 1870 au 3 novembre 1871.

     

    François Hosteins Léopold Charles Ostyn (1823-1912) : Ouvrier tourneur. Membre du premier Comité central de la Garde nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il siège à la commission des Subsistances, puis à celle des Services publics. Il vote contre la création d’un Comité de salut public.

     

    Gustave Oudet (1816-1897) : Avocat. Républicain modéré.

     

    Joseph Emile Oudet (1826-1909) ; Ouvrier peintre sur porcelaine. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il anime le club de la salle Favier à Belleville. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Sûreté générale.  Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

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    Olivier Alphonse Pain (1845-1885) : Sous la Commune, il devient chef de cabinet de Grousset aux Relations extérieures.

     

    Charles Guillaume Marie Apollinaire Antoine Cousin Montauban, Comte de Palikao (1796-1878) : Général. Dernier gouvernement de Napoléon III. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, l’impératrice régente le chargea le 9 août 1870  de la constitution d’un nouveau cabinet, dont il prit la direction avec le portefeuille du ministère de la guerre. La fusillade de La Ricamarie eut lieu le 17 juin 1871. La troupe tira sur des mineurs en grève, tua onze hommes, deux femmes, fit de nombreux blessés dont une fillette à laquelle Palikao empêcha de porter secours.

     

    Louis Palix : Tailleur. Un des dirigeants de l’Internationale à Lyon. A participé à la Commune de Lyon. Membre du Comité central du salut de la France.

     

    Eulalie Papavoine (née en 1876) : Couturière. Ambulancière. Légende de la pétroleuse : « J’ai été réjoui, ce matin, par l’histoire de Mlle Papavoine, une pétroleuse, qui a subi au milieu des barricades les hommages de dix-huit citoyens, en un seul jour ! Cela est raide. »— Flaubert, Correspondance. Combattante à la plaine de Vanves. A suivi son compagnon, Ernest Balthazar, ouvrier ciseleur, comme ambulancière au 135° Bataillon. Condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée.

     

    J. B. Parche : Franc-maçon. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Pierre Ulysse Parent (1828-1880) : Franc-maçon. Dessinateur en objets d’art. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune, mais il démissionne le 5 avril. Il continue à militer dans la franc-maçonnerie en faveur de la Commune.

     

    François Louis Parisel (1841-1878) : Médecin et pharmacien. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Subsistance puis à la Délégation scientifique.

     

    Félicité Paul : Communarde.

     

    Pélissier: Communard de la Commune de Marseille, fusillé en même temps que Gaston Crémieux.

     

    Eugène Pelletan (1813-1884) : Franc-maçon. Initié franc-maçon en 1864 dans la loge l’Avenir, dont il devient vénérable, avant d’entrer au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Fait partie du gouvernement de la Défense nationale.

     

    Camille Pelletan (1846-1915) : Franc-maçon. Journaliste. Reçu maçon le 11 avril 1870 à la loge La Mutualité 190, il sera un frère respecté mais peu assidu. Ami des poètes du Parnasse contemporain (Léon Valade, Emile Blémont, Charles Cros, Paul Verlaine…). Après la guerre franco-prussienne de 1870, il est l’un des principaux meneurs des radicaux « intransigeants » et s’oppose avec Clémenceau aux républicains « opportunistes » qui suivent Léon Gambetta. Il mène le combat contre le boulangisme. En 1901 membre du Parti radical-socialiste, opposé au collectivisme. Le 23 juin 1901, il déclare : « Ce qui nous sépare des socialistes collectivistes, c’est notre attachement passionné au principe de la propriété individuelle, dont nous ne voulons ni commencer, ni même préparer la suppression. ». A écrit : La Semaine de mai en 1880 et Questions d’histoire. Le Comité central et la Commune en 1879.

     

    Clara Perrier : André Léo, Anna Jaclard, Noémie Reclus et Clara Perrier participent à la commission créée par Vaillant « pour organiser et surveiller l’enseignement dans les écoles de filles ».

     

    Georges Charles Frédéric Hyacinthe Périn (1838-1903) : Avocat, voyageur, journaliste.

     

    Arthur Pernollet (1845-1915) : Elève de l'École centrale, puis ingénieur,  élection, il siégea ensuite à l'Union des gauches et vota en 1886 contre le boulangisme.

     

    Charles Pernolet : Maire du 13° arrondissement de Paris en 1870.

     

    Perrachon :

     

    Perusset :

     

    Alphonse Peyrat (1812(1890) : Journaliste. Elu député à l’Assemblée nationale le 8 février 1871.

     

    Philippe (Jean Philippe Fenouillas, dit) (1830-1873) : Commerçant en vin. Il est membre de la Garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871). Aux élections complémentaires du 16 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    Paul Honoré Pia ou Piat (1831-1897) : Dirigeant du trafic ferroviaire à la compagnie d’Orléans. Fait la guerre au 1189° bataillon de la Garde nationale, en tant que capitaine. Durant la Commune, il est nommé membre de la commission d’enquête chargée d’attribuer des pensions aux veuves et aux orphelins des gardes nationaux tués au combat. Il assura le contrôle général des chemins de fer.

     

    Louis Joseph Ernest Picard (1821-1877) : Avocat. Ministre des Finances au gouvernement de la Défense nationale. Thiers le prit comme ministre de l’Intérieur.

     

    Ernest Pichiot : Artiste qui fait partie des 47 membres élus au suffrage universel du Comité de la Fédération. Il s’exila en 1872. Auteur de Le Mur des Fédérés, cimetière du Père-Lachaise, dimanche 28 mai 1871.

     

    Piconel : Membre du Comité central de la Garde nationale

     

    Pie IX Giovanni Maria Mastai Ferelli (1792-1878) : A condamné la Commune.

     

    Victor Pilhes (1817-1882) : Blanquiste. Un des principaux rédacteurs du journal de Blanqui, La Patrie en danger, quotidien publié entre le 7 septembre et le 8 décembre 1870. Pendant la Commune, il prend la tête d’un régiment de la Garde nationale et devient capitaine du XII° régiment, au sein duquel il est surnommé le « Bayard de la démocratie ».

     

    Jean Jacques Pillot (1808-1877) : Ancien prêtre, médecin. Ecrivain socialiste. Figure du communisme néo-babouviste des années 1840, athée. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il se fait remarquer comme orateur au Club de l’Ecole de médecine. Il est membre de l’Association internationale des travailleurs et favorable au blanquisme. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Il vote pour le Comité de salut public.

     

    Georges Raoul Eugène Pilotelle, connu sous le pseudonyme de Pilotell (1845-1918) : Caricaturiste engagé. Appelé à des fonctions de commissaire spécial de la Commune.

     

    Jean Louis Pindy (1840-1907) : Ouvrier menuisier.  Anarchiste. Menuisier. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Il participe aux congrès de l’AIT de Bruxelles (1868) et de Bâle (1869). Membre du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Le 31 mars, il est nommé gouverneur de l’Hôtel de Ville de Paris (où siège le Conseil de la Commune). Il vote contre la création d’un Comité de salut public.

