• L'Alchimie

    L’ALCHIMIE

     

    INTRODUCTION

     

    SPINOZA

    Comment s’effectue la rencontre avec l’alchimie ou « Art royal » ? Cela peut se produire de la façon suivante. Un soir, alors que vous êtes tranquillement chez vous, attablé avec votre famille et quelques amis, un alchimiste ou adepte, qui physiquement, vous ressemble et me ressemble, sonne à votre porte. Le rendez-vous était programmé. Vous conduisez l’alchimiste dans votre cuisine. Là, à l’aide d’ustensiles simples de la vie quotidienne, il vous demande de faire fondre sur le réchaud familial, quelques grammes de plomb. Il tire de sa poche un gousset qui renferme une poudre rouge, en prend une pincée, et l’insère dans une boule de cire. Lorsque le plomb est devenu liquide, il jette dedans cette préparation et aussitôt, celle-ci prend une couleur jaune. Une fois refroidie, l’adepte vous fait constater qu’il s’agit d’or. Puis, sans trop parler, il prend congé de la compagnie et retourne dans la nuit noire discrètement comme il est venu.

    Voilà un premier contact avec l’alchimie, qui n’a rien d’original, car cela s’est produit de nombreuses fois.

    C’est une aventure qui est arrivée au philosophe Baruch Spinoza, en février 1667. Il en rend compte dans une lettre du 25 mars 1667, lettre adressée à son ami d’Amsterdam, Jarig Jelles, L’expérience de transmutation de métaux s’est déroulée en présence d’Helvétius, médecin à Amsterdam et grand père du philosophe français Helvétius.

    Vous trouverez le début de cette lettre où est relatée cette expérience en annexe 1.

    C’est loin d’être la seule expérience de ce type relatée par des philosophes du passé.

     

    PASCAL

    Ainsi Pascal a soit réalisé lui-même la transmutation, soit l’a vue s’accomplir sous ses yeux, dans le laboratoire d’un adepte. L’opération dura deux heures. C’est ce qui ressort d’un document rédigé sur papier que l’on trouva cousu dans son habit, lors de son enterrement. Vous trouverez ce document en annexe 2. Le mot Chrysogone, dont se sert l’auteur pour désigner la transmutation est formé de deux mots grecs, chysos, or, et goné, génération. (Annexe 2).

     

    PREMIERE PARTIE : Présentation générale de l’Alchimie :

     

    PIERRE PHILOSOPHALE

    Le point clé pour réussir la transmutation des métaux, c’est cette fameuse poudre rouge, que nous appellerons la pierre philosophale, ou pierre des sages. Là, c’est une autre paire de manche, car tous les adeptes ont gardé un silence complet. C’est le règne du secret. Que pouvons-nous dire à propos de la fabrication de la pierre philosophale ?

    La pierre qui est en réalité une poudre est en effet projetée au moment opportun sur le métal que l’on veut transformer en or.

    L’objectif de l’alchimie est le grand œuvre, ou magistère, c’est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l’argent et l’or. Un autre objectif est la recherche de la panacée ou médecine universelle, ou élixir de longue vie, et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie qui guérie le corps et prolonge la vie.

    Le grand œuvre a pour but d’obtenir la pierre philosophale. L’alchimie opère sur une Materia prima, matière première, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c’est-à-dire la transformation des métaux vils en or.

     

    LES OUTILS :

     

    Transportons-nous, par l’imagination, dans le laboratoire d’un alchimiste.

     

    Le lieu : le laboratoire et l’oratoire. « Prie, Lis, Etudie ».

    Derrière la pratique tout à fait réelle en laboratoire (laborare et oratore, œuvrer et prier) et le symbolisme des textes au sens vraiment caché au profane, les alchimistes se vouent à la transmutation de l’âme, à ce qu’on appelle l’éveil spirituel. C’est ce que nous venons faire en loge, qui s’identifie à une alchimie spirituelle.

    L’ontologie de l’alchimiste repose sur la notion d’énergie, une énergie contradictoire, dynamique, une, unique, en métamorphoses. Il tire une morale de ses travaux, l’éloge du travail et de la prière : « Prie et travaille ». (« Ora et labora »).

    Laboratoire et oratoire : en alchimie il est nécessaire d’allier toujours au laboratoire, un local consacré à la prière et aux exercices spirituels, autrement dit un oratoire.

    Se purifier, au sens de se rendre un.

    Les alchimistes, du fait même d’ « œuvrer » sur la matière, cherchaient à travailler sur eux-mêmes aussi. Ils tentaient de projeter, d’enfermer dans l’athanor, ou le creuset leur propre esprit vital. En descendant au cœur d’eux-mêmes, l’alchimiste a pour quête une découverte introspective : celle du noyau intérieur divin, la conscience. D’où un travail pas seulement en laboratoire, mais aussi dans l’oratoire.

