• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 9)

     

    49 Vous devriez vous immerger dans la source même. Parfois nous y parvenons inconsciemment, comme dans le sommeil, la mort ou l’évanouissement. Mais qu’est-ce que la contemplation ? C’est s'immerger dans la source consciemment. Et parce que vous êtes capable de vous immerger dans la source consciemment, la peur de la mort et de l’évanouissement disparaîtra.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 9)

     

    30 L’esprit est à la fois conscience (lumière) et objet ; si l’on enlève les objets, seule demeure la lumière.

    31 Qu’est-ce que la conscience physique ? Cela nécessite un corps et une conscience limitée au corps physique. Il existe nécessairement une autre conscience, absolue et immuable. Fixez-vous sur elle. C’est le samadhi. Il se produit en l’absence de conscience physique parce qu’il la transcende ; mais il existe aussi en même temps que la conscience physique. Il est donc toujours présent. Quelle importance que le corps soit conservé ou non ? Quand il disparaît, c’est le samadhi interne ; quand il est conservé, c’est le samadhi externe ; voilà tout. Il faut avoir l’absolue conviction « Je suis le Soi », transcender l’esprit et le monde phénoménal.

    32 Le jnâni dit : « je suis le corps », l’ignorant (ajnâni) dit : « je suis le corps ». Quelle est la différence ? « Je suis » est la vérité. Le corps est ce qui limite. L’ignorant limite le « Je » avec le corps. C’est l’erreur fondamentale. Le « je » du jnâni inclut le corps et tout le reste.

    33 Toutes les actions que le corps accomplira sont déjà décidées au moment où le corps naît à l’existence. La seule liberté qui vous est accordée est de vous identifier, ou de ne pas vous identifier avec votre corps.

    34 La pièce de théâtre, où l’on joue un rôle, est écrite d’avance et l’acteur remplit son rôle avec la même fidélité, qu’il soit César, qui est poignardé, ou Brutus, qui le poignarde. Il n’est pas affecté par le rôle qu’il joue, sachant qu’il n’est pas le personnage de ce rôle. De la même manière, celui qui parvient à l’identité avec le « Moi » immortel remplit son rôle sur la scène humaine, sans crainte ni anxiété, sans espoir ni regret. Il n’est pas touché lui-même par le rôle qu’il joue. Si quelqu’un vient à demander quelle est la réalité qui subsiste pour celui dont toutes les actions sont déterminées, il n’aboutirait qu’à cette autre question : Qui, alors, suis-je, moi ? Si l’ego, qui exécute des décisions, n’est pas réel, et si, pourtant, je sais que j’existe, alors quelle est la réalité de mon être ?

    35 Ces quelques phrases ne sont qu’une version mentale préparatoire à la recherche que prescrivait Sri Bhagavan, mais c’est une préparation, excellente pour la vraie recherche.

    36 Et pourtant, l’idée, contradictoire en apparence, selon laquelle un homme crée sa propre destinée, n’est pas moins vraie, puisque tout arrive par la loi de cause et d’effet, et que toute pensée, toute parole, toute action a ses répercussions.

    37 Seul le corps est mortel. Ce n’est que l’illusion « je suis le corps » qui fait de la mort une tragédie.

    38 Pourquoi voulez-vous savoir ce que vous serez après votre mort, avant de savoir ce que vous êtes maintenant ? Trouvez d’abord ce que vous êtes maintenant.

    39 Un homme est à présent et éternellement le Moi immortel, qui existe à l’arrière-plan de cette vie et de toute autre vie, mais il ne suffit pas de le dire et de le croire, il faut s’efforcer d’en faire une réalité.

    40 Tout être humain est identique au Moi Supérieur, qui est l’Etre Pur, la pure conscience, la pure béatitude, mais l’intelligence crée l’illusion d’une individualité séparée.

