• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 74) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    Le temps qui passe peut être conçu de deux manières différentes :

    – ou bien à la façon de Pythagore : dans ce cas, seul l’Un est et le temps est cyclique et répétitif. La diversité et la continuité proviennent de la division de l’Un qui devient d’abord deux, puis trois, puis quatre, etc. à la manière de la scissiparité de l’œuf dans le ventre de la mère, sans que l’Un ne disparaisse jamais.

    – ou bien à la façon « moderne » : dans ce cas, le temps est conçu comme une suite linéaire et cumulative d’instants qui se succèdent entre deux infinis : un suivi de deux, puis de trois, etc.  à la manière des grains de sable comptés sur la plage. Alors, c’est le mirage de la multitude.

     

     

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 74) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    LUNDI 3 SEPTEMBRE 1973

    Afin de disposer d’une âme saine dans un corps sain et un corps sain qui rende de plus grands services à l’âme, je pratiquerai un sport.

    Une alimentation plus saine, sans qu’elle ne devienne une obsession, contribue également à la progression sur le chemin : cependant ne pas oublier que ce qui compte le plus, ce n’est pas ce qui entre dans ma bouche, mais ce qui en sort.

     

    SAMEDI 8 SEPTEMBRE 1973

    La nuit passée ai-je été en contact avec mon père décédé ? Où qu’il se trouve, qu’il sache que je l’aime ! Reviendra-t-il sur la Terre de mon vivant et le reverrai-je sous une autre forme humaine ?

     

    DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 1973

    Le temps qui passe peut être conçu de deux manières différentes :

    – ou bien à la façon de Pythagore : dans ce cas, seul l’Un est et le temps est cyclique et répétitif. La diversité et la continuité proviennent de la division de l’Un qui devient d’abord deux, puis trois, puis quatre, etc. à la manière de la scissiparité de l’œuf dans le ventre de la mère, sans que l’Un ne disparaisse jamais.

    – ou bien à la façon « moderne » : dans ce cas, le temps est conçu comme une suite linéaire et cumulative d’instants qui se succèdent entre deux infinis : un suivi de deux, puis de trois, etc.  à la manière des grains de sable comptés sur la plage. Alors, c’est le mirage de la multitude.

    Qui aime, ne doit pas juger : Maître intérieur, protège-moi de moi-même et aide-moi à sublimer l’« amour physique », l’éros ! Que la tentation sous formes de pensées, de paroles et même d’actes me soit épargnée ou surmontée avec Ton secours !

     

    LUNDI 8 OCTOBRE 1973

    Seigneur Dieu, donne-moi la force de réaliser l’œuvre !

     

    SAMEDI 2 FEVRIER 1974

    Je respecterai plus mon corps et ne mangerai plus de viande, ni boirai plus d’alcool.

     

    DIMANCHE 3 FEVRIER 1974

    Ne pas avoir fait de bilan annuel pour l’année 1973 vers la période de Noël, indique le peu d’empressement, de rigueur et de constance dont j’ai fait preuve au cours de l’année passée pour pratiquer les exercices de concentration et de rétrospection.

    Ce qui constitue une régression sur le chemin est que je bois encore trop souvent de l’alcool et que je mange de la viande avec délectation. De plus par des pensées obscènes et confuses, je ne respecte pas mon propre corps pour en faire un véritable temple.

    Toutes les choses matérielles et immédiates prennent trop de place et empêchent l’apparition de mon Maître intérieur. Seigneur Dieu, fais que cette année soit plus positive et que je progresse avec plus de constance sur le chemin spirituel.

     

    MARDI 23 AVRIL 1974

    Tout travail sera considéré comme une prière.

    Mes enfants sont mon bien le plus précieux.

    Je ferai encore des efforts pour me débarrasser enfin de cette sexualité impure, l’onanisme.

    Je m’attache encore de trop à beaucoup de choses, idées ou objets matériels, et je dois « lâcher prise » : cela se manifeste pleinement quand je suis seul et que je ressens intérieurement un grand vide ; tout en jouant encore mieux la comédie de la vie quotidienne, je vivrai pour le seul Amour divin, D.I.E.U., Dimension Infinie et Eternelle de l’Univers.

     

    LUNDI 24 JUIN 1974

    Mes problèmes de santé se rappellent douloureusement à mon souvenir : j’ai une rechute gravissime d’une urétrite et depuis samedi dernier je n’ai pas été à la selle, n’ayant ingurgité depuis cette date qu’un grand verre de deux citrons pressés délayés dans de l’eau.

    Je vais à la selle aujourd’hui, vers vingt et une heures : du point de vue de l’urine, il s’écoule d’abord un bouchon sec, brun clair malodorant et enfin une urine abondante accompagnée de pets nombreux et tonitruants. Ces ennuis de santé méritent réflexion : ma vie trop sédentaire conduit le bol alimentaire à stagner trop longtemps dans l’estomac et les intestins, infectant la flore intestinale. C’est là mon point faible, provoqué et aggravé par le stress.

     

    MARDI 30 JUILLET 1974

    Ma santé se dégrade encore : je ne vais pas à la selle depuis samedi matin, soit depuis plus de trois jours. Je jeûne depuis dimanche, ayant rompu le jeûne lundi, puis l’ayant repris aujourd’hui.

     

    DIMANCHE 25 AOUT 1974

    Seigneur Dieu, Dieu qui a mis en œuvre le Cosmique, Celui qui est, le Seul, adoré de tous les peuples par le passé, dans le présent et pour le futur, je suis véritablement indigne de paraître devant Toi, et pourtant, où me cacherai-je ? Mon Maître, le seul Maître qui est en moi, n’as-Tu pas honte de moi ? Que je suis faible et plaintif : je Te prie et Te supplie, aide-moi !

    Que de fois, j’ai fait le sacrilège de mon corps, le salissant par l’onanisme et l’évocation d’images obscènes ! J’imagine des partenaires esclaves, dont j’abuse du corps et de l’âme, je me vois, habillé en femme ou abusant d’enfants. Si l’on est ce que l’on pense, alors que suis-je ? Ces intentions ne sont-elles pas aussi coupables que les actes eux-mêmes ? Mes désirs sexuels sont insensés. J’abandonnerai ces pensées fautives, lutterai contre elles et me purifierai par le sport, une nourriture saine et le jeûne.

    O mon Maître, comment T’accueillir dans mon temple si celui-ci n’est pas purifié ? Dieu se tiendra loin de moi, tant que je n’aurai pas, malgré tous mes vœux, apporté une solution à ces manquements. Seule une règle, la règle de vie rosicrucienne, corrigera ces imperfections. Que Dieu, Dieu de toutes les religions, m’aide à obtenir un œil pur, une oreille pure et des pensées pures, loin de ce monde infernal.

    Le travail me permet aussi de recentrer le mental, travail profane, travail du laboratoire et travail de l’oratoire.

    Cependant, malgré mes désirs saints de demeurer sur le chemin spirituel, j’éprouve encore beaucoup de peur : c’est une peur lamentable, irrationnelle et éprouvante qui indique encore à quel point je n’ai pas renoncé à moi-même et qu’il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Toutes ces craintes que je peux avoir me jugent et elles démontrent que la place n’est pas disponible et que je ne suis pas prêt à T’accueillir, Ô Maître !

    Depuis le 22 août, je suis loin de ma famille et paradoxalement cette distance les rapproche encore plus de moi : que je les aime donc tous ! L’épouse et les enfants font partie des leçons de la vie et l’amour des êtres chers, biens les plus précieux, contribue à bannir toute crainte. Il en est de même de l’amour du prochain.

    Mais ma parole ne pèse pas grand-chose : voilà de longs mois que je clame « Ne plus regarder la télévision, ou le moins possible ! ». Et pourtant que la tentation est grande pour regarder n’importe quelle sottise. Je m’isolerai dans mon sanctum, et montrerai le bon exemple.

    Il faut que je meure à toutes ces images de mort et que je ressuscite à Dieu. Sinon, parmi tous ces manquements aux engagements pris, comment m’étonner alors que je sois puni dans mon corps, par l’attrait de la bonne chair, des vains plaisirs de la bouche et des boissons alcooliques ? J’éviterai la désespérance et pour cela, je prendrai modèle sur mon activité de course. Quand je cours, à un moment donné, après un effort important, je me décourage, et ce sentiment moral se répercute sur le plan physique. Alors je me sens las, et je cesse tout effort, cassé dans mon élan. Sauf lorsque je donne tort à mon « petit je », que je le raisonne et que je reprenne le dessus. Il suffit d’un rien pour que le pessimisme soit vaincu et que je reparte de plus belle.

    Comment aider à la purification de la terre, si moi-même je ne change pas ? Que Dieu est bon pour me pardonner sans cesse !

     

    Mon Dieu, remplis mon cœur de joie ! Fais-moi humble parmi les humbles ! Et si pour ce faire, je passe par la souffrance, qu’il en soit ainsi !

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