    « Lege, lege, relege, ora, labora et invenies » : “Lis, lis, relis, prie (dans ton oratoire), travaille (au laboratoire) et tu trouveras (la pierre philosophale).

     

    L’athanor :

    Signifie « L’immortel ».  (a privatif et thanatos, la mort). Fourneau, qui sert à la préparation de la matière et à la coction. (Annexe 8). Le charbon, grâce à un dispositif spécial, brûle lentement.

     

    L’œuf philosophique ou matras :

    Récipient dans lequel, on chauffait, sur l’athanor, selon des règles très précises, la matière de la pierre philosophale. Il peut être de verre, de terre cuite, de cuivre ou de fer. Ses noms les plus fréquents : sphère, prison, sépulcre, fiole, cucurbite, maison du poulet, chambre nuptiale, matrice, ventre de la mère, mortier ou crible,…

    Autres récipients et accessoires : l’aludel, le pélican, l’alambic,…

     

    La matière première

    Cette matière est des plus communes, ignorée de chacun, mais connue de tous. Elle est de vil prix, n’est pas estimée, elle est méprisée, regardée avec dédain. Chacun peut la trouver, chacun peut la porter à la perfection, mais rares sont ceux pourtant qui y parviennent.

     

    Le feu

    L’invention du thermomètre date du XVIII° siècle. C’est dire que les références thermologiques sont vagues : chaleur d’un corps porté au rouge ou porté au blanc, chaleur d’un tas de fumier (chaleur douce) ou d’incubation des œufs.

    En 1622, l’alchimiste allemand Mylius cite quatre degrés de température : celle du corps humain, du soleil de juin, du feu de calcination et du feu de fusion.

    Les alchimistes connaissaient trois sortes de chaleurs de feux : le feu humide, ou bain marie, le feu surnaturel ou artificiel (augmentation de la température par l’addition d’un acide), et le feu naturel ou feu ordinaire.

     

    ELEMENTS DE DOCTRINE

     

    La Table d’Emeraude (Tabula Smaragdina) (Annexe 3). Texte gravé sur cette pierre précieuse par Hermès Trismégiste. Ce texte hermétique résume à lui seul l’opération du Grand Œuvre.

    Ce serait la traduction d’un texte arabe du X° siècle, producteur lui-même d’un texte grec plus ancien remontant à Zozime, voire à la Fraternité d’Héliopolis, du II° siècle de notre ère.

     

    L’ALCHIMIE A À VOIR AVEC LA MALADIE, LA VIEILLESSE, LA MORT :

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    Ma conception de la mort pourrait être celle d’Epicure, à savoir, la mort n’est rien pour moi. Dans le sens où, lorsque la mort est, je ne suis plus. Et tant que je suis, la mort n’est pas. Par contre, la difficulté, cela peut être d’une part, la douleur et la souffrance qui précède la mort et d’autre part, surtout essentiellement, le fait qu’un jour, je meurs, c’est-à-dire que ma vie a une fin.

    En conséquence, l’image que j’ai de la mort, c’est-à-dire de la fin de la vie, renvoie à ma conception de la vie. De ce point de vue, en philosophie, on peut distinguer trois conceptions :

    ·        Premièrement, la vie a un début et une fin, l’un et l’autre étant précédé et suivi par le néant : c’est la conception matérialiste et athée.

    ·        Deuxièmement, la vie a un début, mais pas de fin : à son issue sur terre, c’est une éternité, soit au paradis, soit en enfer : c’est la conception religieuse et idéaliste.

    ·        Troisièmement, la vie se reproduit indéfiniment : c’est la réincarnation.

    On peut imaginer plusieurs formes d’éternité :

    ·        Mathusalem : par exemple, la dynastie des capétiens, depuis Hugues Capet jusqu’à Charles X compte environ un millier d’années ; donc par mes ancêtres, vers le passé, et par mes enfants, dans l’avenir, je transcende ma vie personnelle.

    ·        Longue durée du corps, voire l’éternité : Comte de Saint Germain, Nicolas Flamel,…

    ·        Réincarnation.

    ·        La mutation s’effectue sur les plans physiques, intellectuels, moraux et spirituels, conduisant l’individu à se transmuer en une sorte de corps de gloire ou de lumière.

    Quelle que soit la conception de la vie et de la mort, l’imaginaire conduit à concevoir plusieurs formes d’extension de la durée, à la fois vers le passé et vers l’avenir :

    Au niveau alchimique, la mort (la seconde mort), c’est faire un avec la réalité. C’est ne plus être victime des illusions de l’ego, du mental.

     

     

    OR ET RICHESSE : LES ALCHIMISTES NE SONT PAS INTERRESSES PAR FAIRE DE L’OR :

     

    Pour en finir avec une idée fausse : l’alchimie n’est pas le désir de devenir riche.