    41 Le résultat de nos actes repose en Dieu, nous ne sommes responsables que de leur pureté et de leur désintéressement. En faisant ce qui est juste, sans aucun intérêt personnel, on agit pour le bien des autres, indépendamment de tout achèvement visible, et d’une manière plus efficace, bien que plus subtile, que les résultats ne peuvent l’indiquer.

    42 Sri Bhagavan : « Je ne m’en vais pas. Où donc irais-je ? Je suis ici. »

    43 Le fait de dire maintenant que le corps du rêve est irréel et que, ce corps-ci était irréel durant le rêve, ne veut pas dire qu’il existe différents degrés de Réalité. Dans le sommeil profond, il n’y a plus aucune expérience du corps. Il n’y a toujours qu’une seule réalité, et c’est le Soi.

    44 La Réalisation n’est rien de nouveau. Elle est éternelle. Il ne peut donc être question de réalisation instantanée ou graduelle.

    45 En ce moment même, vous êtes le Soi. Mais vous êtes en train de confondre cette conscience (ou ego) avec la conscience absolue. Cette fausse identification est due à l’ignorance. L’ignorance disparaît en même temps que l’ego. Tuer l’ego est donc la seule chose à accomplir. La Réalisation est déjà là. Il n’y a pas lieu d’essayer de l’atteindre. Car elle n’est pas quelque chose d’extérieur ni de nouveau. Elle est toujours et partout, ici et maintenant.

    46 Le monde n’est pas extérieur à vous. Parce que vous vous identifiez à tort au corps, vous voyez le monde à l’extérieur et vous remarquez ses souffrances. Mais elles ne sont pas réelles. Cherchez la Réalité et débarrassez-vous de cette fausse impression. Si vous restez libre de toute souffrance, la souffrance n’existera plus nulle part. Votre difficulté est due au fait que vous voyez le monde comme extérieur et que vous pensez qu’il y a de la souffrance dans le monde. Mais les deux, le monde et la souffrance, sont en vous. Si vous regardez en vous-même, il n’y a plus de souffrance. Voyez-vous vous-même d’abord et voyez ensuite que le monde est le Soi. On ne vous enseigne pas de fermer vos yeux au monde. Vous devez simplement « vous voir vous-même d’abord, et voir ensuite le monde comme étant le Soi ». Si vous pensez être le corps, le monde vous apparaît comme extérieur. Si vous êtes le Soi, le monde vous apparaît comme le brahman.

    47 La naissance et la mort de l’homme ne sont que la naissance et la mort de la pensée « je ». Dès que la pensée « je » s’élève, la fausse identification avec le corps apparaît. Pendant que vous êtes le corps, vous conférez aux autres de faux attributs et vous les identifiez eux aussi à des corps. De même que votre corps est né, qu’il grandit et dépérit, ainsi vous pensez que l’autre naît, grandit et meurt.

    48 Voici une histoire qui serait mentionnée dans la « Pancadashi » : Deux jeunes gens d’un même village du sud de l’Inde partirent en pèlerinage pour le nord. L’un d’eux mourut en route. Le second, retenu par un travail, décida de retarder de quelques mois son retour. Il rencontra un pèlerin et le chargea de porter dans son village les nouvelles le concernant, ainsi que celle du décès de son compagnon. Le pèlerin transmit bien le message, mais par erreur il intervertit les deux noms, si bien que les parents du défunt se réjouirent des bonnes nouvelles, tandis que ceux du bien-portant furent au désespoir. Vous voyez donc que la douleur ou le plaisir n’ont rien à voir avec les faits, mais dépendent des conceptions mentales. Tuez le jîva et il n’y aura ni douleur ni plaisir ; la félicité mentale persistera pour toujours. Tuez le jîva, c’est rester dans le Soi.

    49 Vous devriez vous immerger dans la source même. Parfois nous y parvenons inconsciemment, comme dans le sommeil, la mort ou l’évanouissement. Mais qu’est-ce que la contemplation ? C’est s'immerger dans la source consciemment. Et parce que vous êtes capable de vous immerger dans la source consciemment, la peur de la mort et de l’évanouissement disparaîtra.

     

     

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