     

    Henri Place (1847- ?) : Typographe, puis journaliste. Blanquiste. Membre de l’Internationale. A publié en 1869, le Peuple et la Révolution, où il se déclare partisan de la République démocratique et sociale. Il appartient au Comité central provisoire du 8 au 15 mars. Elu commandant du 192° bataillon.

     

    Sophie Poirier (née Doctrinal) (1830-1879) : Préside le Comité de Vigilance du XVIII° arrondissement. Elle préside également un club, la Boule noire. Durant la Commune elle milite pour les droits de la femme, propose la création d’écoles professionnelles féminines et se bat pour la suppression de la prostitution. Elle est également ambulancière.

     

    Alexandre Marie Sébastien, marquis de Ploeuc (1815-1887) : Sous-gouverneur de la banque de France dont il fut le responsable pendant la Commune de Paris. Il fut aussi député de la Seine.

     

    Sophie Poirier née Doctrinal (1830-1879) : Animait le club des femmes de la Boule-Noire à Montmartre. A recruté 80 ambulancières dans le XVIII° arrondissement.

     

    Pothier : Membre du Conseil de la Commune, élu le 16 avril (II° arrondissement).

     

    Louis Pierre Alexis Pothuau (1815-1882) : Vice-amiral. Ministre de la Marine et des Colonies dans le gouvernement Thiers.

     

    Eugène Edme Pottier (1816-1887) : Dessinateur sur étoffes.  Franc-maçon. Il demande son admission à la loge maçonnique de New-York en 1875. Créateur de l’Internationale. Membre du Conseil de la Commune. Elu le 16 avril, il exercera les fonctions de maire du 2° arrondissement. Il jouera un rôle important dans l’organisation de la Fédération des artistes, présidée par Gustave Courbet. Membre de l’Internationale.

     

    Pouchain : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Malvina Poulain : Communarde.

     

    Poulouin :

     

    Stanislas Xavier Pourille : voir Blanchet.

     

    Augustin Thomas Pouyer-Quertier (1820-1891) : Fonda à Rouen une fabrique de cotonnades. Ministre des Finances du gouvernement Thiers.

     

    Joséphine Pratt : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.

     

    Gustave Simon Préau de Védel (1844-1872) : Ingénieur. Exécuté à Satory le 19 mars 1872.

     

    Edmond Dehault de Pressensé (1824-1891) : Pasteur protestant et théologien.

     

    Henry Louis dit le colonel Henry Prod’homme (1844-1924) : Ingénieur. La Commune le nomme colonel d’état-major et gouverneur de la place.

     

    Eugène Louis Charles Protot (1839-1921) : Franc-maçon.  Initié le 3 mai 1866. Avocat. Blanquiste. Il fut l’architecte du nouveau système judiciaire fondé sur les principes de démocratie et de justice égale et gratuite pour tous. Elu au Conseil de la Commune le 26 mars, il fut délégué de la justice.

     

    Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) : Franc-maçon. Le 8 janvier 1847, il est initié franc-maçon à la loge Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié de Besançon. Lors de la Commune, six ans après son décès, les « fédéralistes » (Varlin, Vallès, Malon, Courbet) se réclament de lui. Il prône l’ « infériorité intellectuelle naturelle » des femmes. « La femme est inférieure à l’homme par la conscience autant que par la puissance intellectuelle et la force musculaire. (…) Elle est à l’homme comme 3X3X3 est à 2X2X2 soit 27 et 8. » Antisémite.

     

    Léon Prud’homme (1833-1921) : Général.

     

    Alfred Ernest Puget (1836- ?) : Peintre en porcelaines, puis comptable. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il commande le 157° bataillon de la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Mais il consacre l’essentiel de ses activités à la XIX° légion de la Garde nationale qu’il commande.

     

    Gustave Puissant : Opposant à l’Empire.

     

    Félix Aimé Pyat (1810-1889) : Journaliste. Franc-maçon. Dramaturge et publiciste. Le 8 février 1871, il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune et fait partie de la commission exécutive et de celle des Finances. Il est élu au Comité de Salut public (du 1° au 8 mai).

     

    Q

     

    Edgar Quinet (1803-1875) : Franc-maçon. Membre du Grand Orient de France. Elu député aux élections du 10 septembre 1870.

     

    R

     

    Radigue : Franc-maçon. De la Loge de l’Etoile polaire. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Arthur Ranc (1831-1908) : Franc-maçon. Journaliste et essayiste. Elu député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871, il démissionne le 2 mars pour protester contre la signature des préliminaires de paix avec les Allemands. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il démissionne le 6 avril pour protester contre le décret sur les otages que vient de prendre la Commune. A fondé la Société des Droits de l’Homme et du Citoyen. Fait partie de l’aile gauche de l’opportunisme.

     

    Gabriel Ranvier (1828-1879) : Franc-maçon. Initié le 7 décembre 1863. Blanquiste. Ouvrier peintre et décorateur sur porcelaine. Maire du 20° arrondissement de Paris en 1870. Membre du Comité central de la Garde nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, siégeant dès le 30 mars à la commission militaire. Ranvier prend part à l’expédition contre Versailles le 3 avril. Le 1° mai, il vote pour l’institution d’un Comité de salut public. Il est élu au Comité de Salut public.

     

    François Vincent Raspail (1794-1878) : Chimiste et médecin. Adhère au carbonarisme. Elu député des Bouches-du-Rhône, de 1869 à 1878, il vota contre la déclaration de guerre à la Prusse. Il fustigea la répression des Versaillais et fut condamné à deux ans de prison.

     

    Barthélémi Paul Emile Philémon Rastoul (1835-1875) : Fils d’agriculteur, reçu docteur en médecine de l’université de Montpellier en 1862. Il sert dans le 9° bataillon de la Garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871). Il préside le club des Montagnards et organise à ses frais une ambulance. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics et est nommé le 9 avril inspecteur général des Ambulances. Il vote contre la création du Comité de salut public préférant un dictateur. Déporté en Nouvelle Calédonie, il se noie avec 19 autres déportés lors d’une tentative d’évasion.

     

    David Raynal (1840-1903) : Fit partie de la majorité opportuniste.

     

    Eugène Angèle Razoua (1830-1879) : Spahi. Avec Delescluze, il contribua à la fondation du Réveil (1868). Elu chef du 61° bataillon de la Garde nationale, il se montra hostile au gouvernement de la Défense nationale. Elu le 8 février 1871 député d’extrême gauche. Il vota contre les préliminaires de la paix. A la tête de son bataillon, il prit une part active à la lutte de la Commune contre Versailles, fut nommé commandant de l’Ecole militaire, et siégea parmi les juges de la cour martiale.

     

    Famille Reclus : elle donnera cinq communards : Elisée, Elie, Noémie, femme d’Elie, Onésime et Paul, le cadet.

     

    Elie Reclus (Jean-Pierre Michel Reclus) (1827-1904): Franc-maçon. Au début des années 1860, il fut admis franc-maçon à la loge les Emules d’Hiram, mais très rapidement déçu par l’esprit hiérarchique qui y régnait, il s’en éloigne progressivement. Journaliste, ethnologue et militant anarchiste. Lors de la Commune, handicapé par un accident antérieur à la main droite, il ne peut servir la cause qu’en se faisant employer comme brancardier de la Garde nationale, en septembre 1870, puis il est nommé le 29 avril 1871 directeur de la Bibliothèque nationale.

     

    Elisée Reclus (Jean Jacques Elisée Reclus) (1830-1905) : Franc-maçon. Géographe, militant et penseur de l’anarchisme. Il participa à des congrès d’organisations ouvrières (notamment AIT, Ligue de la Paix et de la Liberté). En 1860, en compagnie d’Elie, Elisée est admis dans une loge maçonnique (Les Emules d’Hiram). Il n’y fut jamais actif et au bout d’un an, il quitte la franc-maçonnerie, ne supportant pas l’esprit qui y régnait. Publication en 1908 de La Commune au jour le jour.

     

    Noémie Reclus (1841-1915) : Très liée à André Léo, c’est chez elle qu’est créée en 1869 la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ».

     

    Frédéric Régamey (1849-1925): Artiste et écrivain, peintre, graveur, lithographe.

     

    Dominique Théophile Régère (1816-1893) : Vétérinaire à Bordeaux. En juin 1870, il s’installe à Paris et adhère à l’Association internationale des travailleurs. Pendant le siège de Paris (septembre 1870-mars 1871), il est élu capitaine au 248° bataillon de la Garde nationale. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune, et siège à la commission des Finances, puis à celle des Services publics. Il vote pour la création du Comité de salut public. .

     

    Regnard :

     

    J. Rémy : Franc-maçon. Loge de la Californie, orient de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Joseph Ernest Renan (1823-1892) : Ecrivain, philologue, philosophe.

     

    Elisabeth Rétiffe (vers 1833- ?) : Communarde. Cartonnière du 135° bataillon. Puis infirmière.

     

    Ribaucourt :

     

    Louis Xavier de Ricard (1843-1911) : Poète écrivain et journaliste. Ami de Verlaine, qui lui a dédié le poème Les Vaincus. Pendant le siège de Paris, il est incorporé au 69° bataillon de la Garde nationale, commandé par Blanqui, puis il s’engage dans le 14° bataillon des Mobiles de la Seine. Il se range parmi les partisans enthousiastes de la Commune. Il est nommé sous-délégué du Jardin des Plantes. Il collabore au Journal officiel de la Commune. Le 7 avril 1871 paraît son article Une Révolution populaire, signé de son nom, vibrant hommage à l’avènement de la classe ouvrière.

     

    Albert Marie Richard (1846-1918) : Elu en 1870 à la tête de la section de Lyon de l’AIT. Rallié à Bakounine. Membre du Comité central du salut de la France, Commune de Lyon. A ensuite offert ses services à Napoléon III, avec Gaspard Blanc, dont ils voulaient faire l’empereur des ouvriers et des paysans. L’ex-empereur finança leur brochure : l’Empire et la France nouvelle. Appel du peuple et de la jeunesse à la conscience française (Bruxelles, 1872).

     

    Pierre Ambroise Richebourg (1810-1875) :Franc-maçon, il accueille avec bienveillance la révolution de 1848 avant de se rallier au bonapartisme.  Photographe.

     

    Elodie Richoux née Duvert (1826- ?) : Restauratrice. Louise Michel qui l’a connu en prison, raconte : La barricade de la Place Saint-Sulpice était si peu haute qu’elle servait plutôt contre que pour les combattants ; elle, avec son calme de femme bien élevée, prise de pitié, s’en alla tout simplement hausser et faire hausser la barricade avec tout ce qui se pouvait ; une boutique de statues pour les églises était ouverte, je ne sais pourquoi ; elle fit porter, en guise de pavés qui manquaient, les saints d’assez de poids ; pour cela on l’avait arrêtée, très bien vêtue, gantée, prête à sortir de chez elle ; elle sortit en effet pour ne rentrer qu’après l’amnistie.

    -         C’est vous qui avez fait porter sur la barricade les statues des saints ?

    -         Mais certainement, dit-elle, les states étaient de pierre et ceux qui mouraient étaient de chair. »

    Condamnée pour le fait à la déportation dans une enceinte fortifiée, sa santé était su chancelante qu’on ne put l’embarquer. ».

     

    Amiral Rigault de Genouilly (1807-1873) : Ministre de la Marine sous le Second Empire. Dernier gouvernement de Napoléon III

     

    Raoul Adolphe Georges Rigault (1846-1871) : Journaliste. Blanquiste. Procureur de la Commune, nommé le 26 avril. Après le début du soulèvement communaliste, il est nommé le 20 mars à la tête de la préfecture de police. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Le 29 mars, il est nommé à la tête de la commission de Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    Jean Nicolas Arthur Rimbaud (1854-1891) : En février 1871, Rimbaud fait une nouvelle fugue vers la capitale. Selon Paul Verlaine, Rimbaud a composé son plus beau poème en vers suite à la Semaine sanglante : Les Veilleurs. Son sujet était la douleur causée par la chute de la Commune. Il aurait été l’auteur, selon Georges Izambart, d’une constitution « communiste » disparue.

    Poèmes de Rimbaud



    LES VEILLEURS

    A l’heure où le ciel rose impose son grand cœur
    Comme on pose un baiser sur le front d’une femme,
    Je m’en vais jusqu’au lac pour y voir votre flamme
    Surgir de l’onde calme et réchauffer mon pleur.

    Et je peins, Angela, je peins dans la douleur,
    Je peins sur la grand’ toile étoilée de mon âme
    Votre esprit qu’il me reste, et qui sur l’eau s’exclame ;
    Je peins, doux m’écriant : « Revoici la couleur ! »

    Puis je danse toujours près du chevalet rouge,
    Et je sens votre mort soudainement qui bouge,
    S’approchant pour glisser au profond de mes mains ;

    Et nous tournons, tournons, ainsi qu’en ma mémoire,
    Quand les soirs nous allions jusqu’aux petits matins
    Nager dans un poème et peindre la nuit noire.

    Arthur Rimbaud – Avril 1871

    Poème
    Chant de guerre parisien
    Le poème est précédé de cet avertissement
    "J'ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle. Je commence de suite par un psaume d'actualité.".

    Le Printemps est évident, car
      Du cœur des Propriétés vertes,
      Le vol de Thiers et de Picard
      Tient ses splendeurs grandes ouvertes

    Ô Mai ! quels délirants culs-nus !
      Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières,
      Écoutez donc les bienvenus
      Semer les choses printanières !

    Ils ont schako, sabre et tam-tam,
      Non la vieille boîte à bougies
      Et des yoles qui n'ont jam, jam...
      Fendent le lac aux eaux rougies !

    Plus que jamais nous bambochons
      Quand arrivent sur nos tanières
      Crouler les jaunes cabochons
      Dans des aubes particulières !

    Thiers et Picard sont des Éros,
      Des enleveurs d'héliotropes,
      Au pétrole ils font des Corots
      Voici hannetonner leurs tropes...

    Ils sont familiers du Grand Truc !...
      Et couché dans les glaïeuls, Favre
      Fait son cillement aqueduc,
      Et ses reniflements à poivre !

    La grand'ville a le pavé chaud,
      Malgré vos douches de pétrole,
      Et décidément, il nous faut
      Vous secouer dans votre rôle...