    L’artiste se doit de considérer la simple transmutation en or des métaux vils comme un objectif secondaire, accessoire, à la transmutation de l’âme.

    Le but des adeptes de l’alchimie n’est pas du tout de faire de l’or, mais de travailler sur la matière de manière à provoquer, à l’aboutissement, un changement dans la nature même de l’adepte, c’est-à-dire d’opérer une sorte de transmutation de l’être.

    Paracelse : « Nul ne transmute aucune matière, s’il ne s’est transmuté lui-même. »

    « La patience est l’échelle des philosophes et l’humilité est la porte de leur jardin ».

    Roger Bacon : « Il faut que le corps devienne esprit et que l’esprit devienne corps. » Dissoudre la forme et coaguler l’esprit toujours plus rayonnant et lumineux, s’affûtant aux dures épreuves du sentier de la vie terrestre.

    Nicolas Valois : « On perd la science en perdant la pureté du cœur. »

    Johan Valentin Andreae : « Si tu ne t’es pas purifié avec application, les noces pourraient te faire dommage. »

    Pendant que, aux IV° et V° siècles de notre ère, les doctrines ésotériques et gnostiques étaient pourchassées, les temples païens saccagés et détruits, les livres sacrés brûlés par l’Eglise triomphante, l’alchimie était en plein essor.

    Alors que l’Eglise rejette la matière déchue, honnie des chrétiens comme indignes de leur attention, l’alchimiste étudie la matière et lutte contre la mort.

    A l’abri d’un langage compliqué, fermé aux profanes, était poursuivi un travail concret, manuel et opératoire sur la matière.

    Comment cette doctrine païenne, magique et hérétique a-t-elle pu échapper à la surveillance jalouse et implacable de l’Eglise officielle ? Ce ne fut possible que grâce au savant camouflage qui réussit à donner le change quant aux véritables buts de l’alchimie.

    De même que les secrets initiatiques du Tarot furent cachés sous l’apparence anodine et frivole d’un jeu de cartes, la forteresse de l’alchimie fut édifiée sur l’imprenable rocher de l’avarice humaine : les alchimistes prétendaient fabriquer de l’or.

    Selon la légende, des prêtres égyptiens cherchèrent à cacher leur doctrine, de telle sorte que celle-ci puisse se perpétuer dans l’avenir. Après de nombreuses réflexions, ils pensèrent que le meilleur moyen, est de les cacher dans le vice humain : un jeu de cartes.

    Il en est de même de l’alchimie.

    Il s’agit non pas de l’or courant, mais de l’or spirituel, l’alchimie ayant pour but de guérir un monde déchu et malade.

    Les alchimistes ne sont pas intéressés à faire de l’or. Le chimiste qui examine les ouvrages alchimiques éprouve la même impression qu’un maçon (constructeur de murs) qui voudrait tirer des informations pratiques d’un ouvrage de Franc-Maçonnerie.

    Les véritables « artistes » ont un profond dédain à l’égard d’hommes mus par des buts intéressés :

    « Les faux alchimistes, écrit Beccher dans sa Physica subterranea , ne cherchent qu’à faire de l’or, les vrais alchimistes ne désirent que la science ; les premiers ne font que teintures, sophistications, inepties, las autres s’inquiètent des principes des choses. »

    « Je méprise et je déteste avec raison, nous dit le mystérieux Philalethe, cette idolâtrie de l’or et de l’argent avec lesquels tout est jaugé et qui ne servent qu’à la pompe et aux vanités mondaines… »

     

    DEUXIEME PARTIE : L’Alchimie et la science, l’art, la franc-maçonnerie :

     

    A) L’alchimie et la science

     

    Alchimie et chimie

    Jusqu’au XVII° siècle, les termes de chimie et d’alchimie sont synonymes et utilisés indifféremment. Ce n’est qu’au XVIII° siècle que les deux se distinguent et que la chimie moderne s’impose avec les travaux de Lavoisier. (30 éléments, dont l’oxygène).

    Différence essentielle entre l’alchimie et la chimie : l’alchimiste se transforme en même temps qu’il transforme la Nature. Il est aussi l’objet de son travail.

    A l’inverse de la chimie moderne, l’alchimie constitue un savoir traditionnel, où l’idée de découvrir du « nouveau » n’a guère de sens. C’est aussi un savoir sacré, qui repose sur la transmission de secrets.

     

     

    Alchimie et principe ou relation d’incertitude de Heisenberg :

    Principe alchimique : l’esprit de l’adepte agit sur la transformation de la matière tout autant que la transformation de la matière agit sur l’esprit de l’adepte.

    Principe du physicien Werner Karl Heisenberg défini en 1927 : le fait d’observer un objet dans le monde de l’infiniment petit peut modifier cet objet. En effet pour observer une particule atomique, par exemple un électron, il faut l’illuminer, c’st-à-dire la bombarder de photons (particules constitutives de la lumière, dont le flux constitue le rayonnement électromagnétique). Ces particules de lumière, en atteignant ces autres particules que sont les électrons, les dévient de leur trajectoire et en modifient la vitesse. Il en résulte que toute tentative de déterminer avec précision la position ou la vitesse d’une particule, en, l’occurrence un électron, contient une part d’incertitude.

    L’alchimie est une méthode de transmutation de la matière alliée parallèlement à la transmutation de l’individu qui l’opère. Toute observation modifie l’objet observé. L’observateur n’est pas dissociable de ce qu’il observe tant sur le plan intellectuel, psychique, que sur le plan physique. C’est la loi du « tout est un et interdépendant ».

     

    Sir Isaac Newton (1642-1727) :

    Après sa mort en 1727, on découvrit dans sa bibliothèque bon nombre de documents écrits de sa main, témoignant de son grand intérêt pour la philosophie hermétique et l’expérimentation alchimique. Il a écrit : « J’ai vu le sel des philosophes » et « Il y a dans l’alchimie d’autres secrets à côté de la transmutation des métaux, et les grands maîtres sont seuls à les comprendre… »

    Betty J. Teeter Dobbs Les fondements de l’alchimie de Newton ou la casse au lion vert Guy Trédaniel, 1981.

    Tout au long de sa vie riche en événements et en découvertes, Newton se sentit concerné par le problème de la transmutation des formes de la matière universelle. Il tenta d’utiliser les techniques de l’alchimie pour mettre à l’épreuve du laboratoire la structure interne des particules, pour trouver ces « forces par lesquelles les particules des corps […] sont soit mutuellement poussées l’une vers l’autre, soit repoussées et qu’elles s’écartent l’une de l’autre », car, dit-il, telle était la « tâche de la philosophie ».

     

    Découvertes des alchimistes

    Marie la Juive a inventé le fameux « bain marie » dispositif dans lequel la substance à faire chauffer est contenue dans un récipient lui-même placé dans un récipient rempli d’eau, ce qui permet d’obtenir une température constante et modérée.

    Parfumeurs à Alexandrie (année 300) : ils possèdent des alambics pour distiller des élixirs et des essences florales.

    Geber (vers 800) découvre divers corps chimiques : l’acide citrique (à la base de l’acidité du citron), l’acide acétique (à partir de vinaigre), et l’acide tartrique (à partir de résidus de vinification).

    Albert le Grand prépare la potasse caustique, d écrit la composition chimique du cinabre, de la céruse et du minium.

    Le pseudo- Arnaud de Villeneuve, vers 1330, découvre les trois acides sulfurique, muriatique et nitrique. Il compose le premier de l’alcool, y macère des végétaux, d’où sont issues les diverses eaux spiritueuses.

    Le pseudo- Raymond Lulle, vers 1330, prépare le bicarbonate de potassium.

    Paracelse utilise le mercure contre la syphilis, l’arsenic contre le choléra, crée la toxicologie et la balnéothérapie. Il annonce l’homéopathie. Il crée le mot zinc.

    Basile Valentin décrit vers 1600 l’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique.

    Jan Baptiste Van Helmont révèle, vers 1610, d’une façon scientifique, l’existence des gaz et en reconnaît plusieurs, comme le gaz carbonique.

    Création de porcelaine : en 1708, Johann Friedrich Böttger parvient à percer le secret de la pâte de porcelaine.

    Découverte du phosphore à partir de l’urine.

    L’homéopathie : Hanneman au XIX° siècle, disciple de Paracelse.

     

    L’alchimie a à voir avec la métallurgie, la céramique, la fabrication du verre, l’art des teintures et colorants, le tissage, la brasserie, la pharmacologie, la toxicologie et la préparation des cosmétiques.

     

    La couleur et le verre

    Par exemple, le verre : le bleu métallique de la cathédrale de Chartres.

     

    Alchimie et psychologie : Ernst Jung.

    Oswald Wirth : l’alchimie spirituelle a pour but de transmuter les éléments grossiers que représentent certains traits négatifs de caractère, en des éléments plus subtils.

     

    Tel l’alchimiste, le psychanalyste observe du dehors, guidé par la confession du patient, les processus se déroulant dans son « œuf philosophique » (c’est-à-dire dans le patient se trouvant devant lui). Comme l’alchimiste, le psychanalyste prétend diriger les étapes d’une « purification » (catharsis).

    Le Soi. L’union entre le ça, le sur-moi et le moi.

    Fournir à l’adepte une véritable échelle psychique d’accession aux « eaux supérieures » (celles ou se meuvent les images – universelles pour toute l’espèce – de l’inconscient collectif de l’humanité), tel était le but de l’illumination intérieure, de révélation psychique poursuivi tout au long des étapes du grand œuvre.

    Nous possédons en nous-même toutes les capacités de transformer le plomb en or, comme sur un plan thérapeutique nous pouvons transformer un pôle particulier de notre personnalité en son opposé : la dépression en sérénité, la colère en patience, l’égoïsme en compassion. Les couples de contraire qui cohabitent en nous sont dynamiques et non statiques comme tout dans l’univers et portent en eux un réel potentiel de conversion.

    Dans l’athanor, soumis au feu, les principes actifs et les forces souterraines de l’âme s’exaltent. L’ego, le « je » et ses fabrications qui se prennent pour les maîtres absolus de ce que nous sommes, commencent à se dissoudre, la fin du « je » est proche, et parce que sa fin est annoncée, une nouvelle naissance approche.

    Les couples d’opposés, les pôles lunaires (inconscient/féminin/passif) et solaires (conscient/masculin/actif) ; s’affrontent. Se réduisent pour se fondre en un nouvel être résultant des combats psychologiques durement menés. Cette être est présent depuis le début, depuis toujours, mais recouvert des miasmes du mental, tout comme la pierre cubique est insérée dans la pierre brute et doit être dégagée à l’aide du maillet et du ciseau.

    En faisant mourir l’ancien moi et toutes les structures anciennes et inhibitrices, un nouvel être dévoilé (aux voiles enlevés…) ; union stable des contraires, apparaît.

     

    B)        L’alchimie et les arts

     

    Contes et légendes : Blanche Neige et les sept nains, L’histoire de Pinocchio, qui va passer par tous les états de la matière afin de devenir un petit garçon,…

    J. de MEUNG Le roman de la rose

    François Rabelais

    Cyrano de Bergerac Histoire comique des Etats et Empires de la Lune

    Shakespeare Le conte d’hiver

    J.V. Andreae Les Noces chymiques

    Goethe  Le Serpent vert ; Les couleurs ; Docteur Faust

    Balzac La Recherche de l’Absolu

    Nerval Les chimères

    Victor Hugo : dans le chapitre de Notre Dame de Paris (publié en 1829), Victor Hugo décrit le laboratoire d’alchimie aménagé par le diacre Claude Frollo en l’une des tours de Notre-Dame de Paris. Ledit chapitre résulte de longs entretiens qu’il avait eus avec un alchimiste parisien du début du XIX° siècle, Cambriel, auteur d’un Cours de philosophie hermétique, et grand connaisseur des sculptures symboliques de la cathédrale.

    Rimbaud (Annexe 5)

    Parmi les compagnons de Lénine, il y aura l’ingénieur électricien Krijanovski (futur président de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S.) et son épouse, Krijanovskaia – un authentique couple d »’alchimistes. De Krijanovskaia, un seul livre – présenté sous forme d’un roman fantastique à thème ésotérique – a été traduit en français : l’élixir d’immortalité. (Annexe 6 : Petit dictionnaire philosophique russe de 1955)

    André Breton Deuxième manifeste du surréalisme

    Marguerite Yourcenar. L’Œuvre au Noir (1968) roman qui relate la vie de Zénon Ligre, philosophe, médecin et alchimiste du XVI° siècle.

    Paulo Coelho L’Alchimiste (1988) roman philosophique

     

    L’Alchimie dans la vie quotidienne : (Annexes 9 et 10)

     

    Aspect international de l’Alchimie :

    ·        Chine : En 133 avant J.C., l’alchimiste Li-Shao-Chun déclarait à l’empereur Wu-Ti, de la dynastie Han : « Si vous offrez des sacrifices au fourneau, vous deviendrez capable de changer le cinabre, la pierre de tan, en or. Quand vous aurez obtenu cet or, vous pourrez en faire des ustensiles où manger et boire, vous prolongerez votre vie et vous pourrez voir les Immortels des îles des Bienheureux situées au milieu de la mer>. Lorsque vous aurez vu les Immortels, vous offrirez un sacrifice et deviendrez vous-même un Immortel. C’est le chemin qu’a suivi l’Empereur jaune. »

    ·        Inde : le tantrisme.

    ·        Arabe : les alchimistes arabes :

    §         Le prince ou sultan Kalid ibn Yazid, ou « Calid »

    §         Abu abd Allah Djâbir ibn Hayyan al Sufi, di Geber

    §         Al-Razi(860-940) dit Rhazès

     

    C)        L’alchimie et la franc-maçonnerie : tous deux sont désignés par art royal.

     

    Depuis l’initiation maçonnique jusqu’aux hauts grades, il y a des approches de l’alchimie.

    Les couleurs : bleu, noir, blanc, rouge

    Les quatre éléments : terre, eau, air, feu.

    Référence à Hermès trismégiste, le trois fois grand, à la fois roi, prêtre et soldat chevalier

    Les animaux : l’aigle, le phénix, le pélican,….

