• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 80) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    L’ancien et le nouveau ne peuvent coexister : pour que naisse ce qui est neuf, il faut « mourir » à l’ancien et au connu. Il est bon de se débarrasser des séquelles du passé, de tout ce qui est figé et moribond : ce sont là des fardeaux inutiles qui retardent ma marche en avant. Je ne serai pas effrayé par cette mort, car mourir à chaque instant, c’est aussi se renouveler à chaque instant, s’ouvrant à ce qui naît et laissant derrière soi les vieux schémas d’existence.

     

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 80) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    MERCREDI 4 JANVIER 1978

    L’ancien et le nouveau ne peuvent coexister : pour que naisse ce qui est neuf, il faut « mourir » à l’ancien et au connu. Il est bon de se débarrasser des séquelles du passé, de tout ce qui est figé et moribond : ce sont là des fardeaux inutiles qui retardent ma marche en avant. Je ne serai pas effrayé par cette mort, car mourir à chaque instant, c’est aussi se renouveler à chaque instant, s’ouvrant à ce qui naît et laissant derrière soi les vieux schémas d’existence.

    Je ne compterai que sur moi-même, car lorsque je crois à l’autorité de quelqu’un et que je m’appuie sur lui, j’affaiblis ma propre intelligence et j’empêche l’éveil du flot de ma propre sagesse intuitive. Avec une claire conscience, je fais face à n’importe quelle situation dans la vie, librement. Le piège, dans ce qui m’arrive de mal, serait la tentation d’accuser les situations extérieures ou les gens, ou n’importe quoi d’autre. Une fois pour toute, j’accepterai ma responsabilité pour ce que je suis : j’ai été construit par mon propre karma, qui sont l’ensemble des actes bons ou mauvais effectués par moi-même, passés et présents qui m’ont forgé.

     

    VENDREDI 6 JANVIER 1978

    Suite du rapport annuel 1977.

    A l’étape actuelle, je lâcherai prise et me débarrasserai de nombreux fardeaux. Pour ce faire, je n’aurai pas peur, mais j’aurai confiance. L’Instructeur me vient en aide pour cela, car je m’aperçois qu’il crée les conditions matérielles – dans mon travail, dans ma famille, dans ma vie – avec diverses tentations pour m’apprendre à lever les obstacles. A l’avenir, je me tournerai encore beaucoup plus vers le Seigneur et mettrai ma confiance en lui seul.

    J’ai perdu ma mère et mon père et, en 1976, j’ai perdu un autre être cher, mon frère Paul : voilà donc qu’au moins à deux reprises, je meurs à une partie de mon passé, et à chaque fois, les années qui me restent à vivre me sont pour ainsi dire données  «  en plus » : elles sont « gratuites », donc plus légères. Mort par deux fois à moi-même – psychologiquement – à chaque instant que je dois mourir à ce monde. Je suis dans le monde sans être du monde.

    Voilà dix ans que j’ai eu le bonheur de rencontrer sur ma route le rosicrucianisme, et depuis cette date j’ai progressé, mais le chemin à parcourir est encore long. Mon engagement est faiblement et en tout cas insuffisamment respecté.

    Concernant la nourriture, il m’arrive encore trop fréquemment de boire des boissons alcoolisées : c’est un trouble qui doit cesser. Je mange de la viande et même, parfois, je me régale de celle-ci : c’est un manquement à l’égard du respect que je dois manifester à l’égard de mes frères inférieurs.

    Malgré mes bonnes intentions d’y renoncer totalement, je passe trop de temps affalé devant la télévision : cela est tout à fait négatif, car c’est au détriment de ma vie familiale et professionnelle. Cela conduit à ingurgiter passivement des sommes d’images et d’informations trop souvent néfastes et sans aucune utilité.

    Inversement j’accorde à mon corps insuffisamment de temps d’activités sportives, ce qui me conduit à le rendre inapte à être un véhicule en bonne santé.

    Je laisse libre cours à mes passions négatives et aux « idées » sexuelles qui s’intercalent dans mes relations avec les autres, l’onanisme en particulier, pratiqué maintenant depuis longtemps : le résultat est un chaos psychique et psychologique qui constitue le plus grand obstacle pour ma progression.

    Professionnellement, des freins, tels l’endormissement et la dispersion, m’incitent à mal faire et à faire trop peu, malgré ma bonne volonté.

    Je ne prie pas suffisamment, et j’ai trop négligé les deux exercices du matin et du soir, qui m’ont pourtant déjà montré leur résultat pour arriver à me connaître mieux moi-même, à me voir tel que les autres me voient et à me maîtriser.

    En conséquence, je sollicite l’Instructeur pour qu’il m’accorde en 1978 deux faveurs :

    - 1.  Qu’il me donne de « bonnes » tentations, me permettant de progresser toujours sur la voie et ceci vers plus d’amour des autres.

    - 2.  Qu’il m’aide à effectuer les deux exercices du matin et du soir avec plus de constance afin d’atteindre la sérénité !

     

    SAMEDI 7 JANVIER 1978

    Je suis mes problèmes.

    Un travail envisagé uniquement sous l’angle du gagne-pain, je ne peux l’accomplir en donnant le meilleur de moi-même. La peur et le doute me rongent. La peur résulte de ma propension à l’attachement : elle traîne dans son sillage l’ignorance et l’anxiété.

     

    DIMANCHE 30 AVRIL 1978

    O Dieu, fais-moi Un avec Toi, dans l’Amour éternel ! La disparition de l’ego révèle la gloire du Soi. Le premier pas sur le sentier spirituel est la discipline diététique : en effet la nourriture impure a une mauvaise influence sur mon mental.

    Je garderai constamment sur les lèvres le nom de Dieu et ne chercherai pas la récompense de mon travail.

     

    LUNDI 8 MAI 1978

    Que le Moi supérieur m’aide à réaliser mes exercices du matin et du soir avec plus de constance !

    Je suis dans une nouvelle période de « Nuit Obscure ». Mon discernement est suffisamment développé pour que je distingue enfin que je ne suis pas ce corps, mais que j’« ai » un corps. Par contre, je rendrai plus service et serai un vrai canal de Dieu.

     

    SAMEDI 13 MAI 1978

    Ma réalité suprême est la suivante : « Je suis celui qui suit », « Je suis cela », « Je suis ». « Avoir » ne signifie pas seulement avoir de l’argent ou des bien matériels, mais tout ce qui se conjugue avec cet auxiliaire : avoir des connaissances, du prestige, des honneurs, des idées originales, un idéal, une idéologie, des expériences, des amis, des admirateurs, bref, tout ce dont je peux dire « mon », ou « mes », ou « le mien », tout ce qui donne l’illusion de combler le vide intérieur et la nullité de l’« être ».

    La télévision est un moyen d’information et de circulation des idées à l’image d’un temps où règne la quantité : à l’ère de kali- yuga qui est la nôtre, la culture dégénère de plus en plus, et la quantité l’emporte partout sur la qualité.

    Au travail, j’ai le comportement de quelqu’un de trop bavard. Je serai plus constructif et me battrai, car tout n’est que rapport de forces.

     

    VENDREDI 9 JUIN 1978

    J’ai tenté, avec beaucoup de volonté, de ne pas haïr mon prochain et de dépasser le sentiment de colère.

     

    Quelles difficultés à exécuter convenablement les deux exercices du matin et du soir !

    « « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 79) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance) « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 81) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :