• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 90) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    La tension monte jusqu’au point de rupture. Tel un enfant qui apprend à nager dans l’Océan, Dieu me porte comme une mère et me préserve des dangers. Le plaisir d’apprendre et de nager augmente jusqu’au point ultime, jusqu’au point de rupture : je découvre alors que la main de Dieu n’est aussi qu’illusion et Maya. J’ai toujours été seul, il n’y a qu’Un et j’ai toujours fait Un avec l’Océan. La séparativité d’avec l’Océan n’était qu’illusion et orgueil. Après cette rupture, le système du monde poursuit normalement sa route, mais je suis conscient de l’Un : Béatitude ! Béatitude ! Béatitude !

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 90) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    JEUDI 12 MAI 1983

    Seigneur Dieu, fais en sorte que je puisse Te rencontrer et voir Ton darshan.

     

    DIMANCHE 22 MAI 1983

    La maladie me submerge. Est-ce un retour à l’enfance ? Une régression du corps ? Je fais pipi au lit : faut-il l’accepter ? Faut-il se révolter ? Faut-il en rire ? D’une certaine manière c’est une façon de donner aux autres et d’offrir, puisque c’est le contraire de la retenue, du garder pour soi et donc de l’égoïsme.

    Que m’apprend la situation actuelle ? Je marche dans les rues de la ville et soudain, j’ai un sentiment de besoin d’uriner suivi du besoin de déféquer : si je ne le satisfais pas immédiatement, à un moment donné, je ne peux plus me retenir. Le besoin est tellement prégnant, qu’il est même inutile d’essayer de le contenir, car il y a un relâchement soudain, qui fait que je défèque dans mon pantalon. La leçon est que le corps est si peu le mien que je ne maîtrise plus rien. Le corps est entièrement livré au système nerveux autonome.

    Autre cas de figure : je suis assis sur un fauteuil, ou étendu sur un lit, ensommeillé. Tout à coup je m’éveille, mouillé de partout, avec de l’urine dégoulinante : c’est la situation qui tient le corps.

     Je fais don de tout à Dieu et m’identifie au Soi, à ce qui est permanent et éternel.

     

    LUNDI 30 MAI 1983

    Je m’accommode patiemment du bien comme du mal qui m’arrive. Qu’est-ce le vrai Bien ? C’est l’état unique auquel aucun autre n’est comparable, c’est la fusion dans l’Un.

    Tout est Un. « Tout » éteint. Le monde éteint « je ». Le monde est un Jeu. Tout est Un : « Tout » inclus le monde que je vois, ainsi que moi-même, le témoin du monde.

     

    SAMEDI 25 JUIN 1983

    La voie vers le souverain Bien est la connaissance de l’Un et la participation à l’Unité. Comment pourrais-je aimer les autres mieux qu’en sachant qu’ils sont aussi moi-même ? Toutes les actions appartiennent à Dieu.

     

    MERCREDI 20 JUILLET 1983

    La haine ne se justifie plus. Tout est bien puisque Dieu tient le gouvernail.

     

    DIMANCHE 31 JUILLET 1983

    J’ai appris avec douleur le décès de mon second frère, Jacques, ce jour à 14 heures 30 et cela m’a transpercé de douleur. Malgré le Soi, la séparation terrestre d’un être cher est, à chaque fois, une nouvelle mise en croix.

     

    SAMEDI 17 SEPTEMBRE 1983

    L’ego représente tous les aspects de la personnalité qui empêchent d’atteindre Dieu : pour faire Un avec Dieu, il faut perdre tout l’orgueil que je tire de mon pseudo savoir, de mon esprit d’indépendance et de ma volonté de séparativité. J’apprends le sens véritable de « lâcher prise ».

     

    SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1983

    La raison est un merveilleux outil, une fois purifiée, c’est-à-dire unifiée et centrée sur l’Un. L’âme est descendue dans la matière, le corps ; en s’unissant avec le corps, l’âme a donné naissance au « corps psychique » – la raison, la mémoire, l’imagination, l’intellect et le mental. Ce sont des instruments formidables pour connaître le monde matériel et pour réaliser l’objectif de l’âme. Et pourtant ces éléments, dont je ne suis que le gérant, sont appelés à disparaître car ils font partie de Maya; seuls existent le Soi et la mort. Il n’y a pas le Soi et le petit moi, mais les deux sont le Soi : l’un est essentiel et l’autre secondaire.

    Dieu est mon gourou et Celui qui me mène à la Lumière.

     

    SAMEDI 15 OCTOBRE 1983

    La tension monte jusqu’au point de rupture. Tel un enfant qui apprend à nager dans l’Océan, Dieu me porte comme une mère et me préserve des dangers. Le plaisir d’apprendre et de nager augmente jusqu’au point ultime, jusqu’au point de rupture : je découvre alors que la main de Dieu n’est aussi qu’illusion et Maya. J’ai toujours été seul, il n’y a qu’Un et j’ai toujours fait Un avec l’Océan. La séparativité d’avec l’Océan n’était qu’illusion et orgueil. Après cette rupture, le système du monde poursuit normalement sa route, mais je suis conscient de l’Un : Béatitude ! Béatitude ! Béatitude !

    Cette semaine, j’ai « vu » Dieu dans le ciel : des nuages ont formé sa tête au-dessus de moi, gigantesque et majestueuse. Je l’ai appelé dans mon cœur, pas en vain. Puis tout s’est effiloché.

     

    DIMANCHE 23 OCTOBRE 1983

    Le monde va mal : l’immoralisme et le matérialisme dominent en raison de l’absence de spiritualité. Le renversement de tendance et des valeurs a débuté en 1926, puis, peu à peu, à partir des années 2022, l’Un triomphera et se fera connaître sous son véritable nom : « Amour ».

     

     

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