• L’OBJECTIF ET LA METHODE DE LA FRANC-MAÇONNERIE. (Troisième partie)

    « A cause de l’idée « je-suis-dans-le-corps, on redoute la mort comme la perte de Soi-même. La naissance et la mort ne s’appliquent qu’au corps, mais elles sont superposées au Soi. » (Ramana Maharshi).

    « Les phénomènes sont réels quand ils sont vécus comme le Soi, et illusoires quand ils sont considérés comme séparés du Soi. » (Ramana Maharshi).

     

     

    L’OBJECTIF ET LA METHODE DE LA FRANC-MAÇONNERIE. (Troisième partie)

     

    4) SEPT PRINCIPES :

     

    1. La vie est mort et la mort est vie :

    La montagne et le puits : Les 33 degrés du rite écossais ancien et accepté correspondent à l’escalade d’une montagne. Tant que l’on est sur le chemin, il n’est possible que d’avoir une vue partielle du monde, et il serait présomptueux d’affirmer alors détenir LA vérité. C’est pourquoi le silence est alors de rigueur. Et lorsque l’on parvient au sommet de la montagne, notre vue est UNE. Mais cette vérité se vit et ne s’exprime pas. C’est ce qui se produit avec la poupée de sel, à la recherche de son être véritable : tant qu’elle s’enfonce dans l’eau, elle ne peut rien dire, et lorsqu’elle est parvenue au but, elle est complètement dissoute, elle a disparu quant à sa forme. Elle s’exprime en tant que Un. Celui qui sait, se tait. Celui qui parle, ne sait pas.

    On peut accéder au sommet de la montagne, sans passer par les hauts-grades, car le grade de Maître donne la plénitude des droits et devoirs du franc-maçon.

    Par ailleurs la descente dans le puits est l’image de notre propre descente à l’intérieur de nous-même. La vérité est cachée au fond du puits.

    Chacun doit faire le chemin, monter et descendre, descendre et monter, jusqu’ au moment où le haut et le bas n’ont plus d’importance. L’essentiel est d’être, d’où le silence, car le fait d’être ne peut se transmettre, il doit se vivre tout simplement. Vitriol ! C’est la perpendiculaire : il faut descendre au fond de notre propre puits pour mieux revenir de nos peurs, de nos angoisses et de nos croyances. Il faut descendre en enfer, dans notre propre enfer, pour mieux revenir à notre lumière, au principe fondamental qui est au fond de nous, la Lumière éternelle, à ce qui est de toujours, et qui n’est pas de notre monde.

    La Vérité est au sommet de la montagne. Elle est également au fond du puits ; mais dans un cas comme dans l’autre, elle ne peut se dire !

    « Monte plus haut que toute hauteur, descends plus bas que toute profondeur. Rassemble en toi-même les sensations de tout le créé, du feu et de l’eau, du sec et de l’humide, imaginant que tu es à la fois partout, sur la terre, dans la mer, au ciel, que tu n’es pas né encore, que tu es dans le ventre maternel, que tu es adolescent, vieillard, que tu es mort, que tu es au-delà de la mort. Si tu embrasses par la pensée toutes ces choses à la fois, temps, lieux, substances, qualités, quantités, tu peux comprendre Dieu. »

    Poimandrès, XI, 20

    « La vie n’est pas un phénomène extérieur ou accidentel à la surface terrestre. Elle est liée d’un lien étroit à la structure de l’écorce terrestre, fait partie de son mécanisme et y remplit des fonctions de première importance, nécessaires à l’existence même de ce mécanisme. Toute la vie, toute la matière vivante peut être envisagée comme un ensemble indivisible dans le mécanisme de la biosphère. » (Vladimir Vernadsky)

    L‘horizontalité (le temps) et la verticalité (l’éternité) : La vérité du monde est éternelle, mais le monde est-il éternel ? On peut imaginer un temps, où tous les temps sont présents : le passé, le présent et le futur. En effet, l’échelle du temps est relative. Soit une personne qui regarde défiler une troupe : cette personne, qui est à la même hauteur que la troupe, ne voit que successivement quelques rangées de cette troupe. Si une seconde personne est placée sur une tribune, en hauteur donc par rapport à la troupe et à la première personne, celle-ci verra à la fois les rangées vues par la première personne, et aussi les rangées qui précèdent et qui suivent : cette seconde personne « voit » donc le passé et l’avenir du défilé de la troupe. Et si cette personne est placée à une grande hauteur, elle peut distinguer à la fois le passé, le présent et l’avenir du défilé, en quelque sorte, par rapport à la première personne, l’éternel présent.

    Ce serait une grossière erreur de penser que l’éternité est quelque chose de nouveau, qui apparaît à un moment donné sur le sentier. L’éternité – ou la pierre cubique – est toujours là, jamais née. Il s’agit seulement de la dévoiler, c’est-à-dire de cesser de s’identifier avec l’ego.

