• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 6)

    40 C’est parce que votre attention est tournée vers le dehors que vous avez perdu de vue le Soi, et votre vision est externe. On ne trouve pas le Soi dans des objets extérieurs. Tournez votre regard en dedans et plongez ; vous serez le Soi.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 6)

     

    40 C’est parce que votre attention est tournée vers le dehors que vous avez perdu de vue le Soi, et votre vision est externe. On ne trouve pas le Soi dans des objets extérieurs. Tournez votre regard en dedans et plongez ; vous serez le Soi.

    41 La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de s’arrêter de penser. Quand cette erreur est découverte, personne n’est assez sot pour continuer à faire des efforts inutiles pour penser.

    42 La vérité ultime de la vie et des choses ne saurait être saisie avant que l’homme découvre ce que réellement il est lui-même.

    43 « Qui suis-je ? » : Cette philosophie ne promet pas à l’homme un effacement des limites et des vicissitudes de l’existence, pas m^me au « libéré-vivant » qui a connu le Soi. Toutefois, ce dernier ne se laisse pas émouvoir de la même manière par le spectacle douloureux et contradictoire de la vie comme le reste des humains, parce qu’il est capable, lui seul, de discerner ce qui ne l’est pas.

    44 Les diverses voies : Bhagavad Gîtâ (II, 12) : « Le non-être n’accède jamais à l’existence. Le Réel ne cesse jamais d’exister. Tout ce qui a jamais existé continue actuellement et existera à tout jamais ». (II, 16)

    45 Deux voies : bhakti et jnana.

    Bhakti : Il s’abandonne à Dieu. En s’abandonnant à Dieu, il se rend compte finalement que ce n’est pas lui, mais Dieu qui agit à travers lui. Il perd la notion de « je ». « Faire la volonté de Dieu ».

    Jnana : Le jnani sait que rien n’existe en dehors du Soi. Etre MÛR pour cette voie.

    Quelle que soit la voie, la dernière étape est toujours la même : l’abandon de l’ego. Jnana est la voie directe, avec investigation intérieure.

    46 Voyez le Soi en toutes choses. Faites ce qui doit être fait sans vous attacher au résultat. « L’arrêt des activités mentales » est le point commun de tous les systèmes de yoga. Cet arrêt peut être obtenu de diverses manières :

    1) En cherchant à déterminer ce qu’est l’esprit. A ce moment, les activités mentales cessent automatiquement. C’est la méthode d ejnana. L’esprit à l’état pur, c’est le Soi.

    2) En cherchant la source de l’esprit. Celle-ci peut être appelée Dieu, Soi ou Conscience.

    3) En se concentrant sur une seule pensée, cela fait disparaître toutes les autres pensées. Finalement cette pensée elle-même disparaît.

    VOIE SOLAIRE : C’est la voie de la connaissance, jnana.

    VOIE LUNAIRE : C’est le yoga. Le Soi c’est l’être. Soyez ! Ce sera la fin de l’ignorance.

    47 L’existence absolue est vérité ; l’existence particulière est mensonge. Efforcez-vous d’être, non pas d’être ceci ou cela. Le « Je » à l’état pur est le Soi ; quand il revêt des qualificatifs, c’est l’ego.

    48 Les causeries et les livres ne servent pas à grand-chose ; ils ne sont utiles qu’aux débutants, afin de leur montrer le chemin. Le véritable travail se fait en méditation.

    49 Etat de samadhi : Il s’agit de devenir pleinement conscient : être conscient de ce qui nous entoure, vivre au contact des autres, sans toutefois s’identifier à cet environnement ; il faut conserver vis-à-vis de lui la position de témoin. C’est l’état le plus élevé. Le mental doit être totalement annihilé et non pas simplement immobilisé.