    Et les Ruraux qui se prélassent
      Dans de longs accroupissements,
      Entendront des rameaux qui cassent
      Parmi les rouges froissements !

     L'Orgie parisienne
                ou
     Paris se repeuple
     

    Ô lâches, la voilà ! dégorgez dans les gares !
    Le soleil expia de ses poumons ardents
    Les boulevards qu'un soir comblèrent les Barbares.
    Voilà la Cité belle assise à l'occident !
     
    Allez ! on préviendra les reflux d'incendie,
    Voilà les quais ! voilà les boulevards ! voilà
    Sur les maisons, l'azur léger qui s'irradie
    Et qu'un soir la rougeur des bombes étoila.
     
    Cachez les palais morts dans des niches de planches !
    L'ancien jour effaré rafraîchit vos regards.
    Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches,
    Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !
     
    Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,
    Le cri des maisons d'or vous réclame. Volez !
    Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes
    Qui descend dans la rue, ô buveurs désolés,
     
    Buvez. Quand la lumière arrive intense et folle,
    Foulant à vos côtés les luxes ruisselants,
    Vous n'allez pas baver, sans geste, sans parole,
    Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs,
     
    Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !
    Écoutez l'action des stupides hoquets
    Déchirants ! Écoutez, sauter aux nuits ardentes
    Les idiots râleux, vieillards, pantins, laquais !
     
    Ô cœurs de saleté, Bouches épouvantables,
    Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !
    Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables...
    Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !
     
    Ouvrez votre narine aux superbes nausées !
    Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
    Sur vos nuques d'enfants baissant ses mains croisées
    Le Poète vous dit : ô lâches, soyez fous !
     
    Parce que vous fouillez le ventre de la Femme,
    Vous craignez d'elle encore une convulsion
    Qui crie, asphyxiant votre nichée infâme
    Sur sa poitrine, en une horrible pression.
     
    Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,
    Qu'est-ce que ça peut faire à la putain Paris,
    Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?
    Elle se secouera de vous, hargneux pourris !
     
    Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles,
    Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,
    La rouge courtisane aux seins gros de batailles,
    Loin de votre stupeur tordra ses poings ardus !
     
    Quand tes pieds ont dansé si fort dans les colères,
    Paris ! quand tu reçus tant de coups de couteau,
    Quand tu gis, retenant dans tes prunelles claires
    Un peu de la bonté du fauve renouveau,
     
    Ô cité douloureuse, ô cité quasi morte,
    La tête et les deux seins jetés vers l'Avenir
    Ouvrant sur ta pâleur ses milliards de portes,
    Cité que le Passé sombre pourrait bénir :
     
    Corps remagnétisé pour les énormes peines,
    Tu rebois donc la vie effroyable ! tu sens
    Sourdre le flux des vers livides en tes veines,
    Et sur ton clair amour rôder les doigts glaçants !
     
    Et ce n'est pas mauvais. Tes vers, tes vers livides
    Ne gêneront pas plus ton souffle de Progrès
    Que les Stryx n'éteignaient l'œil des Cariatides
    Où des pleurs d'or astral tombaient des bleus degrés.
     
    Quoique ce soit affreux de te revoir couverte
    Ainsi ; quoiqu'on n'ait fait jamais d'une cité
    Ulcère plus puant à la Nature verte,
    Le Poète te dit : « Splendide est ta Beauté ! »
     
    L'orage a sacré ta suprême poésie ;
    L'immense remuement des forces te secourt ;
    Ton œuvre bout, ta mort gronde, Cité choisie !
    Amasse les strideurs au cœur du clairon lourd.
     
    Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,
    La haine des Forçats, la clameur des maudits :
    Et ses rayons d'amour flagelleront les Femmes.
    Ses strophes bondiront, voilà ! voilà ! bandits !
     
    — Société, tout est rétabli : les orgies
    Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars :
    Et les gaz en délire aux murailles rougies
    Flambent sinistrement vers les azurs blafards ! 

     

    Jean François Eugène Robinet (1825-1899) : Médecin et publiciste. Maire du VI° arrondissement en 1870. Elu membre de la Commune, il refuse d’y siéger, mais proteste ensuite avec vigueur contre la répression. Il aide avec le groupe positiviste, un grand nombre de proscrits à y échapper.

     

    Eugénie Robit : Communarde.

     

    Rochard :

     

    Victor Henri de Rochefort, marquis de Rochefort-Luçay, plus connu sous le nom d’Henri Rochefort (1831-1913) : Franc-maçon. Membre des Amis de la Renaissance. Fait partie du gouvernement de la Défense nationale. Au retour du bagne de Nouvelle-Calédonie, il se rapproche progressivement du boulangisme et de l’extrême droite. Lorsqu’éclate l’affaire Dreyfus, il laisse libre cours à son antisémitisme pour mener campagne avec les « anti ». A écrit en 1896-1898 : Les aventures de ma vie.

     

    Louis Augustin Rogeard (1820-1896) : Elève de l’Ecole normale supérieure de Paris, docteur ès lettres, enseignant privé, il est révoqué pour son refus de prêter serment de fidélité à l’Empereur Napoléon III. En 1864, il crée le journal La Rive Gauche, où il écrit en 1865, les Propos de Labienus. Il est élu aux élections complémentaires du 16 avril 1871 au Conseil de la Commune. Mais il démissionne jugeant le nombre de ses électeurs trop faible.

     

    Jean Théoxène Roques de Filhol (1824-1889) : Maire de Puteaux pendant le siège de Paris et pendant la Commune de 1871, il fut accusé par le gouvernement de Versailles d’avoir favorisé l’insurrection communaliste. Arrêté, il fut condamné par le 4° conseil de guerre aux travaux forcés à perpétuité.

     

    Louis Nathaniel Rossel (1844-1871) : Colonel de l’armée française. Il rejoint la Commune le 19 mars 1871. Le 3 avril, il est chef d’état-major de la Commune.

     

    Victorine Rouchy-Brocher (1838-1921) : Son père est un cordonnier franc-maçon et républicain. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. Ambulancière. A publié Victorine B…Souvenirs d’une morte vivante en 1909. Plusieurs femmes furent fusillées en 1871 parce qu’on pensait qu’elles étaient Victorine…

     

    Jean Pierre Rouillac (1852-1872) : Ouvrier journalier. Accusé sans preuve s, dans l’affaire des Dominicains d’Arcueil. Exécuté à Satory le 6 juillet 1872.

     

    Rousseau :

     

    Rousselet : Franc-maçon. De la Loge des Travailleurs, orient de Levallois. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Auguste Roussel dit Roussel de Méry : Auteur du patriotique Lion surpris.

     

    Adolphe Royannez (1829-1894) : Publiciste. Membre de la Commune de Marseille, compagnon de Gaston Crémieux, proscrit en 1851.

     

    Rudoyer : Franc-maçon. De la Loge des Amis de la paix, orient d’Angoulême. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    S

     

    Emile Joseph Adrien de Saint Omer (1827-1872) : Négociant. Elu lieutenant au 74° bataillon, blessé à Neuilly. Exécuté à Satory le 25 juillet 1872.

