• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 79) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    Le monde a plus besoin de gens qui agissent que de gens qui rêvent, c’est pourquoi je me plaindrai moins, me pencherai moins sur moi-même, en ayant aussi moins peur. J’agirai et servirai, en allant au-devant des autres.

     

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 79) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    SAMEDI 30 JUILLET 1977

    Voilà longtemps déjà que j’écris divers préceptes dans mon journal intime : ils correspondent à des intentions que je ne m’applique pas toujours à mettre en œuvres avec toute la ferveur souhaitée. Je passerai à l’action avec vigueur.

    Dans mes relations avec les autres interfèrent encore trop souvent des pensées sexuelles : cela est vain et puéril et empêche ces relations d’être saines et authentiques. Sur le plan individuel, j’ai une sexualité débridée, faisant preuve de désirs pervers attachés à l’onanisme : c’est de l’enfantillage, qui au lieu de me libérer, en réalité déforme et rend difforme mes relations avec autrui. Cette pratique répétitive et névrotique ne renvoie- t-elle pas à une vie antérieure, où j’aurais fait actes d’homophilie et de pédérastie ? Lorsque ces désirs m’assaillent, je n’y sacrifierai pas, mais m’adonnerai à un travail pratique, à un moment de sport ou à une lecture inspirante, comme « L’imitation de Jésus-Christ ». 

    En matière d’alimentation, j’ai mangé de la viande et le soir j’ai mangé en trop grande quantité, presque un double repas. Je jeûnerai au moins une fois par semaine et me purgerai par des lavages anaux aussi souvent que possible.

    Je ne suis pas assez attentif à l’égard de mon épouse et de mes enfants : je les aimerai plus et mieux, ferai avec eux des activités et des sorties.

    Dans mon milieu professionnel, je suis trop tendu, je cherche des complications, alors que je devrais être simple, aller au devant des collègues et des clients. Je m’énerve, me crispe et monte immédiatement au front : c’est la guerre, sans discussion aucune, alors que je devrais être calme et apaisant.

     

    DIMANCHE 31 JUILLET 1977

    Le monde a plus besoin de gens qui agissent que de gens qui rêvent, c’est pourquoi je me plaindrai moins, me pencherai moins sur moi-même, en ayant aussi moins peur. J’agirai et servirai, en allant au-devant des autres.

    J’aiderai plus mon épouse dans les tâches ménagères et serai plus le père de mes enfants.

    La télévision tient encore une trop grande place.

    La mort peut arriver inopinément, de manière pour ainsi dire inaperçue, quand Dieu décide d’appuyer sur l’interrupteur, et il convient donc d’être toujours prêt à cette échéance. C’est un appel brusque et net pour lequel je n’ai pas le temps de me préparer : cela ne vaut vraiment pas la peine d’y songer constamment, car alors j’oublie de vivre.

     

    VENDREDI 5 AOUT 1977

    Me rendre serviable constitue un effort parfois insurmontable, ne serait-ce qu’à l’égard de mes plus proches voisins. J’ai compris ce mois-ci, par mon comportement exécrable, quelle est l’origine de toute guerre : la colère non fondée exprimée à l’égard d’autrui.

    J’exécute les deux exercices du matin et du soir avec insuffisamment de rigueur, de manière trop tiède et pas assez concentrée. Par ailleurs, des activités contrarient encore mon engagement : la consommation d’alcool et de viande et la pratique de l’onanisme.

     

    SAMEDI 27 AOUT 1977

    L’évolution spirituelle, dans « L’imitation de Jésus-Christ » se déroule en trois étapes : la vie purificative, la vie contemplative et la vie unitive. Ces étapes sont ponctuées de trois morts : la mort dans la « maison », la mort sur le sentier et la mort au bout du chemin. Ce sont les étapes d’apprenti, de compagnon et de maître. Suis-je à l’orée de la troisième journée ?

     

    LUNDI 29 AOUT 1977

    Peu importe où je me trouve situé sur l’échelle de l’évolution, l’important est de ne pas me décourager.

    Samedi dernier j’ai encore une fois bu de l’alcool et mangé de la viande. Cela est contraire à mon objectif et je reviendrai résolument à ma promesse.

     

    DIMANCHE 30 OCTOBRE 1977

    Aujourd’hui, j’ai de nouveau bu de l’alcool et mangé de la viande, ce qui contrevient à mon engagement. Quelle erreur !

     

    LUNDI 7 NOVEMBRE 1977

    Etre toujours préparé à un décès, y compris ma propre mort est la bonne conception de la vie. Aimer les autres et envoyer toujours des pensées positives. Si cela n’est pas possible au moins ne détester personne et ne pas vouloir le mal.

     

    DIMANCHE 25 DECEMBRE 1977

    Mes pires ennemis ne sont pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de moi-même : ce sont l’égocentrisme et l’impatience.

    La crainte est un obstacle majeur à l’avancement : ne pas avoir peur et gagner dans la paix.

     

    MERCREDI 28 DECEMBRE 1977

    Bilan de l’année 1977.

    En poursuivant mon chemin, j’ai compris, de manière pratique, quel est l'objectif : c’est la disparition du « petit moi », et sa fusion avec le Soi. J’ai une situation – familiale, professionnelle –, un caractère, de l’argent, des biens, une identité, etc. Je ferai abstraction de tout cela pour aller vers l’essentiel, l’éternel en moi-même : mon âme divine, mon Maître. Une fois que j’ai bien compris – c’est-à-dire que je vis cela – « mon » corps, « mon » véhicule », « mes » biens, « mon » identité deviennent accessoires : ce ne sont que des moyens indispensables visant à servir l’humanité, celle-ci étant représentée par les membres de ma famille, ceux qui m’entourent, mais aussi les autres, tous les autres. Que l’Instructeur me vienne en aide, pour que je ne lâche p as prise sur l’essentiel. Je serai un bon gérant des biens mis à ma disposition pour atteindre le but.

     

    MARDI 3 JANVIER 1978

    Je me prépare pour transiter « consciemment » pour la seconde fois. En effet, je suis « mort » à moi-même une première fois lors de mes vingt ans : j’avais alors « décidé » que les années que je vivrais en plus, au-delà de mes vingt ans, seraient « données » et « gratuites » et donc légères. Je vais procéder pour moi-même à l’image de mon frère aîné Paul, qui a eu un malaise provoqué par un anévrisme, le 21 septembre 1976, à 16 heures 30. Il marchait dans les rues de Metz, aux environs de la cathédrale, il est tombé, les sapeurs-pompiers ont essayé de le réanimer, en vain, et il est mort une heure après.

    Il est 16 heures 30 et je vais mourir pour la seconde fois. Fin de ma vie. Qu’est- ce que j’emporte, qu’est-ce que je laisse derrière moi ?

    Tout se passe à l’intérieur et ce sont là les plus belles aventures. C’est aussi la fin d’une étape : je peux faire le bilan et considérer où j’en suis arrivé. Première mort : en 1935, à vingt ans, deuxième mort : 1978 à soixante -deux ans.

    Voilà dix ans, en 1968, que j’ai rencontré pour la première fois le rosicrucianisme : quels sont les efforts consentis et quels sont les progrès accomplis ? Le fait d’être sur le sentier est déjà en soi un bonheur !

    Mais j’ai toujours des tentations fortes en matière d’alcoolisme, et des pensées malsaines en matière de sexualité et d’onanisme.

     

     

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