    50 L’homme est entraîné par ses samskaras. Quand on lui dit qu’il est le Soi, cela agit sur son esprit et son imagination se donne libre cours. Ses expériences occultes sont uniquement fonction de ce qu’il imagine être l’état « Je suis le Soi ». Mais quand il est MÛR pour recevoir cet enseignement et que son esprit est sur le point de s’immerger dans le Cœur, en un éclair il réalise le Soi.

    51 Une fois que l’on est établi dans la Vérité, la pratique cesse d’elle-même.

    52 Un disciple qui avait demandé la grâce de Maharshi et obtenu pour réponse : « Vous l’avez », ressentit une vibration, une légère pression, au milieu de la poitrine. Il éprouva une grande joie et une grande paix. Plus tard, il questionna Maharshi à ce sujet et celui-ci lui dit : « Accrochez-vous à cette sensation toutes les fois que l’esprit est agité. Il est désormais inutile de répéter votre mantra ». C’est ce que l’on appelle sphurana. On le ressent en diverses circonstances, dans les moments de peur et d’exaltation, toujours au niveau du Cœur. On lui attribue à tort certaines causes et on l’associe au corps physique, alors qu’en réalité il ne dépend de rien ; c’est le Soi. Si l’attention se fixe sur lui, et que l’on parvient à le ressentir en permanence et spontanément, c’est l’état de Réalisation.

    53 Les paroles de Sri Bhagavan, selon lesquelles la véritable nature de celui qui voit apparaît seulement quand les choses vues disparaissent, ne doivent pas être prises au sens littéral. Ce que voulait dire Sri Bhagavan, c’est que les choses cessent d’avoir une apparence réelle et ne sont vues qu’en tant que simples formes prises par le Moi Supérieur. L’exemple de la corde et du serpent illustre cette idée. Un homme aperçoit, dans la nuit, une corde enroulée et la prend pour un serpent. Il en est fort effrayé. Mais dès l’aube, il s’aperçoit qu’il a tout simplement affaire à une corde et que ses craintes étaient vaines. La corde, c’est la réalité de l’être. L’image illusoire du serpent qui a fait peur à l’homme, c’est le monde objectif.

    54 L’upadesa (la direction, l’enseignement) donnée par Sri Bhagavan à ses disciples est secrète. Quelles instructions faut-il donner aux gens pour les développer ? Cela dépend du tempérament et de la maturité spirituelle de l’individu. Il ne peut y avoir de règle générale. La connaissance (réalisation) n’est possible que par la grâce d’un gourou, sauf dans les cas très rares, comme celui de Sri Bhagavan. Le gourou accorde la diksha (l’initiation) et l’upadesa (la direction).

    Le terme de gourou a quatre sens :

    1. Il désigne celui qui, tout en ne possédant pas de connaissances spirituelles, est investi, comme un prêtre ordinaire, du droit d’accorder l’upadesa. Ce droit est souvent héréditaire. Du point de vue de la santé spirituelle, il a de la ressemblance avec un médecin de famille.
    2. Le gourou peut être quelqu’un qui a des connaissances spirituelles. Il peut amener ses disciples, par une upadesa plus puissante, au point où il est parvenu lui-même.
    3. Au sens le plus élevé et le plus vrai du terme, le gourou est celui qui est parvenu à l’unité avec l’Esprit, le Moi universel. C’est alors le sat-gourou (sat : réel, juste, bon, réalité, existence absolue).
    4. Le sens donné par Sri Bhagavan est : « Dieu, le gourou et le Moi sont une seule et même chose » « Instruction spirituelle » : « Le gourou est celui qui, en tout temps, demeure dans les profondeurs du Moi Supérieur. Il a entièrement abandonné la fausse distinction entre lui et les autres, lui-même étant celui qui est éclairé, libéré, tandis que les autres, autour de lui, restent emprisonnés dans les ténèbres de l’ignorance. Sa fermeté, son emprise sur lui-même, ne sauraient être ébranlés par aucune circonstance. Rien ne le trouble jamais ».

     

     

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