    Oswald Wirth : Transformer le plomb en or, c’est transformer les métaux du profane, les défauts, en autant de qualités d l’initié, l’or.

    Alchimie, comme franc-maçonnerie, sont des démarches initiatiques, où l’homme ancien, le profane, meurt, pour donner naissance à l’homme nouveau, l’initié, ou l’adepte.

    Il y a une équivalence entre la pierre brute, qui par le travail, devient pierre cubique, et la matière première, qui, passant par le travail au sein de l’athanor, devient pierre philosophale.

     

    VITRIOL

    Visita Interiora Tera Rectificando Invenies Occultum Lapidem.

    Visite l’intérieur de la terre, en redressant tu découvriras la pierre cachée

    Variant : VITRIOLUM : Visite l’intérieur de la terre et tu trouveras la pierre cachée et la médecine universelle.

    Rectificando signifie distiller. Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée, la Pierre philosophale, prise dans le sens d’unité, de cohésion, de congruence.

    Visiter l’intérieur de la terre, à l’instar du travail alchimique, c’est examiner avec attention, aimer, respecter les pleines dimensions de notre âme, de notre esprit, de notre corps, puis par l’œuvre de soi, les révéler, les dévoiler, les affiner, les exalter.

    La clé VITRIOL englobe tous les processus de transformation concernant le retour de l’être au noyau le plus intime de sa personne.

    Cette clé signifie : Mon frère, descend en toi-même et retrouve la partie vivante, unique de ton existence, retrouve la source de ton être car c’est sur elle, en l’affinant, en la menant au plus subtil, à l’essentiel que tu pourras bâtir ta nouvelle personnalité, bâtir un être nouveau, un être réconcilié, en paix, en harmonie, en unité.

    VITRIOLUM : Visita interorem terrae rectificando invenietis occultum lapidem veram medicinam, sois et descends à l’intérieur de la terre, et en distillant (c’est-à-dire en allant par degré successif au plus subtil) tu trouveras la pierre cachée, la vraie médecine…

    C’est la formulation du but alchimique. En effet, après avoir obtenu la pierre et avoir été capable de transformer le métal vil en or, l’alchimiste sait que son pouvoir est efficient, effectif. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’il peut obtenir l’Elixir de « longue vie », un élixir capable de guérir toutes les maladies, toutes les souffrances, une vraie médecine, l’éveil suprême. Cela ne veut pas dire que l’alchimiste quitte le mode, mais il n’est plus du monde. Cela ne veut pas dire que l’alchimiste n’est pas atteint par la souffrance, la maladie, la vieillesse, la mort, mais il est « en dehors » de ces états. C’est un changement, non de ces états, mais du regard porté sur ces états.

     

    La Loge maçonnique considérée comme un athanor.

    Une matière : les egos des maçons en tant qu’égrégore

    Un feu : l’Amour (L’Art d’Amour). Qu’est-ce qui brûle ? La conscience.

     

    Avant de commencer, après avoir mis la matière première dans le creuset, l’alchimiste doit luter (signifie : « fermer hermétiquement, de façon étanche) celui-ci, c’est-à-dire le fermer hermétiquement. De même, avant de commencer la tenue, le vénérable maître doit faire contrôler par le couvreur si la Loge est « couverte », c’est-à-dire, hermétiquement close.

    Ainsi les parallèles ne manquent pas entre l’alchimie et la franc-maçonnerie.

     

    Que ce soit pour l’alchimiste ou pour le maçon, il s’agit à la fois de bien vivre (si possible le plus longtemps en bonne santé) et aussi de « vaincre «  la mort, de la domestiquer si possible, autrement dit de bien mourir.

     

    En hébreu, le terme de lumière se traduit « or »

    Exemple de contre sens : les deux faisceaux de lumière, sur la tête de Moïse lorsqu’il descend du mont Sinaï avec les tables de la loi, ont été traduits par « cornes d’or ».

    Le symbole du soleil, de la lumière et de l’or est le même : un cercle avec un point en son centre.

    Si pour la science moderne, la matière est de l’énergie, pour les alchimistes, la matière est de la lumière qui s’est concrétisée.

    La lumière et l’or sont considérés comme le feu à l’état concret : il ne s’agira plus que d’en condenser les atomes épars pour « matérialiser » cet or répandu à profusion à travers le monde. L’or n’est pas à proprement un métal, l’or est la lumière. « L’or, c’est le soleil : faire de l’or, c’est être Dieu ! » s’écrit le diacre Claude Frollo dans Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo.

     

    INRI

    Jésus Nazaréen Roi des Juifs

    Igne Natura Renovatur Integra : « La Nature est renouvelée entièrement par le feu »

    Igne Nitrium Roris Invenitur : « Par le feu se découvrent le nitre et la rosée » ou « Par le feu est révélé le sel de la rosée ».