     

    Paul Jacques Raymond Bins de Saint-Victor (1825-1881) : Essayiste et critique littéraire. A publié en 1872 : Barbares et bandits : la Prusse et la Commune.

     

    Jean Marie Joseph Théodore Saisset ou de Saisset, appelé l’amiral Saisset.  : Amiral. Nommé général en chef de la Garde national de Paris au début de la Commune de Paris, il tente une difficile médiation entre Paris et le gouvernement réfugié à Versailles. Désavoué par l’Assemblée nationale, qui refuse toute concession, Saisset démissionne de la garde nationale et reprend place à l’Assemblée nationale.

     

    Armandine Lucile Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite Georges Sand (1804-1876) : Romancière et femme de lettres. Elle manifeste une forte hostilité à la Commune de Paris. Le 22 mars, elle écrit, à propos des communards : « Ce sont des ânes, grossiers et bêtes, ou des coquins de bas étages. La foule qui les suit est en partie dupe et folle, en partie ignoble et malfaisante ». Le 23 mars : « Ils pillent les munitions, les vivres. Leur Officiel est ignoble. Ils sont ridicules, grossiers et on sent qu’ils ne savent que faire de leurs coups de main ». Le 6 avril : « Tout va bien pour les Versaillais. La déroute des Fédérés est complète. On continue à voler et à arrêter dans Paris. On ne peut plaindre l’écrasement d’une pareille démagogie ».

     

    Théodore Emmanuel Sapia (1838-1871) : A signé l’Affiche rouge. Le 7 octobre 1870, commandant du 146e bataillon de la Garde mobile, il essaie en vain d'entraîner ses troupes contre le gouvernement. Tué le 22 janvier 1871 lors de la fusillade qui a suivi le soulèvement à Paris, place de l’Hôtel de Ville, contre le gouvernement de Défense nationale, fusillade commandée par Gustave Chaudey.

     

    Francisque Sarcey (1827-1899) : Critique dramatique et journaliste. Fils de canut lyonnais. En 1848, il entre à l’Ecole normale supérieure. Enrôlé dans la Garde nationale durant le siège. Il en tire un livre de souvenirs : Le Siège de Paris : impressions et souvenirs (1871). Pendant la Commune, il publie une brochure hebdomadaire, Le Drapeau tricolore. Il y écrit une série d’articles anti-communards dans lesquels il se résout à ce qu’on doive fusiller « 80000 gredins » pour sauver l’ordre bourgeois et républicain. Il s’en prend violemment à Jules Vallès, « rongé de ce double cancer de la haine et de la fainéantise », et à Victor Hugo, « le manitou de la Commune ».

     

    Adrien Schettel : Mécanicien. Un des fondateurs de l’Internationale à Lyon. En septembre 1870, il fut condamné à l’emprisonnement pour sa participation aux événements révolutionnaires à Lyon.

     

    Victor Schœlcher (1804-1893) : Franc-maçon. Il adhère à la franc-maçonnerie à la loge « Les Amis de la Vérité » puis à « La Clémente Amitié ». Après l’abdication de Napoléon III, il est réélu grâce aux réseaux maçonniques des Antilles, député de la Martinique à l’Assemblée nationale de mars 1871 à décembre 1875.

     

    Famille Schneider : Puissante dynastie de maîtres de forges et de sidérurgistes du Creusot. Seul aux commandes de l’entreprise, Eugène Schneider, pour éviter toute contestation ouvrière, met en œuvre une gestion sociale « paternaliste » (construction de logements ouvriers, école primaire, création d’une caisse de secours mutuel,…), tout en maintenant les salaires ouvriers le plus bas possible.

     

    Marie Jean Baptiste Serizier (1830-1872) : Elu capitaine au 101° bataillon durant le siège, il participe aux insurrections des 31 octobre et 22 janvier. Adjoint de Léo Melliet. Nommé le 1° mai colonel de la XIII° Légion. Exécuté à Satory le 25 ami 1872.

     

    Auguste Serraillier (1840-1872) : Ouvrier cordonnier. En octobre 1869, il entre au conseil de l’Association internationale des travailleurs, dont il devient le secrétaire-correspondant pour la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et signe le manifeste de la Minorité.

     

    Auguste Alexandre Sicard (1839- ?) : Commerçant en crinolines à Paris. Il signe l’Affiche rouge. Le 25 mars, il est nommé commandant de la poudrière du Trocadéro. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et nommé à la commission de surveillance des Fabrications des munitions de guerre.

     

    Sicre : Lieutenant versaillais qui a arrêté Varlin, et l’a fait fusiller, puis a volé sa montre.

     

    Sidore :

     

    Jules Simon (1814-1896) : Franc-maçon. Ministre franc-maçon du gouvernement de Thiers. Ministre de l’Instruction publique du gouvernement de la Défense nationale. « Je suis profondément républicain et résolument conservateur. ».

     

    Rodolphe Simon : Un des commanditaires, avec Auboin, du journal le Père Duchêne.

     

    Soncial :

     

    Léontine  Suétens (née en 1846) : Blanchisseuse. Vit en concubinage avec un ciseleur, Aubert, sergent-major au 135° Bataillon. Cantinière au 135° bataillon. Elle participa aux combats à Neuilly, Issy, Vanves et Levallois-Perret et fut blessée deux fois. Armée d’un fusil Chassepot, et portant une écharpe rouge, elle portait à boire aux combattants, ramassant les blessés et participait à la construction des barricades.

     

    T

     

    Edouard Talbot : Franc-maçon. Médecin. En 1865, créa une section de l’Internationale à Caen. En février 1871, rédacteur du journal Le Franc-Parleur. Il fut condamné à un an de prison pour ses interventions dans la presse.

     

    Julien François Tanguy, dit le Père Tanguy (1825-1894) : Marchand de couleurs. Déporté après la Commune.

     

    Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès, dit Léo Taxil (1854-1907) : Ecrivain anticlérical et anti maçon. Autres noms : Paul de Regis, Adolphe Ricoux, Prosper Manin, Miss Diana Vaughan, Jeanne Savarin, Carlo Sebastiano Volpi, Dr Bataille. A Marseille, il offre ses services à la police pour dénoncer des républicains. Selon ses dires, il faisait partie de la loge Le temple des Amis de l’honneur français. Il est exclu dès le 1° degré pour « fraude littéraire ».

     

    Tessier : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Albert Frédéric Félix Theisz (1839-1881) : Ouvrier ciseleur sur bronze. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs. Il est condamné à deux mois de prison au troisième procès de l’Internationale en juillet 1870. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail, de l’Industrie et de l’Echange. Il devient directeur des postes le 5 avril. Il signe le manifeste de la Minorité.

     

    Etienne Philippe Théodore Tenaille-Saligny (1830-1889) : Franc-maçon.  Un tablier du 18° degré lui appartenant a été retrouvé et est actuellement conservé dans son ancien Château d’Achun (58). Maire du 1° arrondissement de Paris en 1870.

     

    Adolphe Thiers (1797-1877) : Chef du pouvoir exécutif. Surnommé « Tom Pouce » ou « Foutriquet », Adolphe-le-Petit, général Boum, Cœur Saignant, Obus 1°, Crapaud venimeux, Tamerlan à lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Père Transnonain, l’Infâme vieillard, Vieux Polisson, Croquemort de la Nation, Dieu Terne, l’Invalide de Versailles. . Son œuvre : décapitaliser Paris révolutionnaire, écraser les revendications révolutionnaires, rétablir une monarchie.

