• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).Partie 6

    Etat de samadhi : Il s’agit de devenir pleinement conscient : être conscient de ce qui nous entoure, vivre au contact des autres, sans toutefois s’identifier à cet environnement ; il faut conserver vis-à-vis de lui la position de témoin. C’est l’état le plus élevé. Le mental doit être totalement annihilé et non pas simplement immobilisé.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).Partie 6

     

    47 L’existence absolue est vérité ; l’existence particulière est mensonge. Efforcez-vous d’être, non pas d’être ceci ou cela. Le « Je » à l’état pur est le Soi ; quand il revêt des qualificatifs, c’est l’ego.

    48 Les causeries et les livres ne servent pas à grand-chose ; ils ne sont utiles qu’aux débutants, afin de leur montrer le chemin. Le véritable travail se fait en méditation.

    49 Etat de samadhi : Il s’agit de devenir pleinement conscient : être conscient de ce qui nous entoure, vivre au contact des autres, sans toutefois s’identifier à cet environnement ; il faut conserver vis-à-vis de lui la position de témoin. C’est l’état le plus élevé. Le mental doit être totalement annihilé et non pas simplement immobilisé.

    50 L’homme est entraîné par ses samskaras. Quand on lui dit qu’il est le Soi, cela agit sur son esprit et son imagination se donne libre cours. Ses expériences occultes sont uniquement fonction de ce qu’il imagine être l’état « Je suis le Soi ». Mais quand il est MÛR pour recevoir cet enseignement et que son esprit est sur le point de s’immerger dans le Cœur, en un éclair il réalise le Soi.

    51 Une fois que l’on est établi dans la Vérité, la pratique cesse d’elle-même.

    52 Un disciple qui avait demandé la grâce de Maharshi et obtenu pour réponse : « Vous l’avez », ressentit une vibration, une légère pression, au milieu de la poitrine. Il éprouva une grande joie et une grande paix. Plus tard, il questionna Maharshi à ce sujet et celui-ci lui dit : « Accrochez-vous à cette sensation toutes les fois que l’esprit est agité. Il est désormais inutile de répéter votre mantra ». C’est ce que l’on appelle sphurana. On le ressent en diverses circonstances, dans les moments de peur et d’exaltation, toujours au niveau du Cœur. On lui attribue à tort certaines causes et on l’associe au corps physique, alors qu’en réalité il ne dépend de rien ; c’est le Soi. Si l’attention se fixe sur lui, et que l’on parvient à le ressentir en permanence et spontanément, c’est l’état de Réalisation.

     

    III Je ne suis pas le corps

    1 La vérité est que vous n’êtes pas le corps. Le Soi ne se déplace pas, c’est le monde qui se déplace en lui. Vous êtes simplement ce que vous êtes, il n’y a pas en vous le moindre changement.

    2 Si l’idée « je suis le corps » est acceptée, les « moi » sont multiples. L’état dans lequel cette idée disparaît est le Soi puisque dans cet état il n’y a pas d’autre objet. C’est pour cette raison que le Soi est regardé comme étant le « un » seulement.

    3 Comme le corps lui-même n’existe pas du point de vue profond du vrai Soi, mais seulement du point de vue superficiel de l’esprit qui est, lui, induit en erreur par le pouvoir de l’illusion, de même, il est erroné d’appeler le Soi, l’espace de la conscience ou le possesseur du corps.

    4 Le monde n’existe pas sans le corps, le corps n’existe jamais sans l’esprit, l’esprit n’existe jamais sans la conscience et la conscience n’existe jamais sans la réalité.

    5 Pour le sage qui connaît le Soi en le découvrant intuitivement en lui, il n’y a rien d’autre à connaître que le vrai Soi. Pourquoi ? Parce que l’ego qui identifie le « je » à la forme du corps ayant disparu, le sage est la conscience-existence sans forme. Quelqu’un qui a réalisé le Soi sait qu’il est le Soi et qu’à part le Soi rien n’existe, ni son corps, ni quoi que ce soit d’autre. Que peut changer, pour celui-là, la présence ou l’absence d’un corps ?

    6 Il est faux de parler de réalisation. Qu’y a-t-il à réaliser ? Le réel est toujours tel qu’il est. Nous ne créons rien de nouveau, nous n’obtenons rien que nous ne possédions auparavant. Exemple : nous creusons un puits et créons un énorme trou. L’espace dans le trou, ou puits, n’a pas été créé par nous. Nous avons simplement enlevé la terre qui remplissait l’espace en cet endroit. L’espace était là avant, et il est encore là maintenant. De la même façon, nous avons à rejeter les samskara (tendances innées) que nous portons en nous depuis une éternité. Quand nous les auront tous abandonnés, le Soi seul resplendit.

    7 Tout ce qui est nécessaire est de nous débarrasser d la fausse notion que nous sommes captifs. Aussi longtemps que l’on désire la libération, aussi longtemps, vous pouvez le croire, on demeure en servitude.

    8 Le corps et la conscience-du-corps émergent ensemble et sombrent ensemble.

    Les limitations existent dans l’état de veille, mais pas dans le sommeil profond. Ce sont les limitations qui constituent l’esclavage. Le sentiment « ce corps est moi » est l’erreur. Ce faux sens du « je » doit s’en aller. Le vrai « je » est toujours là. Il est ici et maintenant. Il ne réapparaît, ni ne redisparaît. Le concept « je suis le corps » est la cause du mal. Cette connaissance erronée doit disparaître. C’est cela la réalisation. La réalisation n’est ni l’acquisition de quelque chose de nouveau, ni une nouvelle faculté. C’est seulement la suppression de tout camouflage.

     

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