     

    La démarche maçonnique et alchimique :

    La lumière et le Temple de Salomon.

    Le vêtement de lumière, l’habit nuptial de lumière.

     

    Les alchimistes condensent et accélère, dans l’athanor, usant du feu comme catalyseur, les réactions chimiques, tout comme la voie maçonnique condense et accélère, en loge, le développement personnel et l’évolution spirituelle des pratiquants.

     

    Parallèle entre les phases du grand œuvre et la démarche maçonnique :

     

    n                               La préparation : La préparation comprend deux opérations : la mortification et la séparation. La mortification, c’est le broyage de la materia prima. La séparation, c’est la mort de cette materia prima : l’esprit et l’âme de « l’être minéral » quittent le corps, c’est-à-dire, en terme alchimique, qu’un Sel et qu’un Mercure sont enfin séparés d’un Soufre. Sur la table du cabinet de réflexion, nous trouvons du mercure, du sel et du soufre séparé… un mercure, un sel, un soufre constitutif de qui nous sommes. La materia prima est donc préparée, le profane frappe à la porte du Temple. Le profane va être initié. Le grand œuvre est désormais en phase active…

    n                               Solve : dissolution… « mort ». L’apprenti. Le profane est initié et passe par la purification des éléments eau, air et feu. Pour l’alchimie, c’est solve. Les matières vont se dissoudre. L’entité minérale perd son unité, et c’est de cette mort, que va naître et croître le germe d’une vie nouvelle. En franc-maçonnerie, le profane devient un néophyte, une nouvelle graine, qui après être mort à lui-même, renaît en tant qu’apprenti. Les deux outils qui symbolisent son grade, le maillet et le ciseau, lui servent à tailler sa pierre brute, c’est-à-dire à déconstruire sa personnalité profane, ses habitudes, ses constructions normées : il est bien dans une phase de dissolution (solve).  L’apprenti, en fin de parcours, aperçoit sa nature tripartite : corps, âme et esprit. Une fois le travail de l’apprenti accompli, il peut passer au grade de compagnon.

    n                               Coagula concentration, fixation. Le compagnon. Cette phase est la construction et le perfectionnement de la phase précédente. La phase précédente est désormais nourrie au Sel philosophique. La pierre a commencé à être taillée, il s’agit donc maintenant de la parfaire. Cette perfection sera atteinte grâce à la Quintessence, au cinquième élément qui donnera la pierre au blanc, avant dernière étape du grand oeuvre. C’est l’ouvre de compagnon. Solve et coagula, mourir et renaître, dissoudre la matière vile, le plomb, retrouver dans ce plomb le potentiel de transmutation et l’emmener vers un destin aurifère.

     

    n                               La pierre philosophale. Le maître. L’ultime transmutation, la dernière naissance ne pourra se faire, comme pour toutes les transformations, que par une nouvelle mort. Le but de la pratique alchimique est le fait de décomposer la matière puis d’isoler les deux principes premiers (un Soufre et un Mercure) afin de les associer à l’aide d’un Sel… pour obtenir la Pierre philosophale. En le transposant sur un plan humain, ce serait dissoudre notre structure de personnalité rigide pour y découvrir et l’esprit et l’âme qui, associés au corps, deviendraient enfin une véritable unité, UN avec l’univers, UN avec son Grand Architecte. Un devient deux, deux devient trois, et ay moyen du troisième, le quatrième réalise l’unité, ainsi les deux ne forment plus qu’un. Voir le tétrachtys de Pythagore : Un triangle formé de 10 points, un, puis deux, puis trois, puis quatre, le tout formant 10, soit 1+0, soit 1.

     

    L’athanor de l’alchimiste est comparable à la loge.

    L’œuvre s’effectue dès lors que l’on ferme la préparation à l’extérieur comme le travail s’effectue en loge quand elle est couverte, c’est-à-dire fermée et uniquement composée d’initiés.

    Les composés peuvent être comparés à l’initié dans ses différents états et ses ressources intérieures comme autant de ferments.

     

    Le maître a trouvé son point fixe. La pierre cubique à pointe est le support visible d’une pyramide inversée invisible, créée dès lors que nous poursuivons ses arêtes vers l’infini, une pyramide cachée, mais bien réelle… A ce degré, nous passons à une autre dimension de la connaissance. Nous avions des parts cachées en nous, le silence, la méditation nous les ont dévoilées. Le soleil n’y va pas par quatre chemins : il éclaire le monde de manière uniforme et le révèle. Nous sommes prêt à entrer dans le monde invisible, celui des symboles et de l’imaginaire. La hache qui surplombe la pierre cubique à pointe pourrait bien nous être fatale et nous plonger dans l’ultime dimension, que nous avons frôlée à chaque fois à l’orient en étant reçu franc-maçon et compagnon.