     

    1. Le monde est un jeu. Le monde éteint le je :

    La Lumière et l’obscurité (les ténèbres) : Rituel : « Lumière et Ombre sont les deux éternelles Voies du Monde ». Au 4° grade, le Maître Secret, il est dit « La Vérité est la lumière placée à la portée de tout homme qui veut ouvrir les yeux et regarder la grande route du Devoir ». Au cours de 33 degrés du rite écossais ancien et accepté, le franc-maçon ingurgite de la Lumière. Pour découvrir la vérité, le silence, la nuit et le secret sont nécessaires, car la vérité est « dedans », à l’intérieur.

    La Lumière, de l’éternité, que nous voyons à notre mort – mort initiatique ou mort physique – vit sans nous (l’ego), et vit en nous (le Soi) de toute éternité.

    La Lumière est e vous.

    « Je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle – le premier ciel en effet, et la première terre ont disparu et, de mer, il n’y en a plus. Et je vis la Cité Sainte, Jérusalem Nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle comme une jeune mariée parée pour son époux. J’entendis alors une clameur, du trône ; voici la demeure de Dieu avec les hommes… Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; de mort, il n’y en aura plus ; de pleurs, de cris et de peines, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. ».

    Apocalypse : 21, 1-6

    L’Amour et la haine : Au 18° grade, Chevalier Rose-Croix, la Vraie parole est retrouvée ; c’est l’Amour. La Rose sur la Croix, c’est passer de l’horizontal à la vertical, c’est se mettre debout, vivre en rectitude, dans l’Amour, en sachant donner celui-ci. « Que la Rose fleurisse sur votre Croix » : que le Roi (le Soi, le Moi profond) occupe  d’abord occasionnellement, puis continûment, et enfin à jamais, c’est-à-dire éternellement,le trône, qui est dans mon Temple intérieur, après avoir chassé l’ego, le « petit je », qui a indûment usurpé ce trône.

     

    1. Sur la terre comme au ciel et en enfer :

    Le fond et la forme : L’homme est un microcosme, à l’image du macrocosme ; c’est une forme qui participe du fond. Il a et il est. Il a un corps, un mental,… Et « Je suis ». Il y a ce qui est premier, et ce qui est second. Mais en fait, Tout est Un (Le monde est Un : le monde éteint).

    Peut-on dire pour autant qu’il y a d’une part, les apparences, qui n’existeraient pas en fait, et d’autre part, la seule réalité ?

    Chacun souffre et chacun a des joies. Chacun participe à ce que sont les tracas de la vieillesse et de la maladie. Chacun sait qu’il va mourir. Tout cela, qui fait partie du monde, n’est-ce que des illusions ? Non, bien sûr, la douleur est bien réelle. Mais une fois que l’on est dans la Réalité, on ne s’identifie plus avec le corps, le mental, l’intellect,… : j’ai un corps, mais je suis.

    « A cause de l’idée « je-suis-dans-le-corps, on redoute la mort comme la perte de Soi-même. La naissance et la mort ne s’appliquent qu’au corps, mais elles sont superposées au Soi. » (Ramana Maharshi).

    « Les phénomènes sont réels quand ils sont vécus comme le Soi, et illusoires quand ils sont considérés comme séparés du Soi. » (Ramana Maharshi).

     

    1. J’ai un corps et un mental, mais « Je Suis » :

    Vie et Mort : La naissance de la vie dans le monde correspond à la mort dans l’invisible. Inversement, la mort dans le monde correspond à la vie dans l’invisible. Ainsi de la vie naît la mort et de la mort naît la vie. Ceci est symbolisé par le 8, ou la lemniscate. Un disciple implorait son maître hindou, qui allait mourir : « Reste encore un peu avec moi ! ». Et la réponse du sage hindou fut : « Où veux-tu que j’aille ? ». Le disciple confondait la forme corporelle provisoire du sage, son enveloppe physique, qui allait disparaître, avec son être profond, toujours là et qui ne disparaît jamais, éternel.

    « Pourquoi voulez-vous savoir ce que vous serez quand vous mourrez, avant de savoir ce que vous êtes maintenant ». (Ramana Maharshi).

    Importance de la dernière idée/dernier ressenti avant la mort.

    Le visible/tangible et l’invisible/intangible : Dans le temple maçonnique, il y a le visible et l’invisible : par exemple, le temple est porté par trois piliers, visibles : la sagesse, la force et la beauté, ou la liberté, l’égalité et la fraternité, ou encore la foi, l’espérance et l’amour. Or, le Temple, qui est un carré long, ou rectangle, ne peut tenir debout sans un quatrième pilier. Celui-ci est invisible, situé hors du plan humain. De même que dans la première carte du Tarot, le Bateleur, le quatrième pied de la table est invisible, placé hors de la carte. C’est même ce quatrième pilier qui est le pilier principal !

    Le symbole manifeste à la fois la présence et l’absence, le visible et l’invisible.

     

     

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