    La répression qui suivra la Commune - nombreuses exécutions sommaires, procès expéditifs condamnant des communards à la mort, au bagne ou à la déportation - ont terni durablement la réputation de Thiers dans une partie de l'opinion, qui aujourd'hui encore peut s'illustrer par la sentence de Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».

     

    Emile Thirifocq (1824-1900) : Franc-maçon. Membre de la loge Le Libre Examen du Suprême Conseil de France. Militant socialiste. Il est initié le 9 janvier 1850 à la loge Jérusalem Ecossaise 99 du Suprême Conseil, en devient le secrétaire l’année suivante, l’orateur en 1854 et le vénérable en 1864. Il est déiste. En 1869, orateur de la première section de la Grande Loge Centrale, il défend vainement le maintien de la croyance en « une puissance infinie désignée sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. » En 1870, il rallie la loge naissante, Le Libre Examen, destinée à regrouper des déistes rationnels qui poursuivent avec l’Alliance religieuse universelle le chimérique espoir de réaliser une synthèse des religions. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Jacques Léon Clément-Thomas (1809-1871) : C’est un des premiers morts de la Commune. Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Il participe à la désastreuse « sortie de Buzenval » du 20 janvier 1871. Il démissionne le 14 février. Pendant le soulèvement du 18 mars 18971, habillé en civil, il repère les plans des barricades de Montmartre. Reconnu, il est arrêté et fusillé en fin d’après-midi quelques instants avant le général Lecomte, rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier-de-la-Barre).

     

    Tibaldi :

     

    Victoire Tinayre née Marguerite Guerrier (1831-1895) : Très proche d’Eugène Varlin, elle se voit confie dès le 11 avril 1871 l’inspection générale des livres pour les écoles des jeunes filles de la Seine. Edouard Vaillant lui donne aussi mission le 22 avril « d’organiser et de surveiller le recrutement dans les écoles de jeunes filles ». Puis elle exerce le poste d’inspectrice des écoles primaires du 12° arrondissement. Elle a aussi beaucoup écrit des romans.

     

    Pierre Emmanuel Tirard (1827-1893) : Il s’efforça, sans succès, de jouer les conciliateurs entre les insurgés de la Commune et le gouvernement réfugié à Versailles. Maire du 2° arrondissement de Paris en 1870.

    Un des maires de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée. Tirard avouera plus tard : »Le but principal que nous avions tous poursuivi par cette résistance, était d’empêcher les fédérés de marcher sur Versailles…Notre résistance de quelques jours a permis au Gouvernement d’organiser la défense. » (Réponse à l’Enquête parlementaire).

     

    Charlotte Tisserand : Communarde.

     

    Henri Louis Tolain (1828-1897) : Ciseleur sur bronze. Proudhonien de droite. Présent au congrès fondateur de l’Association internationale des travailleurs. Une fois député comme socialiste révolutionnaire, en février 1871, présenté par l’Internationale, il trahit et désavoue la Commune. Le 12 avril, il est exclu pour « avoir déserté sa cause de la manière la plus lâche et la plus honteuse » par le Conseil fédéral des sections parisiennes de l’Internationale.

     

    Léon Toutain : Un des chefs de l’Internationale dans le département du Calvados.

     

    Camille Treilhard (1800-1871) : Signe l’Affiche rouge. La Commune le nomme inspecteur principal de l’Assistance publique et de la Santé publique. Fusillé dans la cour de l’Ecole Polytechnique le 24 mai 1871.

     

    Edme Marie Gustave Tridon (1841-1871) : Blanquiste. Journaliste et écrivain. Un des rédacteurs de l’Affiche rouge du 7 janvier 1871. Elu le 8 février 1871 député à l’Assemblée nationale, il démissionne à Bordeaux. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et nommé à la commission exécutive, puis à la commission de la Guerre. Antisémite.

     

    Alexis Louis Trinquet (1835-1882) : Ouvrier cordonnier. Il s’engage dans la Garde nationale. Il est élu le 16 avril 1871 membre du Conseil de la Commune et siège à la commission de la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public. .

     

    Louis Jules Trochu (1815-1896) : Gouverneur de Paris, membre du gouvernement de la Défense nationale. Son fameux plan de défense ne consistait qu’à faire semblant de résister un certain temps.  Selon Victor Hugo : « Trochu, participe passé du verbe trop choir. ».

     

    Joseph Trouillet (1809-1887) : Homme d’Eglise.

     

    Turpin : Garde national qui veillait sur les canons de Montmartre au matin du 18 mars. Blessé par un des gardiens de la paix de la brigade Lecomte, il succombe à ses blessures neuf jours plus tard, le 27 mars. Ce fut le premier mort de la Commune.

     

    Louis Turpin : Maire du 10° arrondissement de Paris le 5 septembre 1870. (1 jour).

     

    Turquet :

     

    U

     

    Raoul Urbain (1837-1902) : Instituteur. Il s’enrôle dans la Garde nationale et milite au Club du Pré-au-Clair. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement, puis à celle des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    V

     

    Louis Vabre : Colonel qui préside la Cour prévôtal du Châtelet. Symbole de la répression féroce qui sévit à la caserne Lobau.

     

    Etienne Vacherot (1809-1897) : Philosophe. Républicain sous le Second Empire son parcours politique le conduit à se rallier progressivement au parti monarchique sous la Troisième République. Il est élu le 8 février 1871 représentant de la Seine à l’Assemblée nationale. Il est un des trois députés de Paris qui acceptèrent les préliminaires de paix et, contre l’attente du parti républicain, il prend place au centre gauche et se signale par sa modération.

    Un des maires (5° arrondissement) de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée.

     

    Edouard Vaillant (1840-1915) : Enseignant. Ingénieur, diplômé de l’Ecole centrale en 1862. Docteur ès sciences de la Sorbonne, docteur en médecine. Rencontre Joseph Proudhon et adhère à l’Association internationale des travailleurs. Participe à l’avènement de la République le 4 septembre 1870. Fait la connaissance de Blanqui pendant le siège de Paris. Participa à la création du Comité central de la Garde nationale. Le 7 janvier 1871, il est des quatre rédacteurs de l’Affiche rouge. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et devient délégué à l’Instruction publique, succédant à l’éphémère Roullier. Il est également gérant du Journal officiel de la Commune.

     

    Emmanuel Vaillant : Franc-maçon. De la Loge de Seules. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Adelaïde Valentin : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.

     

    Jules Vallès (1832-1885) : Franc-maçon. Nom de plume de Jules Louis Joseph Vallez. Journaliste, écrivain et homme politique d’extrême gauche. C’est l’un des rédacteurs de l’Affiche rouge, proclamation parue le 7 janvier qui dénonce « la trahison du gouvernement du 4 septembre » et qui se termine par : « Place au peuple ! Place à la Commune ! ». Le 26 mars, il est élu membre du Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. Il s’élève contre la création d’un Comité de salut public.