     

    CONCLUSION

     

    Une planche maçonnique n’a pas de conclusion, mais chaque planche est un commencement d’interrogation et de recherche pour améliorer le sort des hommes.

     

    Quel peut être l’objet de l’alchimie aujourd’hui ?

    Elle fait partie de notre histoire, et c’est une forme de poésie.

    L’alchimie n’est pas un désir de richesse. Mais c’est un désir d’immortalité et un désir de bonne santé, et d’absence de souffrance, de bien-être physique, mental et social.

     

    Mais l’alchimie fait aussi partie du présent. Elle pose deux questions cruciales auxquelles sont confrontés chacun d’entre nous, à savoir, la maladie et la souffrance d’une part, et la mort d’autre part. Pour répondre à ces eux interrogations, l’alchimie pose la possibilité de la panacée universelle et de l’élixir de longue vie. C’est à la fois un désir de bonne santé et de jeunesse et aussi le désir d’immortalité.

     

    Trois conclusions :

    1)     Premièrement, concernant l’aspect mystérieux de l’alchimie, pour paraphraser certains philosophes, je dirai qu’il y a sous les étoiles beaucoup ^lus de merveilles que l’on croit. Plus l’humanité connaît de choses, plus il reste à en découvrir. Le domaine de l’inconnu est bien plus vaste que le connu. Cela incite à l’humilité, mais aussi à la vigilance, afin d’éviter de se faire tromper par l’illusion et les illusionnistes. De la réalité au rêve.

    2)      Deuxièmement, concernant le rôle positif et même scientifique des recherches alchimiques, avec les diverses découvertes, notamment sur la matière, mais aussi sur la médecine (homéopathie) et sur la spiritualité, cela incite à la patience, et au respect.

    3)      Troisièmement, concernant la chimie contemporaine et la médecine moderne, ces deux branches, qui reposent plus sur la recherche du profit découlent des « souffleurs », que des principes de l’alchimie.

    Nous savons tous que chaque cellule vivante est programmée pour mourir. Et notre corps, composé de cellules n’accepte pas cette fatalité. C’st pourquoi, hier avec l’alchimie, comme aujourd’hui  avec la médecine et la biologie, chacun de nous a envie de vivre le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions possibles. D’où la quête de l’immortalité et de la jeunesse.

    Les techniques médicales modernes nous donnent la possibilité de vivre plus longtemps. Quitte à transgresser la nature et à vouloir modifier ce que l’on estime que la nature a mal fait. Changement de sexe, procréation pour autrui, clonage, transplantation et dons d’organes…

    Soit le don d’organe : c’est le don d’une partie de soi-même. On ne peut vendre son corps (depuis 1789), mais on peut le donner. Le cadavre est maintenu en vie popu pouvoir prélever un organe vital. Il faut que l’un meure pour que l’autre vive. Celui qui reçoit vit grâce au don de celui qui meurt. Celui qui survit, vit grâce à celui qui meurt. Mais on peut dire aussi qu’une partie de celui qui meut survit.

     

    Gestation pour le compte d’autrui : c’est le cas d’artistes qui ne veulent pas défigurer l’image commerciale de leur corps. Une personne met à disposition d’une autre un utérus. Le corps humain devient une marchandise comme une autre. Le ventre est loué, c’est un acte commercial et le ventre est un instrument de production. C’st la négation de la notion de famille et de parent.

     

    XX° et XXI° siècles : ère de la confusion :

    ·        Confusion des sexes : « queer »

    ·        Confusion des générations : le « jeunisme », personne ne veut être « vieux », personne ne veut mourir

    ·        Confusion des genres ! la « crise du concombre » : on se retrouve avec des bactéries de la flore intestinale de mammifères dans les végétaux. Dans ce processus, ces bactéries peuvent se retrouver dangereuses pour la santé.

    ·        … ou bien donner des granulés de viande à des ruminants.

     

    Pour terminer par une note optimiste :

    -                          Les civilisations anciennes nous ont laissés des œuvres édifiantes : les pyramides, les cathédrales, les chefs d’œuvres comme les sept merveilles (phare d’Alexandrie, statue de Rhodes,  de Grèce,…).

    -                          Notre civilisation laisse les sanctuaires nucléaires : Tchernobyl, Fukushima,…100 000 tonnes de déchets nucléaires immergés dans la mer, des milliers de tonnes enfouies dans les mines souterraines. Face à un tel écocide, il est juste de lever l’étendard de la révolte et d’aspirer à une nouvelle civilisation qui préserve les valeurs humaines et la dignité du réel, à une civilisation basée sur l’énergie du soleil, notre étoile la plus proche, et du vent.

     

     

    Bibliographie : (Annexe 11)

     

                                                                          17 juin 2011

    « Le Minotaure Bouffi »
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