• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 86) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    Je suis le gardien de mes frères, et je ne peux pas réussir seul ou aux dépens des autres. Je ne peux grandir en rapetissant les autres et me procurer le bonheur en infligeant aux autres de la peine.

     

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 86) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    LUNDI 31 AOUT 1981

    Dieu de mon cœur, donne-moi la foi qui me permette de réaliser le Soi et d’y demeurer à jamais. Débarrasse-moi de mes défauts qui font que je m’occupe que du petit moi et de mon ego, que l’ego fusionne avec Toi, que la goutte d’eau (re)fasse Un avec l’Océan divin en toute conscience !

    J’ai donné la primauté au corps pendant tant d’années, aussi bien au cours de cette vie, que dans les vies passées !

    Seigneur Dieu, fais fondre mon cœur dur d’occidental : d’abord croyant catholique, puis incroyant et agnostique, me voilà à nouveau croyant et chercheur. Fais-moi franchir l’étape décisive !

    Les sociétés fraternelles et rosicruciennes appartiennent à l’illusion : ce sont seulement des rêves plus puissants qui peuvent contribuer à me réveiller !

    Seigneur Dieu, prends soin de ma famille : que je sois plus proche et plus préoccupé par mes enfants, par mon épouse et par mon domicile, que je sois un bon père, enfin !

    J’accepte toutes les tâches telles qu’elles se présentent et je ferai tout pour le service de Dieu ; qu’Il porte Lui-Même mes bagages et mes fardeaux !

    Est-ce que l’on n’atteint pas Dieu et l’on demeure dans le Soi, quand la pensée de vouloir l’atteindre disparaît, noyée dans le service ?

     

    SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1981

    La libération vient quand je comprends et expérimente qu’il n’y a personne à libérer. Le sentiment « j’existe » est le Soi : si je réalise le Soi, rien ne peut me toucher. On peut détruire le corps de l’initié, on peut détruire le monde dans lequel il vit, mais on ne peut pas troubler ni altérer sa conscience du Soi.

     

    JEUDI 1° OCTOBRE 1981

    Mon identité fondamentale est en vérité un Amour pur et désintéressé. Comment puis-je travailler sans désir ? C’est en servant avec l’idée que je sers l’Etre suprême chez chacun. Désirer la réalisation de Dieu n’est certainement pas un désir au sens habituel : « Je suis Ton instrument, daigne Te servir de cet instrument, qui est à Toi, pour exécuter Ton plan ». Quel que soit le travail entrepris, il faut l’accomplir de tout son être et dans l’esprit que « Toi seul travaille », de sorte qu’aucune affliction, aucune détresse et aucun chagrin ne puisse s’y glisser.

    Tout ce qui m’arrive est bien et la grâce est toujours présente car Dieu m’a conduit là où je suis : c’est cela la soumission complète à la Présence, au pouvoir absolu de Dieu.

    Je répète le nom de Dieu aussi souvent que possible, afin que « cela » devienne la seule pensée qui occupe mon esprit vagabond : cela me permet de calmer notamment la colère et d’éliminer les mauvaises pensées.

    Dieu me tient par la main et me conduit, toujours et partout : « Que Sa volonté soit faite » et non la mienne !

    La réalisation d’actions sans en désirer les fruits conduit à se détacher de tout et à ce que ne compte que Son désir : c’est le chemin qui conduit à la fusion avec le Soi. Je ne suis ni le corps, ni le mental, ni l’intellect : je suis le Soi et le monde est contenu dans le Soi, comme le jaune d’œuf est contenu dans l’œuf.

    Je ne souhaite aucun pouvoir occulte : s’il m’est imparti de disposer de tels pouvoirs, qu’ils me soient donnés pour mieux servir l’humanité. Si je n’y accède pas, cela n’a aucune importance.

    Dans mes rapports annuels, j’ai souvent évoqué l’idée de progrès, mais en fait, il n’y a pas de progrès sur la voie initiatique : l’important est de servir sa famille, l’humanité et les prochains, et de ne nuire à personne. Quel progrès pourrait-il y avoir, puisque je suis le Soi avant ma naissance, de toute éternité ? Le seul progrès est la suppression de l’ignorance de cela en levant le voile de Maya.

     

    SAMEDI 23 JANVIER 1982

    Bilan annuel 1981

    Tout est bien : j’ai de plus en plus conscience que tout ce qui m’arrive est pour mon bien. C’est une volonté – « Sa » volonté – de me faire évoluer, de me faire avancer, de me faire aller plus loin sur le chemin. J’ai bien mûri et l’Instructeur prend soin de moi pour m’amener à plus de maturité encore. J’ai traversé une Nuit Obscure et, grâce à la maladie et aux tracasseries au niveau professionnel, j’ai à nouveau rencontré Dieu.

    Je serai plus proche de la vie et cultiverai les sentiments plutôt que les idées. J’ai pris du recul par rapport aux livres et à la lecture et je m’attache de plus en plus à l’affectivité et aux sentiments. Il vient un moment où il faut déchirer tous les livres.

    Je ne ferai plus de projets d’avenir : je n’ai aucun but, aucun objectif de perfectionnement, car ce qui doit être est. J’aurai une meilleure écoute attentive, et apprendrai à être attentif à moi-même, et aux autres, ma famille et mes prochains.

    Que Dieu m’aide à atteindre une chasteté totale !

    J’approfondirai encore la sagesse occidentale et je ferai les deux exercices du matin et du soir. Je récite le nom de Dieu sous toutes les formes et je prie aussi fréquemment que possible, notamment en récitant le « Notre Père » :

    « Notre Père qui est aux cieux,

    Que Ton Nom soit sanctifié,

    Que Ton Règne arrive,

    Que Ta Volonté soit faite sur la Terre comme aux cieux.

    Donne-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour,

    Pardonne-nous nos offenses,

    Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,

    Ne nous laisse pas succomber à la tentation,

    Mais délivre-nous du mal,

    Car c’est à Toi qu’appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, aux siècles des siècles. Amen »

     

    DIMANCHE 10 OCTOBRE 1982

    Je suis le gardien de mes frères, et je ne peux pas réussir seul ou aux dépens des autres. Je ne peux grandir en rapetissant les autres et me procurer le bonheur en infligeant aux autres de la peine.

    Lors de l’exercice de concentration, je méditerai plus fortement sur le prologue de l’évangile de Saint-Jean.

    Lors de l’exercice de rétrospection, je me poserai des questions plus précises sur les activités de la journée : cet exercice contribue à supprimer mes défauts et à les remplacer par les qualités inverses.

    Je suis trop préoccupé par mes problèmes personnels et j’ai en conséquence tendance à ne pas prêter attention et ressentir les besoins et les demandes des personnes qui m’entourent. Néanmoins j’ai aidé des personnes, et notamment l’une d’entre elles à trouver un travail, sans demander de contrepartie et en toute discrétion : je remercie ces personnes de m’avoir ainsi permis d’avancer sur le chemin du service.

     

     

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