     

    Diana Vaughan: Voir Léo Taxil.

     

    Louis Eugène Varlin (1839-1871) : Apprenti peintre, puis artisan relieur. Il découvre Proudhon, dont il lit les œuvres. Adhère en 1865 à l’Association internationale des travailleurs. Il est délégué en 1865 et 1866 aux premiers congrès de l’AIT, à Londres et à Genève. Il constitue des sections de l’Internationale à Lyon, au Creusot et à Lille. Il devient membre du comité central de la Garde nationale au titre du 193°bataillon, dont il est le commandant. Pendant le siège de Paris, il devient secrétaire du conseil de l’AIT pour la France. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune et nommé à la commission des Finances, puis aux Subsistances, puis à la manutention. Il assure la liaison entre la Commune et les sociétés ouvrières. Le 1° mai, comme la majorité des internationalistes, il s’oppose à la création du Comité de salut public et signe le manifeste de la Minorité.

     

    Jean Vasseur (1838-1868) : Ouvrier ferblantier. Fondateur des sections de l’Internationale à Marseille et à Fuveau.

     

    Eugène Joseph Vautrin (1818-1881) : Avocat à la cour d’appel de Paris. Un des maires (4° arrondissement) de Paris qui se comporta en agent de Versailles, ne faisant semblant de négocier que pour gagner du temps et permettre à Thiers de rassembler une armée. Républicain modéré.

     

    Verdaguer ( ?-1872) : Sergent du 88° de ligne qui donna l’ordre à ses hommes, le 18 mars de mettre « armes à terre » et de fraterniser. Exécuté à Satory le 22 février 1872.

     

    Augustin Joseph Verdure (1825-1873) : Instituteur, révoqué pour ses idées républicaines, il devient comptable. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs et milite dans les clubs. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    Marie Verdure :

     

    Paul Marie Verlaine (1844-1896) : Louise Michel était présente à son mariage avec Mathilde Mauté. Le poète s’est engagé dans la garde nationale sédentaire, où il est de garde une nuit sur deux dans un secteur calme. Il fuit Paris pour échapper à la répression versaillaise et est radié de l’administration. Verlaine est garde national pendant le siège de Paris à l’automne 1870. Il choisit de ne pas quitter son emploi à l’Hôtel de Ville. La Commune débute mi-mars 1871. Mathilde et Paul quittent Paris fin juin pour Fampoux puis pour Lécluse, chez Auguste Dujardin, et sans doute Arras, 21 rue de la Paix. En rentrant dans la capitale en août, ils logent quelque temps au 14 rue Nicolet par souci d’économie, Paul ayant perdu en juillet son emploi à l’Hôtel de ville parce qu’il l’avait conservé pendant la Commune. En 1872, Paul Verlaine complète son poème Les Vaincus par de nouvelles strophes consacrées aux communards.

     

    Poèmes de VERLAINE

    Verlaine a écrit ce poème à propose de la Révolution de 1848, puis il a ajouté quelques strophes suite à la Semaine sanglante de 1871.

    Les vaincus

    À Louis-Xavier de Ricard.

    I

    La Vie est triomphante et l'Idéal est mort,
    Et voilà que, criant sa joie au vent qui passe,
    Le cheval enivré du vainqueur broie et mord
    Nos frères, qui du moins tombèrent avec grâce.

    Et nous que la déroute a fait survivre, hélas !
    Les pieds meurtris, les yeux troubles, la tête lourde,
    Saignants, veules, fangeux, déshonorés et las,
    Nous allons, étouffant mal une plainte sourde,

    Nous allons, au hasard du soir et du chemin,
    Comme les meurtriers et comme les infâmes,
    Veufs, orphelins, sans toit, ni fils, ni lendemain,
    Aux lueurs des forêts familières en flammes !

    Ah ! puisque notre sort est bien complet, qu'enfin
    L'espoir est aboli, la défaite certaine,
    Et que l'effort le plus énorme serait vain,
    Et puisque c'en est fait, même de notre haine,

    Nous n'avons plus, à l'heure où tombera la nuit,
    Abjurant tout risible espoir de funérailles,
    Qu'à nous laisser mourir obscurément, sans bruit,
    Comme il sied aux vaincus des suprêmes batailles.

    II

    Une faible lueur palpite à l'horizon
    Et le vent glacial qui s'élève redresse
    Le feuillage des bois et les fleurs du gazon ;
    C'est l'aube ! tout renaît sous sa froide caresse.

    De fauve l'Orient devient rose, et l'argent
    Des astres va bleuir dans l'azur qui se dore ;
    Le coq chante, veilleur exact et diligent ;
    L'alouette a volé, stridente : c'est l'aurore !

    Éclatant, le soleil surgit : c'est le matin !
    Amis, c'est le matin splendide dont la joie
    Heurte ainsi notre lourd sommeil, et le festin
    Horrible des oiseaux et des bêtes de proie.

    Ô prodige ! en nos coeurs le frisson radieux
    Met à travers l'éclat subit de nos cuirasses,
    Avec un violent désir de mourir mieux,
    La colère et l'orgueil anciens des bonnes races.

    Allons, debout ! allons, allons ! debout, debout !
    Assez comme cela de hontes et de trêves !
    Au combat, au combat ! car notre sang qui bout
    A besoin de fumer sur la pointe des glaives !

    III

    Les vaincus se sont dit dans la nuit de leurs geôles :
    Ils nous ont enchaînés, mais nous vivons encor.
    Tandis que les carcans font ployer nos épaules,
    Dans nos veines le sang circule, bon trésor.

    Dans nos têtes nos yeux rapides avec ordre
    Veillent, fins espions, et derrière nos fronts
    Notre cervelle pense, et s'il faut tordre ou mordre,
    Nos mâchoires seront dures et nos bras prompts.

    Légers, ils n'ont pas vu d'abord la faute immense
    Qu'ils faisaient, et ces fous qui s'en repentiront
    Nous ont jeté le lâche affront de la clémence.
    Bon ! la clémence nous vengera de l'affront.

    Ils nous ont enchaînés ! mais les chaînes sont faites
    Pour tomber sous la lime obscure et pour frapper
    Les gardes qu'on désarme, et les vainqueurs en fêtes
    Laissent aux évadés le temps de s'échapper.

    Et de nouveau bataille ! Et victoire peut-être,
    Mais bataille terrible et triomphe inclément,
    Et comme cette fois le Droit sera le maître,
    Cette fois-là sera la dernière, vraiment !

    IV

    Car les morts, en dépit des vieux rêves mystiques,
    Sont bien morts, quand le fer a bien fait son devoir
    Et les temps ne sont plus des fantômes épiques
    Chevauchant des chevaux spectres sous le ciel noir.

    La jument de Roland et Roland sont des mythes
    Dont le sens nous échappe et réclame un effort
    Qui perdrait notre temps, et si vous vous promîtes
    D'être épargnés par nous vous vous trompâtes fort.

    Vous mourrez de nos mains, sachez-le, si la chance
    Est pour nous. Vous mourrez, suppliants, de nos mains.
    La justice le veut d'abord, puis la vengeance,
    Puis le besoin pressant d'opportuns lendemains.

