• L’ALCHIMIE (Partie 1)

    Comment s’effectue la rencontre avec l’alchimie ou « Art royal » ? Cela peut se produire de la façon suivante. Un soir, alors que vous êtes tranquillement chez vous, attablé avec votre famille et quelques amis, un alchimiste ou adepte, qui physiquement, vous ressemble et me ressemble, sonne à votre porte. Le rendez-vous était programmé. Vous conduisez l’alchimiste dans votre cuisine. Là, à l’aide d’ustensiles simples de la vie quotidienne, il vous demande de faire fondre sur le réchaud familial, quelques grammes de plomb. Il tire de sa poche un gousset qui renferme une poudre rouge, en prend une pincée, et l’insère dans une boule de cire. Lorsque le plomb est devenu liquide, il jette dedans cette préparation et aussitôt, celle-ci prend une couleur jaune. Une fois refroidie, l’adepte vous fait constater qu’il s’agit d’or. Puis, sans trop parler, il prend congé de la compagnie et retourne dans la nuit noire discrètement comme il est venu.

    Voilà un premier contact avec l’alchimie, qui n’a rien d’original, car cela s’est produit de nombreuses fois.

    L’ALCHIMIE  (Partie 1)

     

    INTRODUCTION

     

    SPINOZA

    Comment s’effectue la rencontre avec l’alchimie ou « Art royal » ? Cela peut se produire de la façon suivante. Un soir, alors que vous êtes tranquillement chez vous, attablé avec votre famille et quelques amis, un alchimiste ou adepte, qui physiquement, vous ressemble et me ressemble, sonne à votre porte. Le rendez-vous était programmé. Vous conduisez l’alchimiste dans votre cuisine. Là, à l’aide d’ustensiles simples de la vie quotidienne, il vous demande de faire fondre sur le réchaud familial, quelques grammes de plomb. Il tire de sa poche un gousset qui renferme une poudre rouge, en prend une pincée, et l’insère dans une boule de cire. Lorsque le plomb est devenu liquide, il jette dedans cette préparation et aussitôt, celle-ci prend une couleur jaune. Une fois refroidie, l’adepte vous fait constater qu’il s’agit d’or. Puis, sans trop parler, il prend congé de la compagnie et retourne dans la nuit noire discrètement comme il est venu.

    Voilà un premier contact avec l’alchimie, qui n’a rien d’original, car cela s’est produit de nombreuses fois.

    C’est une aventure qui est arrivée au philosophe Baruch Spinoza, en février 1667. Il en rend compte dans une lettre du 25 mars 1667, lettre adressée à son ami d’Amsterdam, Jarig Jelles, L’expérience de transmutation de métaux s’est déroulée en présence d’Helvétius, médecin à Amsterdam et grand père du philosophe français Helvétius.

    Vous trouverez le début de cette lettre où est relatée cette expérience en annexe 1.

    C’est loin d’être la seule expérience de ce type relatée par des philosophes du passé.

     

    PASCAL

    Ainsi Pascal a soit réalisé lui-même la transmutation, soit l’a vue s’accomplir sous ses yeux, dans le laboratoire d’un adepte. L’opération dura deux heures. C’est ce qui ressort d’un document rédigé sur papier que l’on trouva cousu dans son habit, lors de son enterrement. Vous trouverez ce document en annexe 2. Le mot Chrysogone, dont se sert l’auteur pour désigner la transmutation est formé de deux mots grecs, chysos, or, et goné, génération. (Annexe 2).

     

    PREMIERE PARTIE : Présentation générale de l’Alchimie :

     

    PIERRE PHILOSOPHALE

    Le point clé pour réussir la transmutation des métaux, c’est cette fameuse poudre rouge, que nous appellerons la pierre philosophale, ou pierre des sages. Là, c’est une autre paire de manche, car tous les adeptes ont gardé un silence complet. C’est le règne du secret. Que pouvons-nous dire à propos de la fabrication de la pierre philosophale ?

    La pierre qui est en réalité une poudre est en effet projetée au moment opportun sur le métal que l’on veut transformer en or.

    L’objectif de l’alchimie est le grand œuvre, ou magistère, c’est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l’argent et l’or. Un autre objectif est la recherche de la panacée ou médecine universelle, ou élixir de longue vie, et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie qui guérie le corps et prolonge la vie.