    Et la terre, depuis longtemps aride et maigre,
    Pendant longtemps boira joyeuse votre sang
    Dont la lourde vapeur savoureusement aigre
    Montera vers la nue et rougira son flanc,

    Et les chiens et les loups et les oiseaux de proie
    Feront vos membres nets et fouilleront vos troncs,
    Et nous rirons, sans rien qui trouble notre joie,
    Car les morts sont bien morts et nous vous l'apprendrons.

     

    Ballade en l’honneur de Louise Michel

     

    Madame et Pauline Roland, Charlotte.

    Théroigne, Lucoile.

    Presque Jeanne d’Arc, étoilant

    Le front de la foule imbécile,

    Nom des cieux, coeur divin qu’exile :

    Cette espèce de moins que rien

    France bourgeoise au dos facile

    Louise Michel est très bien.

    *

    Elle aime le Pauvre âpre et, franc

    Ou timide, elle est ta faucille

    Dans le blé mûr pour le pain blanc

    Du Pauvre, et la sainte Cécile,

    Et la Muse rauque et gracile

    Du Pauvre et son ange gardien

    A ce simple ; à cet imbécile.

    Louise Michel est très bien.

    *

    Gouvernements et maltalent,

    Mégathérium ou bacille,

    Soldat brut, robin insolent,

    Ou quelque compromis fragile.

    Tout cela son courroux chrétien

    L’écrase d’un mépris agile.

    Louise Michel est très bien.

    Envoi 

    Citoyenne ! Votre évangile

    On meurt pour ! c’est l’Honneur ! et bien

    Loin des Taxil et des Bazile.

    Louise Michel est très bien.

     

    A. Verlière : Blanquiste.

     

    Eugène Vermersch (1845-1878) : Pamphlétaire et journaliste. Directeur du Hanneton en 1868, il collabore à la Marseillaise en 1870, puis au Cri du peuple en 1871. Il est plusieurs fois condamné par les tribunaux pour ses articles. Il fonde avec Maxime Vuillaume et Alphonse Humbert le Père Duchêne. Après la Commune, il joint la section fédéraliste française de l’Internationale, sous l’influence de Bakounine.

     

    Auguste-Jean-Marie Vermorel (1841-1871) : Journaliste.  Franc-maçon. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à la commission exécutive, et enfin à celle de la Sûreté générale. Il vote contre le Comité de salut public. Il signe le manifeste de la Minorité.

     

    Veraure :

     

    Pierre Vésinier (1826-1909) : Journaliste. En 1867, il adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il fut exclu de l’Internationale en 1868. Il est élu pendant le siège de Paris par les Allemands commandant d’un bataillon de la Garde nationale. Après le 26 mars 1871, il lance le journal Paris libre. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics et devient directeur du Journal Officiel le 12 mai. Il vote pour la création du Comité de salut public. A écrit en 1892 : Comment a péri la Commune.

     

    Louis Veuillot (1813-1883) : Journaliste et homme de lettres. Catholique, qui défend l’enseignement privé. Après 1871, et l’instauration de la III° république en France, il devient légitimiste, soutenant la cause d’Henri d’Artois, comte de Chambord, en vue de rétablir une « monarchie chrétienne ».

     

    Auguste Vincent Pompée Viard (1836-1892) : Employé de commerce. S’engage dans la Garde nationale pendant le siège de Paris. Il est élu à la commission provisoire qui donne naissance au Comité central de la Garde nationale. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et nommé délégué aux Subsistances le 20 avril. Il siège à la commission exécutive. Il vote pour la création du Comité de salut public.

     

    Jean Marie Mathias Philippe Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, dit le comte, puis à compter de 1846, le marquis de Villers de l’Isle-Adam (1838-1889) : Ecrivain. Il joue un rôle important lors des manifestations insurrectionnelles qui suivent la mort du journaliste Victor Noir, abattu par le prince Pierre Bonaparte. Il prend le commandement des éclaireurs du 147° bataillon de la Garde nationale. Lors du déclenchement de la Commune, il se montre enthousiaste, mais doit bientôt renier ses sympathies communardes, ayant fait des démarches en vue d’être nommé attaché d’ambassade à Londres. A écrit : Sous la Commune, tableau de Paris.

     

    Vincent : Franc-maçon. Orient de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

     

    Joseph Vinoy (1800-1880) : Général et sénateur du Second Empire. Gouverneur de Paris dans le gouvernement Thiers, à la suite de la démission forcée de Trochu. Il s’oppose à la sortie des communards qui pensaient prendre Versailles et, le 4 avril, ordonne de fusiller des officiers capturés, dont le général Duval. Il commande l’armée versaillaise jusqu’au 14 avril, date à laquelle Thiers le remplace par Mac-Mahon.

     

    Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) : Architecte.

     

    Maxime Vuillaume (1844-1925) : Ingénieur et pamphlétaire. Journaliste. Un des rédacteurs du Père Duchêne. Auteur des Cahiers rouges au temps de la Commune (1908-1914). En janvier 1871, il intègre le 248° bataillon de la Garde nationale et participe activement au soulèvement contre le gouvernement de Défense nationale.

     

    W

     

    Alfred Wall: Voir Alfred Isch-Wall.

     

    Elihu Benjamin Washburne (1816-1887): Ambassadeur des Etats-Unis en France où il joue un rôle influent dans les négociations de l’armistice de la Guerre de 1870. Ami intime de Jules Favre. Il fit mine d’opter pour la Commune et en profita pour renseigner Versailles et en servir les intérêts. Il était au courant des intentions du gouvernement de >Versailles de procéder à un massacre systématique des « insurgés » et il n’essaya pas d’empêcher ce massacre, mais au contraire le favorisa en désorganisant la défense de la Commune par une offre de médiation auprès des Prussiens.

     

    Weber : Membre du Comité central de la Garde nationale.

     

    Marie Wolff (née en 1849). Chiffonière. Condamnée à mort le 24 avril 1872, peine commuée en travaux forcés à perpétuité.

     

    Walery Wroblewski (1836-1908): Franc-maçon. Exilé à Paris, il est allumeur de réverbère puis ouvrier imprimeur. Nommé par la Commune commandant des fortifications entre Ivry et Arcueil. Après la Commune, il siège au Conseil général de l’Association international des travailleurs.

     

    Z

     

    Alexis Zabiolle (1827- : Monteur mécanicien. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il écrit à sa mère, depuis l’escale de Gorée : « Nous supportons, mais nous sommes en enfer et les diables sont déguisés en hommes pour nous tourmenter, car nous ne croyons pas qu’il soit possible de supporter plus que nous supportons. »

     

    Emile Zola, de son vrai nom Emile Edouard Charles Antoine Zola (1840-1902) : Ecrivain. Journaliste politique de 1869 à 1871. Il aurait pu être intégré à la Garde nationale, mais sa myopie et son statut de soutien de famille (pour sa mère) l’en ont écarté. Il suit la chute de l’Empire avec ironie. Sans soutenir l’esprit de la Commune, il ne s’est pas associé à Flaubert, Goncourt ou Daudet dans leur joie d’une violente répression.

     

    ANNEXE 2 :

    Photos de femmes de la Commune de Paris :

     

     

     

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