    Le grand œuvre a pour but d’obtenir la pierre philosophale. L’alchimie opère sur une Materia prima, matière première, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c’est-à-dire la transformation des métaux vils en or.

     

    LES OUTILS :

     

    Transportons-nous, par l’imagination, dans le laboratoire d’un alchimiste.

     

    Le lieu : le laboratoire et l’oratoire. « Prie, Lis, Etudie ».

    Derrière la pratique tout à fait réelle en laboratoire (laborare et oratore, œuvrer et prier) et le symbolisme des textes au sens vraiment caché au profane, les alchimistes se vouent à la transmutation de l’âme, à ce qu’on appelle l’éveil spirituel. C’est ce que nous venons faire en loge, qui s’identifie à une alchimie spirituelle.

    L’ontologie de l’alchimiste repose sur la notion d’énergie, une énergie contradictoire, dynamique, une, unique, en métamorphoses. Il tire une morale de ses travaux, l’éloge du travail et de la prière : « Prie et travaille ». (« Ora et labora »).

    Laboratoire et oratoire : en alchimie il est nécessaire d’allier toujours au laboratoire, un local consacré à la prière et aux exercices spirituels, autrement dit un oratoire.

    Se purifier, au sens de se rendre un.

    Les alchimistes, du fait même d’ « œuvrer » sur la matière, cherchaient à travailler sur eux-mêmes aussi. Ils tentaient de projeter, d’enfermer dans l’athanor, ou le creuset leur propre esprit vital. En descendant au cœur d’eux-mêmes, l’alchimiste a pour quête une découverte introspective : celle du noyau intérieur divin, la conscience. D’où un travail pas seulement en laboratoire, mais aussi dans l’oratoire.

    « Lege, lege, relege, ora, labora et invenies » : “Lis, lis, relis, prie (dans ton oratoire), travaille (au laboratoire) et tu trouveras (la pierre philosophale).

     

    L’athanor :

    Signifie « L’immortel ».  (a privatif et thanatos, la mort). Fourneau, qui sert à la préparation de la matière et à la coction. (Annexe 8). Le charbon, grâce à un dispositif spécial, brûle lentement.

     

    L’œuf philosophique ou matras :

    Récipient dans lequel, on chauffait, sur l’athanor, selon des règles très précises, la matière de la pierre philosophale. Il peut être de verre, de terre cuite, de cuivre ou de fer. Ses noms les plus fréquents : sphère, prison, sépulcre, fiole, cucurbite, maison du poulet, chambre nuptiale, matrice, ventre de la mère, mortier ou crible,…

    Autres récipients et accessoires : l’aludel, le pélican, l’alambic,…

     

    La matière première

    Cette matière est des plus communes, ignorée de chacun, mais connue de tous. Elle est de vil prix, n’est pas estimée, elle est méprisée, regardée avec dédain. Chacun peut la trouver, chacun peut la porter à la perfection, mais rares sont ceux pourtant qui y parviennent.

     

    Le feu

    L’invention du thermomètre date du XVIII° siècle. C’est dire que les références thermologiques sont vagues : chaleur d’un corps porté au rouge ou porté au blanc, chaleur d’un tas de fumier (chaleur douce) ou d’incubation des œufs.

    En 1622, l’alchimiste allemand Mylius cite quatre degrés de température : celle du corps humain, du soleil de juin, du feu de calcination et du feu de fusion.

    Les alchimistes connaissaient trois sortes de chaleurs de feux : le feu humide, ou bain marie, le feu surnaturel ou artificiel (augmentation de la température par l’addition d’un acide), et le feu naturel ou feu ordinaire.

     

    ELEMENTS DE DOCTRINE

     

    La Table d’Emeraude (Tabula Smaragdina) (Annexe 3). Texte gravé sur cette pierre précieuse par Hermès Trismégiste. Ce texte hermétique résume à lui seul l’opération du Grand Œuvre.

     

    Ce serait la traduction d’un texte arabe du X° siècle, producteur lui-même d’un texte grec plus ancien remontant à Zozime, voire à la Fraternité d’Héliopolis, du II° siècle de notre ère. 

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